Allergiques aux pollens : gare aux bouleaux !

Avec l’arrivée (enfin !) des températures de saison, la carte de vigilance aux pollens en France se pare de la couleur écarlate. Les pollens de bouleaux envahissent principalement les régions au nord et les pollens de platane sont principalement présents dans le sud et ont pris le relais des cyprès.

De même, le frêne est en phase ascendante sur l’ensemble du pays. Le chêne quant à lui commence à s’installer dans le dus de la France.

Les conditions anticycloniques qui vont régner dans les prochains jours sur l’ensemble du pays laissent suggérer une pollinisation massive des arbres et herbacés.

Les personnes allergiques doivent donc être particulièrement vigilantes et quelques gestes sont à observer pour limiter les manifestations de l’allergie :

– Se rincer les cheveux le soir : pour éviter de déposer des pollen sur la taie d’oreiller
– Se rincer également les yeux à l’aide de sérum physiologique. Il est préférable de porter des lunettes de soleil pour sortir et éviter le vent de face.
– Favoriser l’ouverture des fenêtre avant de se lever et après le coucher du soleil
– Eviter de faire sécher le linge à l’extérieur qui va récolter les pollen de l’air
– Laisser les fenêtre des voitures fermées
– Pratiquer des lavages de nez matin et soir même en absence des symptômes.

Quand Parkinson fait sucrer les fraises

C’est un des premiers signes de la maladie de Parkinson : le tremblement au repos. D’autres manifestations peuvent amener ensuite à consulter : lenteur dans l’amorce des mouvements, lenteur à la marche qui se fait alors par petits pas saccadés, l’écriture devient plus compliquée avec l’apparition d’une micrographie (les lettres se font de plus en plus petites au fur et à mesure de la rédaction).

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative. Les neurones à dopamine disparaissent et meurent. Cette dégénérescence neuronale est induite par la présence de corps de Lewy dans la substance noire du cerveau. Ils correspondent à des amas pathogènes formés par une protéine : α-synucléine. Cette protéine est naturellement présente dans les neurones mais ce sont les agrégations qui la rendent pathogène.

L’âge est le principal facteur de risque de cette maladie.  Des facteurs génétiques et environnementaux sont évoqués mais les causes précises semblent encore plurielles et restent inconnues. La maladie de Parkinson touche davantage les sujets âgés avec un pic à 70 ans. Environ 8 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année ce qui la place au deuxième rang des maladies neurodégénératives après la maladie d’Alzheimer.

L’évolution de la maladie est lente et l’apparition très progressive des symptômes retardent le diagnostic. La fatigue, l’apathie et la lenteur faisant d’abord penser à des troubles psychologiques voire une dépression, surtout quand ils sont associés à une hyperémotivité, au stress et à l’anxiété.

Les traitements médicamenteux mis en place pallient le manque de dopamine en la mimant, en administrant une molécule qui sera transformée en dopamine elle-même (les précurseurs de la dopamine : L-dopa) ou encore en bloquant la dégradation de la dopamine encore présente.

Les traitements n’empêchent pas l’évolution de la maladie mais contrent ses manifestations. Les doses sont donc ajustées au fur et à mesure de son évolution. Après quelques années d’évolution, entre 5 et 10 ans, des complications peuvent apparaître avec l’effet bien connu « on/off ». Le corps pâtit davantage des inter-doses de médicaments et les journées sont alors hachées et séquencées en bonnes et mauvaises périodes où les symptômes se font plus ou moins sentir.

La maladie de Parkinson bénéficie tout de même d’une énorme puissance de recherche. De nombreuses pistes thérapeutiques sont à l’étude avec pour certaines de grands espoirs. Des chélateurs de fer, la lumière infrarouge, l’identification de biomarqueurs, un vaccin ciblant l’α-synucléine, la thérapie génique ou encore la transplantation de cellules souches pour remplacer les neurones à dopamine perdus, les avancées ont déjà permis une amélioration considérable des traitements et les années à venir nous réserverons certainement d’autres voies encore.

Retrait de lot Optimizette.

Le laboratoire Majorelle, en accord avec l’ANSM, procède au retrait et rappel d’un lot de la pilule Optimizette®. En effet, une plaquette non conforme a été décelée dans une boîte. Aucun danger n’est lié à leur prise mais les comprimés contiennent uniquement les excipients (nécessaires à la formulation du comprimé) et sont dépourvus de principe actif, rendant alors inefficace l’action contraceptive.

