Journée internationale du cancer de l’enfant

Aujourd’hui, 15 février, une large et inédite étude est lancée par l’Institut Curie à l’occasion de la Journée Internationale du Cancer de L’Enfant.  L’étude baptisée MICCHADO est pilotée par le Dr Gudrun Schleiermacher et vise à mieux comprendre et traiter les cancers pédiatriques. Pendant 6 ans, 600 enfants vont être inclus dans cette étude partout en France. Les équipes de recherches vont joindre leurs efforts pour tenter de corréler les taux de biomarqueurs (comme la présence d’ADN tumoral qui circule dans le sang) avec le niveau d’agressivité de la tumeur.

Par ces recherches, l’objectif est de mieux comprendre et caractériser la résistance aux traitements de certains cancers chez les enfants. Chaque année en France 2 500 enfants, adolescents et jeunes adultes se voient diagnostiquer un cancer. Parmi eux, 1 700 ont moins de 15 ans. En 1950, 5% seulement des enfants guérissaient. Ils sont aujourd’hui 80% mais ce taux stagne depuis quelques années et le cancer reste la première cause de mortalité par maladie chez cette population.

Les phénomènes de résistance aux traitements définissent les cancers à haut risque. Ils mènent vers de fréquentes rechutes.

Notre système immunitaire est conçu pour repérer et tuer les cellules dégénérées. Mais ce principe de contrôle connait parfois des défaillances et des cellules tumorales ont le champ libre pour se développer. Le principe de l’immunothérapie est de trouver au sein de la tumeur des marqueurs spécifiques à ces cellules anormales pour apprendre au système immunitaire à attaquer ces cellules.

Les objectifs de cette étude vont donc bien au-delà d’une meilleure compréhension des cancers à haut risque. Les résultats obtenus pourraient peut-être permettre d’élaborer des thérapies ciblées en établissant le profil moléculaires de ces tumeurs particulières. L’étude de l’ADN de ces tumeurs pourrait révéler des dénominateurs communs et induire une réponse adéquate à ces cancers.

Mais les cellules cancéreuses peuvent muter quand elles subissent de nouvelles altérations génétiques. Elles sont alors non seulement résistantes aux traitements mais peuvent en plus disséminer dans l’organisme. Une nouvelle cartographie moléculaire est alors indispensable. A la place de biopsies tumorales (parfois impossible en fonction de la localisation de la tumeur), l’étude MICCHADO propose le prélèvement d’ADN tumoral circulant. Cette étude presque en temps réel et non invasive va suivre l’évolution de la tumeur, comprendre ses mécanismes d’évolution et trouver des solutions pour les contrer.

Les enfants et jeunes adultes présentent plusieurs types de tumeurs : leucémies, tumeurs du système nerveux central, lymphomes, neuroblastomes, rétinoblastomes, rhabdoïde et des dizaines d’autres tumeurs. Même si ils sont majoritairement curables, de nombreux cancers des adolescents ont ont un moins bon pronostic que ceux des enfants. Ils apparaissent lors de la période de transformations physiques et psychologiques importantes et demandent une prise en charge globale primordiale.

Pour en savoir plus : https://curie.fr/actualite/cancers-de-lenfant/lessai-micchado-en-images

Guide de survie de la Saint Valentin

La Saint Valentin est pour certains couples le jour J pour faire sa demande. Il est surtout un moment privilégié pour tous les amoureux. Afin de faire en sorte que ce moment ne se transforme pas en funeste soirée toute droite sortie d’un Hitchcock, voici quelques petits conseils pour vous Messieurs pour vous conduire en réel Gentleman voir super-héros.

Vous retrouvez votre belle à 20 heures comme convenu et vous l’accueillez avec un magnifique bouquet de roses. Elle les prend à plein main et se pique le doigt avec les épines (le fleuriste aura de vos nouvelles demain ! On n’a pas idée de vouloir torpiller une soirée de Saint Valentin de pareille manière !). Elle vous rassure, tous ses vaccins sont à jour dont celui contre le tétanos.

