Le chien : nouveau médecin ?

la-trousse-a-pharmacie-de-voyage-pour-mon-chiennOn dit de lui qu’il est le meilleur ami de l’homme, et il l’accompagne depuis des millénaires : le chien fait partie intégrante de notre quotidien, et a rempli bien des rôles au cours de l’histoire.

Compagnon du quotidien, artiste de spectacle, guide pour mal voyant, secouriste avalanche ou catastrophe naturelle, policier, douanier, ou encore militaire, le chien pourrait-il maintenant être… un « chien médecin » ?

On ne fait pas là référence à l’utilisation des animaux de compagnie pour améliorer les conditions de vie des patients, mais bien d’utiliser les formidables capacités du chien pour… détecter des cancers !

On fait appel pour cela à deux immenses qualités de nos compagnons canins que les policiers ou les agents de douane utilisent déjà largement : leur flaire extraordinaire, et leur excellente capacité d’apprentissage. En effet les cellules cancéreuses émettent des composés qui passent dans le sang, puis les urines et la transpiration. Ces composés ont une odeur très particulière qui échappe totalement aux humains, mais pas aux chiens. Ajouté à ça que la mémoire des odeurs d’un chien est très importante, il est très simple de les entraîner à reconnaître une ou des odeurs spécifiques.

C’est en partant de ça que l’Institut Curie a lancé le projet K-dog, dans lequel ils essaient de détecter des cancers du sein. Et après six mois de formation, les deux chiens utilisés dans ce projet ont pu effectuer des détections avec un surprenant taux de réussite de… 100%. Dont des cancers à des stades très précoces ou peu avancés ! L’Institut songe même à demander suite à ces résultats, l’autorisation de lancer un essai clinique avec plus de chiens et plus de monde.

Ce n’est pas la première fois que nos amis canins font parler d’eux dans la découverte de cancers. En effet il existe des témoignages de personnes qui sont allées faire des examens suite au comportement anormal de leur animal de compagnie. Mais plus scientifique, d’autres études ont pu montrer les capacités du chien à détecter des cancers avec des réussites de l’ordre de 90%, bien supérieur au matériel d’analyse classique, sur des cancers comme ceux de la prostate ou de la thyroïde.

L’Institut Curie fonde de grands espoirs sur cette méthode qui une fois validée, pourrait être étendue à beaucoup de cancers. Et de plus, elle est peu onéreuse et très simple à mettre en œuvre comme juste la sueur ou les urines sont nécessaires.

Entre le nombre de personnes qui pourront se faire dépister compte tenu de la simplicité, et le fait qu’elle peut être utilisée dans des zones avec peu d’infrastructures, cette méthode est pleine de promesses.

Ce qui est certain, c’est que les chiens n’ont pas fini de sauver des vies.

L’hépatite

L’hépatite est selon le Larousse « l’inflammation chronique ou aiguë du foie ».

Le foie est un organe qui joue un rôle clé pour le corps, car il assure des fonctions vitales :

  • il a une fonction antitoxique qui permet de détruire les toxines et les médicaments
  • il permet de stocker les vitamines et minéraux
  • il participe à un grand nombre de processus (notamment ceux des sucres et des graisses)
  • il produit des substances qui entrent en jeu dans la digestion

On comprend facilement pourquoi il est important de prendre soin de cet organe.

 

Les différentes hépatites

Il existe plusieurs types d’hépatites, on peut les classer en fonction de leur origine, les deux grands types étant les hépatites virales et les hépatites toxiques.

Les hépatites virales, comme leur nom l’indique, sont liées à l’action d’un virus. Les plus connus sont les virus de l’hépatite A, B et C, ou dans l’ordre d’importance B, C et A. L’hépatite A est transmise par contact de mains sales ou de l’eau souillée, l’hépatite B par contact sanguin et sexuel, tandis que l’hépatite C l’est principalement par contact sanguin.

