Mangez, bougez, petit-déjeunez !

Prendre chaque jour un petit-déjeuner serait bon pour le coeur, d’après une étude portant sur 27 000 hommes.

On le répète souvent : le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée.
Une étude de l’université de Harvard réalisée l’été dernier a prouvé à nouveau les bienfaits de ce repas crucial, ou plutôt ses méfaits si on le néglige… Sauter le petit-déjeuner régulièrement augmenterait significativement le risque de crise cardiaque, ou plus généralement le risque de mourir d’une maladie du cœur, en particulier chez les hommes.

Les hommes pressés, principales victimes des crises cardiaques

L’étude américaine qui a vérifié cette hypothèse a duré plus de 15 ans et porté sur près de 27 000 hommes de 45 à 80 ans. Ceux qui sautaient régulièrement le petit-déjeuner ont été 27% plus nombreux à développer une maladie cardiaque que leurs homologues qui ont petit-déjeuné chaque jour pendant la durée de l’étude. 1600 de ces « hommes pressés » ont été victimes d’une crise cardiaque !

Certaines personnes ratent plus fréquemment le petit-déjeuner que d’autres : les hommes jeunes, les fumeurs, les célibataires ou encore ceux qui boivent de l’alcool régulièrement ou ont une activité professionnelle à temps plein.

Le petit-déjeuner des enfants

A l’inverse, prendre un petit-déjeuner chaque jour réduirait le risque d’obésité et de diabète, tout en diminuant la fatigue. Les pédiatres spécialisés en nutrition confirment cette hypothèse : les écoliers qui prendraient le temps de bien petit-déjeuner seraient plus concentrés à l’école, auraient de meilleures notes en mathématiques et en lecture et serait plus rarement en surpoids que leurs camarades qui zappent le petit-déjeuner.

Plus surprenant, le contenu du petit-déjeuner importerait moins que le fait de petit-déjeuner lui-même. En d’autres termes : peu importe ce que vous mangez le matin, pourvu que vous mangiez quelque chose ! En réalité, les personnes qui petit-déjeunent chaque jour sont aussi ceux dont le petit-déjeuner est le plus équilibré.

Reste maintenant à renouveler cette étude avec une population féminine, pour prouver définitivement les bienfaits du petit-déjeuner. Tout comme l’activité physique régulière, le petit-déjeuner quotidien pourraient alors devenir une recommandation de base.

Alors pour éviter la prise de poids, le cholestérol, le diabète ou l’hypertension : mangez, bougez, petit-déjeunez !

25 avril : Journée mondiale de lutte contre le paludisme

Aujourd’hui, 25 avril 2014, a lieu la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme. Cette maladie parasitaire est la plus répandue dans le monde. Egalement appelée « malaria », elle tue un enfant toutes les minutes en Afrique.

Un parasite est responsable du paludisme : c’est le Plasmodium. Il existe plusieurs espèces de Plasmodium et le plus dangereux mais également le plus fréquent est le Plasmodium falciparum, qui entraîne parfois des complications mortelles lorsque la maladie notamment lorsque la maladie est mal prise en charge.

La femelle de l’anophèle, responsable du paludisme

Le responsable de la transmission du paludisme est un insecte bien connu : le moustique. Et pas n’importe lequel : la femelle de l’anophèle, famille particulière de moustiques vivant dans les zones tropicales et subtropicales ainsi qu’en Afrique, Asie et Amérique.

La maladie ne se manifeste pas immédiatement après la piqûre d’insecte infecté mais généralement une, deux ou trois semaines après. Le malade est alors brutalement pris d’une fièvre forte et intense souvent associée à une fatigue importante, des maux de tête, des vomissements et des courbatures.

Paludisme et voyage à l’étranger

Si vous revenez d’un voyage à l’étranger dans une zone où le paludisme est présent et que vous avez subitement de la fièvre, cette dernière doit être prise très au sérieux car elle peut tout à fait être liée au paludisme. Il est donc impératif de consulter un médecin immédiatement pour poser le diagnostic et envisager la suite du traitement. Pour ce faire, le médecin prescrit une prise de sang. Il peut néanmoins commencer le traitement avant d’avoir reçu les résultats sanguins, si les symptômes ressemblent fortement à ceux du paludisme.

