La journée mondiale des premiers secours ce samedi

La journée mondiale des premiers secours a lieu ce samedi 9 septembre. C’est une journée qui a été mise en place par la Croix Rouge pour promouvoir les gestes de premier secours, les fameux « geste qui sauvent ».

Tous les jours, des milliers de personnes se retrouvent dans une situation de détresse suite à un incident ou un souci de santé. Et cela peut arriver au lieu de travail, au domicile, en pleine rue ou en pleine nature. Ces différents malaises peuvent avoir des répercussions très graves, voire même être des situations vitales. On peut citer comme situations : l’étouffement, les saignements, les pertes de conscience, les malaises ou arrêts cardiaques, ou encore les AVC. La Croix Rouge estime à plus de 20000 le nombre de morts par an pour ces types d’accidents en France.

Et pourtant, beaucoup de ces décès et séquelles peuvent être évités très simplement quand on connaît les gestes de premier secours adaptés. La Croix Rouge, d’autres organismes et associations sont là pour expliquer l’importance des gestes et comportements qui sauvent. De nombreuses formations sont à disposition du grand public pour acquérir les savoirs indispensables pour aider une personne en détresse vitale.

En vous formant, ce sont des milliers de vies par an qui peuvent être sauvées. Il n’est pas nécessaire que tout le monde devienne secouriste professionnel pour cela ! En effet, sans même avoir à toucher la victime d’un accident, savoir donner l’alerte correctement peut augmenter de manière significative l’espérance de survie de la personne touchée. Les secours arrivent alors avec un maximum d’informations et peuvent être directement efficaces.

Aider son prochain doit devenir une volonté de tous. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette manifestation qui aura lieu ce samedi 9 septembre et voir si une animation est organisée près de chez vous, rendez-vous sur le site de la Croix Rouge dédié à cette journée :

http://www.croix-rouge.fr/Actualite/JMPS-2017

Et pour ceux et celles qui souhaiteraient se former dans les gestes de premier secours, vous trouverez les informations à l’adresse ci-dessous :

http://www.croix-rouge.fr/Je-me-forme

Les risques des édulcorants artificiels

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Les édulcorants artificiels présents dans de nombreux aliments et boissons allégées, pourraient ironiquement avoir un lien avec la prise de poids, le diabète de type 2, l’hypertension artérielle ou encore le risque d’accident vasculaire cérébrale.

Aspartame, saccharine, cyclamate sont des noms qui reviennent régulièrement dans les médias. Souvent décriés, les chercheurs se contredisent sur leur réel impact sur notre santé.

Comment s’est déroulée l’étude ?

Cette méta-analyse canadienne a été menée sur 7 études randomisées et 30 études de cohorte.

Une étude randomisée étudie les effets d’une substance ou d’un facteur sur deux groupes de sujet choisi de façon aléatoire auxquels ils sont exposés.

Une étude de cohorte, quant a elle, suit un groupe important de personnes et évalue les effets sur leur santé des facteurs de risque auxquels elles sont exposées.

Il existe néanmoins dans ces études une certaine hétérogénéité dans la rigueur des procédures et des méthodes.

Les résultats

L’analyse des études de cohorte a montré que les sujets consommant des édulcorants, comparativement à ceux n’en consommant pas, avaient une augmentation de :

  • 14% du risque de diabète de type 2
  • 12% du risque d’hypertension artérielle
  • 13% du risque d’AVC (accident vasculaire cérébrale)
  • 31% du risque d’obésité (notamment au niveau abdominal).

Selon les études randomisées, les résultats sont moins tranchés. Celles-ci ne montrent aucune différences significatives d’IMC (indice de masse corporelle).

Conclusion

Les auteurs ont montré que les édulcorants artificielles ne favorisent pas la perte de poids, contrairement à ce que les campagnes publicitaires voudraient nous faire croire. Dans une moindre mesure, ils pourraient même entraîner une augmentation des risques de diabète de type 2.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Référence 

http://www.nhs.uk/news/2017/07July/Pages/Benefits-of-artificial-sweeteners-unclear.aspx

Sommeil et risque de diabète chez l’enfant

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On connait aujourd’hui les liens entre manque de sommeil, risque d’obésité et diabète chez l’adulte. Une méta-analyse italienne avait notamment montré qu’une personne dormant moins de 5 heures par nuit augmente de 55% son risque d’obésité.

Pourquoi ?

Une équipe de l’INSERM a observé qu’une courte restriction de sommeil (5 à 7 jours), altérait la régulation de l’appétit. «La leptine, hormone qui signale au cerveau que vous avez assez mangé, est diminuée, et la ghréline, autre hormone qui stimule la faim, est augmentée», explique Karine Spiegel, chercheuse à INSERM.

Et chez l’enfant ?