Les hépatites toxiques, elles, sont liées à la présence d’un produit dans le corps, qui s’avère être toxique pour le foie : les plus souvent impliqués sont des médicaments (paracétamol, antibiotiques), des toxines végétales (en chef de file les amanites), et l’alcool.

 

Formes et évolution

Il faut dissocier deux sortes d’hépatites : la aiguë ou la chronique. Ces deux dernières étant en fait liées au temps que le virus passe dans l’organisme ou au niveau de gravité des atteintes.

  • L’hépatite aiguë concerne la période qui va jusqu’au sixième mois après la contamination, elle est très souvent asymptomatique. En effet, le foie n’ayant pas de terminaisons nerveuses et pouvant fonctionner correctement avec seulement une petite partie saine, la personne atteinte ne ressent aucune douleur. Lorsqu’il y a des symptômes, ces derniers ne sont pas nécessairement spécifiques, ce qui vient compliquer le diagnostic. Heureusement, l’hépatite peut tout à fait s’arrêter à ce stade. Dans ce cas, comme le foie est un organe qui présente la capacité de se régénérer en cas de lésion, il peut tout à fait retrouver son fonctionnement normal.
  • On parle d’hépatite chronique quand le virus reste plus de six mois dans le corps, et que la réponse de l’organisme, ou l’action des toxiques a commencé à détruire ou altérer durablement les tissus du foie. Ces derniers deviennent durs et fibreux et empêchent le foie de se régénérer, pouvant donner au stade le plus avancé : une cirrhose, un foie entièrement touché et déformé, ne pouvant presque plus assurer sa fonction, avec un risque réel de perte de fonction qui peut arriver n’importe quand.

Il existe aussi un  risque que les virus, mais aussi et surtout les toxiques (amanites et paracétamol) déclenchent une hépatite dite « fulminante », qui est une destruction rapide du foie (moins de deux mois) avec un pronostic très mauvais (presque un mort sur deux) et dont la seule issue est là transplantation hépatique.

On comprend alors facilement l’importance de cette maladie, qui en plus d’être potentiellement grave est très répandue.

Plus de deux milliards de personnes ont été en contact avec l’hépatite B (VHB), on estime aujourd’hui que près de 350 millions vivent avec une hépatite B chronique, dont 600 000 en meurent chaque année. Quant à l’hépatite C chronique, ils seraient au moins 150 millions à vivre avec.

 

Profitez donc de cette journée pour vous renseigner sur l’hépatite, et pourquoi-pas, vous faire dépister.
Pour plus d’informations à propos de l’hépatite C, c’est ICI.

Les autotests du Sida bientôt disponibles en France

Ils sont déjà vendus dans certains pays à l’étranger : les autotests permettant de dépister le virus du Sida seront très bientôt disponibles en France. A partir d’une simple goutte de sang ou de salive, les individus pourront désormais réaliser le test tout seul, à la maison, pour connaître leur statut sérologique. Il sera disponible sans ordonnance, en pharmacie. Attention à la confusion : s’il existe un autotest salivaire, ce n’est pas pour autant que le VIH se transmet par la salive ! Seul le contact avec le sang ou les relations sexuelles non protégées sont des comportements à risque. Le test de la salive permet simplement de connaître le taux d’anticorps.

Les avantages de l’autotest VIH

Les avantages de l’autotest VIH ? En 30 minutes seulement,  nous pouvons obtenir une réponse sur notre potentielle séropositivité ou séronégativité. L’autotest est donc très facilement réalisable. Il en existe de deux sortes actuellement à l’étranger : l’un qui fonctionne à partir d’une goutte de sang et l’autre à partir d’une goutte de salive.

A l’heure actuelle, aucun n’a encore été commercialisé en France. Marisol Touraine du ministère en charge de la Santé a autorisé sa commercialisation en novembre mais les laboratoires n’ont pas encore eu le temps de le mettre en vente. Alors attention ! Certains sites internet frauduleux proposent des autotests VIH, soit disant « certifiés Communauté Européenne CE ». Ce sont des arnaques : l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) lutte au quotidien pour prévenir contre ces fraudes.

