Cigarette électronique : réduction des substances cancérigènes

Beaucoup de gens s’en doutaient, mais cette fois c’est prouvé : la cigarette électronique est bien moins nocive que le tabac !

En effet une étude anglaise a permis de mettre en évidence son bénéfice, et pour cela les chercheurs ont voulu observer la quantité de produits toxiques présents dans le corps de différentes personnes. Ces substances sont surtout celles mises en cause dans les différents cancers liés au tabac.

Lors de cette étude plusieurs groupes ont été comparés : les vapoteurs strictes, ceux qui n’utilisent que des substituts nicotinique, un groupe qui mélange cigarettes classiques et électronique, et un groupe qui mélange cigarettes classiques et substituts nicotiniques. Et les résultats sont sans appels, sur bien des points :

  • on note une diminution de 97% des produits toxiques dans les organismes des personnes étant passées de la cigarette classique à la cigarette électronique ou aux substituts nicotiniques
  • cette diminution est rapide, ne prenant que quelques mois
  • le fait d’alterner la cigarette classique et la cigarette électronique ou d’autres substituts n’a que peu, voir pas d’effets sur la quantité de produits toxiques dans l’organisme
  • la cigarette électronique n’expose pas à plus de toxiques spécifiques de la cigarette que les substituts nicotiniques

 

Il faut cependant faire attention à plusieurs choses : 

  • Si les toxiques ne sont plus présents, il y a toujours de la nicotine dans la cigarette électronique. Et le risque lié spécifiquement à la nicotine dans le « vapotage passif » n’est toujours pas écarté
  • La quantité de nicotine n’est pas aussi bien contrôlée que dans les substituts nicotiniques. Une cigarette électronique n’est pas un produit aussi précis et fiable que les substituts (gommes, sprays, patch)
  • La cigarette électronique est un produit encore relativement neuf. Tous les risques liés à son utilisation n’ont pas pu être prouvés ou écartés. On ne connait pas encore bien les effets à long terme potentiels.

 

Est-ce que la cigarette électronique est un outil efficace pour arrêter complètement de fumer ?

Non comme ça n’efface pas deux des composantes les plus addictives de la cigarette, la nicotine et le geste. Et la quantité de nicotine n’est pas aussi régulée que dans le cadre d’un sevrage par substituts. Elle ne peut pas être considérée pour ça comme un outil médical. Des études plus longues et plus larges doivent être menées.

 

Est-ce que la cigarette électronique est un outil efficace pour préserver sa santé ?

Oui, comme passer à la cigarette électronique permet de retrouver des niveaux de produits toxiques d’une personne « sans cigarettes ». Et il est plus que fort probable que les effets secondaires soient nettement moins nombreux et moins importants que ceux de la cigarette.

 

Mais malgré tout la seule option valable reste l’arrêt total de toute forme de produits tabagiques.

50 ans de la légalisation de la contraception

Le sénat rend hommage en ce début d’année à Lucien Neuwirth, ce député à qui on doit la loi légalisant la contraception en 1967. Après un demi-siècle de vie mouvementée, voici où nous en sommes en termes de différentes contraceptions :

 

La pilule : à prendre tous les jours ou trois semaines par mois, c’est de loin la méthode la plus connue et la plus utilisée. Son action repose sur une ou plusieurs hormones qui agissent sur le cycle de la femme.

Les DIU (Dispositifs Intra Utérin),  ou anciennement stérilet : Placé dans l’utérus, il agit en altérant le milieu utérin (DIU hormonal), ou en inactivant les spermatozoïdes (DIU au cuivre).

Le patch : une fois collé sur la peau il protège en libérant des hormones comme celles de la pilule. Il est à porter 3 semaines puis à enlever pendant une semaine avant d’en remettre un autre.

L’implant : implanté dans le bras, il délivre en continue des hormones qui assurent la contraception. On peut le garder jusqu’à 3 ans.

L’anneau vaginal : petit dispositif à placer au fond du vagin, il diffuse des hormones qui assurent la contraception. Comme le patch il est à renouveler au bout de 3 semaines après une semaine sans.

Le contraceptif injectable : une hormone est injectée dans un muscle et se diffuse dans l’organisme assurant ainsi la contraception. L’injection est à renouveler tous les 3 mois.

Le préservatif : masculin ou féminin, il s’oppose au passage des spermatozoïdes. Le préservatif est à usage unique, et est la seule méthode qui protège contre les maladies sexuellement transmissibles.

Le diaphragme et la cape cervicale : ce sont des dispositifs en latex ou silicone qui se placent au fond du vagin contre l’entrée de l’utérus pour empêcher les spermatozoïdes de passer. Ils sont à mettre à chaque rapport et peuvent être réutilisés.

Les spermicides : ce sont des produits qui inactivent ou détruisent les spermatozoïdes. Ils sont souvent utilisés en complément d’autres méthodes.

La stérilisation contraceptive : il s’agit d’une méthode définitive, pour les hommes comme pour les femmes. Il s’agit d’une opération chirurgicale sans retour possible qui doit être murement réfléchie.

 

Comme on peut le voir, il existe aujourd’hui de nombreuses méthodes, il y en aura donc forcément une qui vous correspondra !

On voit quand même que la contraception est une affaire avant tout féminine. Seuls le préservatif et la chirurgie concernent les hommes. Ceci dit, il y a des études en cours sur un gel qui pourrait être injecté pour bloquer les spermatozoïdes, et qui pourrait ensuite être dissout pour restaurer la fertilité. Des essais cliniques ne devraient pas tarder à être mis en place.

Afin d’en savoir un peu plus sur chacun de ces méthodes, je vous invite à lire cet article.

Clément.