Journée internationale du cancer de l’enfant

Aujourd’hui, 15 février, une large et inédite étude est lancée par l’Institut Curie à l’occasion de la Journée Internationale du Cancer de L’Enfant.  L’étude baptisée MICCHADO est pilotée par le Dr Gudrun Schleiermacher et vise à mieux comprendre et traiter les cancers pédiatriques. Pendant 6 ans, 600 enfants vont être inclus dans cette étude partout en France. Les équipes de recherches vont joindre leurs efforts pour tenter de corréler les taux de biomarqueurs (comme la présence d’ADN tumoral qui circule dans le sang) avec le niveau d’agressivité de la tumeur.

Par ces recherches, l’objectif est de mieux comprendre et caractériser la résistance aux traitements de certains cancers chez les enfants. Chaque année en France 2 500 enfants, adolescents et jeunes adultes se voient diagnostiquer un cancer. Parmi eux, 1 700 ont moins de 15 ans. En 1950, 5% seulement des enfants guérissaient. Ils sont aujourd’hui 80% mais ce taux stagne depuis quelques années et le cancer reste la première cause de mortalité par maladie chez cette population.

Les phénomènes de résistance aux traitements définissent les cancers à haut risque. Ils mènent vers de fréquentes rechutes.

Notre système immunitaire est conçu pour repérer et tuer les cellules dégénérées. Mais ce principe de contrôle connait parfois des défaillances et des cellules tumorales ont le champ libre pour se développer. Le principe de l’immunothérapie est de trouver au sein de la tumeur des marqueurs spécifiques à ces cellules anormales pour apprendre au système immunitaire à attaquer ces cellules.

Les objectifs de cette étude vont donc bien au-delà d’une meilleure compréhension des cancers à haut risque. Les résultats obtenus pourraient peut-être permettre d’élaborer des thérapies ciblées en établissant le profil moléculaires de ces tumeurs particulières. L’étude de l’ADN de ces tumeurs pourrait révéler des dénominateurs communs et induire une réponse adéquate à ces cancers.

Mais les cellules cancéreuses peuvent muter quand elles subissent de nouvelles altérations génétiques. Elles sont alors non seulement résistantes aux traitements mais peuvent en plus disséminer dans l’organisme. Une nouvelle cartographie moléculaire est alors indispensable. A la place de biopsies tumorales (parfois impossible en fonction de la localisation de la tumeur), l’étude MICCHADO propose le prélèvement d’ADN tumoral circulant. Cette étude presque en temps réel et non invasive va suivre l’évolution de la tumeur, comprendre ses mécanismes d’évolution et trouver des solutions pour les contrer.

Les enfants et jeunes adultes présentent plusieurs types de tumeurs : leucémies, tumeurs du système nerveux central, lymphomes, neuroblastomes, rétinoblastomes, rhabdoïde et des dizaines d’autres tumeurs. Même si ils sont majoritairement curables, de nombreux cancers des adolescents ont ont un moins bon pronostic que ceux des enfants. Ils apparaissent lors de la période de transformations physiques et psychologiques importantes et demandent une prise en charge globale primordiale.

Pour en savoir plus : https://curie.fr/actualite/cancers-de-lenfant/lessai-micchado-en-images

Les 100 ans de la Ligue contre le cancer

Le dimanche 4 février est la journée mondiale de lutte contre le cancer. Cette année marque le centenaire de la fondation de la Ligue contre le Cancer. L’association soutient financièrement de nombreux pôles dans la recherche en oncologie notamment la recherche fondamentale, clinique, épidémiologique et les sciences humaines et sociales. La Ligue contre le Cancer s’engage également dans la sensibilisation et continue d’informer et communiquer sur les bienfaits d’une hygiène de vie adaptée, sur les facteurs de risque et l’importance de programmes de dépistage organisés.

Le cancer est une maladie caractérisée par la prolifération incontrôlée de cellules de l’organisme. L’ensemble des cellules est soumis à un contrôle et une régulation de leur réplication. Dans le cas où une cellule est mal répliquée, ce système peut la détruire. Le développement d’un cancer résulte de l’échappement d’une lignée cellulaire à ce mécanisme de contrôle. Le système immunitaire ne les reconnaît pas comme pathogènes.

