Pas de drame pour les réveillons !

Chaque année en France, 11 millions de personnes sont victimes d’un accident domestique causant pas moins de 20000 décès. Il s’agit de la première cause de mortalité infantile des enfants de moins de 4 ans.

A l’heure où les guirlandes et boules sortent des cartons pour orner les sapins dans les foyers et au moment où le menu du réveillon et la liste de courses sont presque aboutis, ajoutons un bref rappel de consignes pour que les fêtes de fin d’année ne soient pas entachées et gâchées par un accident domestique.

Voici une série de vidéos qui vous rappellent les bons gestes à suivre.

  • Mise en beauté

Les premiers préparatifs débutent dans la salle de bain. Le principal danger vient du risque de noyade des enfants dans la baignoire.
Ne jamais laisser un enfant sans surveillance même avec un dispositif adapté. Quelques centimètres d’eau et de brefs instants d’inadvertance peuvent suffire à une noyade. Pour prévenir des risques de glissade à la sortie de la douche ou de la baignoire, un tapis de bain est conseillé. Ne jamais laisser les produits de gels douche ou shampooings à disposition des enfants et veiller toujours à vérifier la température du bain.

  • Mise en bouche

Le salon est le théâtre de moments conviviaux la vigilance est de mise.
A l’heure où les biscuits et amuses bouches font leur apparitions sur la table, les enfants sont souvent attirés par les petites cacahuètes ou petits objets responsables d’étouffements.
Si une personne, ou un enfant, est victime d’une obstruction des voies aériennes, ne pas paniquer. La toux permet, en général, d’expulser le corps étranger et de dégager les voies respiratoires. S’il y a une asphyxie, pencher la personne en avant, puis lui assener 5 grandes claques dans le dos entre les omoplates avec la paume de la main. En cas d’échec et quand  l’obstruction est totale, que l’air ne peut plus passer dans les voies respiratoires réaliser la manœuvre de Heimlich avec une brusque compression du thorax.
Les guirlandes lumineuses en nombres ne doivent pas être branchées sur la même multiprise au risque de voir survenir des surchauffes, court-circuit voire incendies.
Il convient de toujours éteindre les décorations lumineuses la nuit et lors des sorties de la maison.
Afin d’éviter toute électrocution, utiliser pour toutes les prises libres, des caches prises et débrancher systématiquement les appareils électriques pour toute opération.

Une vigilance tout particulière doit être portée aux plantes qui occupent le salon. Certaines peuvent provoquer des intoxications par ingestion ou par contact (Ficus, Clématite, Dieffenbachia, Laurier rose, Pommier d’amour ou cerisier de Jérusalem…)

  • Mise au four

La cuisine est le cœur de la maison et le siège où les risques de brûlures, coupures et intoxications sont encore trop nombreux.
La règle d’or est le rangement. Les produits d’entretien doivent impérativement être dans un endroit inaccessible pour les enfants avec les bouchons de sécurité vissés au maximum.
Les couteaux ou objets coupants doivent être rangés dans le lave-vaisselle pointe vers le bas et les queues des casseroles ne doivent pas dépasser du plan de travail.
Les adultes vérifient systématiquement et de façon instinctive la température des aliments ingérés, il convient de faire de même pour les aliments donnés aux petits enfants.

Les adultes ne sont pas à l’abri d’accidents : en ces périodes de fin d’année les coupures de la main sont fréquentes avec notamment l’ouverture des huitres. L’anecdote (2000 personnes par an tout de même) mérite toutefois une mise en garde spéciale.
Ces coupures sont généralement peu profondes mais même une incision de 2mm de profondeur peut engendrer de gros dégâts. Il faut avoir à l’esprit que les doigts peuvent continuer de bouger même avec un tendon sectionné à 95% !
Après une blessure et à cause de la présence de micro-organismes dans l’huitre, bien laver puis désinfecter la plaie.
Pour éviter de passer le réveiller aux Urgences de la Main, utiliser un couteau adapté et protéger sa main avec un torchon plié ou un gant en « cotte de maille ».