Le lot concerné est le lot 1958550 (péremption 07/2019). Si vous possédez une boîte d’Optimizette®, vérifiez le numéro de lot présent sur la boîte et les blisters contenus.

Les pilules non conformes sont facilement reconnaissables. Elles sont conditionnées dans des blisters de 21 comprimés, alors que les comprimés Optimizette Gé 75 microgrammes sont conditionnés dans des plaquettes de 28 comprimés.

Si vous disposez du lot concerné mais que les blisters sont normaux, continuez de prendre le traitement sans interruption et rapportez la boîte à votre pharmacie qui vous en fournira une autre d’un autre lot en échange. Dans le cas où un blister anormal est trouvé dans une boîte du lot concernée, n’utilisez pas les pilules contenues et rapportez la boîte à votre pharmacien.

Si vous avez pris les pilules d’un blister anormal, la pilule n’est pas efficace. Prenez contact avec votre médecin pour évaluer le risque de grossesse. Dans l’attente de cet échange, une contraception barrière (préservatif) doit être entreprise.

optimizette

Cloches, lapins et gallinacés en chocolat

Plus de 400 000 tonnes. C’est la consommation annuelle de chocolat en France. Soit près de 7 kg par habitant par an.

On peut tout entendre sur le chocolat mais qu’en est-il vraiment de ses bienfaits ou méfaits sur notre corps ?

Il faut tout d’abord différencier les différents types de chocolats. Le chocolat noir est celui qui contient le plus de cacao : au moins 43%. Le chocolat au lait contient quant à lui au moins 26% de cacao, 14% de lait en poudre. Enfin le chocolat blanc ne contient pas cacao mais du beurre de cacao.

Le chocolat noir, plus concentré en cacao, est une véritable mine en antioxydants, en magnésium, potassium, fer, vitamines B1, B2, C, D et E.

Les polyphénols et les autres antioxydants sont particulièrement intéressants pour lutter contre le vieillissement cellulaire. Ils ont un effet protecteur sur le système cardiovasculaire.

Le chocolat contient également de la théobromine, un alcaloïde proche de la caféine. C’est un stimulant cardiaque et vasodilatateur. Comme sa cousine, la caféine, la théobromine induit un relâchement du sphincter gastro-œsophagien et peut, de ce fait, aggraver un reflux gastrique.

La présence de magnésium dans le chocolat est très intéressante. La magnésium jour un rôle considérable dans la contraction musculaire et participe à réduire la fatigue et le stress ; 100 grammes de poudre de cacao contiennent 420 mg de magnésium !

Toujours pour nous satisfaire, le chocolat apporte du tryptophane, précurseur de la sérotonine, neurotransmetteur de la bonne humeur et de l’anandamide qui procure la sensation de plaisir. La principale cause des accros au chocolat réside ici… !

Ne faites donc pas la fine bouche, 4 à 8 carrés de chocolat noir (oui, celui qui est riche en cacao>70%) ne vous fera pas grossir. Soyez plus raisonnable sur le chocolat au lait qui contient davantage de graisses saturées et de sucres.

Ainsi, le petit lapin en chocolat noir emballé qui vous attend derrière un bosquet le jour de Pâques tiendra toutes ces promesses.

Le Viagra : 20 ans au sommet

« Le hasard ne favorise que les esprits préparés ». C’est ainsi que Pasteur justifiait la découverte parfois fortuite de choses qu’ils ne cherchait pas et c’est toute l’histoire de la découverte du Viagra®.

La mise sur le marché de ce médicament est une illustration parfaite de la sérendipité. Il s’agit d’un hasard heureux, une anomalie, parfois le résultat d’une erreur qui conduit à une découverte majeure.

Au début des années 1990, des chercheurs des laboratoires Pfizer débutent une étude de Phase I sur leur dernière molécule mise au point pour le traitement des angines de poitrine, médicament à visée cardiovasculaire donc. Les effets bénéfiques sont très modestes et l’étude est rapidement avortée. Le retour des patients issus du groupe traité par la molécule, le sildénafil, réserve pourtant quelques surprises. Les hommes qui ont reçu la substance active rapportent en effet avoir constaté des érections après la prise du comprimé.

La suite et alors devenue une évidence, changer son fusil d’épaule et l’indication de la molécule. Après 4 ans de procédure, le sildénafil obtient une autorisation de mise sur le marché dans le traitement des dysfonctions érectiles en 1998 (exit le terme d’impuissance sexuelle).

