Cigarette électronique : réduction des substances cancérigènes

Beaucoup de gens s’en doutaient, mais cette fois c’est prouvé : la cigarette électronique est bien moins nocive que le tabac !

 

En effet une étude anglaise a permis de mettre en évidence son bénéfice, et pour cela les chercheurs ont voulu observer la quantité de produits toxiques présents dans le corps de différentes personnes. Ces substances sont surtout celles mises en cause dans les différents cancers liés au tabac.

 

Lors de cette étude plusieurs groupes ont été comparés : les vapoteurs strictes, ceux qui n’utilisent que des substituts nicotinique, un groupe qui mélange cigarettes classiques et électronique, et un groupe qui mélange cigarettes classiques et substituts nicotiniques. Et les résultats sont sans appels, sur bien des points :

  • on note une diminution de 97% des produits toxiques dans les organismes des personnes étant passées de la cigarette classique à la cigarette électronique ou aux substituts nicotiniques
  • cette diminution est rapide, ne prenant que quelques mois
  • le fait d’alterner la cigarette classique et la cigarette électronique ou d’autres substituts n’a que peu, voir pas d’effets sur la quantité de produits toxiques dans l’organisme
  • la cigarette électronique n’expose pas à plus de toxiques spécifiques de la cigarette que les substituts nicotiniques

 

Il faut cependant faire attention à plusieurs choses : 

  • Si les toxiques ne sont plus présents, il y a toujours de la nicotine dans la cigarette électronique. Et le risque lié spécifiquement à la nicotine dans le « vapotage passif » n’est toujours pas écarté
  • La quantité de nicotine n’est pas aussi bien contrôlée que dans les substituts nicotiniques. Une cigarette électronique n’est pas un produit aussi précis et fiable que les substituts (gommes, sprays, patch)
  • La cigarette électronique est un produit encore relativement neuf. Tous les risques liés à son utilisation n’ont pas pu être prouvés ou écartés. On ne connait pas encore bien les effets à long terme potentiels.

 

Est-ce que la cigarette électronique est un outil efficace pour arrêter complètement de fumer ?

Non comme ça n’efface pas deux des composantes les plus addictives de la cigarette, la nicotine et le geste. Et la quantité de nicotine n’est pas aussi régulée que dans le cadre d’un sevrage par substituts. Elle ne peut pas être considérée pour ça comme un outil médical. Des études plus longues et plus larges doivent être menées.

 

Est-ce que la cigarette électronique est un outil efficace pour préserver sa santé ?

Oui, comme passer à la cigarette électronique permet de retrouver des niveaux de produits toxiques d’une personne « sans cigarettes ». Et il est plus que fort probable que les effets secondaires soient nettement moins nombreux et moins importants que ceux de la cigarette.

 

Mais malgré tout la seule option valable reste l’arrêt total de toute forme de produits tabagiques.

Informations sur l’Uvestérol

Uvestérol D, qu’en est-il ?

Vous avez sans doute entendu parler de ce nourrisson décédé un peu avant Noël suite à l’administration d’un médicament nommé l’Uvestérol D. Depuis cet accident, la vente de ce médicament est suspendue.

 

Voici quelques éléments pour vous permettre de mieux comprendre la situation.

 

L’Uvestérol D, c’est quoi ?

Ce produit est un concentré de vitamine D administré à l’enfant pour combler ses carences en vitamine D. Cette carence étant très fréquente, de nombreuses familles utilisent l’Uvestérol D au quotidien. Sa particularité se trouve dans son mode d’administration par pipette, permettant ainsi de définir la dose à utiliser.

 

Qu’est ce qui est en cause ?

Le produit en lui-même (la vitamine D) n’est pas en cause. Ce qui est suspecté d’avoir causé le décès serait lié au mode d’administration. En effet, une mauvaise administration de ce produit peut entraîner un étouffement, des arrêts cardiaques et respiratoires.

 

Que faire ?

– Si de l’Uvestérol D vous a été prescrit et que vous l’avez chez vous, ne l’utilisez pas, contactez votre médecin pour obtenir un équivalent et rapportez-le à votre pharmacie.
– Si une autre forme de vitamine D a été prescrite, vous pouvez la donner sans crainte à votre enfant : la substance elle-même n’est pas en cause.
– Si vous avez donné de l’Uvestérol D à votre enfant il y a quelques jours, ne vous inquiétez pas, les accidents de ce  type ne surviennent qu’au moment de l’ingestion du produit.