Les boissons chaudes, posées sur les tables basses, présentent un danger tout particulier. Il suffit en effet que le liquide soit en contact 3 secondes avec a peau pour causer chez un enfant des brulures du 3ème degré. Dans ce cas, le premier geste à exécuter est de placer la zone atteinte sous l’eau froide pendant 15 minutes. Ne pas laisser non plus de bougies allumées, allumettes ou briquets à leur portée.

  • Mise au lit

La soirée s’est bien passée, le repas était un régal. Il faut laisser le temps au Père Noël de déposer les cadeaux. Si les enfants veulent tenter d’apercevoir d’un peu plus/trop près le traineau, veillez à ne pas laisser de meuble (chaise, tabouret, petite table) sous la fenêtre afin d’éviter un risque de défenestration.

Les levers nocturnes (en particulier chez les personnes âgées) sont à risques. De très nombreux cas de fractures du col du fémur ont lieu lors de chute et notamment à cause de tapis non fixés ou pas retirés. Avec l’âge, la marche est plus hésitante et les pieds se décollent moins du sol. De plus certaines pathologies mènent à se lever de nombreuses fois dans la nuit pour uriner, multipliant les risques de chutes.

La présence d’enfants dans une maison impose une sécurisation de toutes les pièces et une vigilance de chaque instant. Sans sombrer dans la paranoïa et avec quelques gestes simples de prévention, les fêtes de fin d’année demeureront de riches moments de convivialité.

Conservation des formes buvables et pédiatriques

Les premières gelées s’accompagnent des premières pathologies hivernales. Les armoires à pharmacie contiennent souvent quelques reliquats de la saison précédente ou du dernier rhume en date. Comme tout produit de consommation, les médicaments ont une date de péremption, une température optimale de conservation mais aussi une date au-delà de laquelle, après ouverture, l’intégrité de la substance active est altérée.

Voici donc un bref tableau récapitulatif du temps de conservation après ouverture et température des présentations pédiatriques des médicaments et des sirops les plus couramment utilisés.

 

Désignation

Température de conservation Modalité de conservation après ouverture (reconstitution)
Doliprane Suspension buvable Ne dépassant pas 30° 6 mois
Advil Suspension buvable Ne dépassant pas 25° 6 mois
Celestene Ne dépassant pas 25°C 3 mois
Hélicidine Ne dépassant pas 25°C 6 mois
Topléxil=Oxomémazine Ne dépassant pas 25°C 6 mois
Antibiotiques
Augmentin=Amoxicilline/Acide Clavulanique Ne dépassant pas 25° 7 jours entre 2°C et 8°C
Zinnat=Céfuroxime Ne dépassant pas 25°C 10 jours entre 2°C et 8°C
Orelox=Cefpodoxime Ne dépassant pas 25°C 10 jours entre 2°C et 8°C
Clamoxyl: Amoxicilline Ne dépassant pas 25°C 14 jours entre 2°C et 8°C
Oroken=Céfixime Ne dépassant pas 25°C 10 jours
Zithromax Ne dépassant pas 25°C 5 jours
Zeclar=Clarithromycine Ne dépassant pas 25°C 14 jours
Josacine Ne dépassant pas 25°C 7 jours

 

Quelques conseils pratiques :
– Notez la date d’ouverture sur le flacon
– Renseignez le nom de l’enfant à qui le médicament est destiné (surtout dans une fratrie ou plusieurs enfants suivent des traitements ou dosages différents)
– Nettoyez et séchez les pipettes ou cuillères après chaque usage
– Conservez les médicaments à l’abri de la lumière dans un endroit propre et sec
– Les médicaments ne doivent jamais être laissés à disposition des enfants
Après avoir procédé au tri qui s’imposait (peut-être) dans le stock de médicaments, rapportez vos médicaments périmés ou usagés dans votre pharmacie habituelle. L’association Cyclamed, agréée par les pouvoirs publics, a pour mission de collecter et de valoriser les Médicaments Non Utilisés (MNU) à usage humain, périmés ou non, rapportés par les patients dans les pharmacies. Elle a pour objectif de sécuriser l’élimination des Médicaments Non Utilisés, afin de préserver l’environnement et la santé publique.

https://www.cyclamed.org/pourquoi/quoi-rapporter

C. Coquerel, Pharmacien

« Les antibiotiques, c’est pas automatique ! »

Qui n’a pas entendu cette rengaine ressassée par l’Assurance Maladie depuis 16 ans maintenant ? Ce célèbre slogan scandé par les autorités de Santé depuis 2001 a-t-il porté ses fruits ? Quel enjeu se cache derrière la consommation toujours importante d’antibiotiques dans notre pays ?