Vous arrivez au restaurant. Vous avez tout préparé de mains de maître ; la bague est cachée dans le dessert (le chef cuisinier du restaurant est de mèche) en prévision d’une apothéose sentimentale et romantique. La soirée se passe à merveille et votre dulcinée croque avec gourmandise dans la mise en bouche sucrée. Seulement voilà, au moment où quelques gouttelettes de sueur perlent sur votre front à l’idée de poser le genou au sol, la belle s’étrangle ! Par gourmandise, elle a tenté d’avaler de l’or 18 carats ! Clairement le diner vire au cauchemar, elle ne respire plus ! Ni une ni deux, vous taper avec vigueur 5 grandes tapes dans le dos ; il ne se passe rien… Pas de panique, vous êtes incollables sur tous les épisodes de Dr House : manœuvre d’Heimlich. Vous mettez la belle debout, vous positionnez derrière elle et prenez vos deux points sous son sternum et exercez une pression franche et nette sous le diaphragme. Hourra, la bague ressort, catapultée par la pression. Votre future fiancée est sauvée !

Vous vous remettez tous les deux de vos émotions… Elle pleure de joie. Vous trépignez d’attendre enfin sa réponse, elle dit OUI ! Trop d’émotions pour vos voisins de table qui fêtent leur 60ème anniversaire de mariage… La dame tombe littéralement la tête dans son assiette ! La coupe de champagne et les mots doux attendront. La petite vieille dame n’a pas de poult et vous entamez le massage cardiaque sur le rythme de « Staying alive » bien à propos pour respecter le rythme de 100 battements minutes. Les médecins du Samu arrivent au bout de quelques minutes et prennent le relai. Le cœur de la dame repart, le chef du restaurant vous offre une bouteille de champagne et votre fiancée vous vénère !

Aller tout va bien. Ce n’était qu’un scénario catastrophe mais qui finit bien. Un peu comme un conte de fée quand on y pense. Mais si vous êtes célibataire, en fin de « conte » ce n’est pas si mal.

Le psoriasis : Parlons-en

Le psoriasis est une maladie inflammatoire de la peau. Le système immunitaire s’emballe et engendre un renouvellent accéléré des cellules de la peau, les kératinocytes.

Les personnes atteintes naissent avec la maladie. Le psoriasis est en effet une maladie génétique non contagieuse donc. Mais les symptômes surviennent à la faveur d’un évènement physique ou psychologique important. Dans certains cas plus rare, la prise d’un médicament pourra favoriser l’expression de la maladie (bétabloquants, lithium ou certains antihypertenseurs).

Au lieu de se renouveler en 28 jours, les kératinocytes se renouvellent en 3 jours. Ce renouvellement accéléré de l’épiderme s’accompagne d’une anomalie des cellules qui n’ont pas le temps de bien finaliser leur maturation normale. Le psoriasis va ainsi engendrer des plaques au niveau du cuir chevelu, de la peau, des coudes, des ongles…

Le psoriasis a un impact très important pour les gens qui en souffrent et peut constituer un réel handicap avec lequel il est difficile de vivre.

Si l’alcool et le tabac ne sont pas en tant que tels des facteurs qui favorisent le psoriasis, ils apparaissent tout de même comme des facteurs aggravant la maladie et la réponse aux traitements.

Après le diagnostic, un suivi psychologique est requis et proposé. Avec l’acceptation de la maladie, l’obtention d’un traitement efficace peut lui aussi prendre du temps. Le dermatologue va identifier avec son patient le traitement qui sera le plus en accord avec le malade et l’atteinte psoriasique et le mode de vie. Un traitement efficace chez un patient ne le sera pas forcément pour un autre. Chaque individu peut répondre de manière différente à un traitement particulier. Il existe de nombreux moyens thérapeutiques : soins externes, comprimés, injections, thérapie par les UV…

La prédisposition génétique et l’apparition de la maladie sont des facteurs sur lesquels le malade n’a aucune prise. Pour autant, certaines habitudes et conseils peuvent apporter de réels bienfaits pour diminuer les poussées et réduire les manifestations du psoriasis.

