Mélatonine : l’eldorado du sommeil

La mélatonine est une hormone sécrétée naturellement par une glande de notre cerveau. Son rôle est de préparer l’organisme au sommeil. Elle est sécrétée lorsque la lumière décline et son pic est atteint vers 3 heures du matin. L’augmentation de concentration de mélatonine va déclencher un certain nombre d’effets sur l’organisme comme la diminution de la température corporelle et de la concentration en cortisol et une diminution de la pression sanguine.

Il y a quelques années encore, son utilisation était plutôt confidentielle et mieux connue des personnels naviguant soumis aux décalages horaires à répétition. Depuis cinq ans, son utilisation s’est largement démocratisée et a doublé ces trois dernières années.

La recherche de méthodes plus naturelles pour favoriser le sommeil n’est pas étrangère à ce phénomène et va aller en s’accroissant davantage puisqu’un somnifère bien connu (zolpidem pour ne pas le citer) est désormais soumis à une prescription plus stricte. Car contrairement aux benzodiazépines (classe médicamenteuse particulièrement prescrite pour ses effets sédatifs), la mélatonine ne provoque ni insomnie rebond  ni syndrome de sevrage ou dépendance à son arrêt. De plus, sa demi-vie est relativement courte est comparables aux benzodiazépines et apparentés.

La prise de mélatonine va ainsi directement mimer la sécrétion naturelle faite de cette hormone par l’organisme. Il est conseillé de la rendre 1 à 2 heures avant le coucher. Son action vise à diminuer le temps d’endormissement et ses vertus s’étendent à diminuer le nombre de réveils nocturnes. La mélatonine est disponible en pharmacie et sans ordonnance pour des dosages n’excédant pas 2 mg. Une formule à 2 mg et à libération prolongée est disponible sur prescription médicale.

De nouvelles et récentes recommandations tendent à recommander l’utilisation de mélatonine en première intention en cas de difficultés d’endormissement qui mènent vers une fatigue intense en particulier chez les personnes âgées de plus de 55 ans. Il est tout de même à noter que la prise de mélatonine peut exposer à des interactions médicamenteuses: notamment avec certains antidépresseurs et anticoagulants oraux.

Avant toute prise de mélatonine, il est toutefois recommandé de mettre en place une rééducation au sommeil. Ainsi, ne pas s’exposer aux écrans dans les deux heures qui précèdent le coucher, mettre en place un rituel le soir, aller se coucher dès que les signes de fatigue apparaissent, dans l’obscurité et le calme, font partie des premières recommandations à observer pour partir tranquillement dans les bras de Morphée.

Rappel de lots laits infantiles (PICOT)

Suite à la détection d’une contamination de laits infantiles par une salmonelle, le Groupe Lactalis organise, en application du principe de précaution, un nouveau rappel incluant la totalité des produits infantiles et nutritionnels fabriqués ou conditionnés dans son usine.

Si des parents détiennent des produits concernés par le rappel, un numéro vert est mis à disposition par Lactalis : 0800 120 120 (ouvert de 9h à 20h).

Pour pallier au manque de laits Picot, un listing de substitution a été dressé avec les alternatives proposées par des pédiatres.

Lait consommé

Laits de substitution proposés

PICOT 1er AGE N’importe quel autre lait standard 1er âge peut être utilisé. (Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien)
PICOT 2ème AGE N’importe quel autre lait standard 2ème âge peut être utilisé. (Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien)
PICOT NUTRITION QUOTIDIENNE CROISSANCE N’importe quel autre lait standard croissance peut être utilisé. (Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien)
PICOT RELAIS 1 GALLIA CALISMA RELAIS 1

GUIGOZ EVOLIA RELAIS 1

NOVALAC RELIA 1

PHYSIOLAC RELAIS 1

PICOT RELAIS 2 GALLIA CALISMA 2

GUIGOZ EVOLIA RELAIS 2

NOVALAC RELIA 2

PHYSIOLAC RELAIS 2

PICOT BIO 1 GUIGOZ BIO 1

MODILAC BIO 1

OPTIMA 1

PHYSIOLAC BIO 1

PREMIBIO 1

PRIMEA 1

PICOT BIO 2 GUIGOZ BIO 2

MODILAC BIO 2

OPTIMA 2

PHYSIOLAC BIO 2

PREMIBIO 2

PRIMEA 2

PICOT BIO 3 BABYBIO CROISSANCE

CANDIA BIO 3

MODILAC BIO 3

PHYSIOLAC BIO CROISSANCE

PREMIBIO 3

PICOGEST 1, 2, 3 Laits pré-épaissis avec amidon + probiotiques

Substitution par un lait adapté à l’âge de l’enfant en attendant le conseil du médecin ou pharmacien qui pourra adapter en fonction des troubles digestifs de l’enfant.

