Verrues : faut-il les traiter ?

On estime la prévalence des verrues à environ 30% chez les enfants et 20% chez les adultes. Ces excroissances souvent disgracieuses sont dues au développement d’un virus HPV : Human Papilloma Virus.

Au niveau plantaire les verrues sont souvent isolées, plus profondes et plus douloureuses. Elles peuvent être aussi plus planes et dites « en mosaïque » lorsqu’elles sont multiples.

Il est intéressant de savoir avant de se lancer dans des traitements tous azimuts d’une verrue (plantaire ou palmaire), qu’elles guérissent spontanément en 2 ans pour 60% d’entre elles.

Les verrues gardent une certaine part de mystère dans tous leurs aspects : de leur apparition ou même guérison. Il n’est pas rare que des médecins relatent des expériences où des parents annulent un rendez-vous le jour même de la consultation pour une verrue qui a disparue dans la nuit précédente, comme par enchantement.

Il existe ainsi certainement un aspect psychosomatique dans l’apparition et la guérison d’une verrue.
Mais quand celle-ci est bel et bien là depuis plusieurs mois ou années, il convient tout de même d’entreprendre des grands travaux ?

Il existe pléthore de moyens de traiter des verrues. Tout le monde connait ainsi les fameux stylos à azote liquide qui brûle littéralement la verrue à -176°, après 10 secondes de douleurs intenses… Cette méthode montre quand même une certaine efficacité sur des verrues récalcitrantes et en association avec un traitement kératolytique (acide salicylique en préparation). L’association des deux méthodes tend à diminuer les récidives.  Chez les fumeurs néanmoins, le risque global de récidives d’une verrue est multiplié par 5 par rapport aux non-fumeurs.

Différentes études montrent néanmoins que les préparations kératolytiques seules sont tout de même plus efficace que la cryothérapie utilisée de façon isolée.

Les lasers (à CO2, +/- couplés à une lampe LED émettant dans le rouge) permettent de brûler les vaisseaux qui irriguent la verrue permettant ensuite son étouffement. Le laser à colorant pulsé induit quant à lui moins de douleurs et induit une meilleure cicatrisation. De nombreuses études font varier le taux de guérison entre 47% et 100%.

Il n’existe pas vraiment de curseur permettant de pointer les vraies solutions miracles pour traiter les verrues et SI il faut les traiter. Différentes études s’accordent tout de même à mettre en évidence que le traitement par placebo est efficace dans 30% des cas.

Ainsi les remèdes de grand-mères et rebouteux circulent et se transmettent encore avec: l’application de suc de chélidoine (mauvaise herbe rencontrée au printemps), la friction de viande enterrée ensuite dans la terre ou des séances d’hypnose…

Aucune méthode ou traitement ne se détache vraiment dans les études réalisées. Néanmoins, il faut savoir changer de technique quand celle-ci démontre sont inefficacité ou quand la présence de la verrue devient gênante.

Santé bucco-dentaire : ne mâchons pas nos « maux » !

Aujourd’hui 20 mars, sourions, c’est le printemps. Cela tombe bien, c’est aussi la journée mondiale de la santé bucco-dentaire.

On ne le dit jamais assez, la santé bucco-dentaire a un impact considérable sur la santé globale d’une personne.

Alors reprenons quelques bases. Le brossage des dents doit prendre au moins 2 minutes et doit se faire 2 fois par jour. Si on compte bien, cela ne représente que 4 minutes par jour. Cela va sans dire mais près d’un quart des français ne se brosse les dents qu’une fois par jour…

Autre constat, le brossage est bien souvent trop rapide. Ce n’est pas la durée du brossage qui est incriminé, mais bien sa vitesse d’exécution et son intensité. Alors prenez votre temps, vous en avez pour deux minutes. Avec une brosse à dent à petite tête et aux poils souple, procédez ainsi à un brossage oblique de la gencive vers la dent. La brosse à dent est positionnée à 45° et remonte sur les dents. Procédez par cadran : droit, gauche, haut et bas. Aller, petit bonus, passez délicatement la brosse à dent sur la langue pour un petit brossage doux.

