Carafes filtrantes, véritable nids à bactéries !

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20% des foyers français en possède une, la carafe filtrante est la promesse d’une eau de meilleure qualité et de meilleure goût. La réalité en est tout autre.

Comment fonctionne une carafe filtrante ? 

Les carafes filtrantes sont utilisées pour le traitement d’eau potable afin d’améliorer la qualité organoleptique de l’eau, le goût de chlore notamment.

Celle-ci est souvent constituée d’un filtre de charbon actif à base de fibre de noix de coco ayant pour mission de piéger le chlore, les bactéries, les molécules organiques et les pesticides. Et d’un filtre à base de résine échangeuse d’ions pour limiter la présence de calcium, de magnésium, de fer, de métaux lourds ou de nitrate…

Qu’en est-il en réalité ? 

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a publié en début d’année un avis sur les carafes filtrantes.

L’Agence conclut que « l’usage de carafes filtrantes peut conduire au relargage de différents contaminants (ions argent, sodium, potassium, ammonium) dans l’eau de boisson, à un abaissement du pH, voire à une altération de la qualité microbiologique de l’eau. […] Toutefois, les données actuellement disponibles ne permettent pas de mettre en évidence un risque pour la santé du consommateur. »

Pas d’efficacité réelle sur la filtration du chlore, du plomb et du cuivre

Même si la plupart des fabricants « respectent les normes en vigueur sur la diminution de l’odeur, la saveur, des concentrations en chlore, plomb et cuivre, ces données ne permettent pas d’évaluer l’efficacité réelle de toutes les carafes filtrantes commercialisées ».

Pourquoi filtrer le calcaire ?

La présence de calcaire dans l’eau ne présente pas d’inconvénient pour la santé, au contraire, étant donné qu’elle apporte un supplément en calcium. Rappelons qu’une partie élevée de la population présente des apports inférieures aux recommandations pour ce minéral.

Danger de contamination microbienne

En 2010, UFC-que-choisir avait déjà mené une enquête sur des possibles contaminations bactériennes. « Sur 31 foyers s’étant alors prêtés à l’expérimentation d’une carafe filtrante, tous voyaient la qualité de leur eau dégradée par la carafe filtrante ».

Selon Raymond Letterman, professeur émérite en génie civil et expert des traitements de l’eau à grande échelle à l’Université de Syracuse, une carafe filtrante est un lieu propice à la prolifération bactérienne. Sombre et humide, il est inévitable, à moins d’avoir un traitement chimique de l’eau par le chlore, d’avoir une croissance bactérienne à la surface des filtres.

Quelques conseils pratiques

Si vous utilisez une carafe filtrante, voici quelques recommandations pour limiter les risques :

  1. Remplacer tous les mois la cartouche de votre carafe
  2. Boire l’eau filtrée dans les 24 heures
  3. Garder la carafe filtrante au réfrigérateur

Si vous buvez votre eau au robinet sans utiliser de carafe filtrante, vous pouvez placer l’eau au réfrigérateur pour limiter le goût de chlore.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Références

https://www.anses.fr/fr/content/carafes-filtrantes-l%E2%80%99anses-rappelle-les-r%C3%A8gles-de-bon-usage

https://www.quechoisir.org/actualite-carafes-filtrantes-inutiles-voire-pire-n25672/

https://melmagazine.com/your-water-filter-is-a-waste-of-fridge-space-6c07e7ed601c

