Journée Mondiale sans Tabac 2014

Au 20ème siècle, le tabac a fait plus de morts que les deux guerres mondiales réunies. 100 millions de vie parties en fumée en 100 ans ! Voilà pourquoi l’Organisation mondiale de la Santé se bat chaque jour pour sensibiliser les fumeurs mais également les professionnels contre ce fléau.

Infographie tabac

Arriverez-vous à vous retenir de fumer aujourd’hui ? Envoyez-nous vos témoignages et retrouvez nos substituts nicotiniques pour arrêter plus facilement !

Petits mais robustes !

Les hommes petits sont ceux qui vivent le plus longtemps ! Voici le résultat de l’étude hawaïenne dirigée par le Docteur Bradley Willcox auprès de 8000 hommes américains ces 40 dernières années. Son équipe du centre médical de Kuakini et lui-même ont trouvé un gène à la base de cet allongement de l’espérance de vie : le gène FOXO 3.

Messieurs, vous pouvez donc arrêter de complexer sur votre petite taille : vous vivre, en principe, plus longtemps que les autres !

C’est la première fois qu’une équipe scientifique parvient à des résultats comme ceux-ci sur l’Homme. Les travaux se sont axés sur la comparaison des tailles des participants, croisées avec leurs rythmes de vie, leur santé et leur éventuel décès. Une implication génétique en est donc ressortie, celle du gène FOXO 3. Ce gène est présent chez tous les individus mais sa version « protectrice » ne le serait que chez les hommes de moins d’un mètre 60…soit 4% de la population. Ces hommes présentent une meilleure résistance au stress et doublent leurs chances d’être centenaires.

Les américains de petite taille de l’étude du Docteur Bradley Willcox étaient d’origine japonaise. C’est pourquoi il est nécessaire d’étendre l’étude au reste de la population pour pouvoir tirer des conclusions plus précises.

De tels résultats avaient déjà été obtenus précédemment lors d’études portant sur l’espérance de vie des animaux. Ce n’est donc pas pour rien que la Petite Souris vit depuis si longtemps…

Alcool : un décès toutes les 10 secondes

L’alcool tue 3,3 millions de personnes chaque année dans le monde, soit l’équivalent de la population de Madrid rayée de la carte tous les ans. Voici les chiffres rapportés par l’Organisation Mondiale de la Santé lundi, alertant les gouvernements contre les dangers de l’alcool et de l’augmentation de sa consommation. Chaque année, cette substance euphorisante tue plus que le SIDA, la tuberculose et la violence réunis…

Abus, conduite en état d’ivresse, cirrhoses & diverses maladies, violences, accidents, chutes, comportements à risque… L’alcool provoque en moyenne un décès toutes les 10 secondes dans le monde. Cela représente un décès sur 20 toutes causes confondues, soit 5,9% des décès dans le monde (7,6 % des décès chez les hommes et 4 % des décès chez les femmes). A titre de comparaison, le SIDA est responsable de 2,8 % des décès, 1,7 % pour la tuberculose et 0,9 % pour la violence…

La consommation mondiale en augmentation

Le nombre de décès liés à l’alcool est en constante augmentation et alerte de plus en plus les autorités sanitaires. En effet, la consommation d’alcool augmente même dans les pays où elle a toujours été faible, comme la Chine ou l’Inde, qui voient leurs richesses croitre ainsi que leurs habitudes de consommation. Pour Oleg Chestnov à l’OMS, il est indispensable d’augmenter les moyens pour protéger les populations en alertant sur les conséquences de la consommation d’alcool.

D’un point de vue médical, l’alcool est lié à plus de 200 pathologies, y compris la cirrhose du foie. Il affaiblit l’organisme et rend les consommateurs excessifs vulnérables aux maladies infectieuses, comme la tuberculose citée précédemment.

Puisqu’il modifie le comportement et la vigilance de ses consommateurs, l’alcool provoque également chaque année des accidents mortels comme les accidents de la route lors de conduite en état d’ivresse, deuxième cause de mortalité liée à l’alcool.

Répartition de la consommation

Toutes les nationalités ne boivent pas de la même manière. Les Russes sont les plus gros consommateurs d’alcool au monde avec une consommation annuelle moyenne de 32 litres d’alcool pur par adulte de sexe masculin. L’Europe, le Canada, les Etats-Unis, l’Australie et l’Afrique du Sud suivent de près le pays réputé pour sa vodka.

Enfin, près de la moitié des adultes de la planète n’a jamais touché à un verre d’alcool. Mais parmi l’autre moitié, un buveur sur 5 entretient un rapport compliqué puisqu’excessif avec ce produit. Il est donc impératif de rester vigilant afin de ne pas tomber dans l’excès.

Alors, consommer oui, mais avec modération !

La résistance aux antibiotiques, une menace grave

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a lancé un alerte pour mettre en garde la population contre la menace mondiale que représente la résistance aux antibiotiques. Cette dernière est qualifiée de « menace majeure pour la santé publique ». Les bactéries évoluent et mutent si rapidement que les antibiotiques deviennent inefficaces, rendant plus bien plus difficile le traitement de certaines infections. Ce problème majeur touche toutes les régions du monde, sans exception.

Certains antibiotiques ne peuvent désormais soigner qu’un patient sur 2

C’est le cas des fluoroquinolones, classe d’antibiotiques introduite dans les années 80 pour traiter notamment les infections urinaires causées par la bactérie Escherichia coli. Aujourd’hui, cet antibiotique est inefficace et ne fonctionne plus que 50% des patients. Il en est de même pour les carbapénèmes, antibiotiques utilisés pour lutter contre une bactérie intestinale responsable d’infections nosocomiales. Enfin, l’OMS rapporte également que la cause principale de l’échec du traitement de la gonorrhée et de la tuberculose est la résistance de l’organisme aux médicaments… Une accumulation de constats alarmants pour la santé publique.

Un usage abusif

Après avoir été massivement utilisés entre les années 50 et 80 dans un dynamique de découverte de nouveaux traitements permanents, l’utilisation excessive d’antibiotiques a ensuite été pointée du doigt. On pensait à l’époque que cette résistance pourrait être palliée par la découverte de nouvelles thérapies. Le constat aujourd’hui ? Le rythme de développement des médicaments s’est ralenti. Parallèlement, les bactéries n’ont pas cessé d’évoluer pour lutter contre les antibiotiques et beaucoup d’entre elles sont devenues résistantes. Il existe donc des infections difficilement traitables puisque les antibiotiques sont devenus inefficaces et qu’il n’existe pas de traitement alternatif.

Il ne s’agit donc plus de spéculations mais bien d’une menace existante… L’OMS appelle à une plus forte régulation de l’usage des antibiotiques ainsi qu’à la mobilisation des professionnels de santé pour réussir à lutter contre la crise sanitaire géante vers laquelle nous nous dirigeons.