La prévention

Le vaccin contre le paludisme n’existe pas. Cependant, si vous suivez  ces quelques règles scrupuleusement, vous pourrez éviter de nombreuses piqûres…

  1. Portez des vêtements couvrants (pantalon et chemise longue) en fin de journée et soir, périodes durant lesquelles les moustiques sont les plus agressifs.
  2. Appliquez un produit répulsif adapté aux zones tropicales sur toutes les parties découvertes de votre corps. Répétez l’application régulièrement.
  3. Pulvérisez de l’insecticide à l’intérieur de votre habitation également, sur le bord des fenêtres ou les rideaux par exemple. Pensez également à prévoir un adaptateur de prise si vous voyagez avec un insecticide électrique. Dormez sous une moustiquaire bien bordée, elle-même imprégnée d’insecticide.

Soigner l’appendicite sans chirurgie, c’est possible !

La chirurgie pourrait être évitée pour soigner les appendicites simples des enfants ! C’est ce que suggère une étude américaine menée par le Docteur Peter Minneci,  publiée au début du mois d’avril. Renoncer à la chirurgie pour enlever l’appendice ne pourrait pas être envisagé pour tous les enfants, mais seulement 10% de ceux qui ont été traités par antibiothérapie seule ont finalement dû être opérés…

Interviewé par Reuters, le Docteur Peter Minneci, médecin à l’Hôpital pour Enfants de Nationwide à Colombus dans l’Ohio, s’est expliqué : « Dans ce groupe de jeunes patients présentant une appendicite non compliquée, la gestion non-opératoire de l’infection, avec des antibiotiques seuls, semble être une alternative raisonnable ».

Qu’est-ce que l’appendicite ?

L’appendicite est une inflammation aigüe de l’appendice. Il s’agit d’une maladie connue mais relativement rare. L’appendice est une petite extension de la taille d’un petit doigt située au niveau du côlon. Elle peut s’enflammer et se remplir de pus. Si rien n’est fait et qu’elle n’est pas traitée, l’appendice peut éclater et causer une infection généralisée : c’est la péritonite, une situation d’urgence grave.

Peter Minneci est parti d’un constat : il y a quelques années, on opérait les malades très rapidement, certains même au milieu de la nuit lorsque le diagnostic était établi le soir. Puis on a constaté qu’on pouvait leur donner des antibiotiques pour ne les opérer que le lendemain matin, en toute sécurité. Or certains enfants se sentent déjà mieux au réveil, avant l’opération. Ils ont faim et la douleur s’est largement estompées.

Pour voir si les antibiotiques seuls pourraient suffire à traiter l’appendicite, Docteur Minneci et son équipe ont étudié 77 cas d’appendicites chez des enfants et des adolescents de l’Hôpital pour enfants de Nationwide, d’octobre 2012 à octobre 2013.

Les appendicites étaient simples, elles n’avaient pas éclatées, n’étaient pas trop gonflées et ne présentaient pas de complication particulière, soit 20% des cas rencontrés cette année là dans l’hôpital américain.

Les enfants restent plus longtemps à l’hôpital mais récupèrent plus vite

Les participants et leurs familles ont pu choisir entre la chirurgie classique ou l’antibiothérapie durant 24h par voie intraveineuse à l’hôpital, puis 10 jours d’antibiotiques sous forme de comprimés à prendre chez eux, tout en étant suivi par l’hôpital durant le test.

Sur les 77 participants, 30 ont choisi le traitement par antibiotiques. 93% se sentaient déjà mieux dans la journée. Seuls 3% d’entre eux ont du être opéré dans le mois (leur appendice n’ayant pas éclatée pour autant). Ces enfants ont également récupéré plus rapidement que les malades ayant choisi l’opération : 3 jours de récupération en moyenne, contre 17 jours pour les enfants opérés.

Seule la durée de séjour à l’hôpital était plus longue pour ceux ayant choisi les antibiotiques (38 heures contre 20 heures dans le groupe chirurgie).

Selon l’étude, il n’y aurait donc plus une seule option pour traiter l’appendicite mais bien deux : la chirurgie ou les antibiotiques. De nouvelles recherches devraient se dérouler pour confirmer ce mode de traitement…

24 ans, l’âge d’or pour votre cerveau

Vous venez de souffler votre 24ème bougie ? Alors selon les chercheurs de l’Université Simon Fraser au Canada, vous faites désormais partie des vieux !