La consommation de tabac et d’alcool est fortement déconseillée. La pratique d’une activité physique régulière et une bonne alimentation, variée et équilibrée sont à observer.

En cas de crise, quand les plaques qui apparaissent démangent, il est important de ne pas se gratter. Pour cela, prendre un bain tiède avec du bicarbonate de soude dissout, masser les zones atteintes avec de la crème hydratante ou encore vaporiser de l’eau thermale fraiche sont autant de petites astuces qui peuvent soulager les démangeaisons.

Dans certains cas de psoriasis sévère et étendu, une atteinte articulaire douloureuse peut survenir. Elle atteint 20% des cas de psoriasis. Celle-ci peut être isolée (monoarthrite), ne concerner que quelques articulations (oligoarthrite) ou au contraire, beaucoup d’articulations (polyarthrite). Les risques de survenue sont plus importants en cas de préexistence de psoriasis au niveau du cuir cheveu et des ongles. Des douleurs dans le bas du dos, dans les épaules, les mains, les pieds aux côtes ou genoux doivent mener à consulter le médecin dermatologue qui orientera peut-être vers un rhumatologue. Les rhumatismes psoriasiques entraînent des douleurs articulaires avec une diminution de la mobilité et élasticité des articulations.

Il est important de parler de la maladie, de ses manifestations, de ses contraintes à son médecin et à son entourage. De nombreuses associations apportent un soutien important aux personnes qui en souffrent et des solutions pour mieux vivre avec le psoriasis.

Pour en savoir plus, nous vous proposons de regarder cette vidéo :

Sèche-mains automatiques ou comment faire le buzz avec du vent !

A l’heure où tout circule sur internet et la petite info un peu sale et décadente fait le buzz, je voulais revenir sur un article relayé par de nombreux magazines en fin de semaine.

Une jeune femme a posté sur son compte facebook une photo d’une boîte de Pétri particulièrement repoussante sur laquelle des millions de bactéries ont gentiment proliféré et un gant bleu qui l’arbore fièrement. Il n’en faut pas plus, c’est du sérieux et la dame est toute droite sortie de la série US des Experts à Miami !

On apprend alors qu’elle a placé la boîte de Pétri sous un sèche-main Dyson pendant 3 minutes et qu’elle a attendu 3 jours pour constater une prolifération bactérienne digne des poubelles les plus sales.

Petit point technique pour mieux comprendre : une boîte de Pétri est une boîte cylindrique transparente utilisée en microbiologie et permet d’identifier les bactéries en les faisant proliférer. Elle est tapissée d’une gélose contenant les nutriments essentiels au développement des bactéries. En quelques heures, une colonie bactérienne colonise la gélose et se multiplie ainsi dans des conditions favorables.

Si chacun d’entre nous placions nos doigts sur une gélose dans une boîte de Pétri, de nombreuses bactéries se développeraient. Nous sommes colonisés nous-mêmes par des millions de millions de bactéries ; dans nos intestins mais aussi sur notre peau.

Après un passage aux toilettes, l’objectif n’est donc pas de rendre les mains stériles mais davantage de les laver des souillures de bactéries manu portées provenant de la zone génito-anale.

Pour cela, il convient déjà de commencer par un lavage des mains avec de l’eau et du savon ! Cela va sans dire… oui mais, quand on sait qu’un lavage des mains doit durer 30 secondes, avec suffisamment de savon, en ayant enlevé les bijoux, et en frottant dans les espaces interdigitaux… on devient moins sur de l’efficacité du nettoyage en passant les mains rapidement sous l’eau.

