Journée internationale du cancer de l’enfant

Aujourd’hui, 15 février, une large et inédite étude est lancée par l’Institut Curie à l’occasion de la Journée Internationale du Cancer de L’Enfant.  L’étude baptisée MICCHADO est pilotée par le Dr Gudrun Schleiermacher et vise à mieux comprendre et traiter les cancers pédiatriques. Pendant 6 ans, 600 enfants vont être inclus dans cette étude partout en France. Les équipes de recherches vont joindre leurs efforts pour tenter de corréler les taux de biomarqueurs (comme la présence d’ADN tumoral qui circule dans le sang) avec le niveau d’agressivité de la tumeur.

Par ces recherches, l’objectif est de mieux comprendre et caractériser la résistance aux traitements de certains cancers chez les enfants. Chaque année en France 2 500 enfants, adolescents et jeunes adultes se voient diagnostiquer un cancer. Parmi eux, 1 700 ont moins de 15 ans. En 1950, 5% seulement des enfants guérissaient. Ils sont aujourd’hui 80% mais ce taux stagne depuis quelques années et le cancer reste la première cause de mortalité par maladie chez cette population.

Les phénomènes de résistance aux traitements définissent les cancers à haut risque. Ils mènent vers de fréquentes rechutes.

Notre système immunitaire est conçu pour repérer et tuer les cellules dégénérées. Mais ce principe de contrôle connait parfois des défaillances et des cellules tumorales ont le champ libre pour se développer. Le principe de l’immunothérapie est de trouver au sein de la tumeur des marqueurs spécifiques à ces cellules anormales pour apprendre au système immunitaire à attaquer ces cellules.

Les objectifs de cette étude vont donc bien au-delà d’une meilleure compréhension des cancers à haut risque. Les résultats obtenus pourraient peut-être permettre d’élaborer des thérapies ciblées en établissant le profil moléculaires de ces tumeurs particulières. L’étude de l’ADN de ces tumeurs pourrait révéler des dénominateurs communs et induire une réponse adéquate à ces cancers.

Mais les cellules cancéreuses peuvent muter quand elles subissent de nouvelles altérations génétiques. Elles sont alors non seulement résistantes aux traitements mais peuvent en plus disséminer dans l’organisme. Une nouvelle cartographie moléculaire est alors indispensable. A la place de biopsies tumorales (parfois impossible en fonction de la localisation de la tumeur), l’étude MICCHADO propose le prélèvement d’ADN tumoral circulant. Cette étude presque en temps réel et non invasive va suivre l’évolution de la tumeur, comprendre ses mécanismes d’évolution et trouver des solutions pour les contrer.

Les enfants et jeunes adultes présentent plusieurs types de tumeurs : leucémies, tumeurs du système nerveux central, lymphomes, neuroblastomes, rétinoblastomes, rhabdoïde et des dizaines d’autres tumeurs. Même si ils sont majoritairement curables, de nombreux cancers des adolescents ont ont un moins bon pronostic que ceux des enfants. Ils apparaissent lors de la période de transformations physiques et psychologiques importantes et demandent une prise en charge globale primordiale.

Pour en savoir plus : https://curie.fr/actualite/cancers-de-lenfant/lessai-micchado-en-images

Les 100 ans de la Ligue contre le cancer

Le dimanche 4 février est la journée mondiale de lutte contre le cancer. Cette année marque le centenaire de la fondation de la Ligue contre le Cancer. L’association soutient financièrement de nombreux pôles dans la recherche en oncologie notamment la recherche fondamentale, clinique, épidémiologique et les sciences humaines et sociales. La Ligue contre le Cancer s’engage également dans la sensibilisation et continue d’informer et communiquer sur les bienfaits d’une hygiène de vie adaptée, sur les facteurs de risque et l’importance de programmes de dépistage organisés.

Le cancer est une maladie caractérisée par la prolifération incontrôlée de cellules de l’organisme. L’ensemble des cellules est soumis à un contrôle et une régulation de leur réplication. Dans le cas où une cellule est mal répliquée, ce système peut la détruire. Le développement d’un cancer résulte de l’échappement d’une lignée cellulaire à ce mécanisme de contrôle. Le système immunitaire ne les reconnaît pas comme pathogènes.

