Journée internationale du cancer de l’enfant

Aujourd’hui, 15 février, une large et inédite étude est lancée par l’Institut Curie à l’occasion de la Journée Internationale du Cancer de L’Enfant.  L’étude baptisée MICCHADO est pilotée par le Dr Gudrun Schleiermacher et vise à mieux comprendre et traiter les cancers pédiatriques. Pendant 6 ans, 600 enfants vont être inclus dans cette étude partout en France. Les équipes de recherches vont joindre leurs efforts pour tenter de corréler les taux de biomarqueurs (comme la présence d’ADN tumoral qui circule dans le sang) avec le niveau d’agressivité de la tumeur.

Par ces recherches, l’objectif est de mieux comprendre et caractériser la résistance aux traitements de certains cancers chez les enfants. Chaque année en France 2 500 enfants, adolescents et jeunes adultes se voient diagnostiquer un cancer. Parmi eux, 1 700 ont moins de 15 ans. En 1950, 5% seulement des enfants guérissaient. Ils sont aujourd’hui 80% mais ce taux stagne depuis quelques années et le cancer reste la première cause de mortalité par maladie chez cette population.

Les phénomènes de résistance aux traitements définissent les cancers à haut risque. Ils mènent vers de fréquentes rechutes.

Notre système immunitaire est conçu pour repérer et tuer les cellules dégénérées. Mais ce principe de contrôle connait parfois des défaillances et des cellules tumorales ont le champ libre pour se développer. Le principe de l’immunothérapie est de trouver au sein de la tumeur des marqueurs spécifiques à ces cellules anormales pour apprendre au système immunitaire à attaquer ces cellules.

Les objectifs de cette étude vont donc bien au-delà d’une meilleure compréhension des cancers à haut risque. Les résultats obtenus pourraient peut-être permettre d’élaborer des thérapies ciblées en établissant le profil moléculaires de ces tumeurs particulières. L’étude de l’ADN de ces tumeurs pourrait révéler des dénominateurs communs et induire une réponse adéquate à ces cancers.

Mais les cellules cancéreuses peuvent muter quand elles subissent de nouvelles altérations génétiques. Elles sont alors non seulement résistantes aux traitements mais peuvent en plus disséminer dans l’organisme. Une nouvelle cartographie moléculaire est alors indispensable. A la place de biopsies tumorales (parfois impossible en fonction de la localisation de la tumeur), l’étude MICCHADO propose le prélèvement d’ADN tumoral circulant. Cette étude presque en temps réel et non invasive va suivre l’évolution de la tumeur, comprendre ses mécanismes d’évolution et trouver des solutions pour les contrer.

Les enfants et jeunes adultes présentent plusieurs types de tumeurs : leucémies, tumeurs du système nerveux central, lymphomes, neuroblastomes, rétinoblastomes, rhabdoïde et des dizaines d’autres tumeurs. Même si ils sont majoritairement curables, de nombreux cancers des adolescents ont ont un moins bon pronostic que ceux des enfants. Ils apparaissent lors de la période de transformations physiques et psychologiques importantes et demandent une prise en charge globale primordiale.

Pour en savoir plus : https://curie.fr/actualite/cancers-de-lenfant/lessai-micchado-en-images

CancerSEEK : Les promesses d’une détection de 8 cancers grâce à une prise de sang

L’enjeu est immense et les résultats sont prometteurs : des chercheurs de l’école de médecine de John Hopkins à Baltimore (Maryland, Etats-Unis) ont élaboré une nouvelle technique de détection précoce de huit cancers parmi les plus courants. Cette biopsie liquide (nom de cette technique de diagnostic), a été évaluée sur 1005 personnes atteintes d’un de ces huit cancers (ovaire, fois, estomac, pancréas, œsophage, colorectal, poumon ou sein). Cette technique détecte l’ADN tumoral et les marqueurs sériques circulant.