Un cancer sera diagnostiqué chez un homme sur deux et une femme sur trois avec 60% de chance de guérison en moyenne. Les quatre principaux cancers sont : celui de la prostate (71 000 cas par an), le sein (53 000 cas par an), le colon-rectum et le poumon. Parmi ces cancers, celui de la prostate et du sein ont des taux de survie parmi les meilleurs avec respectivement 80% et 85% de survie après 5 ans. Pour certains types de cancer, des facteurs de risque ont été prouvés par des études épidémiologiques en montrant des associations cohérentes avec peu de contradictions. Ainsi, pour le cancer de la prostate, le risque augmente avec l’âge, les antécédents familiaux et l’origine ethnique. Pour le cancer du sein, le risque augmente avec la présence de gènes prédisposant à son développement transmis par les ascendants mais aussi avec des facteurs hormonaux (hyperoestrogénie, nombre de cycles menstruels, puberté précoce, ménopause tardive, absence de grossesse et d’allaitement). Le surpoids, le tabagisme et la consommation d’alcool constituent des facteurs de risque au développement de cancers du sein et du colon-rectum.

De nombreux traitements sont aujourd’hui proposés et mis en place pour traiter les patients atteints de cancer. Les plus connus par le grand public sont la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement chirurgical et hormonal. De nouvelles thérapies viennent enrichir cet arsenal avec notamment l’essor de l’immunothérapie pleine de promesses mais dont le coût suscite parfois des débats.

Le principe de cette thérapie est d’utiliser les propres défenses de l’organisme pour repérer et éradiquer les cellules cancéreuses. L’immunothérapie se base sur plusieurs méthodes et utilise plusieurs biais pour cela. D’une part, l’immunothérapie locale permet de traiter des cancers de la vessie en stimulant l’immunité locale par des injections vésicales de BCG (bacille de Calmette et Guérin, agent tuberculosique). D’autre part, l’immunothérapie par voie générale va consister à stimuler globalement le système immunitaire. En effet, lors de l’intrusion d’un agent pathogène dans l’organisme, une myriade de puissantes réactions se mettent en place et notamment la libération d’anticorps et de cytokines. Parmi ces dernières, figurent l’interféron et l’interleukine 2 qui jouent un rôle dans les voies de signalisation de l’inflammation et sont dotées de propriétés cytotoxiques.

L’utilisation d’anticorps monoclonaux vise à reconnaître spécifiquement les cellules tumorales. Dans le cas d’un certain type de cancer du sein, les cellules tumorales expriment un récepteur spécifique (HER-2) en surnombre. Cette surpopulation de récepteurs entraîne alors une production accrue de protéines qui accroissent encore la multiplication incontrôlée des cellules cancéreuses. Pour le moment, ces thérapies sont proposées en cas de résistance aux chimiothérapies.

Ainsi, les recherches s’orientent vers des vaccins thérapeutiques qui permettraient de guider le système immunitaire vers les cellules cancéreuses. Le but étant d’éduquer les propres défenses de l’organisme pour qu’elles reconnaissent les cellules malignes et de les stimuler afin que la réponse obtenue soit suffisamment forte pour éradiquer le cancer.

Source : Ligue contre le cancer

CancerSEEK : Les promesses d’une détection de 8 cancers grâce à une prise de sang

L’enjeu est immense et les résultats sont prometteurs : des chercheurs de l’école de médecine de John Hopkins à Baltimore (Maryland, Etats-Unis) ont élaboré une nouvelle technique de détection précoce de huit cancers parmi les plus courants. Cette biopsie liquide (nom de cette technique de diagnostic), a été évaluée sur 1005 personnes atteintes d’un de ces huit cancers (ovaire, fois, estomac, pancréas, œsophage, colorectal, poumon ou sein). Cette technique détecte l’ADN tumoral et les marqueurs sériques circulant.

Les cellules tumorales sont par définition des cellules de notre propre organisme et de ce fait ne sont pas reconnues par notre système immunitaire comme des agents pathogènes. Elles échappent ainsi à tout contrôle. Néanmoins, les cellules cancéreuses ont quelques spécificités. Certaines substances hormonales, enzymatiques ou éléments protéiques sont excrétés par ces cellules et constituent une preuve de leur présence par les taux de ces marqueurs sériques qui peuvent désormais être détectés. De même, les fragments d’ADN peuvent apparaître dans le sang circulant à un taux suffisant pour signer l’empreinte d’un cancer en développement.