Le test sanguin pour valider le résultat

Lorsqu’il seront disponibles à la vente, vous pourrez les retrouver sur LaSante.net ! En cas de test positif, il sera indispensable de faire une prise de sang pour valider le résultat. Et tout comme la prise de sang, pour qu’il soit efficace le test devra être réalisé entre 2 et 3 mois après la conduite à risque.

Une prise de sang pour détecter la maladie d’Alzheimer

Les Américains viennent de mettre au point un nouveau test qui permettrait de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer avec une simple prise de sang, jusqu’à 3 ans avant que celle-ci ne se déclare. Aussi, ce nouveau test est la promesse d’une prise en charge améliorée de cette maladie neuro-dégénérative, notamment pour les personnes à risque.

90 % de fiabilité

Les études cliniques n’ont pas encore commencé mais les chercheurs espèrent pouvoir commencer les essais d’ici 2016. Cela fait plusieurs années que les recherches se tournent vers la détection de marqueurs biologiques spécifiques aux victimes d’Alzheimer qui permettraient de déceler la maladie lorsqu’elle est encore asymptomatique (ou « invisible »). Tous les espoirs sont permis depuis la détection de plusieurs lipides spécifiques qui seraient propres à la maladie et présents dans le sang des malades plusieurs mois voire années avant qu’ils ne présentent les symptômes d’Alzheimer. Le niveau de ces lipides est moins important chez les malades que les sujets sains, d’après une étude réalisée aux Etats-Unis, dirigée par le Dr Federoff de l’Université de Georgetown. Le taux de précision du test qui pourrait être développé grâce aux résultats obtenus avoisinerait les 90 %.

Un espoir pour les malades

La maladie d’Alzheimer touche plus de 850 000 personnes en France et plus de 35 millions dans le monde. Aucun traitement ne permet aujourd’hui de la guérir totalement. Seuls les symptômes peuvent être traités avec plus ou moins de succès.

Aussi, détecter la maladie d’Alzheimer avant que celle-ci ne se déclare cliniquement représente un espoir sans précedent pour les malades, leur entourage et les médecins. Cela permettrait de prendre en charge le patient rapidement et de reculer ainsi l’apparition des troubles cognitifs et les problèmes de mémoire notamment.

Cancer colorectal : un test de dépistage plus efficace

Marisol Touraine, ministre de la Santé, vient d’annoncer que de nouveaux tests de dépistage du cancer colorectal seraient disponibles d’ici la fin de l’année 2014. Cela faisait 6 ans que les gastro-entérologues et professionnels du milieu médical se mobilisaient pour la mise en place d’un nouveau test de dépistage. Alors qu’il avait reçu son autorisation de mise sur le marché en 2008, le remplaçant du test actuel Hemoccult faisait l’objet de toutes les tensions entre les spécialistes et les autorités administratives.

Il s’agit là d’une excellente nouvelle qui devrait sauver nombres de vies. En effet, à l’heure actuelle, le test de dépistage gratuit Hémocult n’est pas le plus performant ni le plus fiable. Contraignant de par son utilisation (2 prélèvements de 3 selles différentes à domicile), il n’est utilisé que par 30 % des personnes concernées et sa sensibilité permet de détecter seulement 50 % des cancers du côlon. Un cancer sur deux n’est donc pas détecter avec le test Hemoccult.

Le nouveau test sera bientôt disponible et ne nécessitera qu’un prélèvement sur une seule selle. Il permet de détecter huit cancers sur 10 et beaucoup plus de lésions précancéreuses. Il sera sans doute « mieux accepté et mieux réalisé par les personnes ciblées », selon la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie.

Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents. En France, on compte plus de 40 000 nouveaux cas tous les ans. 55% d’entre eux s’en sortent. Les chances de guérison avoisinent les 90 % lorsque le cancer est détecté en stade précoce.

N’oubliez pas de faire le test. Passé l’âge de 50 ans, réalisez un dépistage tous les 2 ans.