Dépenses de santé toujours en hausse

Avec une hausse de 10,2 milliards en quatre ans pour atteindre environ 134 milliards d’euros, les dépenses santé sont plus que jamais au cœur de l’actualité.

Une étude menée par l’Assurance-maladie depuis 2012 sur 57 millions de bénéficiaires a montré que cette tendance n’est pas prête de s’arrêter.

La principale raison ? Le vieillissement de la population.

Les résultats

  • Prise en charge des hospitalisations ponctuelles

Avec une augmentation de 335 000 hospitalisations ponctuelles sans lien avec une pathologie en quatre ans, cette enquête confirme cette tendance généralisée. Ces hospitalisations représentent à elle seule, 30 milliards d’euros. La prise en charge du diabète est toujours en forte augmentation, avec une hausse prévisionnelle de 12% jusqu’à 2020.

  • Prise en charge des maladies chroniques

Parmi ces 57 millions, 26 millions de personnes ont bénéficié d’une prise en charge pour une pathologie chronique, des traitements médicamenteux sur le long court ou de maternité. Notamment 2,4 millions de personnes et 14 milliards d’euros pour la prise en charge des cancers.

  • Prise en charge des pathologies psychiatriques

La prise en charge des maladies mentales est aussi à souligner, c’est une hausse de +2,3% depuis 2012. Avec un coût s’élevant à 19 milliards d’euros en 2015 et 7 millions de personnes concernées. Avec une hausse prévisionnelle de +11% d’ici 2020.

Alors que l’on attend les nouvelles réformes de santé menées par le gouvernement, la santé est un point sensible de notre économie et surtout de notre bien-être. L’action préventive de dépistage et d’éducation doit être une priorité pour l’avenir.

 

Dr. Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Les bienfaits du régime végétarien chez les diabétiques

Le régime végétarien pourrait favoriser la perte de poids chez les personnes obèses atteints de diabète de type 2. C’est en tout cas ce qu’a essayé de prouver une équipe de chercheurs de République Tchèque cette année.

L’équipe a suivi la perte de poids de deux groupes de personnes diabétiques en surpoids durant 6 mois. Les deux groupes ont mis en place des régimes hypocaloriques, l’un avec viande et l’autre sans viande.

Les participants ont tous réduit leur apport calorique de 500kcal par jour avec des portions relativement proches pour chaque nutriment.

Le régime hypocalorique conventionnel était composé d’environ de 50% de glucides, 20% de protéines et 30% de graisses.

Tandis que le régime hypocalorique végétarien lui, était composé de 60% de glucides, 15% de protéines et 25% de matières grasses.

Des résultats étonnants

Après les 6 mois de régime, les chercheurs ont constaté que le groupe végétarien avait perdu presque 2 fois plus de poids que le groupe non végétarien. Soit une perte moyenne de 6,2kg pour le premier contre 3,2kg pour le second groupe.

Le groupe avec le régime végétarien a également mieux suivi les instructions que le groupe avec le régime conventionnel.

La méthodologie

  • Adhésion au programme

Une adhésion élevée au programme a été définie par une consommation énergétique moyenne ne dépassant pas 100kcal par rapport aux instructions (c’est-à-dire diminuer de 500kcal les apports énergétiques quotidien).

Une adhésion moyenne a été définie par une consommation ne dépassant pas les 200kcal par rapport aux instructions.

  • Les mesures

Les chercheurs ont suivi les participants à 3 et 6 mois afin de mesurer la perte de poids et d’autres paramètres tels que la tension artérielle, la masse musculaire et graisseuse.

Les trois premiers mois les participants ont modifié uniquement leur alimentation puis au terme de ces trois mois, ils y ont également intégré des exercices physiques.

Conclusion

Le régime végétarien semble donc être une bonne option pour la perte de poids.

Cependant il faudra d’autres études pour confirmer ces résultats.

Pourquoi ?

Tout d’abord le groupe suivant le régime conventionnel a moins bien adhéré aux instructions que le groupe végétarien.

De plus le groupe végétarien a montré une plus grande réduction de la masse musculaire que l’autre groupe. Le tissu musculaire étant plus lourd que le tissu graisseux. Deux faits pouvant expliquer, en partie, la différence de perte de poids.