Là où le bât blesse pour notre experte en Hygiène c’est le moment du séchage. Si dans le meilleur des mondes, les bactéries ont été éliminées par le lavage, il convient de garder les mains propres encore longtemps. Quiconque s’est rendu dans une station-service ou dans les toilettes d’un bar ou restaurant a pu constater les diverses méthodes pour sécher les mains :

  • La serviette en coton : dans laquelle tous ont plongé les mains (même celles qui sont juste passées sous le filet d’eau !)
  • Le distributeur d’essuie main en coton qui marche une fois sur deux et/ou est arrivé en bout de course et la blancheur du 100% coton a laissé place à un torchon grisâtre…
  • Les papiers à usage unique. Certes hygiéniques puisque personne ne s’est essuyé avec avant vous mais désastreux au niveau écologique et économique
  • Les sèche-mains à air où vous devez appuyer sur un gros bouton pour le démarrer ; bouton plein de microbes. Retour à la case départ…
  • Les sèche-mains Dyson qui sèchent vos mains en 10 à 12 secondes : Ah ! voilà l’objet du délit ! Déjà, premier problème de méthode de notre Experte : la boîte de Pétri est restée 3 minutes sous l’air pulsé alors que dans les faits nos mains n’y sont exposées que 12 secondes… Passons sur le détail. Dyson communique sur les filtres HEPA (High Efficiency Particulate Air) dont sont pourvus leurs appareils. La filtration des particules supérieures à 0,3µm ne rend pas l’air pulsé stérile mais constitue un filtre de grande efficacité pour filtrer les poussières, moisissures…
  • Il y a enfin ceux qui trouvent que toutes ces méthodes sont bien trop collectives et donc sales et que rien ne vaut un beau pantalon pour s’essuyer les mains… Pantalon sur lequel reposent d’innombrables bactéries bien sûr… !

Bien que la méthode utilisée pour faire le buzz laisse franchement à désirer, voyons le verre à moitié plein, l’article publié aura au moins pour vertu de faire parler du lavage des mains. Cette mesure d’hygiène de base dont le défaut est responsable de la plupart des transmissions d’agents pathogènes.

Et n’oublions pas que tout le monde posera la main sur la poignée de la porte pour sortir des toilettes…

CC

#Epilepsyday

L’épilepsie est une maladie neurologique qui tire son nom du grec « prendre par surprise ». L’épilepsie survient en effet de façon inopinée, sans crier gare et affecte 600 000 personnes en France ce qui en fait la deuxième maladie neurologique après la maladie d’Alzheimer.

Près de 75% des personnes diagnostiquées ont moins de 18 ans. L’épilepsie pourrait se définir par une maladie « électrique ». Imaginez un stroboscope qui s’allume et s’éteint de façon rapide, synchronisé et intense ; c’est exactement ce qui se passe dans certaines régions du cerveau, plus ou moins étendues et pendant un temps relativement court. L’activité neuronale est alors anormale et très intense sous forme de décharges pulsatiles. Selon la zone cérébrale atteinte, les fonctions commandées en temps normal par les neurones qui y siègent sont perturbées et rendues impotentes.

Il y a presque autant d’épilepsies que de gens qui en souffrent tant les manifestations de la maladie sont nombreuses et les formes diverses. La vision la plus commune de la crise d’épilepsie est celle associée au « grand mal » ou crises généralisées dites tonico-clonique. La victime de ces crises est alors inconsciente et prise de convulsion de l’ensemble du corps. D’autres manifestations de l’épilepsie existent comme celles autrefois appelées « petit mal » qui plonge le patient dans une bulle où il ne perçoit plus son environnement et semble absent. Ces crises sont des crises généralisées mais il existe aussi des crises plus partielles, qui n’atteignent qu’une région plus limitée du cerveau mais peuvent évoluer vers la crise généralisée avec l’atteinte du cortex dans sa totalité.

La maladie épileptique se définit surtout par la récurrence des crises au contraire d’une crise épileptique ponctuelle qui peut arriver chez tout un chacun. Une crise peut correspondre parfois à un simple tremblement de la lèvre ou par des troubles beaucoup plus complexes touchant la sphère consciente, par exemple un sentiment soudain d’étrangeté, de déjà vu ou une représentation anormale de la réalité à un moment donné. Chez l’enfant, la crise d’épilepsie pourra par exemple se manifester par une absence, une perte de contact de quelques instants pendant lesquelles les interactions avec l’entourage et l’environnement sont inexistantes.