Tout adulte qui s’est rendu dans un cabinet médical avec un passif de quelques très mauvaises journées et nuits, puis ressorti avec une ordonnance pour du paracétamol, des solutions pour lavage de nez et quelques spray ou pastilles, a dû se dire que son mal n’allait pas s’améliorer avec si peu. Malgré ses quelques efforts de persuasion, la panacée antibiotique ne lui a pas été prescrite.

Or, les antibiotiques (et il faut le rappeler dès à présent) n’agissent que sur les bactéries et non sur les virus. Quid de cette remarque, les antibiotiques seront donc complétement inefficaces sur une affection virale responsable dans la grande majorité des cas de rhumes, d’otites, de pharyngites, de gastro-entérites…

Au-delà même de justifier de ne pas prescrire d’antibiotique par un fameux « c’est viral. », se trouve un réel enjeu de santé publique ; le mésusage et la surconsommation d’antibiotiques au début des années 2000 a fait réagir les autorités publiques avec le spectre de l’émergence de bactéries résistantes.
Une petite explication s’impose : l’antibiotique s’attaque aux bactéries sans forcément faire de distinguo entre les pathogènes responsables de l’infection et les bactéries colonisant notre flore et vivant en symbiose avec notre organisme. En arrosant toute cette population diverse et par le jeu d’une loterie de génétique, quelques bactéries vont résister à l’antibiotique auquel elles sont soumis et continuer de se multiplier bien à l’abri du destin tragique auquel les destinait le précieux médicament. Ainsi, si cette même super-bactérie et ses filles se propagent, ce même antibiotique sera alors inefficace.

Ce phénomène dit d’antibiorésistance pourrait devenir l’une des principales causes de mortalité dans le monde en mettant en péril la capacité à pouvoir soigner des infections y compris les plus courantes. Ainsi chaque année en France, près de 12500 décès sont associés à une infection à bactérie résistante aux antibiotiques. (source ANSM).

La France était en 2015 le 4ème pays le plus consommateur d’antibiotiques en Europe. Malgré une diminution de sa consommation certainement liée à la campagne menée en 2001, celle-ci repart à la hausse depuis 10 ans même si elle reste à un niveau inférieur à celui observé au début des années 2000. Les recommandations appuyées auprès des médecins de prescrire moins d’antibiotiques à spectre large en privilégiant des moyens plus ciblés tendent à donner des résultats en médecine de ville.

A titre plus individuel, la prescription de votre médecin doit vous intimer confiance en son diagnostic. Il va de soi également qu’une prescription d’antibiotique pour vous-même ou votre enfant doit entrainer une parfaite observance de la durée totale et de la dose prescrite.

Toutefois, rappelons-nous qu’un bon rhume dure 7 jours et 7 nuits et qu’un traitement symptomatique, beaucoup de patience et quelques vitamines peuvent suffire.

Mois sans tabac

#MoisSansTabac

 

Vous envisagez l’arrêt du tabac ou avez cessé de fumer ?

Le mois de novembre est l’occasion de franchir le pas du sevrage de la cigarette grâce aux nombreuses initiatives mises en place. Seul ou en équipe, voici quelques informations pratiques et conseils pour mieux appréhender cette période.

Arrêter de fumer pendant un mois, c’est 5 fois plus de chances d’arrêter définitivement.

Dans un premier temps, analysez vos besoins quotidiens, les moments forts où la cigarette vous semble indispensable. Faites le point sur votre motivation, les raisons qui vous mènent vers le sevrage quelles qu’elles soient : ordre médical, économique (le paquet de cigarette passera à 10 euros en 2020), ne plus se sentir dépendant…

Le sevrage est un combat contre nos petits récepteurs neuronaux nichés dans notre cerveau qui ne demandent qu’une chose : de la nicotine. Alors ce combat, il faut s’y préparer, l’anticiper, connaître ses forces et anticiper ses faiblesses.