Le jus de fruits pour bébé

Un groupe de pédiatres de l’Académie Américaine de Pédiatrie déconseille de donner des jus de fruits à vos enfants avant l’âge de un an, même à base de fruits frais pressés.
Lors de la diversification à partir de l’âge de 6 mois, donner des jus de fruits (même à base de fruits frais pressés) à la place de vrais fruits n’est pas équivalent. De plus les jus de fruits ne doivent en aucun cas remplacer le lait maternel ou en poudre.
Pourquoi ? 
Les jus de fruits à base de fruits frais contiennent moins de fibres et plus de calories et de sucres que les fruits frais entiers. De plus, il est essentiel d’apprendre aux enfants à manger des fruits entiers dès le plus jeune âge après la diversification.
Pour comparaison, un verre de jus de pomme ne contient pas de fibre, 60 calories et 13 grammes de sucre tandis qu’une demi-tasse de tranche de pomme contient 1,5 grammes de fibre, 30 calories et 5,5 grammes de sucre. De plus les fibres contenues dans les fruits entiers augmentent la sensation de satiété (limite la faim).
Nos recommandations
  • Donner des jus de fruits à base de fruits frais doit rester très occasionnel avant 1 an, surtout chez les enfants sujets aux caries.
  • Pas plus de 1 verre de jus de fruits frais par jour après l’âge de 1 an.
  • Éviter au maximum de donner des jus de fruits achetés en supermarché, souvent aussi caloriques que des sodas, aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte.

Les bienfaits du régime végétarien chez les diabétiques

Le régime végétarien pourrait favoriser la perte de poids chez les personnes obèses atteints de diabète de type 2. C’est en tout cas ce qu’a essayé de prouver une équipe de chercheurs de République Tchèque cette année.

L’équipe a suivi la perte de poids de deux groupes de personnes diabétiques en surpoids durant 6 mois. Les deux groupes ont mis en place des régimes hypocaloriques, l’un avec viande et l’autre sans viande.

Les participants ont tous réduit leur apport calorique de 500kcal par jour avec des portions relativement proches pour chaque nutriment.

Le régime hypocalorique conventionnel était composé d’environ de 50% de glucides, 20% de protéines et 30% de graisses.

Tandis que le régime hypocalorique végétarien lui, était composé de 60% de glucides, 15% de protéines et 25% de matières grasses.

Des résultats étonnants

Après les 6 mois de régime, les chercheurs ont constaté que le groupe végétarien avait perdu presque 2 fois plus de poids que le groupe non végétarien. Soit une perte moyenne de 6,2kg pour le premier contre 3,2kg pour le second groupe.

Le groupe avec le régime végétarien a également mieux suivi les instructions que le groupe avec le régime conventionnel.

La méthodologie

  • Adhésion au programme

Une adhésion élevée au programme a été définie par une consommation énergétique moyenne ne dépassant pas 100kcal par rapport aux instructions (c’est-à-dire diminuer de 500kcal les apports énergétiques quotidien).

Une adhésion moyenne a été définie par une consommation ne dépassant pas les 200kcal par rapport aux instructions.

  • Les mesures

Les chercheurs ont suivi les participants à 3 et 6 mois afin de mesurer la perte de poids et d’autres paramètres tels que la tension artérielle, la masse musculaire et graisseuse.

Les trois premiers mois les participants ont modifié uniquement leur alimentation puis au terme de ces trois mois, ils y ont également intégré des exercices physiques.

Conclusion

Le régime végétarien semble donc être une bonne option pour la perte de poids.

Cependant il faudra d’autres études pour confirmer ces résultats.

Pourquoi ?

Tout d’abord le groupe suivant le régime conventionnel a moins bien adhéré aux instructions que le groupe végétarien.

De plus le groupe végétarien a montré une plus grande réduction de la masse musculaire que l’autre groupe. Le tissu musculaire étant plus lourd que le tissu graisseux. Deux faits pouvant expliquer, en partie, la différence de perte de poids.

Dr. Clément Bacle

Référence :

http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/07315724.2017.1302367

 

La tique qui rend végétarien

Sous ce titre un peu amusant se cache un véritable problème qui touche des milliers de personnes aux Etats Unis (côte Est principalement). En effet, il a été découvert que la morsure d’une certaine tique était capable de rendre les gens… allergiques à la viande !

C’est face à une recrudescence des allergies et intolérances à la viande que des chercheurs américains ont commencé à se pencher sur les origines de ce problème. Les études ont donc porté sur des milliers de patients ayant subitement déclaré ce genre d’allergie. Et le résultat fut sans appel : près de 80% des personnes interrogées ont rapporté qu’elles avaient été piquées peu de temps avant par une tique. La coupable serait la tique étoilée, ou Lone Star, endémique de l’Amérique du nord.