Une nouvelle classification des épilepsies en syndrome est en cours de révision. Elle est surtout utilisée par les médecins d’une part pour mieux comprendre les causes des épilepsies, d’autre part pour établir un pronostic et utiliser des traitements adaptés à chaque syndrome…

Près d’une trentaine de molécules sont sur le marché pour traiter l’épilepsie. Les médicaments prescrits ne traitent pas la cause mais les crises. Ils les espacent, les font disparaître. Leur prescription est régie par des règles bien précises en fonction des syndromes. Les traitements instaurés sont jugés par la suite selon leur efficacité (diminution, espacement, disparition des crises) et leur tolérance. Ainsi le choix du médicament est fondé sur l’âge, le syndrome, le genre (certaines molécules ne pourront pas être proposées à des femmes sans contraception efficace ou en désir d’avoir un enfant), le poids (certaines molécules sont susceptibles d’induire une prise de poids) ou encore l’état psychologique du patient.

Dans certains cas, des résistances aux traitements sont constatées. Si la région atteinte n’est pas vitale, des solutions chirurgicales peuvent être proposées.

De nouvelles recherches basées sur des enregistrements d’EEG (électro-encéphalogrammes) aident à mieux comprendre la maladie dans toutes ses facettes et tendent à proposer de nouvelles thérapies. Une des voies de recherche de l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle) est basée sur une détection très précoce de la crise pour tenter de la désamorcer en interférant avec son développement via des méthodes non invasives comme des stimuli visuels.

Partir à la montagne avec un bébé

La  neige est tombée en abondance sur les massifs montagneux et de nombreuses familles pensent déjà à leur départ pour dévaler les pistes de ski. Accompagnées d’un bébé, il convient de prendre quelques précautions avant le départ.

Avant l’âge d’un an, un bébé ne doit pas aller à une altitude trop haute ; à plus de 1200 mètres. Pour se rendre en montagne, un bébé ne doit bien entendu ni avoir de souffle au cœur ni souffrir d’anémie.

Un rendez-vous chez le pédiatre avant le départ s’impose pour les enfants qui souffrent régulièrement d’otites. En effet, en altitude, la pression sur les tympans sera plus forte et peut amener un inconfort voire des douleurs au niveau des oreilles des petits fragilisés. De même, les ascensions d’éventuels cols doivent se faire progressivement et il est important de faire boire ou de faire téter régulièrement des bébés lors de montées en altitude. La déglutition permet de rééquilibrer les pressions de part et d’autre du tympan. Pensez à emporter dans vos valises de quoi faire des lavages de nez et quelques médicaments antipyrétiques (pour lutter contre une éventuelle fièvre si un rhume apparaissait).

Il est important de bien couvrir les bébés et de les protéger du froid. Ils sont le plus souvent statiques et se refroidissent bien plus rapidement que des adultes en mouvement. Leurs pieds et leurs mains sont particulièrement exposés et leur tête constitue un lieu de déperdition de chaleur important. Pensez donc à bien les couvrir : collants, body, écharpes, bonnets, béguins, cagoules, multiples couches de vêtements, le style importe peu tant qu’ils n’ont pas froid. Vérifiez régulièrement la température de leurs mains.

Le visage des bébés sera nécessairement exposé au froid, au vent et au soleil. Pour les protéger au maximum, il est conseillé de leur appliquer une crème grasse sur le visage ou un écran total en cas de soleil. Les rayons UV sont plus forts en altitude et se réverbèrent sur la neige. Il est donc indispensable de protéger aussi leurs yeux fragiles et sensibles avec des lunettes de soleil.

Après le bain, hydratez bien la peau avec un baume et utilisez des huiles lavantes pour la toilette afin de protéger leur peau sensible.