Ces liens avaient été, jusqu’à présent, peu étudiés chez l’enfant…

Une étude Britannique menée sur 4500 enfants âgés de 9 à 10 ans a mis en évidence que moins les enfants dormaient, plus ils avaient tendance à avoir un IMC (indice de masse corporelle) important, une résistance à l’insuline et une glycémie élevée. 3 facteurs de risques majeurs du diabète de type 2.

Les chercheurs ont réussi à corréler temps de sommeil, IMC et résistance à l’insuline. Ainsi une augmentation de 1 heure de sommeil et associé à une diminution de 0,2 de l’IMC et de 3% de la résistance à l’insuline.

Conclusion

Pour la santé de vos enfants, veiller à ce qu’ils dorment suffisamment.

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Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Référence 

https://doi.org/10.1542/peds.2017-0338

Et si vous pouviez mémoriser des sons en dormant ?

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Une étude du CNRS, parue le 8 août 2017, s’est penchée sur l’effet de certains sons sur le cerveau de personnes endormis.

Comment s’est déroulé l’étude ?

20 participants ont été soumis à des bruits blancs durant leur sommeil. À titre de comparaison un bruit blanc ressemble à un bruit de radio mal réglé. « Ce sont des sons aléatoires, sans aucune prédictibilité », précise Thomas Andrillon, l’un des auteurs.

Certains profils de sons ont été diffusés de manière récurrente tandis que d’autres, une seule fois durant la nuit.

L’activité cérébrale des sujets a été mesurée à l’aide d’électroencéphalogramme.

Les résultats

Au réveil :  Les chercheurs ont observé une meilleure performance cognitive sur les sons diffusés de nombreuses fois comparativement aux sons diffusés une seule fois, preuve d’une forme d’apprentissage.

Grâce aux connaissances de l’activité cérébrale lors de l’apprentissage et des observations des électroencéphalogrammes des sujets, l’équipe a réussi à savoir objectivement si oui ou non, les sons étaient mémorisés.

Différence entre sommeil profond, léger et paradoxal

Durant l’expérience, la mémorisation n’a lieu que pendant le sommeil léger et paradoxal. Alors que pendant le sommeil profond le cerveau va supprimer de l’information afin de conserver l’information importante. Le sommeil profond permet de « nettoyer » notre cerveau.

L’un des chercheurs avance l’hypothèse que l’on pourrait favoriser l’apprentissage de la phonétique de langue étrangère en ciblant les bonnes phases de sommeil, sans pour autant espérer apprendre de nouveaux mots !

Dr Clément Bacle

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Implants contraceptifs Essure, suspendus temporairement

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L’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) a suivi la décision prise, par l’organisme irlandais NSAI (National standards authority of Ireland), de suspendre temporairement la délivrance du marquage CE. Celui-ci est indispensable pour sa commercialisation en Europe et sur notre territoire.

Cette décision a été prise « faute d’éléments lui permettant de conclure à la sûreté du contraceptif définitif ». Durant 90 jours, a compté du 3 août 2017, le dispositif médical Essure ne sera plus disponible à la vente.

Pour les femmes en attente d’un implant

L’ANSM, dans son communiqué, invite les femmes en attente d’une implantation par cette méthode de stérilisation définitive « à se rapprocher de leur gynécologue pour envisager, en concertation, l’alternative la plus appropriée, sur la base d’une information complète relative aux moyens de contraception disponibles et leurs éventuels effets indésirables. »

Les experts ne remettent pas en cause la balance bénéfice/ risque de cet implant.

Selon les données de la littérature, de la surveillance et les résultats de l’étude épidémiologique, portant sur plus de 100 000 femmes, ne remettaient pas en cause la balance bénéfice/ risque de cet implant.

En cas de symptômes inhabituels

Comme des saignements, des allergies, de la dépression, des douleurs pelviennes, dorsales ou musculaires, il convient de consulter votre médecin afin de clarifier la situation.

Dr. Clément Bacle

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Références

http://www.ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/Le-marquage-CE-de-l-implant-Essure-est-suspendu-pour-3-mois

Retrouvez l’avis de comité d’expert de l’ANSM, CSST Dispositif de stérilisation définitive Essure : http://www.ansm.sante.fr/L-ANSM2/Comites-scientifiques-specialises-temporaires/Comites-scientifiques-specialises-temporaires/Comites-scientifiques-specialises-temporaires/CSST-Dispositif-de-sterilisation-definitive-Essure

 

9 changements dans votre mode de vie pour réduire les risques de démence

Qu’est-ce que la démence ?

La démence est un ensemble de symptômes, tels que la perte de mémoire, un ralentissement de la réflexion et des difficultés d’élocution. Elle est associée globalement à un déclin graduel des capacités cognitives.

