NASH : Il était un foie…

NASH : Non Alcoolic Steato Hepatitis ou Stéatose hépatique non alcoolique se profile pour devenir le fléau du XXIème siècle. Nous sommes bien loin d’une menace infectieuse mais il s’agit bel et bien d’une maladie de la malbouffe, du foie gras ou maladie du soda. Comme son nom le confirme, il ne s’agit en aucun cas d’une maladie liée à l’alcoolisme.

Des projections estiment que 12% des français et 50% de la population mondiale seront concernés en 2030.

La NASH est une inflammation du foie qui se caractérise par une modification du bilan sanguin hépatique, confirmée par une biopsie. Au niveau des dosages dans le sang, on retrouve une augmentation des marqueurs du foie : transaminases et gamma-GT. La biopsie hépatique confirme par la suite le diagnostic en mettant en évidence les modifications des cellules qui apparaissent gonflées avec des lésions inflammatoires et la présence des corps de Mallory.

Les différents facteurs de risque pour le développement de la stéatose hépatique non-alcoolique sont :

– Un surpoids (IMC>25) avec un tour de taille élevé (périmètre abdominale > 88cm chez les femmes et >102cm chez les hommes)
– Hyperglycémie à jeun
– Hypertriglycéridémie
– Taux de HDL-cholestérol bas (le « bon » cholestérol)

La NASH est une maladie invisible et qui reflète une imprégnation de l’organisme en insuline. Rappelez-vous, l’insuline est l’hormone sécrétée par le pancréas pour faire diminuer le taux de sucre circulant (la glycémie). Mais à force d’être sollicité en permanence, par des taux perpétuellement élevés, le pancréas s’épuise et fait de la résistance. Les taux d’insuline diminuent et la glycémie ne revient plus à la normale. L’organisme devient alors insulino-résistant, c’est le diabète de type II. Mais la situation peut durer plusieurs années et le foie, à son tour, pâtis des conséquences. Le métabolisme des acides gras, qui a lieu à ce niveau, est alors perturbé et la stéatose apparait. L’excédent énergétique est ainsi stocké dans les cellules du foie et l’inflammation, la fibrose et la nécrose des tissus apparaissent.

La stéatose est le stade qui précède la NASH. L’évolution vers ces états est réversible et on estime qu’une perte de poids de 5 à 10% permet déjà de faire régresser la NASH et permet ainsi de réduire la fibrose hépatique. Malheureusement, 30% des patients atteints d’une NASH évoluent vers une cirrhose du foie, stade cette fois irréversible qui peut se solder par une greffe et qui favorise le développement d’un cancer du foie.

Au-delà des conséquences graves qui peuvent survenir dans le cadre de cette maladie, c’est sa caractéristique insidieuse et silencieuse qui fait redouter le pire. La NASH est asymptomatique, elle ne se sent pas et ne se voit pas. Ainsi, la fibrose hépatique est guettée chez les patients dit « à risque » avec un bilan hépatique exécuté tous les 6 mois.

Des traitements seront bientôt disponibles mais la prise en charge de la NASH repose avant tout sur la correction des facteurs de risque comme la perte de poids, un régime alimentaire équilibrée, la correction du diabète, la pratique d’une activité physique régulière et l’abaissement des taux de cholestérol et de triglycérides.

Presbyacousie ou quand la feuille devient dure

La presbyacousie est une déficience auditive qui apparait généralement chez les hommes et les femmes à partir de 55 ans. Le système auditif se détériore de manière physiologique avec l’âge. Les Hommes naissent en effet avec un pool de cellules ciliaires (environ 30 000) qui ont la particularité de ne pas se régénérer. Ainsi avec le temps et au gré des lésions éventuelles, elles meurent et les signaux auditifs se transmettent moins bien.

On estime aujourd’hui à 4 à 5 millions le nombre de personnes qui en souffrent. Ce chiffre ira en s’accroissant dans les 10 prochaines années et la presbyacousie est déjà la première cause de surdité.