A la montagne, l’air est souvent sec. Pour éviter les laryngites et irritations des voies respiratoires, humidifier l’atmosphère des chambres en plaçant un récipient d’eau près de la source de chauffage.

Tous ces conseils mis en place, il ne reste plus qu’à profiter de ces bons moments en famille !

Les 100 ans de la Ligue contre le cancer

Le dimanche 4 février est la journée mondiale de lutte contre le cancer. Cette année marque le centenaire de la fondation de la Ligue contre le Cancer. L’association soutient financièrement de nombreux pôles dans la recherche en oncologie notamment la recherche fondamentale, clinique, épidémiologique et les sciences humaines et sociales. La Ligue contre le Cancer s’engage également dans la sensibilisation et continue d’informer et communiquer sur les bienfaits d’une hygiène de vie adaptée, sur les facteurs de risque et l’importance de programmes de dépistage organisés.

Le cancer est une maladie caractérisée par la prolifération incontrôlée de cellules de l’organisme. L’ensemble des cellules est soumis à un contrôle et une régulation de leur réplication. Dans le cas où une cellule est mal répliquée, ce système peut la détruire. Le développement d’un cancer résulte de l’échappement d’une lignée cellulaire à ce mécanisme de contrôle. Le système immunitaire ne les reconnaît pas comme pathogènes.

Un cancer sera diagnostiqué chez un homme sur deux et une femme sur trois avec 60% de chance de guérison en moyenne. Les quatre principaux cancers sont : celui de la prostate (71 000 cas par an), le sein (53 000 cas par an), le colon-rectum et le poumon. Parmi ces cancers, celui de la prostate et du sein ont des taux de survie parmi les meilleurs avec respectivement 80% et 85% de survie après 5 ans. Pour certains types de cancer, des facteurs de risque ont été prouvés par des études épidémiologiques en montrant des associations cohérentes avec peu de contradictions. Ainsi, pour le cancer de la prostate, le risque augmente avec l’âge, les antécédents familiaux et l’origine ethnique. Pour le cancer du sein, le risque augmente avec la présence de gènes prédisposant à son développement transmis par les ascendants mais aussi avec des facteurs hormonaux (hyperoestrogénie, nombre de cycles menstruels, puberté précoce, ménopause tardive, absence de grossesse et d’allaitement). Le surpoids, le tabagisme et la consommation d’alcool constituent des facteurs de risque au développement de cancers du sein et du colon-rectum.

De nombreux traitements sont aujourd’hui proposés et mis en place pour traiter les patients atteints de cancer. Les plus connus par le grand public sont la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement chirurgical et hormonal. De nouvelles thérapies viennent enrichir cet arsenal avec notamment l’essor de l’immunothérapie pleine de promesses mais dont le coût suscite parfois des débats.

Le principe de cette thérapie est d’utiliser les propres défenses de l’organisme pour repérer et éradiquer les cellules cancéreuses. L’immunothérapie se base sur plusieurs méthodes et utilise plusieurs biais pour cela. D’une part, l’immunothérapie locale permet de traiter des cancers de la vessie en stimulant l’immunité locale par des injections vésicales de BCG (bacille de Calmette et Guérin, agent tuberculosique). D’autre part, l’immunothérapie par voie générale va consister à stimuler globalement le système immunitaire. En effet, lors de l’intrusion d’un agent pathogène dans l’organisme, une myriade de puissantes réactions se mettent en place et notamment la libération d’anticorps et de cytokines. Parmi ces dernières, figurent l’interféron et l’interleukine 2 qui jouent un rôle dans les voies de signalisation de l’inflammation et sont dotées de propriétés cytotoxiques.

L’utilisation d’anticorps monoclonaux vise à reconnaître spécifiquement les cellules tumorales. Dans le cas d’un certain type de cancer du sein, les cellules tumorales expriment un récepteur spécifique (HER-2) en surnombre. Cette surpopulation de récepteurs entraîne alors une production accrue de protéines qui accroissent encore la multiplication incontrôlée des cellules cancéreuses. Pour le moment, ces thérapies sont proposées en cas de résistance aux chimiothérapies.

