Partir à la montagne avec un bébé

La  neige est tombée en abondance sur les massifs montagneux et de nombreuses familles pensent déjà à leur départ pour dévaler les pistes de ski. Accompagnées d’un bébé, il convient de prendre quelques précautions avant le départ.

Avant l’âge d’un an, un bébé ne doit pas aller à une altitude trop haute ; à plus de 1200 mètres. Pour se rendre en montagne, un bébé ne doit bien entendu ni avoir de souffle au cœur ni souffrir d’anémie.

Un rendez-vous chez le pédiatre avant le départ s’impose pour les enfants qui souffrent régulièrement d’otites. En effet, en altitude, la pression sur les tympans sera plus forte et peut amener un inconfort voire des douleurs au niveau des oreilles des petits fragilisés. De même, les ascensions d’éventuels cols doivent se faire progressivement et il est important de faire boire ou de faire téter régulièrement des bébés lors de montées en altitude. La déglutition permet de rééquilibrer les pressions de part et d’autre du tympan. Pensez à emporter dans vos valises de quoi faire des lavages de nez et quelques médicaments antipyrétiques (pour lutter contre une éventuelle fièvre si un rhume apparaissait).

Il est important de bien couvrir les bébés et de les protéger du froid. Ils sont le plus souvent statiques et se refroidissent bien plus rapidement que des adultes en mouvement. Leurs pieds et leurs mains sont particulièrement exposés et leur tête constitue un lieu de déperdition de chaleur important. Pensez donc à bien les couvrir : collants, body, écharpes, bonnets, béguins, cagoules, multiples couches de vêtements, le style importe peu tant qu’ils n’ont pas froid. Vérifiez régulièrement la température de leurs mains.

Le visage des bébés sera nécessairement exposé au froid, au vent et au soleil. Pour les protéger au maximum, il est conseillé de leur appliquer une crème grasse sur le visage ou un écran total en cas de soleil. Les rayons UV sont plus forts en altitude et se réverbèrent sur la neige. Il est donc indispensable de protéger aussi leurs yeux fragiles et sensibles avec des lunettes de soleil.

Après le bain, hydratez bien la peau avec un baume et utilisez des huiles lavantes pour la toilette afin de protéger leur peau sensible.

A la montagne, l’air est souvent sec. Pour éviter les laryngites et irritations des voies respiratoires, humidifier l’atmosphère des chambres en plaçant un récipient d’eau près de la source de chauffage.

Tous ces conseils mis en place, il ne reste plus qu’à profiter de ces bons moments en famille !

Descentes à ski : préparez vos genoux !

La moitié des blessures sportives du genou ont lieu à ski, soit près de 15 000 par an. Il s’agit le plus souvent d’une entorse voire d’une rupture des ligaments croisés, une blessure douloureuse et non sans conséquences fonctionnelles si aucun traitement n’est prodigué : instabilité chronique du genou, douleurs, arthrose à plus long terme. Ce type de traumatisme concerne deux fois plus les femmes que les hommes (alors qu’elles ne représentent que 35% des skieurs).

Avant une session de ski, il convient donc de se préparer physiquement. Pour cela, 2 mois avant le départ, il est conseillé de pratiquer une activité sportive afin d’augmenter la masse musculaire protectrice au niveau du genou. Ainsi, privilégiez les escaliers aux ascenseurs et une heure de marche par jour. Pratiquez une heure de natation ou 30 minutes de vélo par semaine et faites quotidiennement des exercices d’étirement des muscles de la cuisse.

Pendant le séjour au ski, veillez à une bonne alimentation et une bonne hydratation. Adaptez la vigilance et la tenue vestimentaire aux conditions climatiques, de visibilité et d’encombrements des pistes, engagez-vous sur des pistes adaptées à votre niveau et ne skiez jamais seul(e).

Un bon équipement est fondamental et évite bon nombre de blessures. En effet, selon votre niveau, et particulièrement pour les débutants, les chutes doivent s’accompagner d’un déchaussement des chaussures et les fixations doivent être correctement réglées afin d’éviter une torsion des genoux trop importante.