Pour parfaire l’œuvre, passer un fil dentaire dans les espaces inter dentaires étroits et une brossette dans les espaces plus larges.

Utilisez un dentifrice adapté à vos besoins, au fluor ou spécialement formulé pour soulager les problèmes d’hyper sensibilité par exemple.

Gare aux saignements ! Toute vigueur du brossage mise à part, si vos gencives saignent régulièrement, vous souffrez peut-être d’une gingivite. Il s’agit d’une inflammation parfois chronique de la gencive qui apparaît alors rouge et gonflée. L’évolution de ce type de pathologie peut aller vers la parodontite et à plus long terme le déchaussement des dents. Ainsi, même si les saignements ne relèvent pour l’heure que d’un inconfort, consultez un dentiste au moins une fois par an pour éviter de citer Voltaire : « Je perds mes dents, je meurs au détail ».

Prothèses dentaires : Souriez, vous allez être mieux remboursés !

Une des promesses de campagne était de rembourser les prothèses dentaires, auditives et les lunettes. La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a assuré ce lundi qu’elle sera tenue d’ici 2022.

Le premier chantier de réforme s’appliquera sur les prothèses dentaires avec un principe de « reste à charge zéro ». En effet, 75% des français ne sont pas satisfaits par les remboursements qui interviennent sur leurs soins dentaires. De trop nombreux patients repoussent ou retardent leurs soins dentaires (parfois même basiques) à cause de considérations financières. Le prix d’une couronne est en moyenne de 540€ au niveau national avec un remboursement d’environ 120€ par la sécurité Sociale et du même montant par la mutuelle (si le patient en possède une…).

Avec le principe de « reste à charge zéro », l’objectif est clair : permettre à tous des soins dentaires et la mise en bouche d’une prothèse si besoin en prenant en compte une qualité esthétique adaptée en fonction de la localisation de la dent à soigner. Les retentissements et conséquences de défauts de soins dentaires peuvent être importants : mauvaise hygiène, troubles de l’alimentation ou de la parole.

Pour cela, un remboursement hiérarchisé va intervenir. Le remboursement se fera selon la localisation de la dent (en distinguant les incisives et canines (visibles), les dents intermédiaires (1ère  et 2 prémolaires) et les dents antérieures (molaires) ainsi que le matériau utilisé. Ainsi on retrouverait du métal sur les dents qui se voient les moins : prémolaires et molaires ; possiblement de la céramique pour les dents plus exposées à la vue : incisives et canines. Suivant la nature du matériau, plusieurs niveaux de qualité esthétique existent : couronnes métalliques, couronnes polycristallines monolithiques (« full-zircon »), couronnes céramométalliques, couronnes céramiques monolithiques, couronnes céramo-céramiques.

Les propositions mettent en évidence trois types de prises en charge ou paniers : « coût égal à zéro », « reste à charge modéré » ou tarif libre sans remboursement.

Pour que ces mesures soient appliquées, la CNAM demande un effort aux dentistes avec une baisse de leurs tarifs facturés.

De plus, le plan d’action prévoit également un élargissement des mesures de prévention avec un examen de contrôle pour les enfants âgés de 3 ans par exemple : une demande forte des chirurgiens-dentistes.

Des annonces plus précises vont suivre d’ici le mois de juin. En attendant quelques réunions syndicales vont avoir lieu…

Température affichée :-5°C ; ressentie -8000 !

Cela ne vous aura pas échappé, nous sommes dans des flux d’airs sibériens avec les températures qui vont avec. Ces derniers jours sont certes ensoleillés mais glacials.

Nous scrutons donc la météo, lançons frénétiquement l’application des smartphones pour identifier lequel nous ment ! Car vous non plus n’en êtes pas à votre premier hiver et ce que vous sentez sur le bout de votre nez (que vous ne sentez plus d’ailleurs) n’a rien à voir avec ce qu’indique le thermomètre.