Ainsi, les recherches s’orientent vers des vaccins thérapeutiques qui permettraient de guider le système immunitaire vers les cellules cancéreuses. Le but étant d’éduquer les propres défenses de l’organisme pour qu’elles reconnaissent les cellules malignes et de les stimuler afin que la réponse obtenue soit suffisamment forte pour éradiquer le cancer.

Source : Ligue contre le cancer

Descentes à ski : préparez vos genoux !

La moitié des blessures sportives du genou ont lieu à ski, soit près de 15 000 par an. Il s’agit le plus souvent d’une entorse voire d’une rupture des ligaments croisés, une blessure douloureuse et non sans conséquences fonctionnelles si aucun traitement n’est prodigué : instabilité chronique du genou, douleurs, arthrose à plus long terme. Ce type de traumatisme concerne deux fois plus les femmes que les hommes (alors qu’elles ne représentent que 35% des skieurs).

Avant une session de ski, il convient donc de se préparer physiquement. Pour cela, 2 mois avant le départ, il est conseillé de pratiquer une activité sportive afin d’augmenter la masse musculaire protectrice au niveau du genou. Ainsi, privilégiez les escaliers aux ascenseurs et une heure de marche par jour. Pratiquez une heure de natation ou 30 minutes de vélo par semaine et faites quotidiennement des exercices d’étirement des muscles de la cuisse.

Pendant le séjour au ski, veillez à une bonne alimentation et une bonne hydratation. Adaptez la vigilance et la tenue vestimentaire aux conditions climatiques, de visibilité et d’encombrements des pistes, engagez-vous sur des pistes adaptées à votre niveau et ne skiez jamais seul(e).

Un bon équipement est fondamental et évite bon nombre de blessures. En effet, selon votre niveau, et particulièrement pour les débutants, les chutes doivent s’accompagner d’un déchaussement des chaussures et les fixations doivent être correctement réglées afin d’éviter une torsion des genoux trop importante.

Des genouillères souples et peu encombrantes existent en pharmacie. Elles ne protègent pas le genou mais ont un effet proprioceptif. Cette notion apporte ainsi une sensibilité nerveuse au regard des informations provenant des muscles et des os. Ces orthèses permettent de porter inconsciemment une vigilance particulière pour « prendre soins » de l’articulation maintenue. Certaines sont de simples orthèses élastiques, d’autres ont des renforts latéraux et rotuliens.

Si lors d’une chute, vous avez tout de même senti un craquement accompagné d’une douleur intense, consultez un médecin, placez rapidement une poche de glace sur le genou et gardez le immobile.

Pensez à démarrer votre cession en douceur et à retrouver vos sensations progressivement. N’oubliez pas que le skieur qui est en aval est prioritaire et respectez les signalisations des pistes.

Journée Mondiale de la lèpre

Les 26, 27 et 29 janvier, près de 15 000 bénévoles organisent une quête afin de collecter des fonds indispensables aux actions de dépistage, soins, recherches et réinsertion des malades.

Aujourd’hui a lieu la 65ème journée Mondiale des Lépreux et comme tous les ans, la Fondation Raoul Follereau sollicite et sensibilise les français à cette cause.

La lèpre est une maladie chronique issue d’une infection par une bactérie, Mycobacterium leprae. Depuis l’Antiquité, la lèpre a marqué les civilisations et signé l’exclusion des personnes atteintes. La lèpre reste encore aujourd’hui présente dans 14 pays d’Afrique, d’Asie, et d’Amérique latine et principalement en Inde, au Brésil et en Indonésie qui concentrent le plus de cas. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) décompte 2,8 millions de lépreux dans le monde.

La problématique majeure de cette infection est le temps d’incubation qui peut atteindre 5 ans. Entre le moment où la personne est infectée par la bactérie et les premiers signes cliniques, il peut s’écouler 20 ans. Durant ce temps, la personne porteuse peut à son tour container son entourage et contribue ainsi à la prolifération de la bactérie. La transmission de la bactérie se fait cependant par des contacts étroits et à cause de fines gouttelettes d’origine nasale.