De nombreux paramètres vont faire de ce médicament un branduit : son nom, né de la contraction de « Vigor » et « Niagara » (le ton est donné !), le logo et la couleur du comprimé. Pfizer réalise alors des ventes et bénéfices records, un véritable Jackpot !

Les laboratoires concurrents ne tardent pas à lui emboîter le pas avec la commercialisation du Cialis® (tadalfail, Lilly), du Levitra® (vardenafil, Bayer) ou du Spedra® (avanafil, Menarini). Mais un manque à gagner considérable vient des contrefaçons vendues par d’innombrables sites illégaux partout dans le monde. Pfizer a estimé que la contrefaçon lui coûte des centaines de millions de dollars par an.

L’utilisation de la poudre de corne de rhinocéros, les décoctions de testicule de tigre, le ginseng, le bien nommé bois bandé ou la transplantation de glandes de singe semblent bien loin désormais, et heureusement. Le quête du profit de ces grandes firmes pharmaceutiques aura au moins eu l’avantage de rendre des couples heureux et d’ériger les PDE-5 (classes thérapeutiques des Phosphodiéstérases) à la place d’aphrodisiaques peu efficaces.

Le marché des troubles érectiles et florissant. Le viagra a contribué à offrir une réponse pharmaceutique à un problème masculin répandu. Les hommes qui en souffraient n’avaient que quelques plantes aphrodisiaques comme unique recours à leur désordre ou encore des injections intra-caverneuses de papavérine…

Mais n’oublions pas que le sport de chambre sollicite le cœur et que les petites pilules bleues ont une action cardiovasculaire. Ce qui justifie encore et malgré tout une délivrance uniquement sous prescription médicale de ces médicaments.

Si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant

Réjouissons-nous : 86% des pharmacies prodiguent de bons conseils/ Horreur : 14% ne le font pas !

Ces derniers jours, la presse couvre les pharmacies d’opprobre. Les pharmaciens ont tout faux : Les prix sont toujours aussi disparates, les conseils sont médiocres à dangereux, bref, rien ne va plus dans le monde des croix vertes.

Revenons aux bases et à la posologie du médicament le plus consommé en France, le paracétamol : Sa posologie est de 1 gramme toutes les 6 heures et maximum 4 grammes par jour chez un sujet normo-hépatique. La prise de 4 grammes/24h laisse ainsi supposer une prise nocturne qui sera évaluée et nécessaire dans des cas d’algies persistantes.

On ne le dira jamais assez, le paracétamol est toxique pour le foie. En prendre trop ou trop souvent peut entraîner des atteintes hépatiques. C’est en effet ce qui est susceptible d’arriver quand des médicaments contre le rhume (qui contiennent du paracétamol) et des spécialités comme les marques Dafalgan®, Doliprane® ou Efferalgan® sont consommés de manière concomitantes. La dose maximale est alors dépassée et le risque d’hépatite devient réel.

C’est dans le conseil fait au comptoir de sa pharmacie que le pharmacien peut et doit informer son client des bons usages d’un médicament, des précautions à prendre et des modalités de prises. On le sait 10 000 personnes meurent chaque année du fait du mésusage des médicaments. C’est presque deux fois le nombre de personnes tuées sur les route de France !

Alors que vous achetiez des médicaments en libre accès (sans nécessité d’une prescription médicale) ou que vous retrouviez une boîte salvatrice dans un placard, demandez conseil à votre pharmacien qui doit jouer son rôle de garant de la sécurité d’utilisation des médicaments.

Avis aux anti-nano

Un article paru ce jour dans le magazine 60 millions de consommateurs met en garde contre la présence de nanoparticules dans l’Efferalgan® et le Nurofen®.

Il n’en faut pas plus pour avoir peur, la chair de poule et se sentir une fois de plus en danger de mort imminente avec la conclusion déjà toute prête : « encore un médicament qui nous empoisonne ».

Il est donc grand temps de mettre quelques points au clair et d’éveiller notre sens critique.

Une nanoparticule est un objet dont la taille est inférieure à 100 nm dans au moins une direction, soit bien plus petit que la taille d’une cellule. Elles ont ainsi la capacité de pouvoir pénétrer dans l’organisme via différentes voies : pulmonaire, cutanée ou encore digestive.