 

Le Ministère de la Santé a demandé la suspension de ce médicament, mais sachez que les professionnels de Santé sont prévenus et qu’ils sont à votre écoute pour toute question. Il est probable que d’autres produits ayant le même mode d’administration soient également suspendus.

 

Pour plus d’informations, un numéro vert a été mis à disposition : 0800 636 636.

Nouvelles règles pour les donneurs

Souhaitez-vous donner vos organes ?

 

Que vous soyez pour ou contre, le premier janvier va paraître un texte de loi précisant les dispositions à prendre.

C’était déjà le cas avant, mais c’est maintenant précisé explicitement que tout le monde est présumé donneur. A votre mort tout organe que vous avez en bon état peut être prélevé pour servir ainsi à une greffe.

 

Si vous ne souhaitez pas être donneur il y a plusieurs démarches possibles pour enregistrer votre refus :

– vous inscrire sur le Registre National du Refus ( https://www.registrenationaldesrefus.fr/ ), ce dernier étant consulté par les médecins pour prendre leur décision

– faire une déclaration écrite, datée et signée bien identifiable exprimant ce refus. Ce document est à conserver pour pouvoir être présenté le cas échéant

– faire un témoignage oral de votre choix, il pourra apporter la preuve ou la certitude de votre refus, charge à la famille d’attester la véracité de cette déclaration

Il faut savoir que la famille et l’entourage seront toujours consultés, d’où la nécessité de les mettre au courant. Mais contrairement à avant le doute ne suffit pas, une preuve du refus doit être apportée sous une forme ou une autre. Auparavant un certain nombre de prélèvements étaient refusés par les proches parce qu’ils ne savaient pas, où se basaient sur leurs propres opinions et croyances et non pas celles du défunt.

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Autre nouveauté, on peut décider d’un refus partiel, et choisir que l’on accepte de donner que tel ou tel organe.

 

Ce sujet est quelque chose d’assez important en termes de santé. A l’heure actuelle plus de 21.000 personnes sont en attente de greffe, et plus de 500 personnes en 2015 sont décédées faute de greffe. Cette même année plus de 5700 greffes ont été effectuées, surtout de reins, mais ce n’est pas encore assez. Entre 1000 et 1500 greffes de plus par an sont espérées avec cette nouvelle loi de clarification.

 

Alors ? Que décidez-vous ?

Journée mondiale de la contraception

Aujourd’hui est célébrée partout dans le monde, la journée de la contraception.

La contraception est là pour éviter les grossesses non désirées, et réguler l’augmentation de la population. Elle permet aux femmes un meilleur contrôle sur leur vie amoureuse et sexuelle.

Le droit d’accès à la contraception a été durement acquis par les femmes dans beaucoup de pays, mais reste encore interdite ou méconnue à certains endroits du globe. Le constat est tragique : chaque année se dérouleraient 80 millions de grossesses non désirées, dont un quart donneraient lieu à des avortements clandestins dans des conditions d’hygiène et de sécurité précaires. On estime à 70.000 le nombre de femmes par an, mourant à la suite de ce genre de pratique !

L’information des femmes sur la contraception est un véritable enjeu de santé. Le préservatif ainsi que la pilule sont les deux méthodes les plus connues, mais sachez qu’il en existe bien d’autres, ainsi, il est possible pour chaque femme de trouver celle qui lui convient le mieux.

Voici donc différents articles et conseils qui peuvent vous aider à y voir plus clair :

 

Le site d’information du ministère de la santé qui regroupe les différentes méthodes de contraception à disposition : http://www.choisirsacontraception.fr/

Pour une rentrée en pleine forme !

Ça y est, vos chères têtes blondes ont repris le chemin de l’école ! Mais avez-vous pensé à faire leur rentrée santé ? Pour faire en sorte que vous n’oubliez aucun contrôle, voici une liste des points à vérifier chaque année :

 

Bilan de santé
Il est important de faire une visite de contrôle chaque année chez le médecin afin de faire le point sur l’état de santé général de votre enfant. L’occasion, en plus, de vérifier que ses vaccins sont à jour. L’école reste un lieu propice où attraper une maladie, autant y aller bien protégé.

La rentrée, c’est aussi le moment pour votre enfant de choisir une activité extra-scolaire. Et pour l’y inscrire, vous aurez besoin d’un certificat médical délivré par votre médecin, pensez donc à le demander lors de votre visite.