Dr. Clément Bacle

Référence :

http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/07315724.2017.1302367

 

Le magnésium pourrait améliorer les symptômes de la dépression

Impliquer dans notre capacité à s’adapter aux situations stressantes, le magnésium aurait également un impact sur notre humeur et notamment dans la dépression.

C’est en tout cas ce qu’une équipe du Vermont a essayé de démontrer. Cette étude fut menée sur 126 adultes présentant des symptômes de dépression légères à modérées. Les participants ont été divisés en deux groupes. L’un prenant une supplémentation en magnésium, l’autre n’en prenant pas.

Comment s’est déroulée l’étude ?

Le groupe supplémenté en magnésium a pris 500mg de magnésium par voie orale tous les jours.

Suivi sur une période de 12 semaines, les participants furent contactés tous les 15 jours par téléphone afin d’évaluer l’évolution de leurs symptômes.

Les participants ont continué leur traitement anti-dépresseur normalement durant l’étude.

Les résultats

Une nette différence a été observée à partir de la deuxième semaine de traitement entre les deux groupes. Les symptômes de la dépression ont été mesurés via une échelle de mesure : Patient Health Questionnaire 9 (PHQ-9). Cette échelle est composée de 9 questions permettant de diagnostiquer et de classifier la dépression.

Les personnes supplémentées en magnésium ont obtenu un score en moyenne de 6 points inférieures à ceux sans supplémentation. Ce qui représente une différence significative.

Un problème de méthodologie

Cette étude ne permet pas de conclure avec certitude de l’effet du magnésium sur la dépression. Pourquoi ? L’étude n’a pas été menée en double aveugle. Les deux groupes de participants savaient si ils prenaient ou non du magnésium.

Il y a donc un risque que l’effet observé chez les patients supplémentés en magnésium soit du à l’effet placebo.

Que ce bénéfice soit engendré par l’effet placebo ou par le magnésium, il y a tout de même un effet bénéfique à la clé. Avec des effets indésirables limités et un bienfait suspecté, le magnésium semble être un traitement de choix en complémentarité d’un traitement spécifique et d’une thérapie psychologique.

Dr Clément Bacle

Les dommages de l’alcool sur votre cerveau

14 unités d’alcool par semaine (équivalent à environ 6 pintes de bières), c’est ce qui est recommandé par les instances scientifiques pour vous prémunir des risques courts et longs termes de l’alcool.

Pourtant une nouvelle étude anglaise remet en question ces recommandations. Menée depuis 1985 sur 550 patients, cette étude a analysé les répercussions de la consommation d’alcool sur certaines zones de notre cerveau.

Celle-ci a mis en évidence une donnée inquiétante, même une consommation modérée d’alcool peut entrainer des dommages sur notre cerveau. De plus il n’existe aucun effet protecteur pour le cerveau en cas de consommation modérée, fait souvent relayé par les médias.

Comment les chercheurs ont analysé ces répercussions sur notre cerveau ?

Par l’analyse structurelle du cerveau des participants via l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Celle-ci a scanné la densité de matière grise, blanche ainsi que l’hippocampe, zone impliquée dans le processus de mémorisation.

Outre l’IRM, les chercheurs ont également observé les performances intellectuelles des sujets via 10 évaluations, parmi lesquelles des tests de rapidité cognitifs ou encore de mémorisation.

Au cours de ces trente années d’études, les participants ont été catégorisés dans différents groupes en fonction de leur consommation d’alcool.

  • Les personnes abstinentes, consommant moins d’une unité par semaine (moins d’un verre de vin par exemple).
  • Les buveurs légers, consommant entre 1 et 7 unités par semaine.
  • Les buveurs modérés, consommant de 7 à 14 unités par semaine pour les femmes et jusqu’à 21 pour les hommes.
  • Les buveurs lourds, consommant plus de 21 unités par semaine pour les hommes et 14 pour les femmes (cependant cette norme a déjà été revue à la baisse, avec 14 unités pour les deux sexes).

 

À quoi correspond 1 unité d’alcool ?