Le choix de ces marqueurs sériques et des fragments d’ADN détectés est le résultat de milliers d’analyses sanguines sur des milliers de personnes atteintes d’un cancer.

La promesse d’un tel dépistage est une prise en charge plus précoce de la maladie : bien avant même les premiers signes cliniques qui mettent alors en évidence un cancer à un stade plus avancé. Plus l’avancement de la maladie est important, plus le traitement mis en place sera potentiellement lourd et les chances de guérisons parallèlement moindres.

Deux notions sont particulièrement importantes et encourageantes dans les résultats publiés dans la revue Sciences. D’une part la sensibilité du test qui rend compte du seuil à partir duquel le test détecte la présence de cellules cancéreuses. Elle s’avère être comprise entre 69 et 98% pour 5 types de cancer (ovaire, foie, estomac, œsophage) mais 33% pour le cancer du sein. Cependant plus le cancer est avancé, meilleure est la sensibilité de détection du test. Ainsi, dans le cancer du sein de stade I (primitif), elle est de 43%. Pour ce type de cancer, même si l’approche est prometteuse, cet outil n’est pas encore prêt de remplacer la mammographie.

D’autre part la spécificité du test est de 99%. Cette notion précise le nombre de faux positifs observés. Cela signifie que le test détermine avec une grande précision le tissu d’origine des cellules cancéreuses et oriente directement les praticiens sur la localisation du cancer en développement.

Pour conclure cette large étude menée, les auteurs estiment tout de même l’importance d’investigations sur de plus larges cohortes afin de connaître le réel bénéfice apporté par la biopsie liquide et son utilité clinique.

Comment l’industrie de l’alcool trompe le public concernant les liens entre l’alcool et le risque de cancer

Plusieurs universités européennes (London School of Hygiene and Tropical Medicine en Angleterre, the Karolinska Intitutet en Suède et the University of Tromsø en Norvège) ont étudié la véracité des informations fournies par les fabricants d’alcool sur les risques de la consommation d’alcool sur la santé.

Les résultats de l’étude accusent les fabricants d’alcool de déformer les faits, notamment sur les liens entre la consommation d’alcool et le risque de cancer dans leurs propres intérêts.

3 approches pour déformer la vérité

Les chercheurs ont mis en évidence 3 méthodes pour mésinformer les consommateurs.

  • Remettre en cause le lien réel entre la consommation d’alcool et le risque de cancer.
  • Minimisation des risques liés à la consommation d’alcool.
  • Éluder le lien entre consommation d’alcool et le risque de cancer en focalisant l’attention du lecteur sur d’autres facteurs de risque.

Comment s’est déroulée l’étude ?

Les chercheurs ont analysé 27 sites web et documentations publiés par des organismes en lien avec l’industrie de l’alcool durant quatre mois de septembre à décembre 2016. Ils ont notamment surveillé la fiabilité et la validité des contenus présentés dans ces différents médias.

Les résultats

Parmi les 27 sites analysés, 24 présentaient au moment de l’étude des fausses ou partielles informations.

  • Remettre en cause le lien réel entre la consommation d’alcool et le risque de cancer.

5 sites remettent en cause le lien réel entre consommation d’alcool et risque de cancer, en déclarant que la consommation légère à modérée d’alcool ne conduit pas à un risque accru de développer un cancer. D’autres énumèrent des effets tels que le risque de maladies cardio-vasculaires, de diabète ou de dépendance sans mentionner le risque de cancer.

  • Minimiser le risque de cancer 

Certains mentionnent bien le risque de cancer mais omettent de parler du type de cancer développé et le pourcentage de risque.

3 d’entres eux déclarent qu’il existe bien un risque mais seulement pour les gros consommateurs.

– De plus, ils déclarent qu’il n’existe pas de consensus entre les experts concernant les risques réels de cancer liés à la consommation d’alcool.

– Enfin, ils déclarent que l’alcool aurait des effets protecteurs pour certains types de cancer, jetant le trouble sur le message des autorités de santé.

  • Distraction

Enfin, huit d’entres eux mettent en avant le fait que l’alcool n’est pas le seul facteur de risque dans le risque de développer un cancer. Notamment en se focalisant sur les risques familiaux. Ils minimisent ainsi la responsabilité de l’alcool dans le développement de cancer.