La piqûre de cet arachnide entraîne chez la personne une production d’un anticorps dirigé contre un sucre que l’on trouve spécifiquement dans la viande rouge, l’alpha-gal. La viande devient de fait un corps étranger pour votre organisme, et déclenche de violentes réactions allergiques. Cela peut aller d’une violente urticaire à l’œdème de Quincke ou au choc anaphylactique, beaucoup plus graves. Autant dire que vous n’êtes plus prêts de manger du steak.

Cette allergie serait en fait assez spécifique. Elle ne rendrait sensible qu’aux viandes de mammifères non primates, c’est-à-dire les « viandes rouges ». Donc les volailles et poissons devraient rester consommables.

Cela fait beaucoup s’interroger les chercheurs. Pourquoi cette explosion de cas lors de ces dernières années alors que cette tique pique l’homme depuis des siècles ? Combien de fois doit-on être piqué pour développer cette sensibilité ? Est-ce que d’autres tiques sont capables de provoquer cette altération ?

Même si l’on ne sait pas encore tout sur cet étrange syndrome, il est à rajouter aux différentes maladies que la tique est capable de transmettre. Parmi elle la tristement célèbre maladie de Lyme. Il convient donc de faire attention quand vous allez vous promener dans une zone où la présence de tiques est avérée. Evitez donc, si possible, les sous-bois aux branches très basses et les hautes herbes, lieux d’embuscade préférés de l’animal. Couvrez-vous bien la peau, en enveloppant si besoin votre pantalon dans vos chaussettes pour bien le fermer. Enfin, inspectez-vous bien la peau une fois de retour chez vous, surtout les zones de plis et le cuir chevelu. Si vous trouvez une tique, enlevez-la avec un tire-tique (ne surtout pas l’arracher à la pince à épiler!), et bien désinfecter la zone après.

Un œuf par jour pour bien grandir

Quatre universités américaines ont collaboré pour publier dans le journal de pédiatrie peer-reviewed une étude sur l’influence qu’a la consommation d’un œuf par jour sur la croissance des enfants équatoriens.

Résultats

L’étude suggère qu’un œuf par jour, source importante de protéine, aiderait l’enfant à grandir correctement mais surtout réduirait les cas de retard de croissance. Un enfant souffre de retard de croissance lorsqu’il ne parvient pas à atteindre une taille et un poids minimum en fonction de son âge.

Les conséquences du retard de croissance, rare dans les pays industrialisés, sont observables sur le long terme. Difficultés affectant le développement physique et mental.  La malnutrition, fréquente dans certains pays sous-développés ou en voie de développement, est la cause principale du retard de croissance.

La consommation d’œuf est une alternative bon marché et saine pour les pays présentant de nombreux cas de retard de croissance infantile.

Comment s’est déroulé l’étude ?

L’étude a été menée sur 163 enfants en bonne santé entre 6 et 9 mois. Ces enfants ont ensuite été séparés au hasard en deux groupes, un recevant un œuf tous les jours, l’autre non.

Mesurés durant 6 mois toutes les semaines, les bébés qui ont reçu un œuf par jour étaient en moyenne plus grand et de poids supérieure aux enfants n’ayant pas reçu d’œuf.

En conclusion

Cette étude est une bonne nouvelle pour les pays ayant un taux important de malnutrition. Les œufs semblent être une bonne aide abordable pour améliorer la croissance chez les enfants.

Il semble difficile de dire si cette étude menée sur des enfants équatoriens peut être transposable à une population très différente, telle que la France.