Une fois déclaré, le bacille de Hansen (autre nom donné à la bactérie après sa découverte en Norvège en 1873) atteint préférentiellement la peau, les muqueuses, le système nerveux périphérique et les yeux. De la vulnérabilité des défenses immunitaires dépendront les formes cliniques différentes et variées.

Ces 20 dernières années, plus de 12 millions de lépreux ont été guéris et la lèpre n’est plus un problème de santé publique. Néanmoins, la route est encore longue jusqu’à son éradication.

Crispr-cas9 : Les ciseaux à ADN font aujourd’hui débat en France

Le 18 janvier dernier, les états généraux de la bioéthique se sont ouverts en France. Jusqu’au 7 juillet prochain, près d’une soixantaine de débats sont organisés pour faire le point sur l’évolution de la science médicale et son avenir dans notre société.

Le sujet star qui occupe les discussions du moment est la révolution génétique appelée Crispr-cas9.

Retour sur cette technique révolutionnaire de modification du génome.

Il y a 30 ans, un laboratoire japonais de l’université d’Osaka découvre une séquence ADN répétitive dans le génome d’une bactérie. Dans certaines parties de ces séquences, les quatre bases nucléiques qui composent l’ADN [Adénine (A), Thymine (T), Cytosine (C) et Guanine (G)], forment une séquence suivie par sa réplique exacte mais dans le sens contraire. Cette suite peut donc se lire également  dans les deux sens et forme un palindrome (comme le mot KAYAK par exemple). Ces séquences sont alors appelées CRISPR pour Clustered Regularly Interspaced Palindromic Repeats.

Dans les années qui suivent, d’autres travaux mettent en évidence une origine virale dans la séquence repérée chez certaines bactéries utilisées en agroalimentaire. Ces bactéries ont une meilleure capacité à résister à une infection virale quand l’ADN virale est incorporé dans ces séquences.

Pour décrypter ce mécanisme, un duo de chercheurs, Jennifer Doudna et Emmanuelle Charpentier, va se révéler. Elles découvrent alors que la séquence d’ADN est transcrite en ARN et se lie à une enzyme appelée Cas-9. Grâce à cet outil, si un virus pénètre la bactérie, il va être ciblé par l’ARN complémentaire et l’enzyme Cas-9 avec lequel il est arrimé va découper les 2 brins d’ADN viraux détruisant alors l’agent pathogène.

La poursuite de ces recherches et découvertes va alors résonner comme une évidence : concevoir en laboratoire une séquence cible de l’ADN, l’arrimer à une Cas-9 et observer la découpe du tronçon génomique ciblé.

Après la publication de leurs premiers travaux dans la revue Sciences, les laboratoires du monde entier testent la technique et les potentiels sont presque illimités. Il est désormais possible de remplacer un gène défaillant mais également de stimuler ou au contraire d’inhiber son expression.

De très nombreux domaines d’application s’ouvrent alors avec le traitement de maladies génétiques. Des études sont déjà parues portant sur la correction d’une maladie génétique du foie la « tyrosinémie » ou encore la myopathie de Duchenne (dégénérescence musculaire due à une mutation génétique et empêchant a contraction des fibres musculaires).

Toutefois la puissance de ce « couteau suisse génétique » pose de nouvelles questions sur les applications qui peuvent être entreprises sur les embryons. Des chercheurs ont déjà modifié l’ADN pour produire des vaches sans corne et un « biohacker » a utilisé crispr-cas9 pour modifier ses gènes et augmenter la taille de ses biceps.

Mais relativisons, la recherche sur cette technique n’en est encore qu’à ses balbutiements et des limites existent déjà (mutations collatérales, mauvaises transmissions des mutations, échappement…). Le « meilleur des mondes » d’Aldous Huxley est encore bien loin.