 

Dentiste

Il est conseillé de rendre visite à votre dentiste une fois par an. Profitez de la rentrée pour prendre ce rendez-vous, et ne tardez pas trop, il devient de plus en plus difficile d’en programmer un. Pensez également à l’orthodontiste, les troubles de la mâchoire se corrigeant plus facilement chez l’enfant.

 

Ophtalmo

La vue est très importante dans les études… Et dès le CP les yeux sont mis à rude épreuve avec l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. Une mauvaise vision peut entraîner de l’inattention, de fortes fatigues et parfois même, des maux de tête. Prévoyez donc un bilan de la vue chaque année afin de corriger au plus tôt les petits défauts de vue que pourrait avoir votre enfant.

 

Orthopédiste/podologue

Une mauvaise position des pieds peut entrainer des conséquences sur le corps de l’enfant. Si vous vous rendez compte d’une mauvaise posture, il est important que vous consultiez, les défauts de posture se réparant mieux chez l’enfant.

 

Les poux

Qui dit rentrée, dit hélas très souvent poux ! Une bonne hygiène des cheveux n’étant pas suffisante, utilisez dès les premiers jours de classe un répulsif, en prévention d’une éventuelle infestation. Dès les premiers signes, ne trainez pas et courez acheter un peigne spécial ainsi qu’un traitement complet, vous éviterez ainsi de vous retrouver face à des rayonnages vides.

 

Rythme de vie

Au revoir grasses matinées et veillées tard dans la nuit, bonjour réveils difficiles !

Même si les cours ont déjà commencé ne soyez pas trop brusques, et veillez à ce que votre enfant se réveille bien. L’éveil est une part importante dans la qualité du sommeil et permet de commencer la journée du bon pied.

Afin de faciliter le début de l’année scolaire, pensez l’année prochaine à mettre progressivement en place le « rythme école » avant même la reprise.

 

Alimentation

Fini les écarts, c’est l’heure de retrouver une bonne alimentation ! Le développement de votre enfant passe aussi par son assiette, donc voici quelques conseils :

  • Afin que le corps retrouve un rythme, faites en sorte que les repas soient donnés à heure fixe.
  • Le petit-déjeuner est in-dis-pen-sable, dans l’idéal il doit comporter un produit céréalier (carburant), un produit laitier (croissance), un fruit (bonne santé)et de l’eau (hydratation)
  • Le déjeuner ainsi que le dîner, quant à eux doivent se compenser, c’est-à-dire que si le déjeuner a été important le dîner sera léger, et inversement (privilégier tout de même les déjeuners riches). Ils doivent comporter une portion de légumes, de viande (ou poisson), de féculent ainsi qu’un produit laitier.
  • Le goûter, quant à lui, doit être un petit-déjeuner miniature, donc produit céréalier, produit laitier et fruit mais en quantité moindre. Si votre enfant n’a pas faim, ne le forcez surtout pas.

 

Petits plus

Coup de moins bien ? Un petit pépin de santé, ou encore une fatigue qui ne passe pas ? Sachez qu’il existe des compléments vitaminés, spécialement formulés pour les enfants, qui peuvent aider à récupérer. Et pensez aussi à préparer l’arrivée des maladies hivernales avec, notamment, la gelée royale !

 

J’espère que ces différents conseils sauront aider toute la famille à bien démarrer cette année.

La consultation médicale à 25 euros en mai 2017

Vous avez sans doute entendu parler de l’augmentation des prix de la consultation chez le généraliste. Ce passage de la consultation de 23 à 25 euros est la conséquence de la signature le dimanche 21 août d’un texte qui encadre et redéfini les tarifs qui sont pratiqués chez les généraliste par la FMF (Fédération des Médecins de France), et qui sera mis en œuvre le 1er mai 2017. Petit tour rapide de ce que ce texte contient.

 

Consultation de base à 25€

C’est la mesure qui fait le plus parler, la consultation de base du généraliste arrive au même prix que les consultations de spécialistes, la médecine généraliste étant maintenant reconnue comme une spécialité médicale à part entière. Cette mesure est une demande de longue date des généralistes dont la consultation n’avait pas augmenté depuis près de 7 ans.