Un cancer sera diagnostiqué chez un homme sur deux et une femme sur trois avec 60% de chance de guérison en moyenne. Les quatre principaux cancers sont : celui de la prostate (71 000 cas par an), le sein (53 000 cas par an), le colon-rectum et le poumon. Parmi ces cancers, celui de la prostate et du sein ont des taux de survie parmi les meilleurs avec respectivement 80% et 85% de survie après 5 ans. Pour certains types de cancer, des facteurs de risque ont été prouvés par des études épidémiologiques en montrant des associations cohérentes avec peu de contradictions. Ainsi, pour le cancer de la prostate, le risque augmente avec l’âge, les antécédents familiaux et l’origine ethnique. Pour le cancer du sein, le risque augmente avec la présence de gènes prédisposant à son développement transmis par les ascendants mais aussi avec des facteurs hormonaux (hyperoestrogénie, nombre de cycles menstruels, puberté précoce, ménopause tardive, absence de grossesse et d’allaitement). Le surpoids, le tabagisme et la consommation d’alcool constituent des facteurs de risque au développement de cancers du sein et du colon-rectum.

De nombreux traitements sont aujourd’hui proposés et mis en place pour traiter les patients atteints de cancer. Les plus connus par le grand public sont la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement chirurgical et hormonal. De nouvelles thérapies viennent enrichir cet arsenal avec notamment l’essor de l’immunothérapie pleine de promesses mais dont le coût suscite parfois des débats.

Le principe de cette thérapie est d’utiliser les propres défenses de l’organisme pour repérer et éradiquer les cellules cancéreuses. L’immunothérapie se base sur plusieurs méthodes et utilise plusieurs biais pour cela. D’une part, l’immunothérapie locale permet de traiter des cancers de la vessie en stimulant l’immunité locale par des injections vésicales de BCG (bacille de Calmette et Guérin, agent tuberculosique). D’autre part, l’immunothérapie par voie générale va consister à stimuler globalement le système immunitaire. En effet, lors de l’intrusion d’un agent pathogène dans l’organisme, une myriade de puissantes réactions se mettent en place et notamment la libération d’anticorps et de cytokines. Parmi ces dernières, figurent l’interféron et l’interleukine 2 qui jouent un rôle dans les voies de signalisation de l’inflammation et sont dotées de propriétés cytotoxiques.

L’utilisation d’anticorps monoclonaux vise à reconnaître spécifiquement les cellules tumorales. Dans le cas d’un certain type de cancer du sein, les cellules tumorales expriment un récepteur spécifique (HER-2) en surnombre. Cette surpopulation de récepteurs entraîne alors une production accrue de protéines qui accroissent encore la multiplication incontrôlée des cellules cancéreuses. Pour le moment, ces thérapies sont proposées en cas de résistance aux chimiothérapies.

Ainsi, les recherches s’orientent vers des vaccins thérapeutiques qui permettraient de guider le système immunitaire vers les cellules cancéreuses. Le but étant d’éduquer les propres défenses de l’organisme pour qu’elles reconnaissent les cellules malignes et de les stimuler afin que la réponse obtenue soit suffisamment forte pour éradiquer le cancer.

Source : Ligue contre le cancer

Journée Mondiale de la lèpre

Les 26, 27 et 29 janvier, près de 15 000 bénévoles organisent une quête afin de collecter des fonds indispensables aux actions de dépistage, soins, recherches et réinsertion des malades.

Aujourd’hui a lieu la 65ème journée Mondiale des Lépreux et comme tous les ans, la Fondation Raoul Follereau sollicite et sensibilise les français à cette cause.

La lèpre est une maladie chronique issue d’une infection par une bactérie, Mycobacterium leprae. Depuis l’Antiquité, la lèpre a marqué les civilisations et signé l’exclusion des personnes atteintes. La lèpre reste encore aujourd’hui présente dans 14 pays d’Afrique, d’Asie, et d’Amérique latine et principalement en Inde, au Brésil et en Indonésie qui concentrent le plus de cas. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) décompte 2,8 millions de lépreux dans le monde.

La problématique majeure de cette infection est le temps d’incubation qui peut atteindre 5 ans. Entre le moment où la personne est infectée par la bactérie et les premiers signes cliniques, il peut s’écouler 20 ans. Durant ce temps, la personne porteuse peut à son tour container son entourage et contribue ainsi à la prolifération de la bactérie. La transmission de la bactérie se fait cependant par des contacts étroits et à cause de fines gouttelettes d’origine nasale.

