Réflexion sur le don d’organe

Le 22 juin a eu lieu la journée de réflexion sur le don d’organe. Et cette année, cette journée a été un peu particulière.

En effet, il faut savoir qu’au premier janvier 2017 est paru un texte de loi précisant une nouvelle législation autour du don d’organe. Voici un petit rappel de ce qu’il en est :

Toute personne est aujourd’hui présumée donneuse. Donc si l’état de vos organes le permet, ces derniers pourront être prélevés et servir dans une greffe.

Il est quand même possible de s’opposer à cela. Il suffit de le signifier dans un registre légal, appelé le Registre National du Refus .

Pour qui ne l’aurait pas fait, il est toujours possible de s’y opposer. Pour cela, il faut qu’une preuve du refus d’être donneur puisse être avancée, que ce soit un écrit signé et daté, ou alors que vous l’ayez déclaré à une ou plusieurs personnes qui doivent être en mesure de le prouver.

Même si la famille est toujours consultée, le doute sur les volontés du donneur, ou sur les souhaits de la famille (parfois contraires aux volontés du donneur) ne sont plus retenus. D’où l’importance de rendre les choses claires.

Vous êtes donc bel et bien donneur d’organes, jusqu’à preuve du contraire.

Il est à noter que l’on peut décider un refus uniquement partiel. En effet, on peut décider de ne pas donner tel ou tel organe. Le registre permet en effet de préciser le cas échéant.

Il faut savoir que la pénurie d’organes est un véritable problème. Il y a trop peu d’organes pour le nombre de personnes en attente d’une greffe. D’autant plus que la conservation d’un organe est pour ainsi dire nulle. Contrairement au sang, un organe ne peut vivre plus de quelques heures entre le prélèvement et la greffe. C’est donc presque toujours une urgence.

Pour vous donner un ordre d’idée, il y a environ 57 000 personnes qui vivent en France avec un organe qui n’est pas le leur et 22 000 personnes qui sont en attente. A l’heure actuelle, seulement 3 700 personnes sont greffées par an, et 300 décèderaient faute d’un don. L’organe le plus attendu étant le rein… 13 000 personnes sur la liste d’attente.

Quelques derniers détails.

On peut maintenant donner énormément d’organes différents. On pense souvent aux reins ou au cœur, mais il y en a bien d’autres. Pour n’en citer que quelques-uns : la peau, les poumons, l’intestin, la cornée, ou encore des tendons. Chaque organe est étudié au cas par cas pour voir s’il est donnable. Il n’y a de fait pas de limite en termes d’âge ou de situation médicale.

Le don est altruiste et solidaire, il est interdit de choisir à quelle personne ou à quel type de personne iront vos organes. De la même manière, il n’y a pas de rétribution financière dans le cadre d’un don.

 

Bonne réflexion à vous.

La crème qui fait bronzer

Pour avoir une peau bien hâlée sans profiter du soleil ou d’UV, il y a ce que l’on nomme les « auto-bronzants ». Il s’agit la plupart du temps de crèmes à appliquer directement sur la peau qui viennent colorer la couche supérieure de l’épiderme. Malheureusement, ces dernières ont tendance à s’estomper assez rapidement. Alors oui c’est sans aucun doute nettement moins nocif que le soleil ou les UV, mais ce n’est pas vraiment du bronzage.

Une étude américaine pourrait bien résoudre ce dilemme : publiés en juin, les résultats d’une étude montrent qu’une véritable « crème qui fait bronzer » a été mise au point.

En effet, le « bronzage » définit le processus par lequel est créée la mélanine (le pigment qui colore la peau). Lors d’une exposition au soleil ou dans les cabines de bronzages, ce sont les UV qui stimulent ces cellules. Or des chercheurs viennent de trouver une crème qui serait capable de délivrer directement à ces cellules un principe actif qui leur ferait sécréter de la mélanine ! Et donc basiquement permettre à la peau de bronzer sans UV, avec un résultat qui serait identique à celui d’une exposition normale !

Les effets secondaires en moins.

Car oui, les UV sont très nocifs pour la peau, que ce soit de manière directe en la brulant, à moyen terme en la détériorant (vieillissement accéléré) et à long terme avec les cancers. A ce propos, la peau est l’organe qui est le plus touché par les cancers, et 70% d’entre eux sont liés à une exposition au soleil.

Ces molécules ont pour l’instant été testées sur des échantillons de peau humaine en culture, et sur des souris connues pour être particulièrement sensibles au « bronzage ». Il en est ressorti qu’on pouvait atteindre une coloration très intense, et que la mélanine sécrétée avait des propriétés très intéressantes pour protéger la peau.