Les premières heures et les tout premiers jours du sevrage sont comme une lune de miel, on se sent en pleine possession de son corps, une volonté à toute épreuve, un sentiment de toute puissance physique et mentale. Après l’appréhension du ou des premiers jours, c’est un sentiment de « presque facilité » qui peut survenir.

Oui mais… Les quelques jours sont passés, arrivent alors les premiers inconforts : irritabilité, manque de patience, cauchemars, insomnie, compensation sur le grignotage (friandises bien méritées !), tension, susceptibilité… Il faut tenir !

Pour pallier ces désagréments, différents produits peuvent aider :

*Magnésium : un allié pour lutter contre le stress

*phytothérapie :

https://lasante.net/espace-para/bien-etre-et-minceur/bien-etre-complements-alimentaires/sommeil-stress/pileje-phytostandard-aubepine-et-passiflore-x-30.html

https://lasante.net/espace-para/bien-etre-et-minceur/bien-etre-complements-alimentaires/sommeil-stress/pileje-phytostandard-rhodiole-et-safran-x-30.html

 

Lors de ces moments compliqués, il est bon de se souvenir de ce que le fumeur recherche dans une cigarette, ne nous leurrons pas, ce sont les premières bouffées qui créent l’effet tant recherché.
C’est le shoot nicotinique, ce pic qui nous fait nous sentir mieux, nous détendre, nous féliciter, nous récompenser. Tout l’enjeu du sevrage va être de mimer ces pics de nicotine pour retrouver la sensation que procure la cigarette tout en se détachant de tous ces gestes qui constituent l’acte, de l’allumage à la fumée crée jusqu’à l’extinction.

Prendre l’ascendant sur ce besoin de nicotine intimé par notre propre cerveau va passer par le satisfaire en nicotine.
Le schéma le plus classique va être l’association patch et substituts types pastilles, gommes, comprimés sublinguaux, spray.

  • Le dispositif transdermique (patch) va libérer de façon continue de la nicotine dans l’organisme délivrant une dose constante stimulant les récepteurs en permanence.
  • Les substituts cités vont jouer leur rôle pour mimer le shoot recherché par le fumeur. En délivrant une dose de nicotine plus forte et sur un temps plus court (~20 min), l’envie sera couverte.

Il convient de trouver la bonne formule, d’estimer le bon dosage du patch d’abord puis essayer les différentes pastilles, dragées, comprimés et les différentes saveurs.

La Sécurité Sociale prend en charge sur prescription médicale les traitements de substituts nicotiniques à hauteur de 150 euros par année civile et par bénéficiaire.

Les symptômes de surdosage en nicotine sont à connaître : maux de tête, tachycardie (le cœur bat plus vite), sueurs, nausées, gorge irritée, diarrhée… Ils ne sont pas dangereux mais inconfortables. Il convient néanmoins d’ajuster la dose de nicotine en diminuant d’abord le dosage des pastilles ou leur nombre réparti dans la journée.

La diminution des doses doit se faire progressivement. Rien ne presse tant que vous ne refumez pas de cigarette.

Faites-vous soutenir par vos proches, vos coéquipiers de sevrage, votre pharmacien ou votre médecin. Applications smartphone (tabac info service), kit d’aide au sevrage tabagique (disponibles en pharmacie), pratique du sport, hypnose, … Tout ce qui pourra vous aider est bon à prendre.

Il n’y a jamais de moment idéal mais la satisfaction personnelle liée à l’arrêt du tabac est bien supérieure à l’appréhension que l’on peut avoir.

Dr C. Coquerel

 

https://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/inscription

https://www.tabac-info-service.fr/J-arrete-de-fumer

https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/medicaments-vaccins-dispositifs-medicaux/prise-charge-substituts-nicotiniques

Méfiez-vous des médicaments contrefaits sur internet !