Une fois déclaré, le bacille de Hansen (autre nom donné à la bactérie après sa découverte en Norvège en 1873) atteint préférentiellement la peau, les muqueuses, le système nerveux périphérique et les yeux. De la vulnérabilité des défenses immunitaires dépendront les formes cliniques différentes et variées.

Ces 20 dernières années, plus de 12 millions de lépreux ont été guéris et la lèpre n’est plus un problème de santé publique. Néanmoins, la route est encore longue jusqu’à son éradication.

Téléthon : 36 37

Depuis plus de 30 ans et sous l’impulsion de parents d’enfants malades, le Téléthon finance la recherche médicale par des dons de particuliers notamment.

Ces 30 heures annuelles de direct télévisuel mettent en avant des maladies neuromusculaires. Les stratégies d’innovation au service de l’intérêt général ont permis de grandes avancées dans le domaine de la génétique avec la mise ne place de banque d’ADN et la réalisation des premières cartes du génome.

L’AFM-Téléthon apporte son soutien à plus de 250 programmes de recherche et a créé ses propres laboratoires (Généthon, institut de Myologie, I-stem). Ces derniers sont rassemblés au sein de l’Institut des Biothérapies pour les Maladies Rares et font office de précurseurs en matière de thérapie génique.

Focus sur cette prouesse qui permet déjà de soigner des maladies.
Nos cellules sont constituées d’un noyau contenant notre ADN. Ce code génétique est un véritable manuel de montage pour la fabrication des protéines dont chaque cellule a besoin pour vivre.
Si le moindre maillon manque ou est échangé par un autre, la conformation de la protéine ne sera pas la même et son potentiel d’action sera altéré.
Une telle anomalie est à l’origine de la myopathie de Duchenne. Une protéine (appelée dystrophine) permet aux cellules musculaires de résister à l’effort. Dans le cas de cette maladie, le gène qui code pour la dystrophine a subit une mutation. La fabrication de la protéine est alors rendue impossible ou la dystrophine est altérée et ne peut jouer son rôle. Les cellules musculaires privées de cette protéine dégénèrent. S’ensuivent de graves conséquences notamment cardiaques et respiratoires menant au décès.

A travers cet exemple, on comprend bien qu’un seul maillon non conforme de cette immense chaîne que forme le code génétique peut avoir des répercussions considérables sur l’état de santé.

Les thérapies géniques permettent désormais d’espérer soigner des maladies graves (adrénoleucdystrophie et d’autres) en reprogrammant les cellules déficientes. Grâce à un modèle de virus qui a la capacité de pénétrer les cellules, un gène codant va être incorporé dans le code génétique et ainsi permettre à la cellule de produire à nouveau une protéine en parfait état.

Un don fait au téléthon soutient la recherche et donne espoir à des milliers de familles de voir nombre de maladies espérer un traitement.
La recherche avance, les premiers résultats sont déjà publiés et reconnus mais la route est encore longue et la mobilisation de tous indispensable.

https://www.afm-telethon.fr/

Journée Mondiale de lutte contre le Sida

A ce jour 25 000 personnes en France ignorent encore être séropositives. 6 000 personnes l’apprennent chaque année. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, le ministère de la Santé et l’agence sanitaire de Santé Publique mettent cette année encore l’accent sur la nécessité d’étendre et promouvoir le dépistage.

Le seul moyen de vérifier son statut virologique est de se faire dépister. Plus le statut est connu précocement, meilleure pourra être la prise en charge du patient et moindre sera le risque de transmission. La barrière psychologique et le déni passés, différentes solutions et techniques s’offrent au patient pour se faire dépister.

• A la prochaine consultation médicale :
Lors du rendez-vous et quel que soit le motif de consultation, une ordonnance peut être rédigée par le médecin pour une prise de sang en laboratoire d’analyses médicales de ville permettant de faire un point sur l’ensemble des IST (Infections Sexuellement Transmissibles).

• Le test dans un CeGIDD :
Il s’agit des Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic du VIH, Hépatites et IST. La personne peut s’y rendre sans rendez-vous, gratuitement et de manière anonyme. Le personnel qui reçoit est particulièrement formé et procède à un dépistage de l’ensemble des IST.