Les cellules tumorales sont par définition des cellules de notre propre organisme et de ce fait ne sont pas reconnues par notre système immunitaire comme des agents pathogènes. Elles échappent ainsi à tout contrôle. Néanmoins, les cellules cancéreuses ont quelques spécificités. Certaines substances hormonales, enzymatiques ou éléments protéiques sont excrétés par ces cellules et constituent une preuve de leur présence par les taux de ces marqueurs sériques qui peuvent désormais être détectés. De même, les fragments d’ADN peuvent apparaître dans le sang circulant à un taux suffisant pour signer l’empreinte d’un cancer en développement.

Le choix de ces marqueurs sériques et des fragments d’ADN détectés est le résultat de milliers d’analyses sanguines sur des milliers de personnes atteintes d’un cancer.

La promesse d’un tel dépistage est une prise en charge plus précoce de la maladie : bien avant même les premiers signes cliniques qui mettent alors en évidence un cancer à un stade plus avancé. Plus l’avancement de la maladie est important, plus le traitement mis en place sera potentiellement lourd et les chances de guérisons parallèlement moindres.

Deux notions sont particulièrement importantes et encourageantes dans les résultats publiés dans la revue Sciences. D’une part la sensibilité du test qui rend compte du seuil à partir duquel le test détecte la présence de cellules cancéreuses. Elle s’avère être comprise entre 69 et 98% pour 5 types de cancer (ovaire, foie, estomac, œsophage) mais 33% pour le cancer du sein. Cependant plus le cancer est avancé, meilleure est la sensibilité de détection du test. Ainsi, dans le cancer du sein de stade I (primitif), elle est de 43%. Pour ce type de cancer, même si l’approche est prometteuse, cet outil n’est pas encore prêt de remplacer la mammographie.

D’autre part la spécificité du test est de 99%. Cette notion précise le nombre de faux positifs observés. Cela signifie que le test détermine avec une grande précision le tissu d’origine des cellules cancéreuses et oriente directement les praticiens sur la localisation du cancer en développement.

Pour conclure cette large étude menée, les auteurs estiment tout de même l’importance d’investigations sur de plus larges cohortes afin de connaître le réel bénéfice apporté par la biopsie liquide et son utilité clinique.

Rendez-vous chez un ophtalmologiste : «patientez s’il vous plaît !»

Pour prendre un rendez-vous chez un ophtalmologiste, il faut savoir se montrer patient.

Hors urgence, le délai moyen pour obtenir un rendez-vous (hors urgence) est de 87 jours avec des disparités notables selon les régions et les villes : Il faut patienter 141 jours à Toulouse contre 28 à Marseille. Les médecins qui pratiquent des dépassements d’honoraires (secteur 2) offrent des délais moins longs que leurs confrères du secteur 1.

Malgré un nombre décroissant de praticiens, les délais se stabilisent depuis quelques années : d’une part du fait de l’allongement de la durée de validité des ordonnances (1 an pour les moins de 16 ans, 5 ans pour les personnes âgées de 16 à 42 ans ; 3 ans ensuite) et d’autre part les ophtalmologistes délèguent maintenant une partie de leurs tâches à des orthoptistes et même à des infirmières formées pour les seconder. Déjà 40% des cabinets pratiquent le travail aidé.

Mais ces deux leviers semblent bien insuffisants si on prend en compte le nombre de départ à la retraite (250/ an) et si on sait que seul 1 ophtalmologiste sur 2 sera remplacé. Le Syndicat National des Ophtalmologistes de France (SNOF) ne cesse d’interpeller les autorités publiques avec l’accroissement des déserts médicaux et l’allongement des délais d’attente dans certaines régions pour cette spécialité déjà en tension. Malgré cela, le nombre de places à l’ECN (Examen Classant National qui attribue à chaque étudiant en médecine une spécialité en fonction de sa place au concours) a diminué les deux dernières années. Alors que le SNOF demande 200 places/an, seules 141 ont été attribuées cette année soit une diminution de -10 par rapport à 2016 et -18 depuis deux ans.