Des genouillères souples et peu encombrantes existent en pharmacie. Elles ne protègent pas le genou mais ont un effet proprioceptif. Cette notion apporte ainsi une sensibilité nerveuse au regard des informations provenant des muscles et des os. Ces orthèses permettent de porter inconsciemment une vigilance particulière pour « prendre soins » de l’articulation maintenue. Certaines sont de simples orthèses élastiques, d’autres ont des renforts latéraux et rotuliens.

Si lors d’une chute, vous avez tout de même senti un craquement accompagné d’une douleur intense, consultez un médecin, placez rapidement une poche de glace sur le genou et gardez le immobile.

Pensez à démarrer votre cession en douceur et à retrouver vos sensations progressivement. N’oubliez pas que le skieur qui est en aval est prioritaire et respectez les signalisations des pistes.

Mélatonine : l’eldorado du sommeil

La mélatonine est une hormone sécrétée naturellement par une glande de notre cerveau. Son rôle est de préparer l’organisme au sommeil. Elle est sécrétée lorsque la lumière décline et son pic est atteint vers 3 heures du matin. L’augmentation de concentration de mélatonine va déclencher un certain nombre d’effets sur l’organisme comme la diminution de la température corporelle et de la concentration en cortisol et une diminution de la pression sanguine.

Il y a quelques années encore, son utilisation était plutôt confidentielle et mieux connue des personnels naviguant soumis aux décalages horaires à répétition. Depuis cinq ans, son utilisation s’est largement démocratisée et a doublé ces trois dernières années.

La recherche de méthodes plus naturelles pour favoriser le sommeil n’est pas étrangère à ce phénomène et va aller en s’accroissant davantage puisqu’un somnifère bien connu (zolpidem pour ne pas le citer) est désormais soumis à une prescription plus stricte. Car contrairement aux benzodiazépines (classe médicamenteuse particulièrement prescrite pour ses effets sédatifs), la mélatonine ne provoque ni insomnie rebond  ni syndrome de sevrage ou dépendance à son arrêt. De plus, sa demi-vie est relativement courte est comparables aux benzodiazépines et apparentés.

La prise de mélatonine va ainsi directement mimer la sécrétion naturelle faite de cette hormone par l’organisme. Il est conseillé de la rendre 1 à 2 heures avant le coucher. Son action vise à diminuer le temps d’endormissement et ses vertus s’étendent à diminuer le nombre de réveils nocturnes. La mélatonine est disponible en pharmacie et sans ordonnance pour des dosages n’excédant pas 2 mg. Une formule à 2 mg et à libération prolongée est disponible sur prescription médicale.

De nouvelles et récentes recommandations tendent à recommander l’utilisation de mélatonine en première intention en cas de difficultés d’endormissement qui mènent vers une fatigue intense en particulier chez les personnes âgées de plus de 55 ans. Il est tout de même à noter que la prise de mélatonine peut exposer à des interactions médicamenteuses: notamment avec certains antidépresseurs et anticoagulants oraux.

Avant toute prise de mélatonine, il est toutefois recommandé de mettre en place une rééducation au sommeil. Ainsi, ne pas s’exposer aux écrans dans les deux heures qui précèdent le coucher, mettre en place un rituel le soir, aller se coucher dès que les signes de fatigue apparaissent, dans l’obscurité et le calme, font partie des premières recommandations à observer pour partir tranquillement dans les bras de Morphée.

L’ibuprofène: perturbateur endocrinien ?

Différentes études mettent à jour une diminution de la fertilité des hommes. Lors de précédentes recherches faites par le Professeur Bernard JEGOU et son équipe de l’Institut de recherche en santé environnement de Rennes, un lien avait été établi entre l’exposition pendant la grossesse de paracétamol et aspirine de fœtus mâles et l’apparition majorée de cas de malformations génitales (cryptorchidies).

Dans l’étude parue ce 8 janvier 2018 dans le prestigieux journal scientifique Proceedings of the national academy of sicences (PNAS), le Pr JEGOU et Christèle Desdoits cosignent une étude portant sur les effets d’une exposition à l’ibuprofène chez des hommes adultes.