Vous l’aurez donc compris, il y a -5°C et -5°C. La mesure de la température est une chose mais les autorités sanitaires ont eu besoin d’un indice et d’une valeur pour mesurer la façon dont les organismes ressentaient le froid. La température ressentie va donc fortement évoluer en fonction de la présence ou non et de l’intensité du vent. Ce facteur météorologique est capable de refroidir bien plus facilement nos organismes qui dégagent de la chaleur. La température ressentie est donc un indice de déperdition de chaleur. La valeur n’a d’ailleurs pas d’unité à la différence d’une température exprimée en °C (Celsius) ou °F (Fahrenheit).

Ainsi une formule a été rédigée : RC = 13,12 + 0,6125TC + (0,3965TC – 11,37) x Vkm/h0,16 ; par exemple une température de -5°C avec un vent de 30km/h va donner un ressenti de -12.

Avec l’aide de cet indice, des plans sanitaires d’alertes émises par Météo France ou Plans Grand Froid peuvent être mis en place pour répondre à l’urgence et aux risques encourus. Mais cet indice laisse encore une grande variabilité entre les personnes. Individuellement, nous ne ressentons pas tous les mêmes gènes exposés aux mêmes températures. Vous verrez toujours un farfelu en T-Shirt alors que vous grelottez n’est-ce pas ? D’autres facteurs rentrent encore en considération :
– la tenue vestimentaire : faites l’oignon et multipliez les couches de vêtements qui emprisonnent de l’air et maintiennent la chaleur corporelle. Attention au coton qui maintient l’humidité; par grand froid des matières techniques seront plus adaptées.
– la glycémie : vous ressentirez moins le froid après avoir mangé plutôt qu’à jeun
– le niveau d’hydratation : Pensez à bien boire tout au long de la journée et à fortiori par temps venteux
– la corpulence, le métabolisme individuel, la couleur de peau, frilosité…
– la consommation d’alcool est une vraie mauvaise idée. L’alcool engendre en effet une vasodilatation et expose l’organisme à davantage perdre de la chaleur.

Veillez donc à bien vous protéger du froid et limitez vos déplacements si vous êtes fragiles. Couvrez bien les extrémités (mains, pieds et la tête) et optez pour des vêtements plus amples que près du corps.

Partir à la montagne avec un bébé

La  neige est tombée en abondance sur les massifs montagneux et de nombreuses familles pensent déjà à leur départ pour dévaler les pistes de ski. Accompagnées d’un bébé, il convient de prendre quelques précautions avant le départ.

Avant l’âge d’un an, un bébé ne doit pas aller à une altitude trop haute ; à plus de 1200 mètres. Pour se rendre en montagne, un bébé ne doit bien entendu ni avoir de souffle au cœur ni souffrir d’anémie.

Un rendez-vous chez le pédiatre avant le départ s’impose pour les enfants qui souffrent régulièrement d’otites. En effet, en altitude, la pression sur les tympans sera plus forte et peut amener un inconfort voire des douleurs au niveau des oreilles des petits fragilisés. De même, les ascensions d’éventuels cols doivent se faire progressivement et il est important de faire boire ou de faire téter régulièrement des bébés lors de montées en altitude. La déglutition permet de rééquilibrer les pressions de part et d’autre du tympan. Pensez à emporter dans vos valises de quoi faire des lavages de nez et quelques médicaments antipyrétiques (pour lutter contre une éventuelle fièvre si un rhume apparaissait).

Il est important de bien couvrir les bébés et de les protéger du froid. Ils sont le plus souvent statiques et se refroidissent bien plus rapidement que des adultes en mouvement. Leurs pieds et leurs mains sont particulièrement exposés et leur tête constitue un lieu de déperdition de chaleur important. Pensez donc à bien les couvrir : collants, body, écharpes, bonnets, béguins, cagoules, multiples couches de vêtements, le style importe peu tant qu’ils n’ont pas froid. Vérifiez régulièrement la température de leurs mains.

Le visage des bébés sera nécessairement exposé au froid, au vent et au soleil. Pour les protéger au maximum, il est conseillé de leur appliquer une crème grasse sur le visage ou un écran total en cas de soleil. Les rayons UV sont plus forts en altitude et se réverbèrent sur la neige. Il est donc indispensable de protéger aussi leurs yeux fragiles et sensibles avec des lunettes de soleil.

Après le bain, hydratez bien la peau avec un baume et utilisez des huiles lavantes pour la toilette afin de protéger leur peau sensible.