• test rapide d’orientation diagnostique (TROD) :
Le statut virologique obtenu rend compte d’une prise de risque d’un mois et demi. Ce test est effectué au sein d’associations. Il est gratuit, anonyme et rapide.

• Autotest :
Il est disponible en pharmacie et facile à utiliser. Il est également possible de le faire en présence du pharmacien qui le délivre. Ce test rend compte d’une prise de risque d’au moins 3 mois et ne pourra pas donner un statut virologique si l’exposition a eu lieu postérieurement. L’avantage considérable de ce test est qu’il permet à tout le monde de se faire dépister à tout moment et en parfaite confidentialité.

Le test consiste au prélèvement d’une goutte de sang, de son dépôt sur le test en lui-même. Après un délai de 15 minutes, le résultat est rendu sous forme d’une migration de réactifs. Plus de 75 000 tests ont été vendus en pharmacie l’année dernière.

Malgré un constat toujours alarmant du nombre de cas de SIDA rapporté par l’OMS et le Centre Européen de prévention et de Contrôle des Maladies (CEPCM) avec 160 000 nouveaux cas dans la zone Europe, le Virus de l’Immunodéficience Humaine progresse encore.

En regard de ce constat, l’association AIDES vient de publier un rapport consternant sur les discriminations des porteurs des virus du VIH ou de l’hépatite C.
En effet, une nette tendance à la banalisation de la séropositivité (le fait d’être porteur du virus) se confirme. Selon le sondage publié dans ce rapport, 87% des sondés estiment qu’une personne séropositive et sous traitement peut vivre comme tout le monde. Néanmoins, les doutes se font plus marqués en ce qui concerne la sexualité : plus d’une personne sur dix considère ainsi qu’une personne séropositive n’est pas capable d’avoir des relations sexuelles comme tout le monde.

La vision globale des personnes séropositives est plutôt bienveillante mais dès lors que le sondage questionne sur la sphère plus intime, les français se sentent mal à l’aise et plus distants. 21% se sentirait mal à l’aise en apprenant que l’enseignant(e) de son enfant est séropositif(ve) ; 16% s’il s’agissait d’un collègue ; 10% en fréquentant le même cabinet médical.
C’est le lecteur qui se sent mal à l’aise … En 2017, la peur du risque de contamination rend compte du manque abyssal d’information et de connaissance au sujet de la transmission de ce virus.
Cette méconnaissance engendre même des pratiques professionnelles discriminatoires en considérant pour 31% des personnes interrogées, qu’il est normal de considérer les personnes séropositives comme inapte à exercer certains métiers. (Policier, gendarme, militaire…)

Afin de lever les doutes, approximations et croyances une bonne fois pour toute, il convient de balayer quelques idées reçues.
Le VIH est un virus qui se transmet dans certaines circonstances précises ; le plus souvent lors de rapports sexuels. L’infection ne se propage pas lors de contacts mêmes directs ou proches ni par baiser, partage d’un verre ou piqure d’insecte. Le VIH n’est donc pas une maladie contagieuse (comme une grippe, un rhume ou une gastroentérite) mais transmissible selon des modes bien particuliers et connus.

Les modes de transmission du VIH sont :
– des rapports sexuels non protégés par un préservatif s’il y a pénétration vaginale, anale ou buccale (fellation).
– un contact important avec du sang contaminé : accident d’exposition ou partage de matériel d’injection
– transmission foeto-placentaire (de la mère à son enfant si celle-ci n’est pas traitée)

Le virus pénètre dans les cellules du corps, dans le sang et les organes sexuels. La première phase passe (pour la grande majorité des cas) complètement inaperçue avec l’apparition d’un éventuel syndrome pseudo-grippal. La personne infectée devient alors séropositive puisque son sérum réagit de façon positive à un test de détection de virus.
Le stade SIDA est le stade ultime de la maladie. Il survient quand le virus a détruit le système immunitaire et rendu le malade incapable de se défendre contre tous les agents pathogènes qu’il est susceptible de contracter. Les malades succombent donc à des infections qu’une personne en bonne santé aurait pu combattre.
Cette année encore, la mobilisation doit être massive pour communiquer autour de cette maladie. Des efforts importants restent à faire pour élargir encore les dépistages et diminuer les nouvelles contaminations en relayant toujours davantage les réflexes de prévention. Il convient de sensibiliser l’ensemble de la population pour que méfiance et discrimination laissent place à un regard éclairé sur cette maladie.