Cet anti-inflammatoire est disponible sans ordonnance dans toutes les pharmacies en France et largement consommé par des millions de personnes. Il est utilisé pour soulager les douleurs en général notamment les douleurs articulaires et musculaires en particulier chez les sportifs qui le consomment régulièrement en préparation ou lors de récupérations physiques.

Les résultats de l’étude sont stupéfiants : les hommes adultes soumis à une exposition massive d’ibuprofène (1200mg par jour pendant 14 puis 44 jours), développent un hypogonadisme compensé. Il s’agit d’une perturbation de la régulation de sécrétion hormonale. Physiologiquement, l’hormone lutéinisante (LH) produite par la glande pituitaire (au niveau de l’hypophyse dans le cerveau), induit la production et sécrétion de la testostérone par les cellules de Leydig logées dans les testicules. D’ailleurs le ratio testostérone/LH est un marqueur de bon fonctionnement de ces cellules. Si les cellules de Leydig ne remplissent plus leur rôle dans la production et la sécrétion de la testostérone, les taux de LH augmentent, pour compenser ce manque (menant vers l’hypogonadisme compensé). Ce ratio était diminué de 18% après 14 jours d’exposition et de 23% après 44 jours.

Des résultats allant dans le même sens d’une dégradation de la capacité de production hormonale ont été relevés sur les cellules de Sertoli, cellules produisant les spermatozoïdes dans les testicules mais dans une moindre mesure.

En poursuivant ses investigations, l’équipe de recherche a pu mettre en évidence une diminution de l’expression de gènes impliqués dans la production des précurseurs de la testostérone. Moins de testostérone produite menant ainsi à une augmentation induite de la sécrétion de LH etc…

La conclusion de cette étude est sans appel, l’ibuprofène possède une action antiandrogénique le plaçant de facto dans les produits perturbateurs endocriniens. Toutefois, cette étude en appelle d’autres pour répondre à d’autres interrogations notamment sur l’effet de l’aspirine et d’autres composés sur les cellules de Leydig.

Enfin, il convient d’apprécier encore l’ibuprofène pour ce qu’il est et pour ce qu’il apporte dans des problématiques de douleurs rhumatismales par exemple. Mais il est aussi important maintenant bien prendre en compte les risques encourus sur la fertilité masculine lors d’une prise importante et chronique de cette molécule.

Sources :

Kristensen, David Møbjerg et al (2018) Ibuprofen alters human testicular physiology to produce a state of compensated hypogonadism PNAS 2018 : 1715035115v1-201715035.

Kristensen, David Møbjerg et al (2011) Intrauterine exposure to mild analgesics is a risk for development of male reproductive disorders in human and rat. Human Reproduction, Vol.26, No.1 pp. 235 –244, 2011

Donnez votre sang pour sauver des vies !

A l’approche des fêtes de fin d’année, les stocks de sang et plaquettes sont fragiles. Un appel aux dons est donc lancé par l’EFS (Etablissement Français du Sang).

Pour maintenir les réserves en produits sanguins à un niveau satisfaisant, les dons de sang doivent être réguliers et constants car la durée de vie des produits sanguins est limitée (5 jours pour les plaquettes, 42 jours pour les globules rouges). En fin d’année, la baisse de mobilisation se fait sentir sur les stocks alors que la demande est importante pendant cette période.

L’EFS rappelle en effet que 10 000 dons de sang sont nécessaires chaque jour pour répondre aux besoins des malades.

Les groupes sanguins particulièrement recherchés en cette période sont : O-, O+, A- et B-.

efs
(
Niveau des réserves en produits sanguins, https://dondesang.efs.sante.fr/barometre)

Vous avez entre 18 et 70 ans ? Rendez-vous dans  un des 127 sites fixes ou 40 000 lieux de collectes mobiles pour donner votre sang ou plasma et contribuer à sauver des vies.

 

Rester Vivant

Les risques sont partout, omniprésents dans le quotidien de tous.