Une unité d’alcool est égale à 10 grammes d’alcool, équivalent à un verre de 25cl de bière.

 

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Que faut-il retenir de cette étude ?

  • La consommation moyenne hebdomadaire de cet échantillon d’individu est de 11,5 unités pour les hommes et de 6,4 unités pour les femmes.

 

Concernant la structure du cerveau :

  • Plus les personnes consomment d’alcool, plus leur hippocampe s’atrophie et par extension plus le risque de perte de mémoire augmente. Ainsi les personnes buvant plus de 30 unités par semaine, présentent un risque 5 fois plus élevé d’atrophie de l’hippocampe comparé aux abstinents. Tandis que celles consommant entre 14 et 21 unités, un risque 3 fois plus élevé.
  • Le cerveau des personnes consommant moins de 7 unités par semaine est similaire à celui des personnes abstinentes.

 

Concernant les performances cognitives :

  • Les chercheurs ont mis en évidence une baisse de la fluidité lexicale à partir d’une consommation supérieure à 7 unités par semaine (3 pintes de bières ou 6 verres de vin par semaine). L’exercice consistait à nommer autant de mot que possible commençant par la même lettre.
  • Baisse de la fluidité lexicale de 14% pour les personnes consommant de 7 à 14 unités par semaine.
  • Baisse de la fluidité lexicale de 17% pour les personnes consommant de 14 à 21 unités par semaine.

 

Nous recommandons donc de limiter sa consommation d’alcool par semaine pour éviter les conséquences courts (risque d’accident de la route, violences…) et longs termes (maladies cardio-vasculaires, baisse des performances cognitives, cancers, lésions du foie…) que cela engendre.

Dr Clément Bacle

Référence

http://www.bmj.com/content/357/bmj.j2353

 

Les trackers d’activité sujets à des erreurs de mesure

Les trackers d’activité ou capteurs d’activité sont le plus souvent des bracelets ou des montres connectées qui vont suivre votre activité physique, dépense énergétique ou encore fréquence cardiaque durant la journée.

Une étude indépendante américaine (sans conflit d’intérêts) a analysé la précision des mesures de dépense calorique et de fréquence cardiaque de 7 modèles de trackers d’activité dont l’Apple Watch, la Fitbit ou encore la Samsung Gear S2.

Comment s’est déroulé cette étude ?

Les chercheurs ont recruté 60 participants pour effectuer une série d’exercice (au repos assis ou debout, pendant une course ou encore à vélo) pendant laquelle un tracker d’activité et un dispositif médical scientifiquement approuvé (électrocardiogramme et calorimétrie) ont mesuré simultanément leur dépense calorique et leur fréquence cardiaque.

Les résultats 

Les résultats ont mis en évidence que les trackers d’activité étaient, en règle générale, plus fiable dans la mesure du rythme cardiaque que dans la mesure de la dépense calorique.

  • Fréquence cardiaque

L’Apple Watch présente le plus faible taux d’erreur pour la mesure de fréquence cardiaque, avec 2% de marge d’erreur.

La Samsung, elle finit en bas du classement avec 6,8% d’erreur.

  • Dépense calorique

La FitBit Surge arrive en tête avec seulement 27,4% d’erreur.

Tandis que la PulseOn a le pire résultat avec 92,6% d’erreur comparé au dispositif de mesure  calorimétrique.

Les 7 modèles de trackers étudiés

  • Apple Watch
  • Basis Peak
  • Fitbit Surge
  • Microsoft Band
  • Mio Alpha 2
  • PulseOn
  • Samsung Gear S2

Notre conseil

Nous recommandons tout de même l’utilisation de tracker d’activité qui reste un bon indice de votre niveau d’activité global au quotidien. Le choix de votre tracker doit donc se faire en fonction de l’utilisation que vous en faite (natation, course à pied, marche…) et des fonctionnalités que vous voulez prioriser (durée de vie de la batterie, fréquence cardiaque…). Cependant elles ne remplacent pas un examen médical.