A la montagne, l’air est souvent sec. Pour éviter les laryngites et irritations des voies respiratoires, humidifier l’atmosphère des chambres en plaçant un récipient d’eau près de la source de chauffage.

Tous ces conseils mis en place, il ne reste plus qu’à profiter de ces bons moments en famille !

Descentes à ski : préparez vos genoux !

La moitié des blessures sportives du genou ont lieu à ski, soit près de 15 000 par an. Il s’agit le plus souvent d’une entorse voire d’une rupture des ligaments croisés, une blessure douloureuse et non sans conséquences fonctionnelles si aucun traitement n’est prodigué : instabilité chronique du genou, douleurs, arthrose à plus long terme. Ce type de traumatisme concerne deux fois plus les femmes que les hommes (alors qu’elles ne représentent que 35% des skieurs).

Avant une session de ski, il convient donc de se préparer physiquement. Pour cela, 2 mois avant le départ, il est conseillé de pratiquer une activité sportive afin d’augmenter la masse musculaire protectrice au niveau du genou. Ainsi, privilégiez les escaliers aux ascenseurs et une heure de marche par jour. Pratiquez une heure de natation ou 30 minutes de vélo par semaine et faites quotidiennement des exercices d’étirement des muscles de la cuisse.

Pendant le séjour au ski, veillez à une bonne alimentation et une bonne hydratation. Adaptez la vigilance et la tenue vestimentaire aux conditions climatiques, de visibilité et d’encombrements des pistes, engagez-vous sur des pistes adaptées à votre niveau et ne skiez jamais seul(e).

Un bon équipement est fondamental et évite bon nombre de blessures. En effet, selon votre niveau, et particulièrement pour les débutants, les chutes doivent s’accompagner d’un déchaussement des chaussures et les fixations doivent être correctement réglées afin d’éviter une torsion des genoux trop importante.

Des genouillères souples et peu encombrantes existent en pharmacie. Elles ne protègent pas le genou mais ont un effet proprioceptif. Cette notion apporte ainsi une sensibilité nerveuse au regard des informations provenant des muscles et des os. Ces orthèses permettent de porter inconsciemment une vigilance particulière pour « prendre soins » de l’articulation maintenue. Certaines sont de simples orthèses élastiques, d’autres ont des renforts latéraux et rotuliens.

Si lors d’une chute, vous avez tout de même senti un craquement accompagné d’une douleur intense, consultez un médecin, placez rapidement une poche de glace sur le genou et gardez le immobile.

Pensez à démarrer votre cession en douceur et à retrouver vos sensations progressivement. N’oubliez pas que le skieur qui est en aval est prioritaire et respectez les signalisations des pistes.

Mélatonine : l’eldorado du sommeil

La mélatonine est une hormone sécrétée naturellement par une glande de notre cerveau. Son rôle est de préparer l’organisme au sommeil. Elle est sécrétée lorsque la lumière décline et son pic est atteint vers 3 heures du matin. L’augmentation de concentration de mélatonine va déclencher un certain nombre d’effets sur l’organisme comme la diminution de la température corporelle et de la concentration en cortisol et une diminution de la pression sanguine.

Il y a quelques années encore, son utilisation était plutôt confidentielle et mieux connue des personnels naviguant soumis aux décalages horaires à répétition. Depuis cinq ans, son utilisation s’est largement démocratisée et a doublé ces trois dernières années.

La recherche de méthodes plus naturelles pour favoriser le sommeil n’est pas étrangère à ce phénomène et va aller en s’accroissant davantage puisqu’un somnifère bien connu (zolpidem pour ne pas le citer) est désormais soumis à une prescription plus stricte. Car contrairement aux benzodiazépines (classe médicamenteuse particulièrement prescrite pour ses effets sédatifs), la mélatonine ne provoque ni insomnie rebond  ni syndrome de sevrage ou dépendance à son arrêt. De plus, sa demi-vie est relativement courte est comparables aux benzodiazépines et apparentés.