La cause la plus commune de démence est la maladie d’Alzheimer, suivi par la démence vasculaire puis par la démence à corps de Lewy.

Vous noterez que les changements, qui vont suivre, comptent pour 35% du risque global de démence. Les 65% restants étant liés à l’âge et aux antécédents familiaux.

Ce rapport a été rédigé par la Commission Lancet sur la prévention, l’intervention et les soins de la démence (LCDPIC : Lancet Commission on Dementia Prevention, Intervention and Care)

Voici les 9 changements à mettre en place pour réduire les risques de démence :

1. Continuez d’apprendre

L’éducation joue un rôle primordial dans la prévention du risque de démence. Fixez-vous des objectifs sur le court et long terme. Apprendre une nouvelle langue, aller au musée une fois par mois, approfondir vos domaines de compétence, faire des mots croisés tous les jours…

Les personnes n’ayant pas suivi d’enseignement secondaire ont 7,5% de risque supplémentaire de développer des démences.

2. Soignez votre audition

La perte auditive entraine deux conséquences néfastes :

  • Elle entraine un stress pour le cerveau, déjà vulnérable.
  • Elle provoque un isolement social en réduisant les interactions avec les autres.

La LCDPIC estime que la perte auditive est responsable d’environ 9,1% du risque de démence.

3. Faites de l’exercice quotidiennement

Le manque d’exercice est responsable de 2,1% de risque de démence, par la diminution de l’activité cognitive nécessaire à l’engagement induit par une activité physique quotidienne.

4.5.6. Le diabète de type 2, l’hypertension et l’obésité

  • 2% de risque pour l’hypertension
  • 1,2% pour le diabète de type 2
  • 0,8% pour l’obésité

7. Arrêtez le tabac

Le tabagisme contribue à 5,5% du risque d’apparition de la démence.

8. Faites prendre en charge votre dépression

La dépression est responsable de 4% des risques de démence. Sans doute lié à la libération de certaines hormones de stress dans le cerveau lors d’épisodes de dépression.

9. Préservez votre vie sociale

L’isolation sociale augmente le risque de 2,3% de développer une démence. Pourquoi ? Car cette isolation augmente les risques d’hypertension, de maladie cardiaque et de dépression.

Référence

www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2817%2931363-6/fulltext

Dr. Clément Bacle

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Une adolescente décède de la rougeole

Alors que le débat sur l’obligation de 8 nouveaux vaccins fait rage en France, une adolescente est décédée fin juin après avoir contractée la rougeole.

Cette adolescente de 16 ans, appartenant à la communauté des gens du voyage, n’avait pas été vaccinée contre le virus.

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, rappelle que « le taux de couverture vaccinale concernant les vaccins non obligatoires est en train de se réduire. Il est inférieur au taux de couverture obligatoire demandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 95% ».

35 décès en Europe ces douze derniers mois

C’est ce que rapporte l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), notamment en Roumanie et en Italie.

La rougeole

La rougeole est une infection virale provoquant des éruptions cutanées aiguës touchant essentiellement les enfants à partir de l’âge de 5-6 mois. Elle est apparue dès le XIème siècle suite à l’évolution du virus de la peste bovine. Il s’agit d’un morbilivirus de la même famille que le virus des oreillons.

  • La transmission s’effectue par la voie aérienne (gouttelettes de salive en suspension dans l’air).
  • Les symptômes : La rougeole se caractérise par l’apparition de plaques rouges au niveau de la peau, ainsi que de la fièvre.
  • Les complications possibles : Notamment l’encéphalite, pouvant entraîner la mort de l’enfant infecté.

Le ROR

C’est le vaccin de référence contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Il est la meilleure protection pour vos enfants contre ces maladies.

Pour rappel, celui doit être fait à l’âge de 12 mois, puis entre 16 et 18 mois.

Dr. Clément Bacle

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Sida : Augmentation de la résistance aux médicaments

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Selon un rapport publié le 20 juillet par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la résistance aux médicaments de certaines souches du virus du Sida augmentent dans certains pays à revenu faible ou intermédiaire. Les principaux risques sont l’augmentation du nombre de contamination et du nombre de décès dans un avenir proche.

Onze pays étudiés dans ce rapport

6 des 11 pays observés, notamment en Asie, en Amérique du sud et en Afrique, ont plus de 10% des patients atteints du Sida qui présentent des résistances aux anti-rétroviraux les plus courants.

«La résistance aux médicaments antiviraux pose un problème croissant pour la santé mondiale et le développement durable», reconnaît le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. «Nous devons préventivement nous occuper des niveaux croissants de résistance aux médicaments anti-VIH si nous voulons atteindre la cible mondiale de mettre fin au sida d’ici 2030.»

Pourquoi une recrudescence des résistances ?