Dr. Clément Bacle

Référence

Accuracy in Wrist-Worn, Sensor-Based Measurements of Heart Rate and Energy Expenditure in a Diverse Cohort

Anna Shcherbina 1,†, C. Mikael Mattsson 1,2,†, Daryl Waggott 1,3,†, Heidi Salisbury 3, Jeffrey W. Christle 1, Trevor Hastie 4,5, Matthew T. Wheeler 1,3 and Euan A. Ashley 1,3,5,*

http://www.mdpi.com/2075-4426/7/2/3/htm

Éloigner vos adolescents d’Instagram pour préserver leur équilibre mental

Une enquête menée par la Royal Society chez 1500 jeunes âgés de 14 à 21 ans, a montré l’impact des réseaux sociaux sur des problèmes tels que la solitude, la dépression, l’anxiété, l’image de soi, le harcèlement ou encore la peur de l’échec.

Ces réseaux où les « influenceurs » marquent l’idéal à suivre, où le dictat du physique règne en maitre et où la vie est une mise en scène millimétrée, exaltent le culte de la superficialité. La perfection photoshopée, notamment des Instagrameuses, mis en avant sur ces plateformes engendre des déséquilibres psychiques chez les adolescents et les jeunes adultes.

Instagram, le pire des réseaux pour l’équilibre mental

Parmi les réseaux dans le collimateur de ce sondage : Facebook, Instagram, Snapchat, YouTube ou encore Twitter. C’est Instagram qui serait le plus dommageable pour nos jeunes.

YouTube en tête

Dans cette enquête, c’est YouTube qui semble avoir le meilleur impact.

Une jeunesse de plus en plus anxieuse

Une autre étude a observé que le taux d’anxiété chez les jeunes a augmenté de 70% ces 25 dernières années. Fruit du hasard ? Difficile à croire.

Une étude danoise cette fois, a montré une augmentation de la satisfaction globale chez des utilisateurs de Facebook ayant stoppés ce réseau durant une semaine.

Les résultats

Basés sur des questions de bien-être et de santé, les chercheurs ont classé les différentes plateformes de l’impact du plus positif au plus négatif :

  1. YouTube
  2. Twitter
  3. Facebook
  4. Snapchat
  5. Instagram

Les gouvernements réagissent

Des sanctions pourraient toucher ces réseaux pour les obliger à préserver leur utilisateur en les avertissant lorsqu’il s’agit de photo retouchée ou en cas de trop longue durée d’utilisation.

La priorité pour l’avenir

Il convient d’éduquer les parents et les enfants sur les bénéfices et sur les risques des réseaux sociaux, notamment en terme de cyber protection et de bien-être mental.

Dr. Clément Bacle

Références :

https://www.rsph.org.uk/our-work/policy/social-media-and-young-people-s-mental-health-and-wellbeing.html

http://online.liebertpub.com/doi/full/10.1089/cyber.2016.0259

Le danger des « laits » végétaux pour votre enfant

Lait d’avoine, de soja, de maïs, ou encore de quinoa, vous connaissez très certainement ces produits tendances misent en avant pour leurs bienfaits.

Pourtant sous couvert de naturalité certains mésusages peuvent entraîner des drames.

C’est un triste fait divers qui a coûté la vie à un nourrisson. Nourri exclusivement avec des laits végétaux  à partir de l’âge de 3 mois, l’enfant a été conduit aux urgences suite à des vomissements, malheureusement trop tard. L’autopsie du nourrisson a relevé une déshydratation et un état de dénutrition avancé.

En effet, la ressemblance avec le lait d’origine animale s’arrête à l’appellation. La composition du « lait » végétal est extrêmement différente de celle du lait de vache par exemple. Pauvre en sucre et en lipide, le lait végétal est beaucoup moins énergétique que le lait d’origine animale.

Par leur faible teneur énergétique, les « laits » végétaux ne conviennent absolument pas aux bébés et aux enfants ayant des besoins important pour grandir. De plus ces « laits » entraînent des carences en fer, en calcium et en acides gras essentiels, en cas de consommation exclusive.

On compte aujourd’hui 9 cas d’enfants hospitalisés à cause d’une carence liées à la consommation de « laits » végétaux.

Pourquoi cette « mode » du lait végétal ?