 

Nouvelle échelle tarifaire

Les tarifs des autres types de consultation du généraliste ont été eux aussi réévalués et classés en différentes catégories 25, 30, 46 et 60€. La tranche 25€  ayant déjà été évoquée ci-dessus,  nous allons nous intéresser aux trois autres :

– 30€ : cette tranche regroupe généralement les consultations qui, sans être plus compliquées, sont généralement plus longues : typiquement les consultations des enfants de moins de 6 ans, ou alors qui rentrent dans le parcours de soins coordonnés (c’est-à-dire lorsque le généraliste doit adresser le patient à un spécialiste).

– 46€ : pour les consultations dites « complexes », notamment lors d’auscultations poussées, comme le dépistage d’un mélanome (atteinte grave de la peau), ou lorsqu’il s’agit de sensibiliser et informer le client sur un point de santé particulier, comme la mise en place d’une contraception, ou la prise en charge d’une obésité.

– 60€ : pour les consultations « très complexes » : généralement tout ce qui concerne les maladies très graves comme les cancers, le SIDA, ou les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson), c’est-à-dire l’annonce du diagnostic, les consultations pour la mise en place et le suivi du traitement de ces maladies.

 

Qu’est-ce que cela change pour le patient ?

Potentiellement pas grand-chose, en effet les tarifs ci-dessus sont conventionnés et sont soumis aux mêmes règles de remboursement que les anciens. Ces tarifs sont remboursés à 70% par la sécurité sociale et à 30% par les mutuelles. Donc pour une très grande majorité des patients cela ne devrait pas peser sur leur budget, comme ces derniers seront toujours remboursés.

 

Une aide aux généralistes

Un autre volet de ce texte comprend des aides qui sont là pour faciliter le travail des généralistes et les rendre plus efficaces et disponibles. Ceci, dans l’optique de lutter contre le surmenage et le burnout (hélas, très fréquents dans cette profession), et contre le phénomène des déserts médicaux qui touche de plus en plus la France. On note donc, par exemple, des aides pour faciliter la mise en place d’un secrétariat, déchargeant ainsi le praticien des tâches administratives, ainsi, il pourrait mieux gérer son emploi du temps. De plus, afin de lutter contre les déserts médicaux, les médecins qui accepteraient de s’y installer et qui s’engagent à y rester au moins trois ans, recevraient une aide financière.

Accidents de la circulation : les pictogrammes sur les médicaments respectés ?

Entre 3 et 4 % des accidents routiers sont liés à la prise de médicaments. La liste des produits porteurs de ces pictogrammes va prochainement être revue et une campagne de sensibilisation va être mise en place. Mais y avez-vous déjà réellement porté attention ?

 

Qui sont-ils ?

Apparus en 2005 sur les boites de médicaments, ces pictogrammes ont pour but de vous avertir d’un éventuel danger en cas de conduite. Facilement reconnaissables, ils représentent une voiture dans un triangle jaune, orange ou rouge en fonction du niveau de risque.

Et des médicaments qui en portent, vous avez toutes les chances d’en avoir dans votre armoire à pharmacie ! Les plus évidents étant ceux ayant pour but d’endormir, mais d’autres peuvent également gêner de par leurs effets secondaires. Les plus connus étant les sirops pour la toux et l’ibuprofène, mais il est à noter également que certains médicaments considérés comme excitants peuvent faire baisser votre vigilance et donc vous faire encourir un risque d’accident.

 

Les trois niveaux

L’Afssaps a établi une classification des médicaments selon le niveau de risque sur la conduite :
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  • Niveau 1, jaune : « Soyez prudent, ne pas conduire sans avoir lu la notice »: Le risque est faible et dépend de la sensibilité du patient. La notice lui indiquera les cas où il devra s’abstenir de conduire.

La prise du médicament ne remet généralement pas en cause la conduite de véhicules, mais nécessite que le patient soit informé avant de prendre le volant afin qu’il reste vigilant quant à une manifestation éventuelle des effets signalés dans la notice.

  • Niveau 2, orange : « Soyez très prudent, ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé »: il y a là des risques avérés que vous puissiez être impactés par le médicament, que ce soit par un effet secondaire considéré comme fréquent et/ou assez impactant, ou bien par l’action normale du produit.

Il s’agit généralement de médicaments disponibles uniquement sur ordonnance. Seul le médecin prescripteur peut apprécier, selon l’état du patient et sa réponse au médicament, si la prise de celui-ci est compatible avec la conduite.