Des risques, nous en prenons tous et tous les jours. Prendre sa voiture, traverser une rue, courir pour attraper un bus…

Certains sont toutefois des aléas dont on se passerait volontiers. Multiplier les risques d’avoir un accident mortel par 8,5 en cas d’alcoolémie excessive au volant fait partie de ceux-là…

Alors certes, les campagnes chocs de la sécurité routière interpellent mais certains chiffres laissent encore songeurs : seul 1 conducteur sur 3 cède le volant de sa voiture quand il a bu ; l’alcool est en cause dans 1/3 des accidents mortels.

Une pointe d’optimisme est tout de même à noter : 77% des gens ne laissent plus partir un ami qui a bu en 2014 contre 65% en 2011.

Alors même si un joyeux luron, de surcroît un ami, vous dit qu’après un bon café il va faire redescendre son alcoolémie et être en pleine possession de ses moyens pour reprendre la route, je vous livre quelques arguments de poids et scientifiques à lui opposer :

  • Le taux d’alcool atteint un maximum dans l’organisme ½ heure après son absorption quand on est à jeun, 1 heure lors d’un repas.
  • 95% de l’alcool consommé est éliminé par le foie à la vitesse de 0,1 à 0,15 g/L/heure.
  • Ni un café, ni quantité d’eau ne permettent d’éliminer plus vite l’alcool ingéré. Seul le temps le permet en fonction de l’âge, la morphologie, le sexe et la quantité ingérée.
  • Concrètement après un repas bien arrosé, il faut compter plus de 4 heures pour faire redescendre de manière conséquente le taux d’alcoolémie.
  • Quelle que soit la boisson alcoolisée, un verre standard représente la même quantité d’alcool :

– 25cl de bière à 5° = 12,5 cl de vin de 10 à 12° = 3cl d’alcool distillé à 40° (whisky, gin…) =10g d’alcool pur

– Chaque verre consommé fait monter le taux d’alcool dans le sang de 0,20g à 0,25g/L en moyenne. Ce taux peut être plus élevé en fonction de l’état de fatigue, stress, tabagisme, corpulence, âge…

Quid de ces comptes d’apothicaires : dormir sur place, prendre un taxi ou se faire raccompagner restent et demeurent les seules solutions pour limiter les risques à ce qu’ils sont.

Pour rappel le taux d’alcoolémie autorisé est de 0,5 g/litre de sang (0,2 g/L pour les permis probatoires). L’alcool est à consommer avec modération.

Il existe des solutions pour agir.

Mois sans tabac

#MoisSansTabac

 

Vous envisagez l’arrêt du tabac ou avez cessé de fumer ?

Le mois de novembre est l’occasion de franchir le pas du sevrage de la cigarette grâce aux nombreuses initiatives mises en place. Seul ou en équipe, voici quelques informations pratiques et conseils pour mieux appréhender cette période.

Arrêter de fumer pendant un mois, c’est 5 fois plus de chances d’arrêter définitivement.

Dans un premier temps, analysez vos besoins quotidiens, les moments forts où la cigarette vous semble indispensable. Faites le point sur votre motivation, les raisons qui vous mènent vers le sevrage quelles qu’elles soient : ordre médical, économique (le paquet de cigarette passera à 10 euros en 2020), ne plus se sentir dépendant…

Le sevrage est un combat contre nos petits récepteurs neuronaux nichés dans notre cerveau qui ne demandent qu’une chose : de la nicotine. Alors ce combat, il faut s’y préparer, l’anticiper, connaître ses forces et anticiper ses faiblesses.

Les premières heures et les tout premiers jours du sevrage sont comme une lune de miel, on se sent en pleine possession de son corps, une volonté à toute épreuve, un sentiment de toute puissance physique et mentale. Après l’appréhension du ou des premiers jours, c’est un sentiment de « presque facilité » qui peut survenir.

Oui mais… Les quelques jours sont passés, arrivent alors les premiers inconforts : irritabilité, manque de patience, cauchemars, insomnie, compensation sur le grignotage (friandises bien méritées !), tension, susceptibilité… Il faut tenir !