Certains mettent en avant l’intolérance au lactose alors que plus de 98% des enfants le tolèrent et d’autre par idéologie. Boire du lait végétal est à la mode, une mode dangereuse pour nos enfants.

L’Europe prend des mesures contre certaines dénominations trompeuses

La Cour de Justice européenne a pris un arrêté afin d’interdire les dénominations « lait », « fromage », « beurre », « crème » ou « yaourt » pour les produits d’origines végétales. Cet arrêté fait suite à une plainte déposée par la société allemande Verband Sozialer Wettbewerb, pour motif de concurrence déloyale contre la compagnie Tofu Town.

Les appellations comme « lait de noisette », « lait de soja », « beurre de tofu » ou encore « yaourt végétal » vont donc disparaître de nos emballages.

La raison invoquée est « le risque de confusion du consommateur ». L’objectif est de limiter la survenue d’autre drame lié aux mésusages de ces produits.  Il faut donc garder à l’esprit que le terme « lait » accolé à n’importe quelle plante est un abus marketing. Par définition le lait ne peut être produit qu’à partir d’une pis (animal ou humain).

Dr Clément Bacle

Référence

https://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2017-06/cp170063fr.pdf

Alerte allergies aux pollens, la France dans le rouge !

Les arbres de la famille des graminées sont en période de pollinisation et leurs pollens se dispersent en grande quantité dans l’air. Nez qui démange, éternuements et conjonctivites sont au programme pour environ 30% de la population française souffrant d’allergies.

Aussi connu sous le nom de rhume des foins, cette pathologie touche toutes les tranches d’âge avec une prédominance pour les adolescents et les jeunes adultes.

Les coupables sont les pollens anémophiles transportés par le vent. Légers et de petites tailles, ces pollens peuvent parcourir des dizaines voire des centaines de kilomètres.

La RNSA (Réseau national de surveillance aérobiologique) a placé dans son dernier bulletin quasiment toute la France en alerte rouge.

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Voici donc quelques recommandations pratiques

  • Eviter de sortir dans les parcs entre 11 et 16h
  • Ne pas faire sécher son linge dehors pendant cette période
  • Se rincer les cheveux en fin de journée
  • Aérer sa chambre lorsqu’il n’y a pas de vent
  • Eviter de faire du sport en extérieur
  • Ne pas tondre la pelouse
  • Ne pas rouler en voiture les fenêtres ouvertes

Si vous êtes allergiques aux pollens, vous pouvez retrouver ici les principaux pollens allergisants et un tableau comparatif de différents végétaux selon leur potentiel allergisant.

Dr Clément Bacle

 

Les bienfaits de la compagnie du chien pour la personne âgée

C’est en Angleterre qu’une équipe de scientifique a comparé l’activité de deux groupes de personnes âgées (moyenne d’âge 70 ans). L’un composé de 40 personnes possédant un chien, l’autre de taille identique n’en possédant pas. Ces deux groupes ont été suivis durant 1 an.

Les scientifiques analysèrent durant cette période le poids, la distance parcourue chaque jour mais aussi l’état de santé générale.

Résultats

Selon l’étude les personnes âgées possédant un chien ont une activité plus soutenue que les personnes ne possédant pas de chien, avec en moyenne 22 minutes de marche supplémentaires par jour pour le premier groupe.

Un résultat sans grande surprise. Il semble logique que les obligations de promenade lorsque l’on possède un chien augmentent inévitablement la fréquence des marches. Ce résultat est, cependant à prendre avec prudence, car on peut supposer qu’une personne ayant un mode de vie plus actif sera plus susceptible d’avoir un chien.

Nos recommandations

Avec ou sans la compagnie d’un chien, nous recommandons pour les personnes de plus de 65 ans au moins 20 minutes d’activité physique par jour ou environ 150 minutes par semaine. De nombreuses études ont prouvé l’impact positif de l’activité physique quotidienne sur la santé, notamment au niveau cardiaque, vasculaire ou encore musculaire. En quelques mots, les personnes ayant une activité physique régulière ont un taux plus faible de mortalité toutes causes confondues, une meilleure santé fonctionnelle (déplacement, coordination ..), moins de risque d’obésité, moins de risque de chuter et ont de meilleures capacités cognitives.