  • Niveau 3, rouge : « Attention, danger : ne pas conduire, pour la reprise de la conduite demandez l’avis d’un médecin »: là au moins c’est clair, les effets du médicament rendent la conduite automobile dangereuse.

L’action du médicament ne vous place pas en état de conduire de manière sécuritaire, ce sont des produits qui vous endorment ou vous affaiblissent notablement, ou encore des collyres qui brouillent votre vision de manière significative. Cet avertissement vaut également si votre profession implique la conduite d’appareils ou l’utilisation de machines.

 

Ces trois pictogrammes ne sont pas à prendre à la légère, à vous donc d’être vigilants pour éviter de vous mettre dans une situation à risque. Cependant, les effets de ces médicaments ne sont pas égaux chez tous les consommateurs. Le type de précautions à prendre dépend donc de chaque cas individuel.

Attention, canicule !

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Cela a pris de court tout le monde, mais depuis ce mardi 23 août sont tombées sur la quasi-totalité du territoire, de très fortes chaleurs. Comment réagir face à ça ? Et qu’est-ce qu’une canicule précisément ?

 

 

Forte chaleur et canicule

Assez basiquement la canicule est définie par trois facteurs qui doivent se retrouver en même temps sur un territoire :

  • une température de jour supérieure à 30°/35°C
  • une température nocturne qui reste très élevée et qui ne permet pas d’évacuer la chaleur de la journée (18°/20°C)
  • une température élevée qui perdure au-delà de trois jours

La notion de canicule est variable d’une zone à une autre, puisqu’elle est subjective et dépend de la sensibilité des populations. Pour donner un exemple, à Paris on parle de chaleur caniculaire si pendant 3 jours la température ne descend pas en dessous de 31°C en journée, et en dessous de 20°C la nuit.

Depuis ce matin, tout le territoire est soumis à des très fortes chaleurs, et 14 départements sont actuellement en « alerte orange canicule ». C’est la première fois depuis 1964 que la température dépasse 35°C à Paris si tard dans l’été !

 

Dangers de la canicule

La canicule n’est pas sans danger pour nous, en effet, avec ces très fortes chaleurs, le corps est mis à rude épreuve. Chaque sortie en plein air vous exposant à un fort ensoleillement, sachez que vous courez un risque de coups de soleil, et plus grave encore de déshydratation et d’insolation.

Notre organisme n’aime pas voir sa température corporelle augmenter trop fortement, et si tel est le cas, il fait en sorte de le refroidir : ce mécanisme vous le connaissez, c’est la transpiration. Cela peut aller jusqu’à vous faire perdre plusieurs litre d’eau par jours ! C’est pour cela qu’il faut penser à vous hydrater régulièrement, vous risquez sinon le coup de chaleur. Mais qu’est-ce que c’est ? Nos réponses ICI.

 

Rester hydraté

Pas de secret, pour rester hydraté, il faut boire, au moins 1.5 à 2 litres d’eau par jour. Si vous le pouvez, buvez de l’eau fraîche, elle alimentera la régulation corporelle mais aura aussi pour effet de faire baisser la température de votre corps. Évitez les boissons sucrées ou salées, le café, le thé (même frappés) ainsi que les boissons alcoolisées, car si elles désaltèrent sur le moment, elles entraînent finalement une perte en eau via les urines et ne rechargent pas aussi bien que l’eau les réserves. Il est important de souligner également qu’il faut boire régulièrement, et avant même d’avoir soif. Si vous avez la peau rouge et sèche, la langue raide, ou les urines foncées c’est que vous souffrez déjà de déshydratation !

Lors de vos repas, si vous avez du mal à boire, valorisez des aliments riches en eau comme la pastèque et le concombre par exemple.

 

Se protéger de la chaleur et du soleil

Lorsque vous pouvez l’éviter, ne sortez pas aux heures les plus chaudes. Voici donc, pour vous aider, quelques astuces pour garder votre logement au frais :

Fermez fenêtres et volets au matin pour conserver le plus possible la fraîcheur de la nuit, et n’aérez que quand le soleil est couché. Si c’est possible, créez des courants d’air dans vos pièces.

Vous n’avez pas de volets extérieurs ? Mettez des serviettes mouillées devant vos fenêtres, cela permettra de faire baisser la chaleur de votre maison. Si malgré vos efforts la chaleur est insupportable dans votre logement, alors privilégiez des endroits climatisés tels que les cinémas et grandes surfaces.