Entendons-nous bien, la surdité n’a aucune conséquences physiques mais engendre une lente détérioration des liens sociaux et mène à un isolement. La personne atteinte ne comprenant plus les conversations, et n’osant pas faire répéter son interlocuteur à tout bout de champs, va lentement ne plus faire d’effort de compréhension et ne plus risquer une mauvaise interprétation. Les ambiances sonores trop fortes et environnements bruyants provoquent même une douleur et une intolérance franche aux sons. L’exemple typique est un grand-parent en bout de table qui ne s’exprime plus autant qu’avant et regarde dans le vide ou tente de lire sur les lèvres lors de repas de famille.

Une bonne audition permet un lien social, la communication avec autrui, maintient les stimulations externes et sa perte occasionne une baisse de moral et un retranchement sur soi.

Le temps qui passe n’est malheureusement pas la seule cause à la survenue d’une surdité : d’autres facteurs rentrent en jeu comme l’hérédité, l’exposition à des ambiances sonores élevées dans le cadre du travail ou par l’écoute de musique à des niveaux trop élevés.

Dans un premier temps, il convient de faire un bilan grâce à un audiogramme tonal et vocal qui vont déceler une surdité de perception. A la suite des examens, l’ORL pourra confirmer l’absence de contre-indication au port d’une audioprothèse et l’audioprothésiste prend le relais pour le choix et la pose de la prothèse.

Plus le dépistage et la suppléance par un appareillage sont entrepris précocement, meilleure sera l’adaptation à l’audioprothèse et les capacités de discrimination auditive seront d’autant mieux préservées.

A bon entendeur …

Endométriose: parlons-en

On estime à 1 femme sur 10 la prévalence de l’endométriose. Il s’agit d’une maladie chronique très généralement récidivante qui atteint les femmes réglées.

L’utérus est constitué de deux parois distinctes : la plus externe est le myomètre, un muscle lisse qui permet les contractions utérines ; sur sa face interne, l’utérus est constitué de l’endomètre. C’est ce tissus qui va être sensible aux hormones sexuelles féminines et évoluer au cours du cycle menstruel. Au fur et à mesure de la libération d’hormones, il va se gorger de sang et gonfler (en vue d’accueillir un éventuel œuf fécondé) et si aucune implantation ne s’est faite, l’endomètre se désagrège et saigne : ce sont les règles.

L’endométriose est due à la présence de ces tissus dans des localisations ectopiques soit, en dehors de l’utérus : dans les trompes, sur les ovaires (pouvant induire des kystes), le péritoine, les lésions peuvent atteindre les organes urinaires, digestifs et plus rarement pulmonaires.

Les signes de la maladie sont très généralement des douleurs menstruelles intenses (dysménorrhées), qui apparaissent parfois dès la puberté avec l’arrivée des premières règles. Mais l’intensité des douleurs n’est pas forcément corrélée avec la gravité des atteintes. Les douleurs peuvent être périodiques ou chroniques et dépendent aussi de la localisation des lésions.

La douleur gynécologique est le premier signe à alerter. Elle peut s’avérer parfois invalidante, s’accompagner de nausées et de vomissements par son intensité et rendre la patiente en incapacité de travailler. D’autres manifestations peuvent survenir comme des douleurs lors de rapports sexuels, des difficultés à uriner ou déféquer, des douleurs lombaires ou abdominales en dehors des périodes de règles.

D’autres symptômes peuvent interpeller comme la présence de spoting (petits saignements en dehors des règles), la présence de sang dans les urines, des troubles digestifs (diarrhées ou constipation) ou encore des lombalgies.

Malheureusement le diagnostic est souvent posé au moment d’un bilan clinique chez une femme en désir d’une grossesse. En effet l’endométriose est la première cause d’infertilité chez les femmes ; 30 à 40% des femmes atteintes rencontrent des problèmes de conception.