PICOT AT 1 ET 2 MODILAC EXPERT TRANSIT 1 ET 2

NOVALAC TRANSIT 1 ET 2

PICOT BEBE GOURMAND 1 ET 2 NOVALAC S 1 ET 2
PICOT HA BEBE EXPERT GALLIA HA

GUIGOZ HA

MODILAC HA

NUTRIBEN HA

PHYSIOLAC HA

(Ces laits ne conviennent pas aux nourrissons allergiques aux protéines de lait de vache, ils ne peuvent pas remplacer le lait Pepti-Junior)

PICOT AC 1 ET 2 GALLIA ACTION COLIQUES

GUIGOZ EXPERT AC

NOVALAC 1 ET 2

PICOT AR 1 ET 2 BLEDILAIT AR 1 ET 2

France LAIT AR

GALLIA BEBE EXPERT AR 1 ET 2

NUTRIBEN AR 1 ET 2

PICOT SL BEBE EXPERT DIARGAL

GUIGOZ AD

NOVALAC DIARINOVA

NUTRIBEN SL

PHYSIOLAC EPISODES DIARRHEIQUEQ

PEPTI-JUNIOR ALTHERA

GALLIAGENE OU PEPTIGATE

PICOT RIZ 1 ET 2 BEBE MANDORLE RIZ 1 ET 2

MODILAC RIZ 1 ET 2

NOVALAC RIZ

PREMIRIZ 1 ET 2

Soluté de réhydratation orale PICOLITE ADIARIL

VIATOL

FANOLYTE

NOVALAC HYRANOVA

 

Pour toute question relative à la substitution de laits ainsi qu’aux interrogations liées à la santé, la Direction Générale de la Santé a ouvert le numéro vert 0800 636 636 accessible 7jours/7 de 9h à 20h.

Rappelons que si votre enfant a consommé un lait ou des céréales concernés par le retrait, il convient de ne plus lui donner du produit et de surveiller son état de santé. Une salmonellose se manifeste par un tableau clinique pouvant faire penser à une gastro-entérite : apparition de diarrhées (parfois sanglantes) avec des vomissements et fièvre.
De tels symptômes doivent conduire à une consultation chez un médecin.

Rester Vivant

Les risques sont partout, omniprésents dans le quotidien de tous.

Des risques, nous en prenons tous et tous les jours. Prendre sa voiture, traverser une rue, courir pour attraper un bus…

Certains sont toutefois des aléas dont on se passerait volontiers. Multiplier les risques d’avoir un accident mortel par 8,5 en cas d’alcoolémie excessive au volant fait partie de ceux-là…

Alors certes, les campagnes chocs de la sécurité routière interpellent mais certains chiffres laissent encore songeurs : seul 1 conducteur sur 3 cède le volant de sa voiture quand il a bu ; l’alcool est en cause dans 1/3 des accidents mortels.

Une pointe d’optimisme est tout de même à noter : 77% des gens ne laissent plus partir un ami qui a bu en 2014 contre 65% en 2011.