Dr Clément Bacle

Références

http://www.nhs.uk/news/Pages/Newsglossary.aspx#Peerreview

http://www.nhs.uk/news/2017/06June/Pages/An-egg-a-day-may-prevent-stunted-growth-in-infants.aspx

 

L’obésité, une épidémie mondiale

Plus de 2 milliards de personnes (adultes et enfants confondus) souffrent de surpoids ou d’obésité à travers le monde. C’est donc une personne sur trois qui est concernée selon une nouvelle étude publiée en juin 2017.

Parmi cette population, 710 millions sont obèses (indice de masse corporelle supérieure à 30), le reste  étant en surpoids (indice de masse corporelle entre 25 et 30). L’indice de masse corporelle étant le rapport du poids sur la taille au carré.

Une étude de masse

Cette étude menée sur 195 pays a analysé les données de 70 millions de personnes entre 1980 et 2015

Des résultats inquiétants

  • Les conséquences directes de cette situation sont des problèmes de santé tels que des maladies cardio-vasculaires, du diabète, des cancers et d’autres affections. Fait notable dans cette étude, quasiment la moitié des personnes décédées n’étaient pas encore en situation d’obésité (IMC>30). Soulignant que le risque de décès est presque aussi important en cas de surpoids que d’obésité.
  • Le nombre de personnes obèses a été multiplié par deux dans 73 des 195 pays observés et continue d’augmenter pour la plupart des pays.
  • Les femmes sont davantage touchées que les hommes
  • Les Etats-Unis arrivent en tête avec 35% de sa population souffrant d’obésité soit près de 80 millions. Le Bangladesh et le Vietnam, quant à eux, ont moins de 1% de leur population obèse.
  • Les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de décès des personnes obèses avec 2,7 millions en 2015, suivi par le diabète.

Causes

Notre mode de vie et de consommation. L’augmentation de la disponibilité et l’accessibilité des produits à fortes valeurs énergétiques ont radicalement changé notre mode de consommation. Le niveau d’obésité a augmenté dans des pays avec des niveaux socio-économiques très différents, ce qui prouve qu’il ne s’agit pas uniquement d’un problème de richesse. La mise en avant toujours plus dominante de produits transformés et préparés favorise cet état de fait.

S’ajoute à cela une diminution globale de l’activité physique par l’assistance mécanique et électronique dans nos tâches et activités quotidiennes.

Nos recommandations

  • Éviter l’embonpoint qui peut s’avérer aussi mortelle que l’obésité.
  • Faire au moins 30 minutes d’exercice par jour.
  • Manger des légumes et des fruits tous les jours.
  • Éviter le plus possible les plats préparés.
  • Pour en savoir plus, aller voir notre article minceur.

En conclusion il est indispensable de prévenir, dès le plus jeune âge et dès les premiers kilos en trop, le risque d’obésité.

Dr. Clément Bacle
Références

http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1614362
http://edition.cnn.com/2017/06/12/health/global-obesity-study/index.html

« Mieux vivre sans gluten. »

En ce mois de mai 2017, nous nous associons à la marque Dr. Schär, pionnier de l’alimentation sans gluten, pour lancer « le mois sans gluten ».

Nous allons en profiter pour vous présenter ensemble ce qu’est le gluten, quels sont les soucis qu’il peut entraîner, les différents symptômes, et comment faire pour lutter contre. Ensemble nous allons vous apprendre à « mieux vivre sans gluten ».

 

1. Le gluten c’est quoi ?

Le gluten est une protéine que l’on retrouve dans le blé, l’orge, l’épeautre, le seigle, ainsi que d’anciennes variétés de blés comme le kamut. Cette protéine est très pratique puisqu’elle apporte de la tenue, de l’élasticité et du moelleux à tout ce qui est fait à partir des farines de ces céréales. De fait, c’est une substance que l’on retrouve dans énormément de produits manufacturés.

 

2. Les maladies du gluten

Le souci avec le gluten, c’est qu’il est peu ou mal toléré par un certain nombre de personnes. Cela peut être seulement une sensibilité qui est peu grave, voir une véritable intolérance qui peut engendrer des risques vitaux. On parle de « maladie cœliaque » pour les véritables intolérants au gluten, et d’une « sensibilité au gluten non cœliaque » pour ceux qui réagissent au gluten sans avoir vraiment la maladie (forme généralement moins grave).