Une opération douanière de grande envergure PANGEA X, coordonnée par Interpol, a été menée ce mois dans pas moins de 123 pays.

25 millions de médicaments saisis, dont 433 000 en France. Plus de 70% de ces produits provenaient d’Asie, notamment d’Inde et de Singapour. Beaucoup de ces médicaments saisis en France étaient à destination de l’Angleterre ou des pays de l’est de l’Europe.

La majorité de ces produits étaient des médicaments stupéfiants, psychotropes, ou encore érectiles…

Attention aux sites internet illicites vendant des médicaments

En France, ce sont pas moins de « 174 sites internet illégaux de vente de faux médicaments qui ont été identifiés au cours de l’opération« , indique l’ANSM.

Les bons réflexes avant d’acheter des médicaments sur internet 

1. Vérifiez l’origine du site sur lequel vous êtes :

Si un site vous propose d’acheter des médicaments en ligne, il doit être en mesure de vous prouver qu’il dépend bien d’une officine française, par exemple dans les rubriques « contact », ou « qui sommes-nous ». Pour être certain d’avoir réellement affaire à une officine, nous vous conseillons de vérifier son adresse et son numéro de téléphone dans un annuaire, voire d’appeler l’officine en question pour vous assurer que vous êtes effectivement sur son site !

De plus, les sites du Ministères de la Santé et du Conseil de l’Ordre des Pharmaciens tiennent à jour une liste de pharmacies en ligne françaises autorisées.

2. Bien prendre compte les mises en garde délivrées par la pharmacie en ligne

N’oubliez pas que les médicaments sont des produits qui peuvent être dangereux s’ils sont mal utilisés. Les pharmacies en ligne vous demandent donc, a minima, de lire la notice du médicament que vous souhaitez acheter. Certaines vous permettent même de vérifier très facilement que le médicament choisi vous convient réellement, en fonction de votre âge, votre sexe… Les meilleures pharmacies en ligne vont jusqu’à contrôler automatiquement les quantités délivrées pour chaque médicament (en fonction des doses toxiques de chaque substance), et vérifient aussi la compatibilité des médicaments entre eux, pour éviter tout risque d’interaction médicamenteuse.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients

Nous sommes de plus en plus sédentaires

C’est ce que révèle la dernière étude Esteban, nous sommes de moins en moins actif, notamment les femmes. En 10 ans, la proportion de femme « physiquement active » a chuté de 16%.

40% des français de tous âges et sexes n’atteignent pas la recommandation des 150 minutes par semaine d’activité physique. 50% de femme et 30% d’homme.

Les enfants ne sont pas épargnés par le phénomène. Entre 6 à 17 ans, les jeunes sont moins de 25% à atteindre la recommandation de 60 minutes de sport par semaine.

La cause ?

Principalement le temps trop important passé devant les écrans. Tablettes, smartphones, ordinateurs ou télévisions, il a pléthore de raisons de ne pas aller se dégourdir les jambes.

Les bonnes résolutions de la rentrée

En octobre, il est encore temps de vous inscrire ou d’inscrire vos enfants à une nouvelle activité. C’est bon pour votre corps mais aussi pour votre cerveau. Apprendre un nouveau sport favorise la création de nouvelles terminaisons nerveuses. Pour les liens sociaux: La pratique d’un nouveau sport est aussi l’occasion de rencontrer des nouvelles personnes.

En savoir plus

Rendez-vous sur le site http://www.mangerbouger.fr/

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients

La polémique du levothyrox

Depuis quelques temps le levothyrox, utilisé dans l’hypothyroïdie, est au cœur d’une polémique.
Fin mars, la formulation de ce médicament a été remaniée par le laboratoire pharmaceutique Merck. Depuis, de nombreux patients ont signalé des effets indésirables (crampes, maux de tête, vertiges…).

Quels ont été les changements opérés dans la formule ? 

Le laboratoire a notamment remplacé l’excipient lactose par du mannitol et stabilisé la concentration du principe actif, la levothyroxine. D’après le fabriquant ces modifications n’apportent pas de différence dans le traitement. Celui-ci base cette affirmation sur deux études pharmacologiques.

Pourquoi cette modification ? 