Alors même si un joyeux luron, de surcroît un ami, vous dit qu’après un bon café il va faire redescendre son alcoolémie et être en pleine possession de ses moyens pour reprendre la route, je vous livre quelques arguments de poids et scientifiques à lui opposer :

  • Le taux d’alcool atteint un maximum dans l’organisme ½ heure après son absorption quand on est à jeun, 1 heure lors d’un repas.
  • 95% de l’alcool consommé est éliminé par le foie à la vitesse de 0,1 à 0,15 g/L/heure.
  • Ni un café, ni quantité d’eau ne permettent d’éliminer plus vite l’alcool ingéré. Seul le temps le permet en fonction de l’âge, la morphologie, le sexe et la quantité ingérée.
  • Concrètement après un repas bien arrosé, il faut compter plus de 4 heures pour faire redescendre de manière conséquente le taux d’alcoolémie.
  • Quelle que soit la boisson alcoolisée, un verre standard représente la même quantité d’alcool :

– 25cl de bière à 5° = 12,5 cl de vin de 10 à 12° = 3cl d’alcool distillé à 40° (whisky, gin…) =10g d’alcool pur

– Chaque verre consommé fait monter le taux d’alcool dans le sang de 0,20g à 0,25g/L en moyenne. Ce taux peut être plus élevé en fonction de l’état de fatigue, stress, tabagisme, corpulence, âge…

Quid de ces comptes d’apothicaires : dormir sur place, prendre un taxi ou se faire raccompagner restent et demeurent les seules solutions pour limiter les risques à ce qu’ils sont.

Pour rappel le taux d’alcoolémie autorisé est de 0,5 g/litre de sang (0,2 g/L pour les permis probatoires). L’alcool est à consommer avec modération.

Il existe des solutions pour agir.

Retrait et rappel de lots de laits infantiles

Suite à la contamination de 20 enfants âgés de moins de 6 mois par une Salmonelle, les autorités de santé ont décidé du retrait et rappel de lots de laits infantiles. Les produits concernés ont été élaborés entre mi-juillet et fin novembre sur un même site de production du groupe LNS (Lactalis).

Une telle infection se manifeste par l’apparition de diarrhées (parfois sanglantes) avec des vomissements et fièvre dans la majorité des cas faisant penser à un syndrome de gastro-entérite.

De tels symptômes doivent conduire à une consultation chez un médecin.

Les 12 lots concernés à ce jour sont répertoriés sur le site du Ministère de la Santé.

• Lait Picot SL sans lactose, 1er âge 350g :
LOT : 17C0012344 – DLUO 15/02/2019
LOT : 17C0012877 – DLUO 01/06/2019
LOT : 17C0013216 – DLUO 18/09/2019
LOT : 17C0013549 – DLUO 29/09/2019

• Lait Pepti Junior sans lactose, 1er âge 460g :
LOT : 17C0012512 – DLUO 14/09/2018
LOT : 17C0012856 – DLUO 01/12/2018
LOT : 17C0013179 – DLUO 01/02/2019

• Lait Milumel, Bio 1er âge 900g, sans huile de palme :
LOT 17C0012592 – Date de durabilité minimale : 03/04/2018
LOT 17C0012845 – Date de durabilité minimale : 22/05/2018
LOT 17C0012848 – Date de durabilité minimale : 26/08/2018
LOT 17C0012960 – Date de durabilité minimale : 12/09/2018
LOT 17C0013084 – Date de durabilité minimale : 13/10/2018

Si vous disposez de boîtes de ces lots et qu’elles soient ou non entamées, il ne faut pas les utiliser.
Dans l’attente de prendre contact avec le médecin ou le pédiatre qui suit votre enfant, vous pourrez trouver un lait de substitution en pharmacie (notamment pour les bébés allergiques aux protéines de lait de vache).

Si vous possédez des produits ne correspondant pas aux lots mentionnés (autres numéros de lot), vous pouvez les consommer.

Si votre enfant a consommé un produit concerné dans cette liste et qu’il ne présente aucun symptôme, ne consommer plus de lait de cette boîte mais surveiller son état de santé.

Nous sommes de plus en plus sédentaires

C’est ce que révèle la dernière étude Esteban, nous sommes de moins en moins actif, notamment les femmes. En 10 ans, la proportion de femme « physiquement active » a chuté de 16%.

40% des français de tous âges et sexes n’atteignent pas la recommandation des 150 minutes par semaine d’activité physique. 50% de femme et 30% d’homme.

Les enfants ne sont pas épargnés par le phénomène. Entre 6 à 17 ans, les jeunes sont moins de 25% à atteindre la recommandation de 60 minutes de sport par semaine.

La cause ?