Petite astuce si vous avez un ventilateur et que vous souhaitez créer de l’air frais : placez une bouteille de glace devant le flux d’air.

Lorsque vous vous décidez enfin à mettre un pied en dehors de chez vous, n’oubliez surtout pas de sortir couverts : chapeau ou casquette, vêtements clairs et amples (humides si possible !) ainsi que la crème solaire qui est essentielle si vous vous exposez au soleil !

Eviter les activités qui nécessitent des dépenses d’énergie importantes comme les courses, le jardinage, le bricolage, le sport, etc…

Petit plus : pensez aux brumisateurs à emporter partout, qui participent à vous rafraîchir en un clin d’œil !

 

Personnes fragiles

Il y a deux grandes catégories de personnes particulièrement sensibles aux fortes chaleurs : les personnes âgées et les très jeunes enfants.

Les personnes âgées souffrent de plusieurs particularités qui rendent assez difficile leur prise en charge, aussi bien par eux même que par les autres :

  • ils mobilisent moins bien leurs réserves en eau et transpirent moins, ainsi la température de leur corps est moins bien régulée
  • ils ressentent moins bien la soif, même quand ils ont besoin d’eau

Ce qui fait qu’ils sont plus sujets à la déshydratation ou coup de chaleur. Il est donc important de les inciter à boire régulièrement et de les inviter à rester dans des environnements frais.

Pour ce qui est des très jeunes et tout petits, eux n’ont pas de problème pour mobiliser leurs réserves en eau, seulement, comme elles sont très faibles, elles s’épuisent très vite, il est donc essentiel de leur donner à boire régulièrement dans la journée. L’idéal étant de laisser à portée de bébé un biberon avec de l’eau qu’il sera utiliser au besoin.

Si bébé est rapidement grognon, qu’il n’a pas uriné après ses repas et qu’il est chaud et rouge, c’est qu’il a chaud et manque d’eau. Il faut alors le réhydrater rapidement, et si possible lui faire prendre un bain, pas trop froid mais juste plus frais que la température de son corps.

 

En cas de problème, contactez Canicule Info Service au 0 800 06 66 66.

La pilule du lendemain

Vous avez sans doute entendu parler sur le net de cette Sabine (nom d’emprunt) qui s’est faite recevoir par son pharmacien avec des phrases comme « elle a passé une bonne soirée » et qui lui explique qu’il « faudrait qu’elle arrête de se foutre à poil pour rien » en pleine officine et devant une clientèle où remarques et regards n’ont pas tardé à fuser, la jeune femme finissant par partir de la pharmacie en pleurs.

La contraception d’urgence ou pilule du lendemain est un sujet qui divise beaucoup de spécialistes de santé. Mais savez-vous réellement ce que c’est ? Seules 35% des femmes se disent bien informées à son sujet.

 

Comment ça marche ?

Accessible sans ordonnance en pharmacie, la pilule du lendemain agit sur les hormones qui entrent en jeu dans la reproduction. Elle a pour effet de bloquer la libération de l’ovule qui ne peut donc pas être normalement fécondé. Son efficacité est de l’ordre de 95% dans les premières 24h après l’acte non protégé, et tombe à 85% au bout de 72h, trois jours étant la limite maximale. Au-delà il existe des pilules dites du surlendemain, mais idéalement la contraception d’urgence est à prendre dans les 12h.

 

Effets indésirables ?

Principalement nausée, vomissements, douleurs abdominales, vertiges, fatigue, et maux de tête. Si un vomissement à lieu dans les 3h après la prise, il faut se procurer une nouvelle pilule. Ce produit jouant sur les hormones, des manifestations liées au cycle peuvent survenir : décalage des règles, des saignements en dehors des règles ou des tensions au niveau des seins.

 

Les idées reçues, le vrai du faux

Le pharmacien peut refuser de délivrer la pilule du lendemain.
FAUX. Un pharmacien ne peut refuser de délivrer la contraception d’urgence. Cette délivrance doit en plus être anonyme et doit s’accompagner de conseils sur la contraception en général. Le pharmacien peut refuser si, et seulement s’il sait que l’état de santé de la patiente ne le permet pas. De plus, sachez que la pilule du lendemain est gratuite pour les mineures.