Une meilleure connaissance et communication sur cette maladie pourrait raccourcir le délai entre l’apparition des symptômes et la pose d’un diagnostic qui reste encore aujourd’hui de 7 ans. Pendant toutes ces années, les femmes ne trouvent généralement pas de réponses ni ne sont soulagées de leurs douleurs.

Les principaux traitements proposés sont des antidouleurs et des anti-estrogènes pour priver progressivement le corps des manifestations induites par l’hormone. Dans des cas plus sévères, une ménopause artificielle peut être induite.

Le rein et la santé de la femme

Telle est la thématique donnée à cette nouvelle journée mondiale du rein ce 8 mars 2018. Bien que moins touchées que les hommes, les femmes présentent des problèmes spécifiques notamment pour la fertilité (souvent perturbée), les complications pendant la grossesse ou encore les infections urinaires.

Les infections urinaires sont très fréquentes chez les femmes pour des raisons d’abord anatomiques. La survenue de complications rénales et rare mais les conséquences peuvent être graves. Notamment l’apparition de calculs liés à l’infection en elle-même.

Les causes qui mènent à une Insuffisance Rénale Chronique (IRC) sont nombreuses mais il est à déplorer que les personnes qui en souffrent ne soient dépister que trop tardivement. Alors, les seuls recours sont la dialyse et la greffe rénale.

Les dépistages organisés lors de la semaine du rein permettent ainsi d’orienter de nombreuses personnes vers leur médecin afin que des examens complémentaires puissent être engagés et un début d’IRC dépisté suffisamment tôt.

Les personnes souffrant d’hypertension artérielle, de diabète ou étant en surpoids sont particulièrement à risque.

Les différentes animations et colloques organisés ont pour but et objectif de mettre en lumière la maladie rénale, ses conséquences et la nécessité d’un dépistage précoce. Chaque année, 11 000 personnes apprennent qu’elles souffrent d’une insuffisance rénale chronique terminale.

En plus du thème féminin donné comme thématique à cette semaine et journée de sensibilisation, un slogan a été choisi pour attirer l’attention sur les moyens de prévention : « Bougez-vous pour vos reins ». Il s’agit là de promouvoir l’exercice physique pour  encourager la société civile, les autorités et les patients à pratiquer une activité physique régulière pour maintenir une fonction rénale optimale. Par la pratique d’un sport, c’est l’ensemble des facteurs de risques qui diminuent comme l’hypertension artérielle, le risque de diabète ou son incidence, le surpoids… les causes majeures liées à l’apparition d’une insuffisance rénale chronique.

http://www.semainedurein.fr/
http://www.fondation-du-rein.org/

Prothèses dentaires : Souriez, vous allez être mieux remboursés !

Une des promesses de campagne était de rembourser les prothèses dentaires, auditives et les lunettes. La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a assuré ce lundi qu’elle sera tenue d’ici 2022.

Le premier chantier de réforme s’appliquera sur les prothèses dentaires avec un principe de « reste à charge zéro ». En effet, 75% des français ne sont pas satisfaits par les remboursements qui interviennent sur leurs soins dentaires. De trop nombreux patients repoussent ou retardent leurs soins dentaires (parfois même basiques) à cause de considérations financières. Le prix d’une couronne est en moyenne de 540€ au niveau national avec un remboursement d’environ 120€ par la sécurité Sociale et du même montant par la mutuelle (si le patient en possède une…).

Avec le principe de « reste à charge zéro », l’objectif est clair : permettre à tous des soins dentaires et la mise en bouche d’une prothèse si besoin en prenant en compte une qualité esthétique adaptée en fonction de la localisation de la dent à soigner. Les retentissements et conséquences de défauts de soins dentaires peuvent être importants : mauvaise hygiène, troubles de l’alimentation ou de la parole.