http://www.aides.org/rapport-discriminations-2017
http://www.sida-info-service.org/sites/sida/IMG/pdf/Modes_de_transmission_du_virus_du_sida.pdf
Vidéo explicative de l’autotest VIH disponible en Pharmacie :
https://www.sida-info-service.org/?Les-autotests-VIH-arrivent-le-15,5004

La journée mondiale des premiers secours ce samedi

La journée mondiale des premiers secours a lieu ce samedi 9 septembre. C’est une journée qui a été mise en place par la Croix Rouge pour promouvoir les gestes de premier secours, les fameux « geste qui sauvent ».

Tous les jours, des milliers de personnes se retrouvent dans une situation de détresse suite à un incident ou un souci de santé. Et cela peut arriver au lieu de travail, au domicile, en pleine rue ou en pleine nature. Ces différents malaises peuvent avoir des répercussions très graves, voire même être des situations vitales. On peut citer comme situations : l’étouffement, les saignements, les pertes de conscience, les malaises ou arrêts cardiaques, ou encore les AVC. La Croix Rouge estime à plus de 20000 le nombre de morts par an pour ces types d’accidents en France.

Et pourtant, beaucoup de ces décès et séquelles peuvent être évités très simplement quand on connaît les gestes de premier secours adaptés. La Croix Rouge, d’autres organismes et associations sont là pour expliquer l’importance des gestes et comportements qui sauvent. De nombreuses formations sont à disposition du grand public pour acquérir les savoirs indispensables pour aider une personne en détresse vitale.

En vous formant, ce sont des milliers de vies par an qui peuvent être sauvées. Il n’est pas nécessaire que tout le monde devienne secouriste professionnel pour cela ! En effet, sans même avoir à toucher la victime d’un accident, savoir donner l’alerte correctement peut augmenter de manière significative l’espérance de survie de la personne touchée. Les secours arrivent alors avec un maximum d’informations et peuvent être directement efficaces.

Aider son prochain doit devenir une volonté de tous. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette manifestation qui aura lieu ce samedi 9 septembre et voir si une animation est organisée près de chez vous, rendez-vous sur le site de la Croix Rouge dédié à cette journée :

http://www.croix-rouge.fr/Actualite/JMPS-2017

Et pour ceux et celles qui souhaiteraient se former dans les gestes de premier secours, vous trouverez les informations à l’adresse ci-dessous :

http://www.croix-rouge.fr/Je-me-forme

Réflexion sur le don d’organe

Le 22 juin a eu lieu la journée de réflexion sur le don d’organe. Et cette année, cette journée a été un peu particulière.

En effet, il faut savoir qu’au premier janvier 2017 est paru un texte de loi précisant une nouvelle législation autour du don d’organe. Voici un petit rappel de ce qu’il en est :

Toute personne est aujourd’hui présumée donneuse. Donc si l’état de vos organes le permet, ces derniers pourront être prélevés et servir dans une greffe.

Il est quand même possible de s’opposer à cela. Il suffit de le signifier dans un registre légal, appelé le Registre National du Refus .

Pour qui ne l’aurait pas fait, il est toujours possible de s’y opposer. Pour cela, il faut qu’une preuve du refus d’être donneur puisse être avancée, que ce soit un écrit signé et daté, ou alors que vous l’ayez déclaré à une ou plusieurs personnes qui doivent être en mesure de le prouver.

Même si la famille est toujours consultée, le doute sur les volontés du donneur, ou sur les souhaits de la famille (parfois contraires aux volontés du donneur) ne sont plus retenus. D’où l’importance de rendre les choses claires.

Vous êtes donc bel et bien donneur d’organes, jusqu’à preuve du contraire.

Il est à noter que l’on peut décider un refus uniquement partiel. En effet, on peut décider de ne pas donner tel ou tel organe. Le registre permet en effet de préciser le cas échéant.

Il faut savoir que la pénurie d’organes est un véritable problème. Il y a trop peu d’organes pour le nombre de personnes en attente d’une greffe. D’autant plus que la conservation d’un organe est pour ainsi dire nulle. Contrairement au sang, un organe ne peut vivre plus de quelques heures entre le prélèvement et la greffe. C’est donc presque toujours une urgence.