La pilule du lendemain est dangereuse pour le cycle.
FAUX. La pilule du lendemain quoi qu’on en dise n’est pas toxique, n’entraîne pas de fausses couches et ne rend pas stérile ni ne met en péril de futures grossesses. Ces arguments sont souvent avancés par des pharmaciens qui ne souhaitent pas délivrer une contraception d’urgence. Le seul vrai risque est d’être confronté aux effets indésirables pouvant être assez impactant bien que transitoires.

– La pilule du lendemain est une méthode de contraception fiable.
FAUX, elle n’est pas une méthode de contraception. C’est le rôle des stérilets, dispositifs implantables, pilules contraceptives classiques, ou les préservatifs quand ils sont bien employés. La fonction de la pilule du lendemain est de parer à un oubli ou une situation à risque, mais elle ne doit en aucun cas se substituer à une contraception classique.

La Dépakine, nouveau scandale ?

La Dépakine vous en avez entendu parler ? Ce produit serait responsable de multiples décès et malformations chez des fœtus. S’agit-il d’un nouveau scandale semblable à celui du Médiator il y a quelques années ? Nos réponses.

 

Qu’est-ce que la Dépakine ?

La Dépakine est un nom de médicament dont le principe actif est le valproate de sodium (de la même manière, que Doliprane est un médicament et le paracétamol son principe actif). Comme son nom l’indique, c’est le principe actif qui, dans le médicament, est responsable de son action. Le cœur du scandale de la Dépakine serait donc le valproate de sodium.

Le valproate de sodium connu pour soigner les troubles bipolaires est avant tout utilisé dans le traitement de l’épilepsie. C’est un produit qui est ancien, connu et reconnu pour cette indication, avec un  taux d’efficacité proche de 100%. La Dépakine, son dérivé la Micropakine, ainsi que leurs génériques, sont presque tous produits par le laboratoire français Sanofi et sa filiale Zentiva.

Ce sont les médicaments leaders sur le marché de l’épilepsie : cette gamme couvre à elle seule 80% du marché, et la vente de Dépakine représente 1.2%  du chiffre d’affaire de Sanofi.

 

Le scandale

Entre 2007 et 2014, plus de 10 000 femmes enceintes se sont vues prescrire de la Dépakine pour traiter leur épilepsie, alors même que ses effets néfastes étaient connus à l’époque. On estime pour l’enfant :

– à 10% le risque de malformation

– à 40% le risque de retard de développement physique ou mental

A l’époque, les femmes s’étant fait prescrire ce médicament n’avaient pas été informées des risques qu’elles encourraient, bien que dès les années 1980 les risques de malformation étaient connus, et que dès 2000 on avait la certitude du fort risque de retard de développement chez l’enfant.

Il aura fallu attendre 2014 pour que la délivrance de ce produit soit encadrée, avec des règles bien précises pour les femmes enceintes ou en âge de procréer. En effet, aujourd’hui la prescription de ce médicament se fait par un spécialiste qui, après avoir expliqué tous les effets néfastes de ce médicament, fait signer un consentement aux femmes.

Pourquoi cette lenteur ? Ce retard entre la découverte des effets potentiels et de la mise en œuvre de mesure de délivrances sécurisées ? Savoir qui est en cause, laboratoires, médecins, agence du médicament, politiques, sera du ressort des enquêtes qui ne manqueront pas de s’ouvrir.

Si on dénombre à l’heure actuelle près de 450 cas de malformations visibles à la naissance pour les femmes traitées au Dépakine, le nombre de « victimes du Dépakine » risque de fortement augmenter quand seront diagnostiqués les troubles du développement et les malformations non visibles à la naissance.

Mais une question se pose aussi. Pourquoi ne pas avoir arrêté de donner de la Dépakine à une femme enceinte ?

Parce que l’épilepsie est une atteinte grave dont les crises peuvent être mortelles pour la personne, mais également pour le fœtus. En effet, ce dernier peut être endommagé par les fortes contractions de l’abdomen lors des spasmes ou encore le manque temporaire d’oxygène que provoque une crise. Les crises à répétitions peuvent provoquer des morts intra-utérines, des malformations, ou bien encore des fausses couches.

Si la femme peut se passer d’antiépileptiques tant mieux, mais dans le cas contraire, il est nécessaire de mettre en place un traitement qui est efficace pour empêcher les crises, à la plus petite dose efficace possible. Et ce traitement, c’est la Dépakine.

 

Ce qui nous fait nous poser une question qui est souvent courante en médecine et en santé : entre deux risques différents, lequel choisir ?