En conclusion

L’industrie du tabac a utilisé les mêmes procédés dans les années 70 – 80 lorsque les liens entre la consommation de tabac et le risque de développer un cancer du poumon étaient moins documentés.

Rappelons que les autorités conseillent de limiter la consommation d’alcool à 14 unités d’alcool par semaine. Rappelons également que le consommation d’alcool augmente le risque de cancer du foie, de la bouche ou encore du sein de façon significative.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre article: les conséquences de la consommation d’alcool sur notre cerveau.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients. 

Références 

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/dar.12596/epdf

https://www.nhs.uk/news/cancer/drinks-industry-accused-downplaying-alcohol-cancer-risk/

6 conseils pour se protéger du soleil

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Le soleil est essentiel à la vie sur terre. Source d’énergie pour le développement des végétaux, ses rayons jouent un rôle bénéfique sur notre moral. Ils permettent également à notre organisme de synthétiser de la vitamine D, nécessaire à notre capital osseux.

Cependant le soleil peut aussi être responsable d’effets néfastes à court terme : Coups de soleil, insolations et allergies cutanées.

Au long terme, l’abus de soleil augmente le risque de cancer de la peau (80 000 nouveaux cas chaque année en France), son vieillissement prématurée (assèchement et rides) ainsi que des lésions oculaires.

 

  • Tout le monde n’est pas égal devant les risques du soleil

 

En fonction de la couleur de votre peau, vous êtes plus ou moins tolérant vis-à-vis du soleil. Une peau blanche sera naturellement moins protégée qu’une peau mate ou noire. Si vous avez une peau très claire, avec des difficultés pour bronzer, opter pour une crème solaire d’indice 50 haute protection. Si au contraire, vous avez une peau mate et que vous ne prenez jamais de coup de soleil, une crème solaire d’indice 20 ou 30 suffira.

 

  • De midi à 16h, pas de soleil

 

C’est le moment où les rayons du soleil sont les plus directs au dessus de nos têtes. On dit que le soleil est au zénith. Le risque de brûlure est, durant cette période, maximal. Pas de soleil entre 12h et 16h, peu importe votre type de peau.

 

  • Une exposition raisonnée et progressive

 

Éviter toute exposition prolongée, surtout durant les premiers jours de vos vacances. Ce conseil s’adresse aussi et surtout aux enfants plus sensibles au soleil. Les bébés ne doivent en aucun cas être en contact direct avec les rayons du soleil.

 

  • Protégez-vous !

 

Crème solaire et vêtements sont de rigueur pour éviter les coups de soleil. Vêtements longs et amples, en lin, en coton ou des textiles répondant à des normes solaires (T-shirt UV protect). Consulter notre article sur le soleil pour savoir quelle crème utiliser. Même bien protégé, préférer l’ombre au soleil.

 

  • Lunettes de soleil et chapeaux sont indispensables

 

Un chapeau pour vous protéger le crâne, la nuque et les oreilles. Des lunettes, pour vos yeux. Au même titre que votre peau, vos yeux peuvent être brûlés par les rayons du soleil. Les lunettes doivent être certifiées UV avec un marquage CE.

 

  • Attention aux séances d’UV

 

Ces séances exposent notre peau aux rayons ultraviolets (UVA) jusqu’à 10 fois plus puissant que les rayons du soleil, augmentant considérablement les risques de cancer.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Réflexion sur le don d’organe

Le 22 juin a eu lieu la journée de réflexion sur le don d’organe. Et cette année, cette journée a été un peu particulière.

En effet, il faut savoir qu’au premier janvier 2017 est paru un texte de loi précisant une nouvelle législation autour du don d’organe. Voici un petit rappel de ce qu’il en est :

Toute personne est aujourd’hui présumée donneuse. Donc si l’état de vos organes le permet, ces derniers pourront être prélevés et servir dans une greffe.

Il est quand même possible de s’opposer à cela. Il suffit de le signifier dans un registre légal, appelé le Registre National du Refus .

Pour qui ne l’aurait pas fait, il est toujours possible de s’y opposer. Pour cela, il faut qu’une preuve du refus d’être donneur puisse être avancée, que ce soit un écrit signé et daté, ou alors que vous l’ayez déclaré à une ou plusieurs personnes qui doivent être en mesure de le prouver.