Celle qui est mise en évidence dans l’article est le dioxyde de titane, célèbre agent de blanchiment utilisé comme excipient dans de nombreux médicaments ou utilisé comme protecteur cutané en association avec l’oxyde de zinc dans de nombreuses spécialités bien connues.

Une nanoparticule est donc définie comme telle uniquement en fonction de sa taille. C’est surement ce qui justifie un tel imbroglio dans les esprits. En effet sont mis dans le même panier des agents thérapeutiques et ce qui sort de nos pots d’échappement de voiture…

Car oui, certains médicaments sont issus des recherches menées sur les nanoparticules. Prenons le cas de l’Abraxane®, un médicament indiqué dans le traitement du cancer du sein métastatique. Il a été formulé à partir du taxol (anticancéreux utilisé depuis longtemps) et rendu bien moins toxique grâce à sa formulation nanoparticulaire à base d’albumine, une protéine que l’on retrouve dans le sang des mammifères. L’ajout de ce type de protéine avec le taxol, a permis d’augmenter les doses maximales tolérées et parallèlement de diminuer les effets secondaires rencontrés.  Il n’est qu’un exemple parmi tant d’autres…

On aura bien compris, ce n’est pas la taille qui compte mais le rôle.

Revenons à la question posée en fin d’article : « ces excipients sont-ils indispensables dans ces médicaments ? ». Là encore soyons bien clair, un excipient n’a aucune activité thérapeutique mais sa présence permet à la substance active d’être comprimée, à la gélule d’avoir une couleur ou de résister aux sucs gastriques, à un comprimé d’être enrobé, à un sirop de rester stable… Donc la réponse est clair, les excipients sont inertes et sont indispensables à la formulation des médicaments. Encore faut-il ne pas confondre nanoparticules et nanomédicaments.

Pour conclure, n’oublions pas que notre vie dépend de l’oxygène, nanoparticule par excellence, et que c’est lui-même qui est responsable de la mort cellulaire (et la notre !) pas son pouvoir d’oxydant.

Santé bucco-dentaire : ne mâchons pas nos « maux » !

Aujourd’hui 20 mars, sourions, c’est le printemps. Cela tombe bien, c’est aussi la journée mondiale de la santé bucco-dentaire.

On ne le dit jamais assez, la santé bucco-dentaire a un impact considérable sur la santé globale d’une personne.

Alors reprenons quelques bases. Le brossage des dents doit prendre au moins 2 minutes et doit se faire 2 fois par jour. Si on compte bien, cela ne représente que 4 minutes par jour. Cela va sans dire mais près d’un quart des français ne se brosse les dents qu’une fois par jour…

Autre constat, le brossage est bien souvent trop rapide. Ce n’est pas la durée du brossage qui est incriminé, mais bien sa vitesse d’exécution et son intensité. Alors prenez votre temps, vous en avez pour deux minutes. Avec une brosse à dent à petite tête et aux poils souple, procédez ainsi à un brossage oblique de la gencive vers la dent. La brosse à dent est positionnée à 45° et remonte sur les dents. Procédez par cadran : droit, gauche, haut et bas. Aller, petit bonus, passez délicatement la brosse à dent sur la langue pour un petit brossage doux.

Pour parfaire l’œuvre, passer un fil dentaire dans les espaces inter dentaires étroits et une brossette dans les espaces plus larges.

Utilisez un dentifrice adapté à vos besoins, au fluor ou spécialement formulé pour soulager les problèmes d’hyper sensibilité par exemple.

Gare aux saignements ! Toute vigueur du brossage mise à part, si vos gencives saignent régulièrement, vous souffrez peut-être d’une gingivite. Il s’agit d’une inflammation parfois chronique de la gencive qui apparaît alors rouge et gonflée. L’évolution de ce type de pathologie peut aller vers la parodontite et à plus long terme le déchaussement des dents. Ainsi, même si les saignements ne relèvent pour l’heure que d’un inconfort, consultez un dentiste au moins une fois par an pour éviter de citer Voltaire : « Je perds mes dents, je meurs au détail ».

Journée nationale du sommeil : le ronflement

10 millions. C’est environ le nombre de français sujets au ronflement. Les ronfleurs dorment généralement bien mais leur conjoint bien plus difficilement. Imaginez, un ronflement peut parfois atteindre parfois les 100 décibels !

Le ronflement est dû au passage de l’air au travers des tissus mous ou trop lâches de la gorge. Il est parfois positionnel et survient quand le ronfleur dort sur le dos.