Le nombre de personnes touchées en France est assez élevé, au moins 600 000 personnes. Et on estime que jusqu’à 2% de la population le serait, comme une écrasante majorité des cas passe inaperçue.

Lorsqu’on ne supporte pas le gluten, ce dernier engendre des dommages sur la paroi des intestins. Cela se traduit le plus souvent par des gaz, flatulences, éructations, douleurs abdominales, diarrhée ou constipation. Que des symptômes digestifs non spécifiques et très courants, qui peuvent juste laisser penser que quelque chose « passe mal ». D’où le fait que l’on peut passer à côté de beaucoup de cas.

Il faut savoir que plus tôt l’intolérance ou la maladie est diagnostiquée et mieux c’est, car à force de consommer du gluten que l’on ne tolère pas, cela peut assez grandement endommager les intestins. Si pour certains il s’agit juste d’un inconfort digestif plus ou moins permanent, cela peut pour d’autres entraîner des carences graves en nutriments. Et ces carences peuvent être responsables ou faciliter des maladies parfois graves, comme des douleurs articulaires, dépression, diabète, maladies de peau, ostéoporose, ou encore troubles thyroïdiens.

Pour ce qui est des personnes plus sensibles, les femmes sont environ deux fois plus atteintes, avec des risques augmentés d’ostéoporose, et potentiellement un impact sur la fertilité et la grossesse. Mais aussi les enfants, chez qui les carences engendrées peuvent provoquer un retard de croissance général.

 

3. Diagnostic et traitement

De plus en plus de médecins devraient, face à des troubles digestifs réguliers, penser à faire rechercher un trouble lié au gluten. Le diagnostic se fait à l’aide d’une prise de sang et d’une endoscopie (pour aller observer les parois intestinales), ainsi que par un prélèvement pour analyser cette paroi. Autre chose qui peut inciter à faire un diagnostic, l’intolérance au gluten a un caractère génétique. Donc si quelqu’un dans votre famille est atteint, il est possible que d’autres le soient, à des degrés de sensibilité variés.

Le traitement est à l’heure actuelle simple et à la fois complexe. Il repose sur une unique mesure qui peut sembler à certains très compliqué : l’arrêt du gluten… à vie !

En effet ce n’est pas un cas où il faut juste « arrêter un temps pour que ça aille mieux ». Dès que vous reprendrez du gluten, les symptômes reviendront.

 

4. Le régime sans gluten

Cela peut paraître insurmontable tant le gluten est presque partout, mais c’est aujourd’hui beaucoup plus simple qu’il y a quelques années.

Le premier réflexe à avoir est de bien lire la composition d’un produit. Les allergènes étant maintenant identifiés de manière visible, il est simple de repérer la présence de blé/gluten dans la composition d’un produit. Le « sans gluten » étant même devenu pour certain un argument de promotion au même titre que les autres « sans… » (sucre ajouté, colorants, conservateurs…), la mention « sans gluten » apparaît le plus souvent de manière très visible. Il y a même maintenant un logo spécifique pour les produits sans gluten, le logo « épi barré ». Ce logo est décerné à un produit par l’AFDIAG, l’Association Française Des Intolérants Au Gluten.

Sinon pensez aussi à tout ce qui est naturellement sans gluten et apprenez à faire de nouveau la cuisine par vous-même. En effet, ce sont surtout les produits manufacturés qui sont susceptibles de contenir du gluten, de par son caractère liant ou de la prédominance du blé et du pain dans notre alimentation. En utilisant des produits bruts ou semi-transformés, vous saurez ce que vous mettez dans votre assiette et vous pourrez en profiter pour découvrir des céréales oubliées ou peu connues.

Et pour vous faciliter la vie un peu plus, sachez qu’on trouve de plus en plus de marques comme Dr. Scharr qui se spécialisent dans le sans gluten. Cela va même plus loin encore avec l’apparition de nouvelles gammes de produits sans gluten au sein même de marques qui fabriquent traditionnellement des produits avec gluten (comme des pâtes traditionnelles).