La prise de mélatonine va ainsi directement mimer la sécrétion naturelle faite de cette hormone par l’organisme. Il est conseillé de la rendre 1 à 2 heures avant le coucher. Son action vise à diminuer le temps d’endormissement et ses vertus s’étendent à diminuer le nombre de réveils nocturnes. La mélatonine est disponible en pharmacie et sans ordonnance pour des dosages n’excédant pas 2 mg. Une formule à 2 mg et à libération prolongée est disponible sur prescription médicale.

De nouvelles et récentes recommandations tendent à recommander l’utilisation de mélatonine en première intention en cas de difficultés d’endormissement qui mènent vers une fatigue intense en particulier chez les personnes âgées de plus de 55 ans. Il est tout de même à noter que la prise de mélatonine peut exposer à des interactions médicamenteuses: notamment avec certains antidépresseurs et anticoagulants oraux.

Avant toute prise de mélatonine, il est toutefois recommandé de mettre en place une rééducation au sommeil. Ainsi, ne pas s’exposer aux écrans dans les deux heures qui précèdent le coucher, mettre en place un rituel le soir, aller se coucher dès que les signes de fatigue apparaissent, dans l’obscurité et le calme, font partie des premières recommandations à observer pour partir tranquillement dans les bras de Morphée.

L’ibuprofène: perturbateur endocrinien ?

Différentes études mettent à jour une diminution de la fertilité des hommes. Lors de précédentes recherches faites par le Professeur Bernard JEGOU et son équipe de l’Institut de recherche en santé environnement de Rennes, un lien avait été établi entre l’exposition pendant la grossesse de paracétamol et aspirine de fœtus mâles et l’apparition majorée de cas de malformations génitales (cryptorchidies).

Dans l’étude parue ce 8 janvier 2018 dans le prestigieux journal scientifique Proceedings of the national academy of sicences (PNAS), le Pr JEGOU et Christèle Desdoits cosignent une étude portant sur les effets d’une exposition à l’ibuprofène chez des hommes adultes.

Cet anti-inflammatoire est disponible sans ordonnance dans toutes les pharmacies en France et largement consommé par des millions de personnes. Il est utilisé pour soulager les douleurs en général notamment les douleurs articulaires et musculaires en particulier chez les sportifs qui le consomment régulièrement en préparation ou lors de récupérations physiques.

Les résultats de l’étude sont stupéfiants : les hommes adultes soumis à une exposition massive d’ibuprofène (1200mg par jour pendant 14 puis 44 jours), développent un hypogonadisme compensé. Il s’agit d’une perturbation de la régulation de sécrétion hormonale. Physiologiquement, l’hormone lutéinisante (LH) produite par la glande pituitaire (au niveau de l’hypophyse dans le cerveau), induit la production et sécrétion de la testostérone par les cellules de Leydig logées dans les testicules. D’ailleurs le ratio testostérone/LH est un marqueur de bon fonctionnement de ces cellules. Si les cellules de Leydig ne remplissent plus leur rôle dans la production et la sécrétion de la testostérone, les taux de LH augmentent, pour compenser ce manque (menant vers l’hypogonadisme compensé). Ce ratio était diminué de 18% après 14 jours d’exposition et de 23% après 44 jours.

Des résultats allant dans le même sens d’une dégradation de la capacité de production hormonale ont été relevés sur les cellules de Sertoli, cellules produisant les spermatozoïdes dans les testicules mais dans une moindre mesure.

En poursuivant ses investigations, l’équipe de recherche a pu mettre en évidence une diminution de l’expression de gènes impliqués dans la production des précurseurs de la testostérone. Moins de testostérone produite menant ainsi à une augmentation induite de la sécrétion de LH etc…

La conclusion de cette étude est sans appel, l’ibuprofène possède une action antiandrogénique le plaçant de facto dans les produits perturbateurs endocriniens. Toutefois, cette étude en appelle d’autres pour répondre à d’autres interrogations notamment sur l’effet de l’aspirine et d’autres composés sur les cellules de Leydig.

Enfin, il convient d’apprécier encore l’ibuprofène pour ce qu’il est et pour ce qu’il apporte dans des problématiques de douleurs rhumatismales par exemple. Mais il est aussi important maintenant bien prendre en compte les risques encourus sur la fertilité masculine lors d’une prise importante et chronique de cette molécule.