Des tests cliniques et des études de toxicité sont encore à mener, mais aussi bien comme produit traitant pour les déficits de pigmentation, que dans la protection contre le soleil, cette « crème bronzante » pourrait avoir de multiples applications et bénéfices.

Le chien : nouveau médecin ?

la-trousse-a-pharmacie-de-voyage-pour-mon-chiennOn dit de lui qu’il est le meilleur ami de l’homme, et il l’accompagne depuis des millénaires : le chien fait partie intégrante de notre quotidien, et a rempli bien des rôles au cours de l’histoire.

Compagnon du quotidien, artiste de spectacle, guide pour mal voyant, secouriste avalanche ou catastrophe naturelle, policier, douanier, ou encore militaire, le chien pourrait-il maintenant être… un « chien médecin » ?

On ne fait pas là référence à l’utilisation des animaux de compagnie pour améliorer les conditions de vie des patients, mais bien d’utiliser les formidables capacités du chien pour… détecter des cancers !

On fait appel pour cela à deux immenses qualités de nos compagnons canins que les policiers ou les agents de douane utilisent déjà largement : leur flaire extraordinaire, et leur excellente capacité d’apprentissage. En effet les cellules cancéreuses émettent des composés qui passent dans le sang, puis les urines et la transpiration. Ces composés ont une odeur très particulière qui échappe totalement aux humains, mais pas aux chiens. Ajouté à ça que la mémoire des odeurs d’un chien est très importante, il est très simple de les entraîner à reconnaître une ou des odeurs spécifiques.

C’est en partant de ça que l’Institut Curie a lancé le projet K-dog, dans lequel ils essaient de détecter des cancers du sein. Et après six mois de formation, les deux chiens utilisés dans ce projet ont pu effectuer des détections avec un surprenant taux de réussite de… 100%. Dont des cancers à des stades très précoces ou peu avancés ! L’Institut songe même à demander suite à ces résultats, l’autorisation de lancer un essai clinique avec plus de chiens et plus de monde.

Ce n’est pas la première fois que nos amis canins font parler d’eux dans la découverte de cancers. En effet il existe des témoignages de personnes qui sont allées faire des examens suite au comportement anormal de leur animal de compagnie. Mais plus scientifique, d’autres études ont pu montrer les capacités du chien à détecter des cancers avec des réussites de l’ordre de 90%, bien supérieur au matériel d’analyse classique, sur des cancers comme ceux de la prostate ou de la thyroïde.

L’Institut Curie fonde de grands espoirs sur cette méthode qui une fois validée, pourrait être étendue à beaucoup de cancers. Et de plus, elle est peu onéreuse et très simple à mettre en œuvre comme juste la sueur ou les urines sont nécessaires.

Entre le nombre de personnes qui pourront se faire dépister compte tenu de la simplicité, et le fait qu’elle peut être utilisée dans des zones avec peu d’infrastructures, cette méthode est pleine de promesses.

Ce qui est certain, c’est que les chiens n’ont pas fini de sauver des vies.

Cancer colorectal : un test de dépistage plus efficace

Marisol Touraine, ministre de la Santé, vient d’annoncer que de nouveaux tests de dépistage du cancer colorectal seraient disponibles d’ici la fin de l’année 2014. Cela faisait 6 ans que les gastro-entérologues et professionnels du milieu médical se mobilisaient pour la mise en place d’un nouveau test de dépistage. Alors qu’il avait reçu son autorisation de mise sur le marché en 2008, le remplaçant du test actuel Hemoccult faisait l’objet de toutes les tensions entre les spécialistes et les autorités administratives.

Il s’agit là d’une excellente nouvelle qui devrait sauver nombres de vies. En effet, à l’heure actuelle, le test de dépistage gratuit Hémocult n’est pas le plus performant ni le plus fiable. Contraignant de par son utilisation (2 prélèvements de 3 selles différentes à domicile), il n’est utilisé que par 30 % des personnes concernées et sa sensibilité permet de détecter seulement 50 % des cancers du côlon. Un cancer sur deux n’est donc pas détecter avec le test Hemoccult.

Le nouveau test sera bientôt disponible et ne nécessitera qu’un prélèvement sur une seule selle. Il permet de détecter huit cancers sur 10 et beaucoup plus de lésions précancéreuses. Il sera sans doute « mieux accepté et mieux réalisé par les personnes ciblées », selon la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie.

Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents. En France, on compte plus de 40 000 nouveaux cas tous les ans. 55% d’entre eux s’en sortent. Les chances de guérison avoisinent les 90 % lorsque le cancer est détecté en stade précoce.

N’oubliez pas de faire le test. Passé l’âge de 50 ans, réalisez un dépistage tous les 2 ans.