Les faits sont d’autant plus alarmants lorsque l’on sait que 14 à 16 années sont nécessaires à la formation des médecins et que 25% des praticiens n’acceptent plus de nouveaux patients…

Le Docteur Thierry Bour, Président du SNOF, désapprouvait déjà cette décision dans une tribune en juillet dernier en rappelant que les besoins oculaires vont augmenter de 50% dans les 15 prochaines années en France…

Il est néanmoins recommandé de consulter un ophtalmologiste tous les 3 ans au moins et d’observer un suivi régulier.

Le chien : nouveau médecin ?

la-trousse-a-pharmacie-de-voyage-pour-mon-chiennOn dit de lui qu’il est le meilleur ami de l’homme, et il l’accompagne depuis des millénaires : le chien fait partie intégrante de notre quotidien, et a rempli bien des rôles au cours de l’histoire.

Compagnon du quotidien, artiste de spectacle, guide pour mal voyant, secouriste avalanche ou catastrophe naturelle, policier, douanier, ou encore militaire, le chien pourrait-il maintenant être… un « chien médecin » ?

On ne fait pas là référence à l’utilisation des animaux de compagnie pour améliorer les conditions de vie des patients, mais bien d’utiliser les formidables capacités du chien pour… détecter des cancers !

On fait appel pour cela à deux immenses qualités de nos compagnons canins que les policiers ou les agents de douane utilisent déjà largement : leur flaire extraordinaire, et leur excellente capacité d’apprentissage. En effet les cellules cancéreuses émettent des composés qui passent dans le sang, puis les urines et la transpiration. Ces composés ont une odeur très particulière qui échappe totalement aux humains, mais pas aux chiens. Ajouté à ça que la mémoire des odeurs d’un chien est très importante, il est très simple de les entraîner à reconnaître une ou des odeurs spécifiques.

C’est en partant de ça que l’Institut Curie a lancé le projet K-dog, dans lequel ils essaient de détecter des cancers du sein. Et après six mois de formation, les deux chiens utilisés dans ce projet ont pu effectuer des détections avec un surprenant taux de réussite de… 100%. Dont des cancers à des stades très précoces ou peu avancés ! L’Institut songe même à demander suite à ces résultats, l’autorisation de lancer un essai clinique avec plus de chiens et plus de monde.

Ce n’est pas la première fois que nos amis canins font parler d’eux dans la découverte de cancers. En effet il existe des témoignages de personnes qui sont allées faire des examens suite au comportement anormal de leur animal de compagnie. Mais plus scientifique, d’autres études ont pu montrer les capacités du chien à détecter des cancers avec des réussites de l’ordre de 90%, bien supérieur au matériel d’analyse classique, sur des cancers comme ceux de la prostate ou de la thyroïde.

L’Institut Curie fonde de grands espoirs sur cette méthode qui une fois validée, pourrait être étendue à beaucoup de cancers. Et de plus, elle est peu onéreuse et très simple à mettre en œuvre comme juste la sueur ou les urines sont nécessaires.

Entre le nombre de personnes qui pourront se faire dépister compte tenu de la simplicité, et le fait qu’elle peut être utilisée dans des zones avec peu d’infrastructures, cette méthode est pleine de promesses.

Ce qui est certain, c’est que les chiens n’ont pas fini de sauver des vies.

L’hépatite

L’hépatite est selon le Larousse « l’inflammation chronique ou aiguë du foie ».

Le foie est un organe qui joue un rôle clé pour le corps, car il assure des fonctions vitales :

  • il a une fonction antitoxique qui permet de détruire les toxines et les médicaments
  • il permet de stocker les vitamines et minéraux
  • il participe à un grand nombre de processus (notamment ceux des sucres et des graisses)
  • il produit des substances qui entrent en jeu dans la digestion

On comprend facilement pourquoi il est important de prendre soin de cet organe.

 

Les différentes hépatites

Il existe plusieurs types d’hépatites, on peut les classer en fonction de leur origine, les deux grands types étant les hépatites virales et les hépatites toxiques.

Les hépatites virales, comme leur nom l’indique, sont liées à l’action d’un virus. Les plus connus sont les virus de l’hépatite A, B et C, ou dans l’ordre d’importance B, C et A. L’hépatite A est transmise par contact de mains sales ou de l’eau souillée, l’hépatite B par contact sanguin et sexuel, tandis que l’hépatite C l’est principalement par contact sanguin.