Pour pallier ces désagréments, différents produits peuvent aider :

*Magnésium : un allié pour lutter contre le stress

*phytothérapie :

https://lasante.net/espace-para/bien-etre-et-minceur/bien-etre-complements-alimentaires/sommeil-stress/pileje-phytostandard-aubepine-et-passiflore-x-30.html

https://lasante.net/espace-para/bien-etre-et-minceur/bien-etre-complements-alimentaires/sommeil-stress/pileje-phytostandard-rhodiole-et-safran-x-30.html

 

Lors de ces moments compliqués, il est bon de se souvenir de ce que le fumeur recherche dans une cigarette, ne nous leurrons pas, ce sont les premières bouffées qui créent l’effet tant recherché.
C’est le shoot nicotinique, ce pic qui nous fait nous sentir mieux, nous détendre, nous féliciter, nous récompenser. Tout l’enjeu du sevrage va être de mimer ces pics de nicotine pour retrouver la sensation que procure la cigarette tout en se détachant de tous ces gestes qui constituent l’acte, de l’allumage à la fumée crée jusqu’à l’extinction.

Prendre l’ascendant sur ce besoin de nicotine intimé par notre propre cerveau va passer par le satisfaire en nicotine.
Le schéma le plus classique va être l’association patch et substituts types pastilles, gommes, comprimés sublinguaux, spray.

  • Le dispositif transdermique (patch) va libérer de façon continue de la nicotine dans l’organisme délivrant une dose constante stimulant les récepteurs en permanence.
  • Les substituts cités vont jouer leur rôle pour mimer le shoot recherché par le fumeur. En délivrant une dose de nicotine plus forte et sur un temps plus court (~20 min), l’envie sera couverte.

Il convient de trouver la bonne formule, d’estimer le bon dosage du patch d’abord puis essayer les différentes pastilles, dragées, comprimés et les différentes saveurs.

La Sécurité Sociale prend en charge sur prescription médicale les traitements de substituts nicotiniques à hauteur de 150 euros par année civile et par bénéficiaire.

Les symptômes de surdosage en nicotine sont à connaître : maux de tête, tachycardie (le cœur bat plus vite), sueurs, nausées, gorge irritée, diarrhée… Ils ne sont pas dangereux mais inconfortables. Il convient néanmoins d’ajuster la dose de nicotine en diminuant d’abord le dosage des pastilles ou leur nombre réparti dans la journée.

La diminution des doses doit se faire progressivement. Rien ne presse tant que vous ne refumez pas de cigarette.

Faites-vous soutenir par vos proches, vos coéquipiers de sevrage, votre pharmacien ou votre médecin. Applications smartphone (tabac info service), kit d’aide au sevrage tabagique (disponibles en pharmacie), pratique du sport, hypnose, … Tout ce qui pourra vous aider est bon à prendre.

Il n’y a jamais de moment idéal mais la satisfaction personnelle liée à l’arrêt du tabac est bien supérieure à l’appréhension que l’on peut avoir.

Dr C. Coquerel

 

https://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/inscription

https://www.tabac-info-service.fr/J-arrete-de-fumer

https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/medicaments-vaccins-dispositifs-medicaux/prise-charge-substituts-nicotiniques

Nous sommes de plus en plus sédentaires

C’est ce que révèle la dernière étude Esteban, nous sommes de moins en moins actif, notamment les femmes. En 10 ans, la proportion de femme « physiquement active » a chuté de 16%.

40% des français de tous âges et sexes n’atteignent pas la recommandation des 150 minutes par semaine d’activité physique. 50% de femme et 30% d’homme.

Les enfants ne sont pas épargnés par le phénomène. Entre 6 à 17 ans, les jeunes sont moins de 25% à atteindre la recommandation de 60 minutes de sport par semaine.

La cause ?

Principalement le temps trop important passé devant les écrans. Tablettes, smartphones, ordinateurs ou télévisions, il a pléthore de raisons de ne pas aller se dégourdir les jambes.

Les bonnes résolutions de la rentrée

En octobre, il est encore temps de vous inscrire ou d’inscrire vos enfants à une nouvelle activité. C’est bon pour votre corps mais aussi pour votre cerveau. Apprendre un nouveau sport favorise la création de nouvelles terminaisons nerveuses. Pour les liens sociaux: La pratique d’un nouveau sport est aussi l’occasion de rencontrer des nouvelles personnes.