Même si la famille est toujours consultée, le doute sur les volontés du donneur, ou sur les souhaits de la famille (parfois contraires aux volontés du donneur) ne sont plus retenus. D’où l’importance de rendre les choses claires.

Vous êtes donc bel et bien donneur d’organes, jusqu’à preuve du contraire.

Il est à noter que l’on peut décider un refus uniquement partiel. En effet, on peut décider de ne pas donner tel ou tel organe. Le registre permet en effet de préciser le cas échéant.

Il faut savoir que la pénurie d’organes est un véritable problème. Il y a trop peu d’organes pour le nombre de personnes en attente d’une greffe. D’autant plus que la conservation d’un organe est pour ainsi dire nulle. Contrairement au sang, un organe ne peut vivre plus de quelques heures entre le prélèvement et la greffe. C’est donc presque toujours une urgence.

Pour vous donner un ordre d’idée, il y a environ 57 000 personnes qui vivent en France avec un organe qui n’est pas le leur et 22 000 personnes qui sont en attente. A l’heure actuelle, seulement 3 700 personnes sont greffées par an, et 300 décèderaient faute d’un don. L’organe le plus attendu étant le rein… 13 000 personnes sur la liste d’attente.

Quelques derniers détails.

On peut maintenant donner énormément d’organes différents. On pense souvent aux reins ou au cœur, mais il y en a bien d’autres. Pour n’en citer que quelques-uns : la peau, les poumons, l’intestin, la cornée, ou encore des tendons. Chaque organe est étudié au cas par cas pour voir s’il est donnable. Il n’y a de fait pas de limite en termes d’âge ou de situation médicale.

Le don est altruiste et solidaire, il est interdit de choisir à quelle personne ou à quel type de personne iront vos organes. De la même manière, il n’y a pas de rétribution financière dans le cadre d’un don.

 

Bonne réflexion à vous.

La crème qui fait bronzer

Pour avoir une peau bien hâlée sans profiter du soleil ou d’UV, il y a ce que l’on nomme les « auto-bronzants ». Il s’agit la plupart du temps de crèmes à appliquer directement sur la peau qui viennent colorer la couche supérieure de l’épiderme. Malheureusement, ces dernières ont tendance à s’estomper assez rapidement. Alors oui c’est sans aucun doute nettement moins nocif que le soleil ou les UV, mais ce n’est pas vraiment du bronzage.

Une étude américaine pourrait bien résoudre ce dilemme : publiés en juin, les résultats d’une étude montrent qu’une véritable « crème qui fait bronzer » a été mise au point.

En effet, le « bronzage » définit le processus par lequel est créée la mélanine (le pigment qui colore la peau). Lors d’une exposition au soleil ou dans les cabines de bronzages, ce sont les UV qui stimulent ces cellules. Or des chercheurs viennent de trouver une crème qui serait capable de délivrer directement à ces cellules un principe actif qui leur ferait sécréter de la mélanine ! Et donc basiquement permettre à la peau de bronzer sans UV, avec un résultat qui serait identique à celui d’une exposition normale !

Les effets secondaires en moins.

Car oui, les UV sont très nocifs pour la peau, que ce soit de manière directe en la brulant, à moyen terme en la détériorant (vieillissement accéléré) et à long terme avec les cancers. A ce propos, la peau est l’organe qui est le plus touché par les cancers, et 70% d’entre eux sont liés à une exposition au soleil.

Ces molécules ont pour l’instant été testées sur des échantillons de peau humaine en culture, et sur des souris connues pour être particulièrement sensibles au « bronzage ». Il en est ressorti qu’on pouvait atteindre une coloration très intense, et que la mélanine sécrétée avait des propriétés très intéressantes pour protéger la peau.

Des tests cliniques et des études de toxicité sont encore à mener, mais aussi bien comme produit traitant pour les déficits de pigmentation, que dans la protection contre le soleil, cette « crème bronzante » pourrait avoir de multiples applications et bénéfices.

Le chien : nouveau médecin ?

la-trousse-a-pharmacie-de-voyage-pour-mon-chiennOn dit de lui qu’il est le meilleur ami de l’homme, et il l’accompagne depuis des millénaires : le chien fait partie intégrante de notre quotidien, et a rempli bien des rôles au cours de l’histoire.