Principalement le temps trop important passé devant les écrans. Tablettes, smartphones, ordinateurs ou télévisions, il a pléthore de raisons de ne pas aller se dégourdir les jambes.

Les bonnes résolutions de la rentrée

En octobre, il est encore temps de vous inscrire ou d’inscrire vos enfants à une nouvelle activité. C’est bon pour votre corps mais aussi pour votre cerveau. Apprendre un nouveau sport favorise la création de nouvelles terminaisons nerveuses. Pour les liens sociaux: La pratique d’un nouveau sport est aussi l’occasion de rencontrer des nouvelles personnes.

En savoir plus

Rendez-vous sur le site http://www.mangerbouger.fr/

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients

Carafes filtrantes, véritable nids à bactéries !

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20% des foyers français en possède une, la carafe filtrante est la promesse d’une eau de meilleure qualité et de meilleure goût. La réalité en est tout autre.

Comment fonctionne une carafe filtrante ? 

Les carafes filtrantes sont utilisées pour le traitement d’eau potable afin d’améliorer la qualité organoleptique de l’eau, le goût de chlore notamment.

Celle-ci est souvent constituée d’un filtre de charbon actif à base de fibre de noix de coco ayant pour mission de piéger le chlore, les bactéries, les molécules organiques et les pesticides. Et d’un filtre à base de résine échangeuse d’ions pour limiter la présence de calcium, de magnésium, de fer, de métaux lourds ou de nitrate…

Qu’en est-il en réalité ? 

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié en début d’année un avis sur les carafes filtrantes.

L’Agence conclut que « l’usage de carafes filtrantes peut conduire au relargage de différents contaminants (ions argent, sodium, potassium, ammonium) dans l’eau de boisson, à un abaissement du pH, voire à une altération de la qualité microbiologique de l’eau. […] Toutefois, les données actuellement disponibles ne permettent pas de mettre en évidence un risque pour la santé du consommateur. »

Pas d’efficacité réelle sur la filtration du chlore, du plomb et du cuivre

Même si la plupart des fabricants « respectent les normes en vigueur sur la diminution de l’odeur, la saveur, des concentrations en chlore, plomb et cuivre, ces données ne permettent pas d’évaluer l’efficacité réelle de toutes les carafes filtrantes commercialisées ».

Pourquoi filtrer le calcaire ?

La présence de calcaire dans l’eau ne présente pas d’inconvénient pour la santé, au contraire, étant donné qu’elle apporte un supplément en calcium. Rappelons qu’une partie élevée de la population présente des apports inférieures aux recommandations pour ce minéral.

Danger de contamination microbienne

En 2010, UFC-que-choisir avait déjà mené une enquête sur des possibles contaminations bactériennes. « Sur 31 foyers s’étant alors prêtés à l’expérimentation d’une carafe filtrante, tous voyaient la qualité de leur eau dégradée par la carafe filtrante ».

Selon Raymond Letterman, professeur émérite en génie civil et expert des traitements de l’eau à grande échelle à l’Université de Syracuse, une carafe filtrante est un lieu propice à la prolifération bactérienne. Sombre et humide, il est inévitable, à moins d’avoir un traitement chimique de l’eau par le chlore, d’avoir une croissance bactérienne à la surface des filtres.

Quelques conseils pratiques

Si vous utilisez une carafe filtrante, voici quelques recommandations pour limiter les risques :

  1. Remplacer tous les mois la cartouche de votre carafe
  2. Boire l’eau filtrée dans les 24 heures
  3. Garder la carafe filtrante au réfrigérateur

Si vous buvez votre eau au robinet sans utiliser de carafe filtrante, vous pouvez placer l’eau au réfrigérateur pour limiter le goût de chlore.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Références

https://www.anses.fr/fr/content/carafes-filtrantes-l%E2%80%99anses-rappelle-les-r%C3%A8gles-de-bon-usage

https://www.quechoisir.org/actualite-carafes-filtrantes-inutiles-voire-pire-n25672/

https://melmagazine.com/your-water-filter-is-a-waste-of-fridge-space-6c07e7ed601c