En effet, les recherches menées ont permis aux spécialistes de constater que les performances de notre cerveau commencent à faiblir passé l’âge de 24 ans. C’est entre 20 et 24 ans que notre matière grise est la plus active. Ensuite, c’est le déclin…

Pour mener à bien leur étude, les chercheurs canadiens ont mesurer les capacités cognitives de 3300 joueurs, âgés de 16 à 44 ans, du célèbre jeu vidéo de stratégie Starcraft II. Selon les experts, ce jeu est très complexe. Il sollicite de nombreuses ressources pour de nombreuses actions : création d’une armée, enrichissement, lutte contre l’adversaire… Des actions que les joueurs doivent gérer individuellement, simultanément et le plus rapidement possible. Un merveilleux laboratoire pour les canadiens, qui voyaient là un moyen idéal de tester les performances cognitives des joueurs sous pression, en étudiant les vidéos de plusieurs parties de Starcraft II.

Passé 24 ans, le cerveau est moins réactif

Les analyses ont portées ainsi porté sur la concentration, la stratégie, la vitesse et l’habileté des participants. Résultat ? Les chercheurs ont repéré que chez les joueurs de plus de 24 ans, la vitesse de réaction du cerveau et la rapidité avec laquelle il transmet ses ordres au corps, est moins élevée. Le cerveau est moins réactif et les joueurs moins habiles que leurs adversaires plus jeunes.

En pratique, quelqu’un qui avoisine la quarantaine perd en moyenne 30 secondes sur une partie de 15 minutes car son cerveau est plus lent, comparé à un joueur de 24 ans. Dans un jeu intense où le cerveau exécute des centaines d’actions par minute, c’est beaucoup !

Et le niveau de culture générale de chacun ne changerait rien, il ne permettrait pas d’augmenter les performances malgré l’âge. Seule la sagesse acquise avec le temps vous permettra de finter et d’outrepasser les « jeunes » !

Néanmoins, certains professionnels tempèrent l’étude et rappellent qu’un cerveau entraîné (par de longues études par exemple) est un cerveau qui se développe mieux et qui, malgré le déclin, sera plus actif qu’un cerveau moins stimulé…

Journée Mondiale de la Santé 2014

Les maladies à transmission vectorielle sont à l’honneur aujourd’hui pour la Journée Mondiale de la Santé 2014. Organisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette journée a pour but de sensibiliser le grand public aux problématiques des maladies transmises par les insectes, telles que le paludisme, la dengue, la maladie de Lyme ou la fièvre jaune.

Ces maladies infectent les hommes mais sont transmises par un vecteur particulier : les insectes. Ils ne sont pas tous concernés mais les moustiques ou encore les tiques sont les principaux vecteurs de ces maladies qui touchent plus d’un milliard de personnes chaque année et en tuent un million. Les pays à faible revenu sont les principaux concernés, les maladies à transmission vectorielle y sévissent très fortement en emportant de nombreuses vies. Pourtant, nous savons comment protéger et soigner la population. C’est pourquoi il est intolérable que des enfants et des adultes meurent encore à cause d’une piqure de moustique.

LaSante.net s’engage donc aux côtés de l’OMS pour sensibiliser la population et les gouvernements à propos de l’importante de la lutte antivectorielle.

Les maladies à transmission vectorielle en bref

Les maladies à transmission vectorielle sont les maladies véhiculées d’une personne à l’autre par des moustiques et autres insectes.

  • Chaque année, ces maladies infectent plus d’un milliard de personnes dans le monde.
  • La maladie à transmission vectorielle la plus meurtrière est le paludisme.
  • Le paludisme tue un enfant toutes les minutes en Afrique.
  • La maladie de Lyme, transmise par les tiques, touche principalement l’hémisphère Nord. En France, 30 % des tiques sont contaminées.
  • Le moustique « tigre » est responsable du Chikungunya et de la dengue. Aux Antilles, une personne non protégée par de longs vêtements et de l’insecticide peut se faire piquer 247 fois par soirée.
  • Les moustiques sont particulièrement agressifs entre le coucher du soleil et l’aube.
  • Il existe des vaccins qui protègent de deux maladies à transmission vectorielle : la fièvre jaune et l’encéphalite japonaise.
  • Avant de partir en Guyane française, en Afrique et en Amérique du Sud, il est fortement recommandé (voire parfois indispensable) de se faire vacciner contre la fièvre jaune. Le vaccin doit être fait 10 jours avant le départ.

Apprenez à vous protéger correctement

Prévention Journée Mondiale de la Santé