Pour la maison, si vous êtes la seule personne intolérante de la famille, vous n’aurez pas vraiment besoin d’ustensiles particuliers. Un grille-pain et une planche à découper dédiés et vous êtes bons. Pour le reste, il s’agit juste de bien laver le reste des ustensiles et les plans de travail pour limiter la contamination par des produits avec gluten.

 

Pour finir, certes un régime sans gluten demande de porter un peu plus d’attention à ce que vous achetez, et un peu plus d’investissement dans la cuisine, mais saisissez plutôt cette situation pour explorer un peu plus votre alimentation et découvrir des saveurs qui ne sont pas nécessairement connues et qui pourtant méritent de l’être.

N’hésitez pas à vous rendre sur des sites comme ceux de l’AFDIAG ou de Schärr pour trouver, des informations, documentations, ou recettes pour ainsi vous permettre de « mieux vivre sans gluten ».

 

L’effet des fibres alimentaires sur notre corps

fibres

 

Le nom « fibre » désigne toutes les substances d’origines végétales que notre estomac n’arrive pas à dégrader. Mais ce n’est pas parce qu’elles n’apportent rien en terme de nutriments ou qu’elles ne sont pas assimilées, qu’elles sont inutiles pour notre organisme, au contraire !

 

Les bienfaits

La principale propriété des fibres est de retenir l’eau, créant ainsi un effet de masse qui tout au long de la digestion a plusieurs effets bénéfiques : elles aident à ne plus avoir faim rapidement, et elles régulent la vitesse du transit intestinal, ce qui permet une bonne digestion de tous les aliments se trouvant dans les intestins.

Les bénéfices vont au-delà de la digestion : en assurant un transit régulier, les fibres aident à lutter aussi bien contre la constipation que contre la diarrhée. En plus de retenir l’eau, elles aident aussi à retenir d’autres nutriments qui pourraient s’avérer nocifs en trop grande quantité, comme les sucres et les graisses. Un apport régulier en fibre permettrait donc de lutter contre le diabète et le cholestérol.

 

Comment en consommer ?

On comprend facilement que les fibres ont une place de choix dans une alimentation saine et équilibrée. On estime qu’il faudrait entre 25 et 30 grammes de fibres par jour… Malheureusement, on estime qu’un français ne consommerait en moyenne que la moitié de ce qu’il devrait ! Mais où se trouvent-elles ?

 

Aliments riches en fibres

Il existe deux types de fibres :

  • Les fibres solubles, qui se dissolvent dans l’eau, créant une sorte de gel.

Ce sont elles qui surtout absorbent les graisses. On trouve surtout ces dernières dans les céréales complètes ou non raffinées (orge, riz, avoine, sarrasin), mais aussi dans les légumineuses (lentilles, haricots blancs ou rouges), les fruits secs, et quelques fruits et légumes frais.

  • Les fibres insolubles, qui ne sont pas dissoutes et qui retiennent l’eau.

Ce sont elles qui assurent la bonne régularité du transit. Le blé est une très grande source de ces fibres, mais préférez comme pour les céréales, le blé complet (comme les pâtes complètes ou le pain complet : plus il est sombre et dense, mieux c’est). Ces fibres sont également présentes dans les fruits et légumes frais et particulièrement dans leur peau (pensez tout de même à les laver).

 

Attention quand même !

Coupant l’appétit et apportant peu, le risque de dénutrition est assez élevé lorsqu’un régime ne comprend que des fibres. De plus certaines peuvent en trop grande quantité, dérégler le transit intestinal et fermenter, créant des gaz et des crampes d’estomac. Vérifiez donc que vous les tolérez bien et mangez-en dans des quantités raisonnables.

Notez également qu’il est déconseillé de manger trop de fibres chez les personnes souffrant de maladies inflammatoires du tube digestif.