Sources :

Kristensen, David Møbjerg et al (2018) Ibuprofen alters human testicular physiology to produce a state of compensated hypogonadism PNAS 2018 : 1715035115v1-201715035.

Kristensen, David Møbjerg et al (2011) Intrauterine exposure to mild analgesics is a risk for development of male reproductive disorders in human and rat. Human Reproduction, Vol.26, No.1 pp. 235 –244, 2011

Donnez votre sang pour sauver des vies !

A l’approche des fêtes de fin d’année, les stocks de sang et plaquettes sont fragiles. Un appel aux dons est donc lancé par l’EFS (Etablissement Français du Sang).

Pour maintenir les réserves en produits sanguins à un niveau satisfaisant, les dons de sang doivent être réguliers et constants car la durée de vie des produits sanguins est limitée (5 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges). En fin d’année, la baisse de mobilisation se fait sentir sur les stocks alors que la demande est importante pendant cette période.

L’EFS rappelle en effet que 10 000 dons de sang sont nécessaires chaque jour pour répondre aux besoins des malades.

Les groupes sanguins particulièrement recherchés en cette période sont : O-, O+, A- et B-.

efs
(
Niveau des réserves en produits sanguins, https://dondesang.efs.sante.fr/barometre)

Vous avez entre 18 et 70 ans ? Rendez-vous dans  un des 127 sites fixes ou 40 000 lieux de collectes mobiles pour donner votre sang ou plasma et contribuer à sauver des vies.

 

Rester Vivant

Les risques sont partout, omniprésents dans le quotidien de tous.

Des risques, nous en prenons tous et tous les jours. Prendre sa voiture, traverser une rue, courir pour attraper un bus…

Certains sont toutefois des aléas dont on se passerait volontiers. Multiplier les risques d’avoir un accident mortel par 8,5 en cas d’alcoolémie excessive au volant fait partie de ceux-là…

Alors certes, les campagnes chocs de la sécurité routière interpellent mais certains chiffres laissent encore songeurs : seul 1 conducteur sur 3 cède le volant de sa voiture quand il a bu ; l’alcool est en cause dans 1/3 des accidents mortels.

Une pointe d’optimisme est tout de même à noter : 77% des gens ne laissent plus partir un ami qui a bu en 2014 contre 65% en 2011.

Alors même si un joyeux luron, de surcroît un ami, vous dit qu’après un bon café il va faire redescendre son alcoolémie et être en pleine possession de ses moyens pour reprendre la route, je vous livre quelques arguments de poids et scientifiques à lui opposer :

  • Le taux d’alcool atteint un maximum dans l’organisme ½ heure après son absorption quand on est à jeun, 1 heure lors d’un repas.
  • 95% de l’alcool consommé est éliminé par le foie à la vitesse de 0,1 à 0,15 g/L/heure.
  • Ni un café, ni quantité d’eau ne permettent d’éliminer plus vite l’alcool ingéré. Seul le temps le permet en fonction de l’âge, la morphologie, le sexe et la quantité ingérée.
  • Concrètement après un repas bien arrosé, il faut compter plus de 4 heures pour faire redescendre de manière conséquente le taux d’alcoolémie.
  • Quelle que soit la boisson alcoolisée, un verre standard représente la même quantité d’alcool :

– 25cl de bière à 5° = 12,5 cl de vin de 10 à 12° = 3cl d’alcool distillé à 40° (whisky, gin…) =10g d’alcool pur

– Chaque verre consommé fait monter le taux d’alcool dans le sang de 0,20g à 0,25g/L en moyenne. Ce taux peut être plus élevé en fonction de l’état de fatigue, stress, tabagisme, corpulence, âge…

Quid de ces comptes d’apothicaires : dormir sur place, prendre un taxi ou se faire raccompagner restent et demeurent les seules solutions pour limiter les risques à ce qu’ils sont.

Pour rappel le taux d’alcoolémie autorisé est de 0,5 g/litre de sang (0,2 g/L pour les permis probatoires). L’alcool est à consommer avec modération.

Il existe des solutions pour agir.