Les hépatites toxiques, elles, sont liées à la présence d’un produit dans le corps, qui s’avère être toxique pour le foie : les plus souvent impliqués sont des médicaments (paracétamol, antibiotiques), des toxines végétales (en chef de file les amanites), et l’alcool.

 

Formes et évolution

Il faut dissocier deux sortes d’hépatites : la aiguë ou la chronique. Ces deux dernières étant en fait liées au temps que le virus passe dans l’organisme ou au niveau de gravité des atteintes.

  • L’hépatite aiguë concerne la période qui va jusqu’au sixième mois après la contamination, elle est très souvent asymptomatique. En effet, le foie n’ayant pas de terminaisons nerveuses et pouvant fonctionner correctement avec seulement une petite partie saine, la personne atteinte ne ressent aucune douleur. Lorsqu’il y a des symptômes, ces derniers ne sont pas nécessairement spécifiques, ce qui vient compliquer le diagnostic. Heureusement, l’hépatite peut tout à fait s’arrêter à ce stade. Dans ce cas, comme le foie est un organe qui présente la capacité de se régénérer en cas de lésion, il peut tout à fait retrouver son fonctionnement normal.
  • On parle d’hépatite chronique quand le virus reste plus de six mois dans le corps, et que la réponse de l’organisme, ou l’action des toxiques a commencé à détruire ou altérer durablement les tissus du foie. Ces derniers deviennent durs et fibreux et empêchent le foie de se régénérer, pouvant donner au stade le plus avancé : une cirrhose, un foie entièrement touché et déformé, ne pouvant presque plus assurer sa fonction, avec un risque réel de perte de fonction qui peut arriver n’importe quand.

Il existe aussi un  risque que les virus, mais aussi et surtout les toxiques (amanites et paracétamol) déclenchent une hépatite dite « fulminante », qui est une destruction rapide du foie (moins de deux mois) avec un pronostic très mauvais (presque un mort sur deux) et dont la seule issue est là transplantation hépatique.

On comprend alors facilement l’importance de cette maladie, qui en plus d’être potentiellement grave est très répandue.

Plus de deux milliards de personnes ont été en contact avec l’hépatite B (VHB), on estime aujourd’hui que près de 350 millions vivent avec une hépatite B chronique, dont 600 000 en meurent chaque année. Quant à l’hépatite C chronique, ils seraient au moins 150 millions à vivre avec.

 

Profitez donc de cette journée pour vous renseigner sur l’hépatite, et pourquoi-pas, vous faire dépister.
Pour plus d’informations à propos de l’hépatite C, c’est ICI.

Les autotests du Sida bientôt disponibles en France

Ils sont déjà vendus dans certains pays à l’étranger : les autotests permettant de dépister le virus du Sida seront très bientôt disponibles en France. A partir d’une simple goutte de sang ou de salive, les individus pourront désormais réaliser le test tout seul, à la maison, pour connaître leur statut sérologique. Il sera disponible sans ordonnance, en pharmacie. Attention à la confusion : s’il existe un autotest salivaire, ce n’est pas pour autant que le VIH se transmet par la salive ! Seul le contact avec le sang ou les relations sexuelles non protégées sont des comportements à risque. Le test de la salive permet simplement de connaître le taux d’anticorps.

Les avantages de l’autotest VIH

Les avantages de l’autotest VIH ? En 30 minutes seulement,  nous pouvons obtenir une réponse sur notre potentielle séropositivité ou séronégativité. L’autotest est donc très facilement réalisable. Il en existe de deux sortes actuellement à l’étranger : l’un qui fonctionne à partir d’une goutte de sang et l’autre à partir d’une goutte de salive.

A l’heure actuelle, aucun n’a encore été commercialisé en France. Marisol Touraine du ministère en charge de la Santé a autorisé sa commercialisation en novembre mais les laboratoires n’ont pas encore eu le temps de le mettre en vente. Alors attention ! Certains sites internet frauduleux proposent des autotests VIH, soit disant « certifiés Communauté Européenne CE ». Ce sont des arnaques : l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) lutte au quotidien pour prévenir contre ces fraudes.

