La cigarette électronique à l’origine de la baisse des ventes de tabac

Mardi dernier, une étude de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) estimait que la cigarette électronique était l’un des éléments à l’origine de la baisse de la consommation de tabac en 2013. Et pour cause : cette même année, le nombre de vente de cigarettes électroniques et ses adeptes explosaient en France…

En effet, plus d’un tiers des « vapoteurs » utilisent la cigarette électronique pour essayer d’arrêter de fumer. Toutefois, son utilisation n’est actuellement pas recommandée par la Haute Autorité de Santé (HAS) car aucune étude ne prouve son efficacité et son innocuité. Pour autant, la HAS ne la déconseille pas et estime qu’elle peut être bénéfique sur du court terme « dans la mesure où elle est supposée être moins dangereuses que le tabac ».

Doit-on remercier la cigarette électronique qui aurait joué sur les ventes de tabac, qui marquent un recul de 7,6% en 2013 par rapport à 2012 ? Oui, estime l’OFDT, mais elle n’est pas la seule responsable ! Le prix annuel moyen du paquet de cigarettes continue d’augmenter pour atteindre 6,70 € en 2014. De quoi refroidir les fumeurs, surtout en période de crise.

Alors si vous désirez arrêter de fumer ou diminuer votre consommation, la cigarette électronique peut vous aider. Entreprendre une telle démarche avec pour seule alliée votre motivation est très risqué. Selon la HAS, 97 % des fumeurs qui tentent un sevrage tabagique sans aucune aide échouent. Aussi, suivez nos conseils pour arrêter de fumer et parlez-en à votre médecin et votre entourage !

Google Glass : la cybermédecine est en marche !

Un chirurgien français d’un centre hospitalier de Rennes vient de réaliser sa première opération muni de lunettes connectées interactives, les Google Glass. Ainsi, le Docteur Philippe Collin a partagé son expérience en direct avec l’équipe du Professeur Goto, installée derrière un ordinateur à Nagoya au Japon, à près de 10 000 kilomètres du lieu de l’opération.

En temps réel, les deux chirurgiens ont pu communiquer afin que l’équipe japonaise s’instruise sur l’acte réalisé par le chirurgien rennais : une pose de prothèse totale d’épaule. Il s’agit d’une première au niveau européen, et de la première opération connectée à visée pédagogique au monde.

Cela fait plusieurs années que le chirugien Philippe Collin forme l’équipe de Nagoya. Interviewé par Ouest-France, il s’est expliqué : « Nous sommes habitués à travailler avec ce type de prothèses d’épaule mais au Japon, elles viennent juste d’être autorisées. Le chef de service de Nagoya, qui est un ami, m’a demandé s’il pouvait m’observer une dernière fois avant de se lancer. Les Google glass, ce sont mes yeux. Il va voir exactement ce que je vois ».

La vidéo-transmission d’opérations existe depuis plusieurs années mais elle nécessite des aménagements conséquents et n’induit pas d’échanges directes entre équipes médicales, contrairement aux lunettes connectées. Ces dernières sont la promesse d’une belle évolution dans le domaine du numérique mais également pour la médecine. Ce nouvel outil est le présage d’un partage des connaissances et des compétences entre médecins, en faisant fi des frontières. Le chirurgien peut également faire des recherches rapides via le petit écran situé sur le bord supérieur droit des lunettes, lorsque l’opération est en cours. Les Google Glass réagissent à la voix du chirurgien, qui peut ainsi les commander sans avoir à les manipuler.

Dans quelques semaines, l’un des élèves de l’équipe japonaise opèrera à son tour avec les Google Glass, assisté et conseillé en direct par le Docteur Collin…

Parkinson : un espoir pour les malades

La maladie de Parkinson touche près de 130 000 personnes en France et 5 millions dans le monde entier. Il n’existe pourtant aucun traitement pour soigner cette maladie dégénérative. Une première mondiale vient de redonner espoir aux nombreux patients atteints ainsi qu’à leur famille : le succès d’une thérapie génique expérimentale !

L’équipe médicale dirigée par le neurochirurgien Stéphane Palfi a testé la traitement sur une quinzaine de patients. Les résultats ont permis d’améliorer le quotidien de ces patients en leur permettant d’améliorer leur motricité : diminution des tremblements et de la rigidité des membres, accélération des mouvements, etc.

Cette technique repose sur une opération durant laquelle de la dopamine est injectée dans le cerveau du patient. En effet, la dopamine est un neurotransmetteur qui permet de contrôler la motricité. Dans le cas de la maladie de Parkinson, les patients n’en produisent plus convenablement. Les personnes opérées dans le cadre de l’étude clinique ont pu retrouver une qualité de vie plus importante. Les effets sont durables mais s’atténuent avec le temps, comme l’explique Stéphane Palfi : «Les symptômes moteurs de la maladie ont été améliorés jusqu’à 12 mois après l’administration du traitement chez tous les patients, voire jusqu’à 4 ans chez les premiers à avoir été opérés».

Pour le moment, seuls les symptômes moteurs sont traités par cette thérapie génique. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’une avancée remarquable qui fait figure de révolution pour les malades ainsi que pour la profession médicale.

Cancer colorectal : un test de dépistage plus efficace

Marisol Touraine, ministre de la Santé, vient d’annoncer que de nouveaux tests de dépistage du cancer colorectal seraient disponibles d’ici la fin de l’année 2014. Cela faisait 6 ans que les gastro-entérologues et professionnels du milieu médical se mobilisaient pour la mise en place d’un nouveau test de dépistage. Alors qu’il avait reçu son autorisation de mise sur le marché en 2008, le remplaçant du test actuel Hemoccult faisait l’objet de toutes les tensions entre les spécialistes et les autorités administratives.

Il s’agit là d’une excellente nouvelle qui devrait sauver nombres de vies. En effet, à l’heure actuelle, le test de dépistage gratuit Hémocult n’est pas le plus performant ni le plus fiable. Contraignant de par son utilisation (2 prélèvements de 3 selles différentes à domicile), il n’est utilisé que par 30 % des personnes concernées et sa sensibilité permet de détecter seulement 50 % des cancers du côlon. Un cancer sur deux n’est donc pas détecter avec le test Hemoccult.

Le nouveau test sera bientôt disponible et ne nécessitera qu’un prélèvement sur une seule selle. Il permet de détecter huit cancers sur 10 et beaucoup plus de lésions précancéreuses. Il sera sans doute « mieux accepté et mieux réalisé par les personnes ciblées », selon la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie.

Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents. En France, on compte plus de 40 000 nouveaux cas tous les ans. 55% d’entre eux s’en sortent. Les chances de guérison avoisinent les 90 % lorsque le cancer est détecté en stade précoce.

N’oubliez pas de faire le test. Passé l’âge de 50 ans, réalisez un dépistage tous les 2 ans.