En savoir plus

Rendez-vous sur le site http://www.mangerbouger.fr/

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients

Plante médicinale : Le frêne à manne

C’est un petit arbre de la famille des Oléacées (fraxinus ornus). Son écorce grisâtre et lisse le distingue de son « cousin » méditerranéen, le frêne oxyphylle. La période de floraison s’étend d’avril à juin.

Sa floraison blanche odorante, qui apparaît en même temps que les feuilles, lui confère une beauté remarquable au printemps

1. Indications

Le frêne est utilisé dans la constipation légère.

Sa sève sucrée, qui exsude spontanément lors de l’incision du tronc et des branches « La manne », est un purgatif doux contenant 50% de mannitol. Celle-ci a un effet laxatif.

2. Localisation

Cet arbre est originaire du bassin méditerranéen, plus précisément du sud de l’Italie.

3. Mode d’administration et posologie

En vrac, en tisane : on peut l’utiliser chez l’enfant (2-10g/j) et aussi l’adulte (50g/j).

Cliquez ici pour en savoir plus ! 

5. Contre-indications & précautions d’emploi

· certaines maladies de l’intestin et du côlon,
· en cas de douleurs abdominales (douleurs au ventre),
· en cas de constipation chronique (constipation de longue durée),
· chez l’enfant de moins de 12 ans sans la prescription d’un médecin.
En cas de doute demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Cliquez ici pour en savoir plus ! 

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Références 

Ref Julve, Ph., 1998 ff. – Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004 [archive].

Plante médicinale : Rhubarbe de Chine

C’est une plante herbacée (Rheum palmatum) vivace . Elle appartient à la famille des Polygonacées. Elle fut utilisée en médecine chinoise depuis Chen-nug, plusieurs siècles avant notre ère mais aussi en Grèce, où Dioscoride en fait déjà mention dans ses écrits.

1. Indications

On utilise les rhizomes en usage court en cas  de constipation. Ces rhizomes renferment des dérivés anthracéniques dont la rhéine, ayant une double action intestinale.

1. Augmentation de la motilité intestinale qui va accélérer le transit.

2. Diminution de l’absorption d’eau et d’électrolytes au niveau du colon (sodium et chlore) qui aura pour conséquence d’augmenter la concentration d’eau dans le tube intestinal et donc de faciliter l’évacuation des selles.

Il faut noter que son action peut entraîner une irritation au niveau intestinal.

2. Localisation

La rhubarbe de Chine est originaire de Chine et du Tibet. Elle ne doit pas être confondue avec la rhubarbe des jardins.

3. Mode d’administration et posologie

De 1 à 4 comprimés par jour. Maximum 4 comprimés par jour. Commencer par 1 comprimé par jour

Pour en savoir plus, cliquez ici ! 

5. Contre-indications & précautions d’emploi

  • Son utilisation est déconseillée au enfant de moins de 12 ans.
  • On déconseille de l’utiliser durant une trop longue période.
  • Si pas de résultat après 4 jours de traitement, il convient de consulter un médecin.
  • Contre indiqué en cas :
  1. d’inflammation du côlon
  2. de fortes douleurs abdominales
  3. de constipation chronique
  4. non émission de selle depuis 1 semaine (risque d’occlusion)
  5. de déshydratation
  6. d’insuffisance rénale
  7. de grossesse ou d’allaitement

En cas de prise simultanée de médicaments ou en cas de maladie gastro-intestinale, consulter votre médecin avant.

Il est recommandé de respecter les doses conseillées, de veiller à avoir une alimentation variée et équilibrée et un mode de vie sain.

Tenir hors de portée des jeunes enfants.

En cas de transit paresseux boire abondamment et adopter une alimentation riche en fibres.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Références 

European Scientific Cooperative On Phytotherapy Monographs – The Scientific Foundation for Herbal Medicinal Products 2nd edition, ESCOP, UK 2003