Dans certains cas, le ronflement est une conséquence de l’apnée du sommeil. Il convient alors de faire un point avec un ORL devant des ronflements intempestifs, une fatigue notable au réveil et la sensation d’un sommeil qui n’est pas réparateur. On observe une apnée du sommeil chez 1 ronfleur sur 10.

D’autres causes peuvent être à l’origine des ronflements : la langue qui obstrue le passage de l’air, un voile au niveau du palais, des amygdales trop volumineuses ou encore une luette allongée. Cette dernière est retrouvée chez 80% des ronfleurs.

De nombreux produits existent en pharmacie pour aider à soulager ces nuisances nocturnes. Avant d’en arriver au divorce car l’entourage n’en peut plus, différentes pistes peuvent s’ouvrir à eux. Pratiquer une activité sportive et perdre du poids font partie des priorités pour les ronfleurs en surpoids. Limiter les diners trop copieux et la consommation d’alcool qui participe au relâchement des muscles.

Si les ronflements sont positionnels, il existe des solutions pour empêcher la position sur le dos : des ceintures spéciales sont disponibles ou plus simplement (voire système D) la balle de tennis accrochée dans le dos ou un sac à dos…

Certaines orthèses, notamment mandibulaires, permettent une propulsion de la mâchoire inférieure. Elles méritent quelques temps d’adaptation mais sont réputées redoutables pour les ronfleurs dont le problème provient de la langue. Elles sont faites sur mesure par un ORL.

Vous l’aurez compris, les ronflements ne sont pas une fatalité et de nombreuses solutions existent pour les enrayer, bien meilleures pour le sommeil que de dormir sur le canapé !

La rougeole progresse : êtes-vous protégé?

La rougeole est une maladie virale extrêmement contagieuse. Une personne infectée peut contaminer jusqu’à 20 personnes non immunisées avec lesquelles elle sera en contact. La rougeole est une maladie grave pouvant entrainer des handicaps définitifs voire le décès. Elle peut en effet se compliquer par une otite, des diarrhées ou une pneumonie mais aussi par une encéphalite ou panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) particulièrement redoutée car mortelle.

Une épidémie de rougeole sévit actuellement en Europe. Depuis le mois de novembre 2017, le virus circule également en France dans un nombre croissant de départements. Depuis ce moment, 201 cas graves ont nécessité une hospitalisation dans 59 départements. L’évolution rapide de l’épidémie fait craindre une épidémie importante comme celle connue en France entre 2008 et 2012. En 2011, presque 15 000 cas avaient été répertoriés.

L’OMS tente d’éliminer totalement la rougeole et les instances de santé de l’ensemble du monde et des pays d’Europe tendent à atteindre cet objectif. Il faut rappeler que seule la vaccination permet d’immuniser l’organisme contre la rougeole et de le prémunir d’une infection grave causée par ce virus. C’est donc par la couverture vaccinale que le virus pourra cesser de se propager. Cette dernière doit atteindre le taux de 95% de taux de vaccination chez les personnes à risque pour interrompre sa transmission. Nous sommes encore bien loin de ce seuil…

La prévalence vaccinale atteint le taux des 95% dans aucun département. Chez les enfants de moins de 2 ans, 90,5% des enfants ont reçu 1 dose et ils sont 95% à 6 ans. Les deux doses nécessaires à protéger l’organisme du virus sont injectées chez 79% des enfants à 2 ans et 93% à 11 ans. Une large étude a permis de mettre en évidence que 9,2% de la population âgée entre 18 et 32 ont un statut séronégatif, ne sont donc pas protégés et ainsi susceptibles de contracter la rougeole.

La vaccination contre la rougeole est programmée chez les nourrissons de 12 mois avec une seconde injection 6 mois plus tard, à 18 mois. Les personnes les plus vulnérables comme les femmes enceintes, les nourrissons de moins d’un an et les immunodéprimés ne peuvent pas recevoir le vaccin (contre-indication du vaccin vivant atténué).

L’épidémie progresse vite et les régions Nouvelle Aquitaine, PACA, Bretagne et Pays de la Loire sont à ce jour les plus touchées. Il est donc particulièrement important de consulter votre carnet de santé pour vérifier votre statut vaccinal surtout si vous avez dans votre entourage des personnes sensibles ou atteintes par la rougeole.

La vaccination vous protège vous mais aussi votre entourage en empêchant la transmission du virus.