Améliorer la stabilité de teneur en principe actif 

À la demande de l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), le laboratoire Merck, a modifié la composition de ce traitement afin d’améliorer la stabilité de teneur en principe actif. Cette hormone thyroïdienne étant une molécule à marge thérapeutique faible, son équilibre est sensible même à une variation mineure de concentration dans l’organisme avec le même dosage.
L’intérêt ici est bien d’améliorer la stabilité afin que le traitement soit adapté au mieux pour chaque patient.
Le lactose, un excipient à effet notoire.
L’ANSM a saisi le laboratoire Merck afin de retirer l’excipient à effet notoire, le lactose. En effet, certains patients intolérants au lactose ne pouvaient pas se soigner correctement.

Comment se sont déroulées les études ? 

200 volontaires on été recrutés, 100 ont pris l’ancienne formulation, 100 la nouvelle, puis les chercheurs ont observé les résultats.
Puis on inverse, les sujets prenant l’ancienne formule prennent la nouvelle et vice versa.
Voici les résultat mis en avant dans l’étude : « la moyenne de l’absorption du nouveau Levothyrox chez les 200 sujets ne diffère que de 0,7% d’avec l’ancien médicament ».

Certains professionnels de santé remettent en cause l’interprétation de ces études

La principale critique de ces études est qu’elle ne met pas en avant les différences intra-individuelles. C’est-à-dire chez un seul individu. Or selon 1/3 des sujets présentent une variation intra-individuelle pouvant fluctuer de plus ou moins 20%.

Les alternatives 

A partir du 2 octobre, Merck va commercialiser temporairement et avec un stock limité l’ancienne formulation sous le nom d’Euthyrox. Ce traitement sera réservé aux patients ne supportant pas la nouvelle formulation.
A partir de mi-octobre, Sanofi va commercialiser en France le L-Thyroxyn Henning cassant ainsi le monopole de Merck en France.
Pour en savoir plus, cliquez ici.

Pas besoin de changer 

Rappelons tout de même qu’une très grande majorité de la population traitée par ce médicament ne présente aucun effet indésirable. Si vous prenez actuellement la nouvelle formulation de chez Merck et que vous êtes stabilisé, il n’y aucune raison de changer pour les autres alternatives.
« Par ailleurs, une enquête de pharmacovigilance a été initiée par l’ANSM dès la mise sur le marché de la nouvelle formule au mois de mars 2017. Cette enquête, qui vise à analyser les signalements d’effets indésirables rapportés, se poursuit. Ses résultats sont attendus courant octobre.
Un numéro vert d’information (0.800.97.16.53 ), accessible depuis le 23 août 2017 du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures, a été mis en place par l’ANSM pour répondre aux questions soulevées par les patients ».
Si vous présentez des symptômes tels que des bouffés de chaleur, de l’irritabilité… Il s’agit surement d’une hyperthyroïdie due à un déséquilibre de votre traitement, et non pas à l’effet du mannitol. Dans ce cas, il convient de réaliser le dosage de la TSH en laboratoire.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients

Évitez de manger juste avant de vous coucher !

Une étude américaine menée sur 110 étudiants âgés de 18 à 22 ans. Les chercheurs ont mesuré la structure de leur sommeil mais aussi ce qu’ils mangeaient et à quelle heure.

Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à la DMLO (dim-light melatonin onset), c’est-à-dire le moment auquel la concentration de mélatonine (hormone du sommeil) commence à augmenter, pour indiquer au corps qu’il est bientôt l’heure d’aller se coucher.

Celle-ci survient en général vers 20h, cependant elle peut fluctuer selon les personnes et sous certaines conditions.

Que dit l’étude ?

Les chercheurs ont trouvé que les étudiants ayant un IMC (indice de masse corporelle) élevé étaient ceux ayant tendance à manger le plus tard dans la journée, proche de leur DMLO.

Il semble logique en effet de manger la majorité des calories journalières assez tôt pour permettre à l’organisme de les brûler durant les activités diurnes.

Manger juste avant de se coucher favoriserait le stockage des graisses dans l’organisme durant la nuit.