Pour cela, un remboursement hiérarchisé va intervenir. Le remboursement se fera selon la localisation de la dent (en distinguant les incisives et canines (visibles), les dents intermédiaires (1ère  et 2 prémolaires) et les dents antérieures (molaires) ainsi que le matériau utilisé. Ainsi on retrouverait du métal sur les dents qui se voient les moins : prémolaires et molaires ; possiblement de la céramique pour les dents plus exposées à la vue : incisives et canines. Suivant la nature du matériau, plusieurs niveaux de qualité esthétique existent : couronnes métalliques, couronnes polycristallines monolithiques (« full-zircon »), couronnes céramométalliques, couronnes céramiques monolithiques, couronnes céramo-céramiques.

Les propositions mettent en évidence trois types de prises en charge ou paniers : « coût égal à zéro », « reste à charge modéré » ou tarif libre sans remboursement.

Pour que ces mesures soient appliquées, la CNAM demande un effort aux dentistes avec une baisse de leurs tarifs facturés.

De plus, le plan d’action prévoit également un élargissement des mesures de prévention avec un examen de contrôle pour les enfants âgés de 3 ans par exemple : une demande forte des chirurgiens-dentistes.

Des annonces plus précises vont suivre d’ici le mois de juin. En attendant quelques réunions syndicales vont avoir lieu…

Journée internationale du cancer de l’enfant

Aujourd’hui, 15 février, une large et inédite étude est lancée par l’Institut Curie à l’occasion de la Journée Internationale du Cancer de L’Enfant.  L’étude baptisée MICCHADO est pilotée par le Dr Gudrun Schleiermacher et vise à mieux comprendre et traiter les cancers pédiatriques. Pendant 6 ans, 600 enfants vont être inclus dans cette étude partout en France. Les équipes de recherches vont joindre leurs efforts pour tenter de corréler les taux de biomarqueurs (comme la présence d’ADN tumoral qui circule dans le sang) avec le niveau d’agressivité de la tumeur.

Par ces recherches, l’objectif est de mieux comprendre et caractériser la résistance aux traitements de certains cancers chez les enfants. Chaque année en France 2 500 enfants, adolescents et jeunes adultes se voient diagnostiquer un cancer. Parmi eux, 1 700 ont moins de 15 ans. En 1950, 5% seulement des enfants guérissaient. Ils sont aujourd’hui 80% mais ce taux stagne depuis quelques années et le cancer reste la première cause de mortalité par maladie chez cette population.

Les phénomènes de résistance aux traitements définissent les cancers à haut risque. Ils mènent vers de fréquentes rechutes.

Notre système immunitaire est conçu pour repérer et tuer les cellules dégénérées. Mais ce principe de contrôle connait parfois des défaillances et des cellules tumorales ont le champ libre pour se développer. Le principe de l’immunothérapie est de trouver au sein de la tumeur des marqueurs spécifiques à ces cellules anormales pour apprendre au système immunitaire à attaquer ces cellules.

Les objectifs de cette étude vont donc bien au-delà d’une meilleure compréhension des cancers à haut risque. Les résultats obtenus pourraient peut-être permettre d’élaborer des thérapies ciblées en établissant le profil moléculaires de ces tumeurs particulières. L’étude de l’ADN de ces tumeurs pourrait révéler des dénominateurs communs et induire une réponse adéquate à ces cancers.

Mais les cellules cancéreuses peuvent muter quand elles subissent de nouvelles altérations génétiques. Elles sont alors non seulement résistantes aux traitements mais peuvent en plus disséminer dans l’organisme. Une nouvelle cartographie moléculaire est alors indispensable. A la place de biopsies tumorales (parfois impossible en fonction de la localisation de la tumeur), l’étude MICCHADO propose le prélèvement d’ADN tumoral circulant. Cette étude presque en temps réel et non invasive va suivre l’évolution de la tumeur, comprendre ses mécanismes d’évolution et trouver des solutions pour les contrer.

Les enfants et jeunes adultes présentent plusieurs types de tumeurs : leucémies, tumeurs du système nerveux central, lymphomes, neuroblastomes, rétinoblastomes, rhabdoïde et des dizaines d’autres tumeurs. Même si ils sont majoritairement curables, de nombreux cancers des adolescents ont ont un moins bon pronostic que ceux des enfants. Ils apparaissent lors de la période de transformations physiques et psychologiques importantes et demandent une prise en charge globale primordiale.