Compagnon du quotidien, artiste de spectacle, guide pour mal voyant, secouriste avalanche ou catastrophe naturelle, policier, douanier, ou encore militaire, le chien pourrait-il maintenant être… un « chien médecin » ?

On ne fait pas là référence à l’utilisation des animaux de compagnie pour améliorer les conditions de vie des patients, mais bien d’utiliser les formidables capacités du chien pour… détecter des cancers !

On fait appel pour cela à deux immenses qualités de nos compagnons canins que les policiers ou les agents de douane utilisent déjà largement : leur flaire extraordinaire, et leur excellente capacité d’apprentissage. En effet les cellules cancéreuses émettent des composés qui passent dans le sang, puis les urines et la transpiration. Ces composés ont une odeur très particulière qui échappe totalement aux humains, mais pas aux chiens. Ajouté à ça que la mémoire des odeurs d’un chien est très importante, il est très simple de les entraîner à reconnaître une ou des odeurs spécifiques.

C’est en partant de ça que l’Institut Curie a lancé le projet K-dog, dans lequel ils essaient de détecter des cancers du sein. Et après six mois de formation, les deux chiens utilisés dans ce projet ont pu effectuer des détections avec un surprenant taux de réussite de… 100%. Dont des cancers à des stades très précoces ou peu avancés ! L’Institut songe même à demander suite à ces résultats, l’autorisation de lancer un essai clinique avec plus de chiens et plus de monde.

Ce n’est pas la première fois que nos amis canins font parler d’eux dans la découverte de cancers. En effet il existe des témoignages de personnes qui sont allées faire des examens suite au comportement anormal de leur animal de compagnie. Mais plus scientifique, d’autres études ont pu montrer les capacités du chien à détecter des cancers avec des réussites de l’ordre de 90%, bien supérieur au matériel d’analyse classique, sur des cancers comme ceux de la prostate ou de la thyroïde.

L’Institut Curie fonde de grands espoirs sur cette méthode qui une fois validée, pourrait être étendue à beaucoup de cancers. Et de plus, elle est peu onéreuse et très simple à mettre en œuvre comme juste la sueur ou les urines sont nécessaires.

Entre le nombre de personnes qui pourront se faire dépister compte tenu de la simplicité, et le fait qu’elle peut être utilisée dans des zones avec peu d’infrastructures, cette méthode est pleine de promesses.

Ce qui est certain, c’est que les chiens n’ont pas fini de sauver des vies.

Cancer colorectal : un test de dépistage plus efficace

Marisol Touraine, ministre de la Santé, vient d’annoncer que de nouveaux tests de dépistage du cancer colorectal seraient disponibles d’ici la fin de l’année 2014. Cela faisait 6 ans que les gastro-entérologues et professionnels du milieu médical se mobilisaient pour la mise en place d’un nouveau test de dépistage. Alors qu’il avait reçu son autorisation de mise sur le marché en 2008, le remplaçant du test actuel Hemoccult faisait l’objet de toutes les tensions entre les spécialistes et les autorités administratives.

Il s’agit là d’une excellente nouvelle qui devrait sauver nombres de vies. En effet, à l’heure actuelle, le test de dépistage gratuit Hémocult n’est pas le plus performant ni le plus fiable. Contraignant de par son utilisation (2 prélèvements de 3 selles différentes à domicile), il n’est utilisé que par 30 % des personnes concernées et sa sensibilité permet de détecter seulement 50 % des cancers du côlon. Un cancer sur deux n’est donc pas détecter avec le test Hemoccult.

Le nouveau test sera bientôt disponible et ne nécessitera qu’un prélèvement sur une seule selle. Il permet de détecter huit cancers sur 10 et beaucoup plus de lésions précancéreuses. Il sera sans doute « mieux accepté et mieux réalisé par les personnes ciblées », selon la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie.

Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents. En France, on compte plus de 40 000 nouveaux cas tous les ans. 55% d’entre eux s’en sortent. Les chances de guérison avoisinent les 90 % lorsque le cancer est détecté en stade précoce.

N’oubliez pas de faire le test. Passé l’âge de 50 ans, réalisez un dépistage tous les 2 ans.