Le jus de fruits pour bébé

Un groupe de pédiatres de l’Académie Américaine de Pédiatrie déconseille de donner des jus de fruits à vos enfants avant l’âge de un an, même à base de fruits frais pressés.
Lors de la diversification à partir de l’âge de 6 mois, donner des jus de fruits (même à base de fruits frais pressés) à la place de vrais fruits n’est pas équivalent. De plus les jus de fruits ne doivent en aucun cas remplacer le lait maternel ou en poudre.
Pourquoi ? 
Les jus de fruits à base de fruits frais contiennent moins de fibres et plus de calories et de sucres que les fruits frais entiers. De plus, il est essentiel d’apprendre aux enfants à manger des fruits entiers dès le plus jeune âge après la diversification.
Pour comparaison, un verre de jus de pomme ne contient pas de fibre, 60 calories et 13 grammes de sucre tandis qu’une demi-tasse de tranche de pomme contient 1,5 grammes de fibre, 30 calories et 5,5 grammes de sucre. De plus les fibres contenues dans les fruits entiers augmentent la sensation de satiété (limite la faim).
Nos recommandations
  • Donner des jus de fruits à base de fruits frais doit rester très occasionnel avant 1 an, surtout chez les enfants sujets aux caries.
  • Pas plus de 1 verre de jus de fruits frais par jour après l’âge de 1 an.
  • Éviter au maximum de donner des jus de fruits achetés en supermarché, souvent aussi caloriques que des sodas, aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte.

Les bienfaits du régime végétarien chez les diabétiques

Le régime végétarien pourrait favoriser la perte de poids chez les personnes obèses atteints de diabète de type 2. C’est en tout cas ce qu’a essayé de prouver une équipe de chercheurs de République Tchèque cette année.

L’équipe a suivi la perte de poids de deux groupes de personnes diabétiques en surpoids durant 6 mois. Les deux groupes ont mis en place des régimes hypocaloriques, l’un avec viande et l’autre sans viande.

Les participants ont tous réduit leur apport calorique de 500kcal par jour avec des portions relativement proches pour chaque nutriment.

Le régime hypocalorique conventionnel était composé d’environ de 50% de glucides, 20% de protéines et 30% de graisses.

Tandis que le régime hypocalorique végétarien lui, était composé de 60% de glucides, 15% de protéines et 25% de matières grasses.

Des résultats étonnants

Après les 6 mois de régime, les chercheurs ont constaté que le groupe végétarien avait perdu presque 2 fois plus de poids que le groupe non végétarien. Soit une perte moyenne de 6,2kg pour le premier contre 3,2kg pour le second groupe.

Le groupe avec le régime végétarien a également mieux suivi les instructions que le groupe avec le régime conventionnel.

La méthodologie

  • Adhésion au programme

Une adhésion élevée au programme a été définie par une consommation énergétique moyenne ne dépassant pas 100kcal par rapport aux instructions (c’est-à-dire diminuer de 500kcal les apports énergétiques quotidien).

Une adhésion moyenne a été définie par une consommation ne dépassant pas les 200kcal par rapport aux instructions.

  • Les mesures

Les chercheurs ont suivi les participants à 3 et 6 mois afin de mesurer la perte de poids et d’autres paramètres tels que la tension artérielle, la masse musculaire et graisseuse.

Les trois premiers mois les participants ont modifié uniquement leur alimentation puis au terme de ces trois mois, ils y ont également intégré des exercices physiques.

Conclusion

Le régime végétarien semble donc être une bonne option pour la perte de poids.

Cependant il faudra d’autres études pour confirmer ces résultats.

Pourquoi ?

Tout d’abord le groupe suivant le régime conventionnel a moins bien adhéré aux instructions que le groupe végétarien.

De plus le groupe végétarien a montré une plus grande réduction de la masse musculaire que l’autre groupe. Le tissu musculaire étant plus lourd que le tissu graisseux. Deux faits pouvant expliquer, en partie, la différence de perte de poids.

Dr. Clément Bacle

Référence :

http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/07315724.2017.1302367

 

La tique qui rend végétarien

Sous ce titre un peu amusant se cache un véritable problème qui touche des milliers de personnes aux Etats Unis (côte Est principalement). En effet, il a été découvert que la morsure d’une certaine tique était capable de rendre les gens… allergiques à la viande !