De plus, il faut rappeler que la digestion entraîne une augmentation de la température corporelle, diminuer notre propension à nous endormir. Plus le repas sera gras et difficile à digérer, plus l’élévation sera importante.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients. 

Référence

https://www.nhs.uk/news/food-and-diet/avoid-eating-just-your-bedtime-study-recommends/

Alerte aux poux pour la rentrée

Chaque l’année, en septembre, l’histoire se répète inlassablement. Vos enfants commencent une nouvelle année scolaire, leur cartable et leur trousse sont fin prêtes mais avez-vous pensé aux poux ?

Durant les vacances ont à trop souvent tendance à les oublier pourtant les poux sont toujours là !

Voici quelques conseils pour limiter le risque de contamination et lutter efficacement contre les poux :

  • Avoir chacun son propre matériel pour se coiffer (brosse, peigne…)
  • Ne pas échanger son bonnet, son écharpe, son manteau, son sweat à capuche…
  • Si quelqu’un de votre entourage a des poux, il doit les traiter immédiatement. En attendant que les poux aient disparus, attachez-vous les cheveux si vous les avez longs et faites examiner régulièrement votre cuir chevelu à la recherche d’éventuels poux ou lentes !
  • Pour savoir si quelqu’un a des poux, il faut examiner son cuir chevelu comme on l’a expliqué ci-dessus. On cherchera surtout au niveau de la nuque et derrière les oreilles des poux et des lentes.
  • Pour éviter que les poux ne reviennent, il faut traiter tout ce qui a pu être en contact avec eux. En même temps que les cheveux, il faut donc traiter le linge (draps, serviettes, écharpes, bonnets…) et les doudous. Pour cela, il faut tout laver en machine à 60°C minimum. L’autre alternative pour éviter d’abîmer les doudous ou le linge qui ne peut pas passer en machine à une telle température ? Enfermez le tout dans un sac poubelle pendant deux jours. Sans possibilité de se nourrir, les poux ne survivront pas.

Pour en savoir plus, visiter notre conseil complet sur les poux.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

La journée mondiale des premiers secours ce samedi

La journée mondiale des premiers secours a lieu ce samedi 9 septembre. C’est une journée qui a été mise en place par la Croix Rouge pour promouvoir les gestes de premier secours, les fameux « geste qui sauvent ».

Tous les jours, des milliers de personnes se retrouvent dans une situation de détresse suite à un incident ou un souci de santé. Et cela peut arriver au lieu de travail, au domicile, en pleine rue ou en pleine nature. Ces différents malaises peuvent avoir des répercussions très graves, voire même être des situations vitales. On peut citer comme situations : l’étouffement, les saignements, les pertes de conscience, les malaises ou arrêts cardiaques, ou encore les AVC. La Croix Rouge estime à plus de 20000 le nombre de morts par an pour ces types d’accidents en France.

Et pourtant, beaucoup de ces décès et séquelles peuvent être évités très simplement quand on connaît les gestes de premier secours adaptés. La Croix Rouge, d’autres organismes et associations sont là pour expliquer l’importance des gestes et comportements qui sauvent. De nombreuses formations sont à disposition du grand public pour acquérir les savoirs indispensables pour aider une personne en détresse vitale.

En vous formant, ce sont des milliers de vies par an qui peuvent être sauvées. Il n’est pas nécessaire que tout le monde devienne secouriste professionnel pour cela ! En effet, sans même avoir à toucher la victime d’un accident, savoir donner l’alerte correctement peut augmenter de manière significative l’espérance de survie de la personne touchée. Les secours arrivent alors avec un maximum d’informations et peuvent être directement efficaces.

Aider son prochain doit devenir une volonté de tous. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette manifestation qui aura lieu ce samedi 9 septembre et voir si une animation est organisée près de chez vous, rendez-vous sur le site de la Croix Rouge dédié à cette journée :

http://www.croix-rouge.fr/Actualite/JMPS-2017

Et pour ceux et celles qui souhaiteraient se former dans les gestes de premier secours, vous trouverez les informations à l’adresse ci-dessous :

http://www.croix-rouge.fr/Je-me-forme