Pour vous donner un ordre d’idée, il y a environ 57 000 personnes qui vivent en France avec un organe qui n’est pas le leur et 22 000 personnes qui sont en attente. A l’heure actuelle, seulement 3 700 personnes sont greffées par an, et 300 décèderaient faute d’un don. L’organe le plus attendu étant le rein… 13 000 personnes sur la liste d’attente.

Quelques derniers détails.

On peut maintenant donner énormément d’organes différents. On pense souvent aux reins ou au cœur, mais il y en a bien d’autres. Pour n’en citer que quelques-uns : la peau, les poumons, l’intestin, la cornée, ou encore des tendons. Chaque organe est étudié au cas par cas pour voir s’il est donnable. Il n’y a de fait pas de limite en termes d’âge ou de situation médicale.

Le don est altruiste et solidaire, il est interdit de choisir à quelle personne ou à quel type de personne iront vos organes. De la même manière, il n’y a pas de rétribution financière dans le cadre d’un don.

 

Bonne réflexion à vous.

Journée Mondiale des donneurs de sang et opération Missing Type

Le sang est sans doute ce qui représente le plus la vie, et hélas, il nous manque beaucoup de ce précieux liquide pour en sauver justement, des vies.

A B et O, ces trois lettres pourtant bien connues manquent cruellement à des milliers de patients au travers le globe. C’est pourquoi des grandes marques, institutions, et particuliers ont eu l’idée de lancer l’opération #MissingType.

Cette opération, organisée dans 22 pays, a pour but d’alerter sur le besoin de sang. Grands groupes et particuliers, chacun est invité, du 10 au 17 juin, à enlever les lettres A, B et O de leur nom, slogan, pseudo, titre… Ainsi peut-être que vous mettrez du Nutell_ sur vos tartine, et vous pourrez si ça se trouve participer à cet événement sur F_ce___k ?

Le point d’orgue de l’opération #MissingType sera le 14 juin qui est la journée mondial des donneurs de sang. Renseignez-vous auprès de de vos collectivités locales, il est fort probable que différentes manifestations et lieux de dons soient prévus sur votre territoire.

Et pour reprendre le slogan de cette année : « A, B, O, certaines lettres ont plus de pouvoir que d’autres », alors quel que soit votre groupe sanguin, donnez votre sang.

Journée mondiale de l’avortement

Les grossesses non désirées ne sont pas quelque chose d’anodin. En effet, au niveau mondial, on les estime à près de 80 millions par an, et 25% d’entre elles donneraient lieu à des avortements clandestins, hors de tout environnement médical. Plus de 70.000 femmes décèderaient de ces pratiques chaque année.

Le droit à l’avortement va de pair avec le droit à la contraception : malheureusement, il reste encore aujourd’hui controversé malgré le droit des femmes à disposer d’elles même, de leur corps et de leur sexualité.

 

On distingue plusieurs types d’avortements, en fonction de la motivation :

  • On parle d’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) quand l’avortement est effectué sans raison médicale dans un cadre légal défini. Il s’agit des cas de grossesses non désirées que les femmes ne souhaitent pas poursuivre.
  • On parle d’ITG (Interruption Thérapeutique de Grossesse) ou IMG (Interruption Médicale de Grossesse) quand l’avortement est motivé par une raison médicale. Il peut s’agir d’une grossesse dangereuse ou à risque pour la mère, ou lorsque le fœtus ou embryon est atteint d’une malformation ou d’une atteinte incurable au moment du diagnostic.

 

Pour la méthode il y a deux approches principales :

  • La méthode médicamenteuse est réservée aux grossesses précoces, maximum 5 semaines. Elle consiste en l’utilisation de plusieurs médicaments en succession. Ils sont là pour interrompre la grossesse et évacuer l’œuf.
  • La méthode chirurgicale est réservée aux grossesses plus avancées, jusque 12 semaines de grossesse. Elle s’effectue sous anesthésie locale ou générale.

 

Les interruptions de grossesses sont entièrement prises en charge par la sécurité sociale, ainsi que tous les actes qui tournent autour.

Pour plus de renseignements, un numéro vert gratuit et anonyme est à disposition : 0 800 08 11 11. Vous pouvez aussi aller sur le site Service-Public.fr qui présente les différentes étapes de cette procédure ainsi que des informations sur le sujet. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre centre de Planning Familial le plus proche.