C’est face à une recrudescence des allergies et intolérances à la viande que des chercheurs américains ont commencé à se pencher sur les origines de ce problème. Les études ont donc porté sur des milliers de patients ayant subitement déclaré ce genre d’allergie. Et le résultat fut sans appel : près de 80% des personnes interrogées ont rapporté qu’elles avaient été piquées peu de temps avant par une tique. La coupable serait la tique étoilée, ou Lone Star, endémique de l’Amérique du nord.

La piqûre de cet arachnide entraîne chez la personne une production d’un anticorps dirigé contre un sucre que l’on trouve spécifiquement dans la viande rouge, l’alpha-gal. La viande devient de fait un corps étranger pour votre organisme, et déclenche de violentes réactions allergiques. Cela peut aller d’une violente urticaire à l’œdème de Quincke ou au choc anaphylactique, beaucoup plus graves. Autant dire que vous n’êtes plus prêts de manger du steak.

Cette allergie serait en fait assez spécifique. Elle ne rendrait sensible qu’aux viandes de mammifères non primates, c’est-à-dire les « viandes rouges ». Donc les volailles et poissons devraient rester consommables.

Cela fait beaucoup s’interroger les chercheurs. Pourquoi cette explosion de cas lors de ces dernières années alors que cette tique pique l’homme depuis des siècles ? Combien de fois doit-on être piqué pour développer cette sensibilité ? Est-ce que d’autres tiques sont capables de provoquer cette altération ?

Même si l’on ne sait pas encore tout sur cet étrange syndrome, il est à rajouter aux différentes maladies que la tique est capable de transmettre. Parmi elle la tristement célèbre maladie de Lyme. Il convient donc de faire attention quand vous allez vous promener dans une zone où la présence de tiques est avérée. Evitez donc, si possible, les sous-bois aux branches très basses et les hautes herbes, lieux d’embuscade préférés de l’animal. Couvrez-vous bien la peau, en enveloppant si besoin votre pantalon dans vos chaussettes pour bien le fermer. Enfin, inspectez-vous bien la peau une fois de retour chez vous, surtout les zones de plis et le cuir chevelu. Si vous trouvez une tique, enlevez-la avec un tire-tique (ne surtout pas l’arracher à la pince à épiler!), et bien désinfecter la zone après.

Un œuf par jour pour bien grandir

Quatre universités américaines ont collaboré pour publier dans le journal de pédiatrie peer-reviewed une étude sur l’influence qu’a la consommation d’un œuf par jour sur la croissance des enfants équatoriens.

Résultats

L’étude suggère qu’un œuf par jour, source importante de protéine, aiderait l’enfant à grandir correctement mais surtout réduirait les cas de retard de croissance. Un enfant souffre de retard de croissance lorsqu’il ne parvient pas à atteindre une taille et un poids minimum en fonction de son âge.

Les conséquences du retard de croissance, rare dans les pays industrialisés, sont observables sur le long terme. Difficultés affectant le développement physique et mental.  La malnutrition, fréquente dans certains pays sous-développés ou en voie de développement, est la cause principale du retard de croissance.

La consommation d’œuf est une alternative bon marché et saine pour les pays présentant de nombreux cas de retard de croissance infantile.

Comment s’est déroulé l’étude ?

L’étude a été menée sur 163 enfants en bonne santé entre 6 et 9 mois. Ces enfants ont ensuite été séparés au hasard en deux groupes, un recevant un œuf tous les jours, l’autre non.

Mesurés durant 6 mois toutes les semaines, les bébés qui ont reçu un œuf par jour étaient en moyenne plus grand et de poids supérieure aux enfants n’ayant pas reçu d’œuf.

En conclusion

Cette étude est une bonne nouvelle pour les pays ayant un taux important de malnutrition. Les œufs semblent être une bonne aide abordable pour améliorer la croissance chez les enfants.

Il semble difficile de dire si cette étude menée sur des enfants équatoriens peut être transposable à une population très différente, telle que la France.

Dr Clément Bacle

Références

http://www.nhs.uk/news/Pages/Newsglossary.aspx#Peerreview

http://www.nhs.uk/news/2017/06June/Pages/An-egg-a-day-may-prevent-stunted-growth-in-infants.aspx