Pour en savoir plus : https://curie.fr/actualite/cancers-de-lenfant/lessai-micchado-en-images

CancerSEEK : Les promesses d’une détection de 8 cancers grâce à une prise de sang

L’enjeu est immense et les résultats sont prometteurs : des chercheurs de l’école de médecine de John Hopkins à Baltimore (Maryland, Etats-Unis) ont élaboré une nouvelle technique de détection précoce de huit cancers parmi les plus courants. Cette biopsie liquide (nom de cette technique de diagnostic), a été évaluée sur 1005 personnes atteintes d’un de ces huit cancers (ovaire, fois, estomac, pancréas, œsophage, colorectal, poumon ou sein). Cette technique détecte l’ADN tumoral et les marqueurs sériques circulant.

Les cellules tumorales sont par définition des cellules de notre propre organisme et de ce fait ne sont pas reconnues par notre système immunitaire comme des agents pathogènes. Elles échappent ainsi à tout contrôle. Néanmoins, les cellules cancéreuses ont quelques spécificités. Certaines substances hormonales, enzymatiques ou éléments protéiques sont excrétés par ces cellules et constituent une preuve de leur présence par les taux de ces marqueurs sériques qui peuvent désormais être détectés. De même, les fragments d’ADN peuvent apparaître dans le sang circulant à un taux suffisant pour signer l’empreinte d’un cancer en développement.

Le choix de ces marqueurs sériques et des fragments d’ADN détectés est le résultat de milliers d’analyses sanguines sur des milliers de personnes atteintes d’un cancer.

La promesse d’un tel dépistage est une prise en charge plus précoce de la maladie : bien avant même les premiers signes cliniques qui mettent alors en évidence un cancer à un stade plus avancé. Plus l’avancement de la maladie est important, plus le traitement mis en place sera potentiellement lourd et les chances de guérisons parallèlement moindres.

Deux notions sont particulièrement importantes et encourageantes dans les résultats publiés dans la revue Sciences. D’une part la sensibilité du test qui rend compte du seuil à partir duquel le test détecte la présence de cellules cancéreuses. Elle s’avère être comprise entre 69 et 98% pour 5 types de cancer (ovaire, foie, estomac, œsophage) mais 33% pour le cancer du sein. Cependant plus le cancer est avancé, meilleure est la sensibilité de détection du test. Ainsi, dans le cancer du sein de stade I (primitif), elle est de 43%. Pour ce type de cancer, même si l’approche est prometteuse, cet outil n’est pas encore prêt de remplacer la mammographie.

D’autre part la spécificité du test est de 99%. Cette notion précise le nombre de faux positifs observés. Cela signifie que le test détermine avec une grande précision le tissu d’origine des cellules cancéreuses et oriente directement les praticiens sur la localisation du cancer en développement.

Pour conclure cette large étude menée, les auteurs estiment tout de même l’importance d’investigations sur de plus larges cohortes afin de connaître le réel bénéfice apporté par la biopsie liquide et son utilité clinique.

Rendez-vous chez un ophtalmologiste : «patientez s’il vous plaît !»

Pour prendre un rendez-vous chez un ophtalmologiste, il faut savoir se montrer patient.

Hors urgence, le délai moyen pour obtenir un rendez-vous (hors urgence) est de 87 jours avec des disparités notables selon les régions et les villes : Il faut patienter 141 jours à Toulouse contre 28 à Marseille. Les médecins qui pratiquent des dépassements d’honoraires (secteur 2) offrent des délais moins longs que leurs confrères du secteur 1.

Malgré un nombre décroissant de praticiens, les délais se stabilisent depuis quelques années : d’une part du fait de l’allongement de la durée de validité des ordonnances (1 an pour les moins de 16 ans, 5 ans pour les personnes âgées de 16 à 42 ans ; 3 ans ensuite) et d’autre part les ophtalmologistes délèguent maintenant une partie de leurs tâches à des orthoptistes et même à des infirmières formées pour les seconder. Déjà 40% des cabinets pratiquent le travail aidé.

Mais ces deux leviers semblent bien insuffisants si on prend en compte le nombre de départ à la retraite (250/ an) et si on sait que seul 1 ophtalmologiste sur 2 sera remplacé. Le Syndicat National des Ophtalmologistes de France (SNOF) ne cesse d’interpeller les autorités publiques avec l’accroissement des déserts médicaux et l’allongement des délais d’attente dans certaines régions pour cette spécialité déjà en tension. Malgré cela, le nombre de places à l’ECN (Examen Classant National qui attribue à chaque étudiant en médecine une spécialité en fonction de sa place au concours) a diminué les deux dernières années. Alors que le SNOF demande 200 places/an, seules 141 ont été attribuées cette année soit une diminution de -10 par rapport à 2016 et -18 depuis deux ans.

Les faits sont d’autant plus alarmants lorsque l’on sait que 14 à 16 années sont nécessaires à la formation des médecins et que 25% des praticiens n’acceptent plus de nouveaux patients…

Le Docteur Thierry Bour, Président du SNOF, désapprouvait déjà cette décision dans une tribune en juillet dernier en rappelant que les besoins oculaires vont augmenter de 50% dans les 15 prochaines années en France…

Il est néanmoins recommandé de consulter un ophtalmologiste tous les 3 ans au moins et d’observer un suivi régulier.

Le chien : nouveau médecin ?

la-trousse-a-pharmacie-de-voyage-pour-mon-chiennOn dit de lui qu’il est le meilleur ami de l’homme, et il l’accompagne depuis des millénaires : le chien fait partie intégrante de notre quotidien, et a rempli bien des rôles au cours de l’histoire.

Compagnon du quotidien, artiste de spectacle, guide pour mal voyant, secouriste avalanche ou catastrophe naturelle, policier, douanier, ou encore militaire, le chien pourrait-il maintenant être… un « chien médecin » ?

On ne fait pas là référence à l’utilisation des animaux de compagnie pour améliorer les conditions de vie des patients, mais bien d’utiliser les formidables capacités du chien pour… détecter des cancers !

On fait appel pour cela à deux immenses qualités de nos compagnons canins que les policiers ou les agents de douane utilisent déjà largement : leur flaire extraordinaire, et leur excellente capacité d’apprentissage. En effet les cellules cancéreuses émettent des composés qui passent dans le sang, puis les urines et la transpiration. Ces composés ont une odeur très particulière qui échappe totalement aux humains, mais pas aux chiens. Ajouté à ça que la mémoire des odeurs d’un chien est très importante, il est très simple de les entraîner à reconnaître une ou des odeurs spécifiques.

C’est en partant de ça que l’Institut Curie a lancé le projet K-dog, dans lequel ils essaient de détecter des cancers du sein. Et après six mois de formation, les deux chiens utilisés dans ce projet ont pu effectuer des détections avec un surprenant taux de réussite de… 100%. Dont des cancers à des stades très précoces ou peu avancés ! L’Institut songe même à demander suite à ces résultats, l’autorisation de lancer un essai clinique avec plus de chiens et plus de monde.

Ce n’est pas la première fois que nos amis canins font parler d’eux dans la découverte de cancers. En effet il existe des témoignages de personnes qui sont allées faire des examens suite au comportement anormal de leur animal de compagnie. Mais plus scientifique, d’autres études ont pu montrer les capacités du chien à détecter des cancers avec des réussites de l’ordre de 90%, bien supérieur au matériel d’analyse classique, sur des cancers comme ceux de la prostate ou de la thyroïde.

L’Institut Curie fonde de grands espoirs sur cette méthode qui une fois validée, pourrait être étendue à beaucoup de cancers. Et de plus, elle est peu onéreuse et très simple à mettre en œuvre comme juste la sueur ou les urines sont nécessaires.

Entre le nombre de personnes qui pourront se faire dépister compte tenu de la simplicité, et le fait qu’elle peut être utilisée dans des zones avec peu d’infrastructures, cette méthode est pleine de promesses.

Ce qui est certain, c’est que les chiens n’ont pas fini de sauver des vies.

L’hépatite

L’hépatite est selon le Larousse « l’inflammation chronique ou aiguë du foie ».

Le foie est un organe qui joue un rôle clé pour le corps, car il assure des fonctions vitales :

  • il a une fonction antitoxique qui permet de détruire les toxines et les médicaments
  • il permet de stocker les vitamines et minéraux
  • il participe à un grand nombre de processus (notamment ceux des sucres et des graisses)
  • il produit des substances qui entrent en jeu dans la digestion

On comprend facilement pourquoi il est important de prendre soin de cet organe.

 

Les différentes hépatites

Il existe plusieurs types d’hépatites, on peut les classer en fonction de leur origine, les deux grands types étant les hépatites virales et les hépatites toxiques.

Les hépatites virales, comme leur nom l’indique, sont liées à l’action d’un virus. Les plus connus sont les virus de l’hépatite A, B et C, ou dans l’ordre d’importance B, C et A. L’hépatite A est transmise par contact de mains sales ou de l’eau souillée, l’hépatite B par contact sanguin et sexuel, tandis que l’hépatite C l’est principalement par contact sanguin.

Les hépatites toxiques, elles, sont liées à la présence d’un produit dans le corps, qui s’avère être toxique pour le foie : les plus souvent impliqués sont des médicaments (paracétamol, antibiotiques), des toxines végétales (en chef de file les amanites), et l’alcool.

 

Formes et évolution

Il faut dissocier deux sortes d’hépatites : la aiguë ou la chronique. Ces deux dernières étant en fait liées au temps que le virus passe dans l’organisme ou au niveau de gravité des atteintes.

  • L’hépatite aiguë concerne la période qui va jusqu’au sixième mois après la contamination, elle est très souvent asymptomatique. En effet, le foie n’ayant pas de terminaisons nerveuses et pouvant fonctionner correctement avec seulement une petite partie saine, la personne atteinte ne ressent aucune douleur. Lorsqu’il y a des symptômes, ces derniers ne sont pas nécessairement spécifiques, ce qui vient compliquer le diagnostic. Heureusement, l’hépatite peut tout à fait s’arrêter à ce stade. Dans ce cas, comme le foie est un organe qui présente la capacité de se régénérer en cas de lésion, il peut tout à fait retrouver son fonctionnement normal.
  • On parle d’hépatite chronique quand le virus reste plus de six mois dans le corps, et que la réponse de l’organisme, ou l’action des toxiques a commencé à détruire ou altérer durablement les tissus du foie. Ces derniers deviennent durs et fibreux et empêchent le foie de se régénérer, pouvant donner au stade le plus avancé : une cirrhose, un foie entièrement touché et déformé, ne pouvant presque plus assurer sa fonction, avec un risque réel de perte de fonction qui peut arriver n’importe quand.

Il existe aussi un  risque que les virus, mais aussi et surtout les toxiques (amanites et paracétamol) déclenchent une hépatite dite « fulminante », qui est une destruction rapide du foie (moins de deux mois) avec un pronostic très mauvais (presque un mort sur deux) et dont la seule issue est là transplantation hépatique.

On comprend alors facilement l’importance de cette maladie, qui en plus d’être potentiellement grave est très répandue.

Plus de deux milliards de personnes ont été en contact avec l’hépatite B (VHB), on estime aujourd’hui que près de 350 millions vivent avec une hépatite B chronique, dont 600 000 en meurent chaque année. Quant à l’hépatite C chronique, ils seraient au moins 150 millions à vivre avec.

 

Profitez donc de cette journée pour vous renseigner sur l’hépatite, et pourquoi-pas, vous faire dépister.
Pour plus d’informations à propos de l’hépatite C, c’est ICI.