Quelques sports sont à privilégier : La marche nordique, le yoga, la gymnastique ou encore le Tai Chi.

Qu’importe l’activité physique que vous avez choisi, nous vous recommandons chaudement de toujours tenir compte de votre condition physique avant de vous lancer. Parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.

Dr Clément Bacle

Références

Dall PM, Ellis SLH, Ellis BM, et al. The influence of dog ownership on objective measures of free-living physical activity and sedentary behaviour in community-dwelling older adults: a longitudinal case-controlled study. BMC Public Health. Published online June 9 2017
http://www.nhs.uk/news/2017/06June/Pages/Owning-a-dog-may-encourage-older-people-to-exercise.aspx
http://www.healthdata.org/gbd

Ça bouge sur les vaccins !

Ces derniers temps, l’actualité santé sur les vaccins se bouscule. Et les deux informations qui suivent sur ce sujet sensible ne risquent pas de faire retomber l’agitation.

Il faut savoir qu’à l’heure actuelle, il existe 11 vaccins destinés aux enfants d’usage courant. Trois d’entre eux sont obligatoires : la Diphtérie, le Tétanos, et la Poliomyélite. Il s’agit du fameux DTP. Les huit autres dits « recommandés » sont : la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l’hépatite B, l’hémophilus influenza, le pneumocoque ainsi que le méningocoque C.

Aujourd’hui, les choses changent et la ministre de la santé actuelle songe à rendre obligatoire les huit vaccins recommandés. L’idée serait de rendre la vaccination obligatoire pour une période à définir de 5 voire 10 ans.

En effet,  les vaccins dits « recommandés » couvrent des maladies tout aussi graves que les vaccins obligatoires, et pourtant, ils sont moins pris au sérieux. Il serait donc logique que toutes ces maladies aient le même niveau de protection. Et non content de protéger la personne, le vaccin est le meilleur moyen d’éradiquer une maladie d’un territoire. Pour cela il faudrait une couverture vaccinale de près de 95%, un taux que seul le caractère obligatoire permet d’obtenir. Même le taux de couverture des vaccins recommandés atteignant les 75% de la population (soit les trois quarts), n’empêche pas la rougeole de continuer à tuer.

Concernant le côté pro-vaccination.

Les vaccins connaissent beaucoup de détracteurs, et on ne compte plus les affaires dans lesquelles certains vaccins auraient causé des séquelles aux personnes qui les ont reçus. Cela peut aller de maladies chroniques invalidantes ou dans le pire des cas à des décès. Il y a un nombre certain de personnes qui sont anti-vaccination, mais quand il s’agit de porter l’affaire au niveau des tribunaux, ils se heurtent à un écueil de taille.

En effet, ne peuvent être recevables comme preuves que le vaccin est à l’origine de l’atteinte, uniquement des preuves validées scientifiquement (expériences, études et essais cliniques). Malheureusement ces preuves scientifiquement approuvées sont pour ainsi dire, inexistantes. Beaucoup de procès se sont ainsi soldés par des échecs.

Jusqu’à maintenant.

La Cour de Justice de l’Union Européenne a rendu le mercredi 21 juin une décision qui pourrait bien changer la donne dans ce genre de confrontation.  En effet, désormais, en l’absence de preuves scientifiquement établies, les juges peuvent s’appuyer et recevoir comme preuves des faits rapportés par le plaignant si ces derniers constituent « des indices graves, précis et concordants » qui peuvent permettre de faire le lien entre la prise du vaccin et l’apparition des troubles.

Elle précise que « la proximité temporelle entre l’administration d’un vaccin et la survenance d’une maladie, l’absence d’antécédents médicaux personnels et familiaux de la personne vaccinée ainsi que l’existence d’un nombre significatif de cas répertoriés de survenance de cette maladie à la suite de telles administrations peuvent constituer des indices suffisants pour établir une telle preuve ». Voilà qui devrait rendre la tâche beaucoup plus simple pour les plaignants dans ce genre d’affaire.

 

Avec ces deux actualités toutes fraîches, la situation sur les vaccins est vouée à évoluer très prochainement, tout autant que les polémiques.