Le test sanguin pour valider le résultat

Lorsqu’il seront disponibles à la vente, vous pourrez les retrouver sur LaSante.net ! En cas de test positif, il sera indispensable de faire une prise de sang pour valider le résultat. Et tout comme la prise de sang, pour qu’il soit efficace le test devra être réalisé entre 2 et 3 mois après la conduite à risque.

Une prise de sang pour détecter la maladie d’Alzheimer

Les Américains viennent de mettre au point un nouveau test qui permettrait de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer avec une simple prise de sang, jusqu’à 3 ans avant que celle-ci ne se déclare. Aussi, ce nouveau test est la promesse d’une prise en charge améliorée de cette maladie neuro-dégénérative, notamment pour les personnes à risque.

90 % de fiabilité

Les études cliniques n’ont pas encore commencé mais les chercheurs espèrent pouvoir commencer les essais d’ici 2016. Cela fait plusieurs années que les recherches se tournent vers la détection de marqueurs biologiques spécifiques aux victimes d’Alzheimer qui permettraient de déceler la maladie lorsqu’elle est encore asymptomatique (ou « invisible »). Tous les espoirs sont permis depuis la détection de plusieurs lipides spécifiques qui seraient propres à la maladie et présents dans le sang des malades plusieurs mois voire années avant qu’ils ne présentent les symptômes d’Alzheimer. Le niveau de ces lipides est moins important chez les malades que les sujets sains, d’après une étude réalisée aux Etats-Unis, dirigée par le Dr Federoff de l’Université de Georgetown. Le taux de précision du test qui pourrait être développé grâce aux résultats obtenus avoisinerait les 90 %.

Un espoir pour les malades

La maladie d’Alzheimer touche plus de 850 000 personnes en France et plus de 35 millions dans le monde. Aucun traitement ne permet aujourd’hui de la guérir totalement. Seuls les symptômes peuvent être traités avec plus ou moins de succès.

Aussi, détecter la maladie d’Alzheimer avant que celle-ci ne se déclare cliniquement représente un espoir sans précedent pour les malades, leur entourage et les médecins. Cela permettrait de prendre en charge le patient rapidement et de reculer ainsi l’apparition des troubles cognitifs et les problèmes de mémoire notamment.

Cancer colorectal : un test de dépistage plus efficace

Marisol Touraine, ministre de la Santé, vient d’annoncer que de nouveaux tests de dépistage du cancer colorectal seraient disponibles d’ici la fin de l’année 2014. Cela faisait 6 ans que les gastro-entérologues et professionnels du milieu médical se mobilisaient pour la mise en place d’un nouveau test de dépistage. Alors qu’il avait reçu son autorisation de mise sur le marché en 2008, le remplaçant du test actuel Hemoccult faisait l’objet de toutes les tensions entre les spécialistes et les autorités administratives.

Il s’agit là d’une excellente nouvelle qui devrait sauver nombres de vies. En effet, à l’heure actuelle, le test de dépistage gratuit Hémocult n’est pas le plus performant ni le plus fiable. Contraignant de par son utilisation (2 prélèvements de 3 selles différentes à domicile), il n’est utilisé que par 30 % des personnes concernées et sa sensibilité permet de détecter seulement 50 % des cancers du côlon. Un cancer sur deux n’est donc pas détecter avec le test Hemoccult.

Le nouveau test sera bientôt disponible et ne nécessitera qu’un prélèvement sur une seule selle. Il permet de détecter huit cancers sur 10 et beaucoup plus de lésions précancéreuses. Il sera sans doute « mieux accepté et mieux réalisé par les personnes ciblées », selon la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie.

Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents. En France, on compte plus de 40 000 nouveaux cas tous les ans. 55% d’entre eux s’en sortent. Les chances de guérison avoisinent les 90 % lorsque le cancer est détecté en stade précoce.

N’oubliez pas de faire le test. Passé l’âge de 50 ans, réalisez un dépistage tous les 2 ans.