Elle est principalement du au manque d’accès à des soins réguliers et de qualités pour ces populations. Il faut changer de schéma thérapeutique en prenant un autre traitement. Cependant ces autres traitements sont bien souvent plus onéreux, et par conséquent encore plus difficile à se procurer.

135 000 morts supplémentaires d’ici 5 ans

C’est ce qu’affirme les projections épidémiologiques basées sur des modèles mathématiques statistiques si rien n’est fait d’ici 5 ans. 135 000 morts, 105 000 nouvelles infections et 560 millions d’euros supplémentaires à cause des nouvelles résistances du sida.

Dr. Clément Bacle

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Référence

http://www.who.int/hiv/pub/drugresistance/hivdr-report-2017/en/

Un ancien vaccin contre la méningite pourrait aussi protéger contre la blennorragie

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C’est une étude Néozélandaise qui a mis en évidence l’effet protecteur d’un ancien vaccin méningitique B contre la blennorragie.

Qu’est-ce que la blennorragie ?

La blennorragie, aussi appelée gonorrhée ou chaude-pisse, est une infection sexuellement transmissible (IST) induite par la bactérie Neisseria gonorrhoeae. La transmission est provoquée par le contact avec les fluides échangés durant l’acte sexuel non protégé (vaginal, oral ou encore anal).

Les principaux symptômes sont la présence d’écoulement épais jaunâtre du pénis ou du vagin, ainsi que des douleurs lors de la miction (action d’aller uriner). Cependant dans 10% des cas, l’infection est asymptomatique.

À long terme, cette pathologie peut entrainer la stérilité et des douleurs chroniques.

La principale prévention de la blennorragie est l’utilisation de préservatif.

Qu’est-ce que la méningite ?

Il s’agit d’une inflammation des méninges d’origine bactérienne ou virale. Les méninges sont les enveloppes du cerveau et de la moelle épinière contenant le liquide céphalo-rachidien.

La méningite virale est une affection relativement courante et en règle générale, bénigne. Elle représente la grande majorité des cas de méningite. Les enfants et les jeunes adultes sont les populations les plus touchées.

La méningite bactérienne, elle, au contraire est grave et nécessite une hospitalisation en urgence. Plusieurs types de bactéries peuvent être responsables de ce type de méningite.

Les symptômes de la méningite sont des maux de tête non soulagés par des antalgiques, des nausées et des vomissements, de la fièvre et des raideurs dans la nuque.

La contagion se fait par contact étroit et prolongé avec la personne contaminée.

Que dit cette étude ?

Les chercheurs ont découvert que les personnes ayant reçu ce vaccin étaient moins susceptibles d’être diagnostiqué positif à la blennorragie.

L’équipe de chercheur affirme qu’il s’agit du premier vaccin présentant un effet protecteur contre cette pathologie.

Une étude qui tombe à pic

En effet, cette étude a été publiée juste après l’alerte de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) concernant l’augmentation des souches résistante de Neisseria gonorrhoeae.

Le meilleur moyen de protection

La meilleure protection reste, pour la blennorragie et une grande majorité des IST, l’utilisation de préservatif pendant l’acte sexuel.

Dr. Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Référence

https://www.theguardian.com/science/2017/jul/10/meningitis-vaccine-may-also-cut-risk-of-untreatable-gonorrhoea-study-says

http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2817%2931449-6/fulltext?elsca1=tlpr

 

Le jus de fruits pour bébé

Un groupe de pédiatres de l’Académie Américaine de Pédiatrie déconseille de donner des jus de fruits à vos enfants avant l’âge de un an, même à base de fruits frais pressés.
Lors de la diversification à partir de l’âge de 6 mois, donner des jus de fruits (même à base de fruits frais pressés) à la place de vrais fruits n’est pas équivalent. De plus les jus de fruits ne doivent en aucun cas remplacer le lait maternel ou en poudre.
Pourquoi ? 
Les jus de fruits à base de fruits frais contiennent moins de fibres et plus de calories et de sucres que les fruits frais entiers. De plus, il est essentiel d’apprendre aux enfants à manger des fruits entiers dès le plus jeune âge après la diversification.
Pour comparaison, un verre de jus de pomme ne contient pas de fibre, 60 calories et 13 grammes de sucre tandis qu’une demi-tasse de tranche de pomme contient 1,5 grammes de fibre, 30 calories et 5,5 grammes de sucre. De plus les fibres contenues dans les fruits entiers augmentent la sensation de satiété (limite la faim).
Nos recommandations
  • Donner des jus de fruits à base de fruits frais doit rester très occasionnel avant 1 an, surtout chez les enfants sujets aux caries.
  • Pas plus de 1 verre de jus de fruits frais par jour après l’âge de 1 an.
  • Éviter au maximum de donner des jus de fruits achetés en supermarché, souvent aussi caloriques que des sodas, aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte.