Quand Parkinson fait sucrer les fraises

C’est un des premiers signes de la maladie de Parkinson : le tremblement au repos. D’autres manifestations peuvent amener ensuite à consulter : lenteur dans l’amorce des mouvements, lenteur à la marche qui se fait alors par petits pas saccadés, l’écriture devient plus compliquée avec l’apparition d’une micrographie (les lettres se font de plus en plus petites au fur et à mesure de la rédaction).

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative. Les neurones à dopamine disparaissent et meurent. Cette dégénérescence neuronale est induite par la présence de corps de Lewy dans la substance noire du cerveau. Ils correspondent à des amas pathogènes formés par une protéine : α-synucléine. Cette protéine est naturellement présente dans les neurones mais ce sont les agrégations qui la rendent pathogène.

L’âge est le principal facteur de risque de cette maladie.  Des facteurs génétiques et environnementaux sont évoqués mais les causes précises semblent encore plurielles et restent inconnues. La maladie de Parkinson touche davantage les sujets âgés avec un pic à 70 ans. Environ 8 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année ce qui la place au deuxième rang des maladies neurodégénératives après la maladie d’Alzheimer.

L’évolution de la maladie est lente et l’apparition très progressive des symptômes retardent le diagnostic. La fatigue, l’apathie et la lenteur faisant d’abord penser à des troubles psychologiques voire une dépression, surtout quand ils sont associés à une hyperémotivité, au stress et à l’anxiété.

Les traitements médicamenteux mis en place pallient le manque de dopamine en la mimant, en administrant une molécule qui sera transformée en dopamine elle-même (les précurseurs de la dopamine : L-dopa) ou encore en bloquant la dégradation de la dopamine encore présente.

Les traitements n’empêchent pas l’évolution de la maladie mais contrent ses manifestations. Les doses sont donc ajustées au fur et à mesure de son évolution. Après quelques années d’évolution, entre 5 et 10 ans, des complications peuvent apparaître avec l’effet bien connu « on/off ». Le corps pâtit davantage des inter-doses de médicaments et les journées sont alors hachées et séquencées en bonnes et mauvaises périodes où les symptômes se font plus ou moins sentir.

La maladie de Parkinson bénéficie tout de même d’une énorme puissance de recherche. De nombreuses pistes thérapeutiques sont à l’étude avec pour certaines de grands espoirs. Des chélateurs de fer, la lumière infrarouge, l’identification de biomarqueurs, un vaccin ciblant l’α-synucléine, la thérapie génique ou encore la transplantation de cellules souches pour remplacer les neurones à dopamine perdus, les avancées ont déjà permis une amélioration considérable des traitements et les années à venir nous réserverons certainement d’autres voies encore.

Santé bucco-dentaire : ne mâchons pas nos « maux » !

Aujourd’hui 20 mars, sourions, c’est le printemps. Cela tombe bien, c’est aussi la journée mondiale de la santé bucco-dentaire.

On ne le dit jamais assez, la santé bucco-dentaire a un impact considérable sur la santé globale d’une personne.

Alors reprenons quelques bases. Le brossage des dents doit prendre au moins 2 minutes et doit se faire 2 fois par jour. Si on compte bien, cela ne représente que 4 minutes par jour. Cela va sans dire mais près d’un quart des français ne se brosse les dents qu’une fois par jour…

Autre constat, le brossage est bien souvent trop rapide. Ce n’est pas la durée du brossage qui est incriminé, mais bien sa vitesse d’exécution et son intensité. Alors prenez votre temps, vous en avez pour deux minutes. Avec une brosse à dent à petite tête et aux poils souple, procédez ainsi à un brossage oblique de la gencive vers la dent. La brosse à dent est positionnée à 45° et remonte sur les dents. Procédez par cadran : droit, gauche, haut et bas. Aller, petit bonus, passez délicatement la brosse à dent sur la langue pour un petit brossage doux.

Pour parfaire l’œuvre, passer un fil dentaire dans les espaces inter dentaires étroits et une brossette dans les espaces plus larges.

Utilisez un dentifrice adapté à vos besoins, au fluor ou spécialement formulé pour soulager les problèmes d’hyper sensibilité par exemple.

Gare aux saignements ! Toute vigueur du brossage mise à part, si vos gencives saignent régulièrement, vous souffrez peut-être d’une gingivite. Il s’agit d’une inflammation parfois chronique de la gencive qui apparaît alors rouge et gonflée. L’évolution de ce type de pathologie peut aller vers la parodontite et à plus long terme le déchaussement des dents. Ainsi, même si les saignements ne relèvent pour l’heure que d’un inconfort, consultez un dentiste au moins une fois par an pour éviter de citer Voltaire : « Je perds mes dents, je meurs au détail ».

Journée nationale du sommeil : le ronflement

10 millions. C’est environ le nombre de français sujets au ronflement. Les ronfleurs dorment généralement bien mais leur conjoint bien plus difficilement. Imaginez, un ronflement peut parfois atteindre parfois les 100 décibels !

Le ronflement est dû au passage de l’air au travers des tissus mous ou trop lâches de la gorge. Il est parfois positionnel et survient quand le ronfleur dort sur le dos.

Dans certains cas, le ronflement est une conséquence de l’apnée du sommeil. Il convient alors de faire un point avec un ORL devant des ronflements intempestifs, une fatigue notable au réveil et la sensation d’un sommeil qui n’est pas réparateur. On observe une apnée du sommeil chez 1 ronfleur sur 10.

D’autres causes peuvent être à l’origine des ronflements : la langue qui obstrue le passage de l’air, un voile au niveau du palais, des amygdales trop volumineuses ou encore une luette allongée. Cette dernière est retrouvée chez 80% des ronfleurs.

De nombreux produits existent en pharmacie pour aider à soulager ces nuisances nocturnes. Avant d’en arriver au divorce car l’entourage n’en peut plus, différentes pistes peuvent s’ouvrir à eux. Pratiquer une activité sportive et perdre du poids font partie des priorités pour les ronfleurs en surpoids. Limiter les diners trop copieux et la consommation d’alcool qui participe au relâchement des muscles.

Si les ronflements sont positionnels, il existe des solutions pour empêcher la position sur le dos : des ceintures spéciales sont disponibles ou plus simplement (voire système D) la balle de tennis accrochée dans le dos ou un sac à dos…

Certaines orthèses, notamment mandibulaires, permettent une propulsion de la mâchoire inférieure. Elles méritent quelques temps d’adaptation mais sont réputées redoutables pour les ronfleurs dont le problème provient de la langue. Elles sont faites sur mesure par un ORL.

Vous l’aurez compris, les ronflements ne sont pas une fatalité et de nombreuses solutions existent pour les enrayer, bien meilleures pour le sommeil que de dormir sur le canapé !

Le rein et la santé de la femme

Telle est la thématique donnée à cette nouvelle journée mondiale du rein ce 8 mars 2018. Bien que moins touchées que les hommes, les femmes présentent des problèmes spécifiques notamment pour la fertilité (souvent perturbée), les complications pendant la grossesse ou encore les infections urinaires.

Les infections urinaires sont très fréquentes chez les femmes pour des raisons d’abord anatomiques. La survenue de complications rénales et rare mais les conséquences peuvent être graves. Notamment l’apparition de calculs liés à l’infection en elle-même.

Les causes qui mènent à une Insuffisance Rénale Chronique (IRC) sont nombreuses mais il est à déplorer que les personnes qui en souffrent ne soient dépister que trop tardivement. Alors, les seuls recours sont la dialyse et la greffe rénale.

Les dépistages organisés lors de la semaine du rein permettent ainsi d’orienter de nombreuses personnes vers leur médecin afin que des examens complémentaires puissent être engagés et un début d’IRC dépisté suffisamment tôt.

Les personnes souffrant d’hypertension artérielle, de diabète ou étant en surpoids sont particulièrement à risque.

Les différentes animations et colloques organisés ont pour but et objectif de mettre en lumière la maladie rénale, ses conséquences et la nécessité d’un dépistage précoce. Chaque année, 11 000 personnes apprennent qu’elles souffrent d’une insuffisance rénale chronique terminale.

En plus du thème féminin donné comme thématique à cette semaine et journée de sensibilisation, un slogan a été choisi pour attirer l’attention sur les moyens de prévention : « Bougez-vous pour vos reins ». Il s’agit là de promouvoir l’exercice physique pour  encourager la société civile, les autorités et les patients à pratiquer une activité physique régulière pour maintenir une fonction rénale optimale. Par la pratique d’un sport, c’est l’ensemble des facteurs de risques qui diminuent comme l’hypertension artérielle, le risque de diabète ou son incidence, le surpoids… les causes majeures liées à l’apparition d’une insuffisance rénale chronique.

http://www.semainedurein.fr/
http://www.fondation-du-rein.org/

Journée internationale du cancer de l’enfant

Aujourd’hui, 15 février, une large et inédite étude est lancée par l’Institut Curie à l’occasion de la Journée Internationale du Cancer de L’Enfant.  L’étude baptisée MICCHADO est pilotée par le Dr Gudrun Schleiermacher et vise à mieux comprendre et traiter les cancers pédiatriques. Pendant 6 ans, 600 enfants vont être inclus dans cette étude partout en France. Les équipes de recherches vont joindre leurs efforts pour tenter de corréler les taux de biomarqueurs (comme la présence d’ADN tumoral qui circule dans le sang) avec le niveau d’agressivité de la tumeur.

Par ces recherches, l’objectif est de mieux comprendre et caractériser la résistance aux traitements de certains cancers chez les enfants. Chaque année en France 2 500 enfants, adolescents et jeunes adultes se voient diagnostiquer un cancer. Parmi eux, 1 700 ont moins de 15 ans. En 1950, 5% seulement des enfants guérissaient. Ils sont aujourd’hui 80% mais ce taux stagne depuis quelques années et le cancer reste la première cause de mortalité par maladie chez cette population.

Les phénomènes de résistance aux traitements définissent les cancers à haut risque. Ils mènent vers de fréquentes rechutes.

Notre système immunitaire est conçu pour repérer et tuer les cellules dégénérées. Mais ce principe de contrôle connait parfois des défaillances et des cellules tumorales ont le champ libre pour se développer. Le principe de l’immunothérapie est de trouver au sein de la tumeur des marqueurs spécifiques à ces cellules anormales pour apprendre au système immunitaire à attaquer ces cellules.

Les objectifs de cette étude vont donc bien au-delà d’une meilleure compréhension des cancers à haut risque. Les résultats obtenus pourraient peut-être permettre d’élaborer des thérapies ciblées en établissant le profil moléculaires de ces tumeurs particulières. L’étude de l’ADN de ces tumeurs pourrait révéler des dénominateurs communs et induire une réponse adéquate à ces cancers.

Mais les cellules cancéreuses peuvent muter quand elles subissent de nouvelles altérations génétiques. Elles sont alors non seulement résistantes aux traitements mais peuvent en plus disséminer dans l’organisme. Une nouvelle cartographie moléculaire est alors indispensable. A la place de biopsies tumorales (parfois impossible en fonction de la localisation de la tumeur), l’étude MICCHADO propose le prélèvement d’ADN tumoral circulant. Cette étude presque en temps réel et non invasive va suivre l’évolution de la tumeur, comprendre ses mécanismes d’évolution et trouver des solutions pour les contrer.

Les enfants et jeunes adultes présentent plusieurs types de tumeurs : leucémies, tumeurs du système nerveux central, lymphomes, neuroblastomes, rétinoblastomes, rhabdoïde et des dizaines d’autres tumeurs. Même si ils sont majoritairement curables, de nombreux cancers des adolescents ont ont un moins bon pronostic que ceux des enfants. Ils apparaissent lors de la période de transformations physiques et psychologiques importantes et demandent une prise en charge globale primordiale.

Pour en savoir plus : https://curie.fr/actualite/cancers-de-lenfant/lessai-micchado-en-images

Les 100 ans de la Ligue contre le cancer

Le dimanche 4 février est la journée mondiale de lutte contre le cancer. Cette année marque le centenaire de la fondation de la Ligue contre le Cancer. L’association soutient financièrement de nombreux pôles dans la recherche en oncologie notamment la recherche fondamentale, clinique, épidémiologique et les sciences humaines et sociales. La Ligue contre le Cancer s’engage également dans la sensibilisation et continue d’informer et communiquer sur les bienfaits d’une hygiène de vie adaptée, sur les facteurs de risque et l’importance de programmes de dépistage organisés.

Le cancer est une maladie caractérisée par la prolifération incontrôlée de cellules de l’organisme. L’ensemble des cellules est soumis à un contrôle et une régulation de leur réplication. Dans le cas où une cellule est mal répliquée, ce système peut la détruire. Le développement d’un cancer résulte de l’échappement d’une lignée cellulaire à ce mécanisme de contrôle. Le système immunitaire ne les reconnaît pas comme pathogènes.

Un cancer sera diagnostiqué chez un homme sur deux et une femme sur trois avec 60% de chance de guérison en moyenne. Les quatre principaux cancers sont : celui de la prostate (71 000 cas par an), le sein (53 000 cas par an), le colon-rectum et le poumon. Parmi ces cancers, celui de la prostate et du sein ont des taux de survie parmi les meilleurs avec respectivement 80% et 85% de survie après 5 ans. Pour certains types de cancer, des facteurs de risque ont été prouvés par des études épidémiologiques en montrant des associations cohérentes avec peu de contradictions. Ainsi, pour le cancer de la prostate, le risque augmente avec l’âge, les antécédents familiaux et l’origine ethnique. Pour le cancer du sein, le risque augmente avec la présence de gènes prédisposant à son développement transmis par les ascendants mais aussi avec des facteurs hormonaux (hyperoestrogénie, nombre de cycles menstruels, puberté précoce, ménopause tardive, absence de grossesse et d’allaitement). Le surpoids, le tabagisme et la consommation d’alcool constituent des facteurs de risque au développement de cancers du sein et du colon-rectum.

De nombreux traitements sont aujourd’hui proposés et mis en place pour traiter les patients atteints de cancer. Les plus connus par le grand public sont la chimiothérapie, la radiothérapie et le traitement chirurgical et hormonal. De nouvelles thérapies viennent enrichir cet arsenal avec notamment l’essor de l’immunothérapie pleine de promesses mais dont le coût suscite parfois des débats.

Le principe de cette thérapie est d’utiliser les propres défenses de l’organisme pour repérer et éradiquer les cellules cancéreuses. L’immunothérapie se base sur plusieurs méthodes et utilise plusieurs biais pour cela. D’une part, l’immunothérapie locale permet de traiter des cancers de la vessie en stimulant l’immunité locale par des injections vésicales de BCG (bacille de Calmette et Guérin, agent tuberculosique). D’autre part, l’immunothérapie par voie générale va consister à stimuler globalement le système immunitaire. En effet, lors de l’intrusion d’un agent pathogène dans l’organisme, une myriade de puissantes réactions se mettent en place et notamment la libération d’anticorps et de cytokines. Parmi ces dernières, figurent l’interféron et l’interleukine 2 qui jouent un rôle dans les voies de signalisation de l’inflammation et sont dotées de propriétés cytotoxiques.

L’utilisation d’anticorps monoclonaux vise à reconnaître spécifiquement les cellules tumorales. Dans le cas d’un certain type de cancer du sein, les cellules tumorales expriment un récepteur spécifique (HER-2) en surnombre. Cette surpopulation de récepteurs entraîne alors une production accrue de protéines qui accroissent encore la multiplication incontrôlée des cellules cancéreuses. Pour le moment, ces thérapies sont proposées en cas de résistance aux chimiothérapies.

Ainsi, les recherches s’orientent vers des vaccins thérapeutiques qui permettraient de guider le système immunitaire vers les cellules cancéreuses. Le but étant d’éduquer les propres défenses de l’organisme pour qu’elles reconnaissent les cellules malignes et de les stimuler afin que la réponse obtenue soit suffisamment forte pour éradiquer le cancer.

Source : Ligue contre le cancer

Journée Mondiale de la lèpre

Les 26, 27 et 29 janvier, près de 15 000 bénévoles organisent une quête afin de collecter des fonds indispensables aux actions de dépistage, soins, recherches et réinsertion des malades.

Aujourd’hui a lieu la 65ème journée Mondiale des Lépreux et comme tous les ans, la Fondation Raoul Follereau sollicite et sensibilise les français à cette cause.

La lèpre est une maladie chronique issue d’une infection par une bactérie, Mycobacterium leprae. Depuis l’Antiquité, la lèpre a marqué les civilisations et signé l’exclusion des personnes atteintes. La lèpre reste encore aujourd’hui présente dans 14 pays d’Afrique, d’Asie, et d’Amérique latine et principalement en Inde, au Brésil et en Indonésie qui concentrent le plus de cas. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) décompte 2,8 millions de lépreux dans le monde.

La problématique majeure de cette infection est le temps d’incubation qui peut atteindre 5 ans. Entre le moment où la personne est infectée par la bactérie et les premiers signes cliniques, il peut s’écouler 20 ans. Durant ce temps, la personne porteuse peut à son tour container son entourage et contribue ainsi à la prolifération de la bactérie. La transmission de la bactérie se fait cependant par des contacts étroits et à cause de fines gouttelettes d’origine nasale.

Une fois déclaré, le bacille de Hansen (autre nom donné à la bactérie après sa découverte en Norvège en 1873) atteint préférentiellement la peau, les muqueuses, le système nerveux périphérique et les yeux. De la vulnérabilité des défenses immunitaires dépendront les formes cliniques différentes et variées.

Ces 20 dernières années, plus de 12 millions de lépreux ont été guéris et la lèpre n’est plus un problème de santé publique. Néanmoins, la route est encore longue jusqu’à son éradication.

Téléthon : 36 37

Depuis plus de 30 ans et sous l’impulsion de parents d’enfants malades, le Téléthon finance la recherche médicale par des dons de particuliers notamment.

Ces 30 heures annuelles de direct télévisuel mettent en avant des maladies neuromusculaires. Les stratégies d’innovation au service de l’intérêt général ont permis de grandes avancées dans le domaine de la génétique avec la mise ne place de banque d’ADN et la réalisation des premières cartes du génome.

L’AFM-Téléthon apporte son soutien à plus de 250 programmes de recherche et a créé ses propres laboratoires (Généthon, institut de Myologie, I-stem). Ces derniers sont rassemblés au sein de l’Institut des Biothérapies pour les Maladies Rares et font office de précurseurs en matière de thérapie génique.

Focus sur cette prouesse qui permet déjà de soigner des maladies.
Nos cellules sont constituées d’un noyau contenant notre ADN. Ce code génétique est un véritable manuel de montage pour la fabrication des protéines dont chaque cellule a besoin pour vivre.
Si le moindre maillon manque ou est échangé par un autre, la conformation de la protéine ne sera pas la même et son potentiel d’action sera altéré.
Une telle anomalie est à l’origine de la myopathie de Duchenne. Une protéine (appelée dystrophine) permet aux cellules musculaires de résister à l’effort. Dans le cas de cette maladie, le gène qui code pour la dystrophine a subit une mutation. La fabrication de la protéine est alors rendue impossible ou la dystrophine est altérée et ne peut jouer son rôle. Les cellules musculaires privées de cette protéine dégénèrent. S’ensuivent de graves conséquences notamment cardiaques et respiratoires menant au décès.

A travers cet exemple, on comprend bien qu’un seul maillon non conforme de cette immense chaîne que forme le code génétique peut avoir des répercussions considérables sur l’état de santé.

Les thérapies géniques permettent désormais d’espérer soigner des maladies graves (adrénoleucdystrophie et d’autres) en reprogrammant les cellules déficientes. Grâce à un modèle de virus qui a la capacité de pénétrer les cellules, un gène codant va être incorporé dans le code génétique et ainsi permettre à la cellule de produire à nouveau une protéine en parfait état.

Un don fait au téléthon soutient la recherche et donne espoir à des milliers de familles de voir nombre de maladies espérer un traitement.
La recherche avance, les premiers résultats sont déjà publiés et reconnus mais la route est encore longue et la mobilisation de tous indispensable.

https://www.afm-telethon.fr/

Journée Mondiale de lutte contre le Sida

A ce jour 25 000 personnes en France ignorent encore être séropositives. 6 000 personnes l’apprennent chaque année. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA, le ministère de la Santé et l’agence sanitaire de Santé Publique mettent cette année encore l’accent sur la nécessité d’étendre et promouvoir le dépistage.

Le seul moyen de vérifier son statut virologique est de se faire dépister. Plus le statut est connu précocement, meilleure pourra être la prise en charge du patient et moindre sera le risque de transmission. La barrière psychologique et le déni passés, différentes solutions et techniques s’offrent au patient pour se faire dépister.

• A la prochaine consultation médicale :
Lors du rendez-vous et quel que soit le motif de consultation, une ordonnance peut être rédigée par le médecin pour une prise de sang en laboratoire d’analyses médicales de ville permettant de faire un point sur l’ensemble des IST (Infections Sexuellement Transmissibles).

• Le test dans un CeGIDD :
Il s’agit des Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic du VIH, Hépatites et IST. La personne peut s’y rendre sans rendez-vous, gratuitement et de manière anonyme. Le personnel qui reçoit est particulièrement formé et procède à un dépistage de l’ensemble des IST.

• test rapide d’orientation diagnostique (TROD) :
Le statut virologique obtenu rend compte d’une prise de risque d’un mois et demi. Ce test est effectué au sein d’associations. Il est gratuit, anonyme et rapide.

• Autotest :
Il est disponible en pharmacie et facile à utiliser. Il est également possible de le faire en présence du pharmacien qui le délivre. Ce test rend compte d’une prise de risque d’au moins 3 mois et ne pourra pas donner un statut virologique si l’exposition a eu lieu postérieurement. L’avantage considérable de ce test est qu’il permet à tout le monde de se faire dépister à tout moment et en parfaite confidentialité.

Le test consiste au prélèvement d’une goutte de sang, de son dépôt sur le test en lui-même. Après un délai de 15 minutes, le résultat est rendu sous forme d’une migration de réactifs. Plus de 75 000 tests ont été vendus en pharmacie l’année dernière.

Malgré un constat toujours alarmant du nombre de cas de SIDA rapporté par l’OMS et le Centre Européen de prévention et de Contrôle des Maladies (CEPCM) avec 160 000 nouveaux cas dans la zone Europe, le Virus de l’Immunodéficience Humaine progresse encore.

En regard de ce constat, l’association AIDES vient de publier un rapport consternant sur les discriminations des porteurs des virus du VIH ou de l’hépatite C.
En effet, une nette tendance à la banalisation de la séropositivité (le fait d’être porteur du virus) se confirme. Selon le sondage publié dans ce rapport, 87% des sondés estiment qu’une personne séropositive et sous traitement peut vivre comme tout le monde. Néanmoins, les doutes se font plus marqués en ce qui concerne la sexualité : plus d’une personne sur dix considère ainsi qu’une personne séropositive n’est pas capable d’avoir des relations sexuelles comme tout le monde.

La vision globale des personnes séropositives est plutôt bienveillante mais dès lors que le sondage questionne sur la sphère plus intime, les français se sentent mal à l’aise et plus distants. 21% se sentirait mal à l’aise en apprenant que l’enseignant(e) de son enfant est séropositif(ve) ; 16% s’il s’agissait d’un collègue ; 10% en fréquentant le même cabinet médical.
C’est le lecteur qui se sent mal à l’aise … En 2017, la peur du risque de contamination rend compte du manque abyssal d’information et de connaissance au sujet de la transmission de ce virus.
Cette méconnaissance engendre même des pratiques professionnelles discriminatoires en considérant pour 31% des personnes interrogées, qu’il est normal de considérer les personnes séropositives comme inapte à exercer certains métiers. (Policier, gendarme, militaire…)

Afin de lever les doutes, approximations et croyances une bonne fois pour toute, il convient de balayer quelques idées reçues.
Le VIH est un virus qui se transmet dans certaines circonstances précises ; le plus souvent lors de rapports sexuels. L’infection ne se propage pas lors de contacts mêmes directs ou proches ni par baiser, partage d’un verre ou piqure d’insecte. Le VIH n’est donc pas une maladie contagieuse (comme une grippe, un rhume ou une gastroentérite) mais transmissible selon des modes bien particuliers et connus.

Les modes de transmission du VIH sont :
– des rapports sexuels non protégés par un préservatif s’il y a pénétration vaginale, anale ou buccale (fellation).
– un contact important avec du sang contaminé : accident d’exposition ou partage de matériel d’injection
– transmission foeto-placentaire (de la mère à son enfant si celle-ci n’est pas traitée)

Le virus pénètre dans les cellules du corps, dans le sang et les organes sexuels. La première phase passe (pour la grande majorité des cas) complètement inaperçue avec l’apparition d’un éventuel syndrome pseudo-grippal. La personne infectée devient alors séropositive puisque son sérum réagit de façon positive à un test de détection de virus.
Le stade SIDA est le stade ultime de la maladie. Il survient quand le virus a détruit le système immunitaire et rendu le malade incapable de se défendre contre tous les agents pathogènes qu’il est susceptible de contracter. Les malades succombent donc à des infections qu’une personne en bonne santé aurait pu combattre.
Cette année encore, la mobilisation doit être massive pour communiquer autour de cette maladie. Des efforts importants restent à faire pour élargir encore les dépistages et diminuer les nouvelles contaminations en relayant toujours davantage les réflexes de prévention. Il convient de sensibiliser l’ensemble de la population pour que méfiance et discrimination laissent place à un regard éclairé sur cette maladie.

http://www.aides.org/rapport-discriminations-2017
http://www.sida-info-service.org/sites/sida/IMG/pdf/Modes_de_transmission_du_virus_du_sida.pdf
Vidéo explicative de l’autotest VIH disponible en Pharmacie :
https://www.sida-info-service.org/?Les-autotests-VIH-arrivent-le-15,5004

La journée mondiale des premiers secours ce samedi

La journée mondiale des premiers secours a lieu ce samedi 9 septembre. C’est une journée qui a été mise en place par la Croix Rouge pour promouvoir les gestes de premier secours, les fameux « geste qui sauvent ».

Tous les jours, des milliers de personnes se retrouvent dans une situation de détresse suite à un incident ou un souci de santé. Et cela peut arriver au lieu de travail, au domicile, en pleine rue ou en pleine nature. Ces différents malaises peuvent avoir des répercussions très graves, voire même être des situations vitales. On peut citer comme situations : l’étouffement, les saignements, les pertes de conscience, les malaises ou arrêts cardiaques, ou encore les AVC. La Croix Rouge estime à plus de 20000 le nombre de morts par an pour ces types d’accidents en France.

Et pourtant, beaucoup de ces décès et séquelles peuvent être évités très simplement quand on connaît les gestes de premier secours adaptés. La Croix Rouge, d’autres organismes et associations sont là pour expliquer l’importance des gestes et comportements qui sauvent. De nombreuses formations sont à disposition du grand public pour acquérir les savoirs indispensables pour aider une personne en détresse vitale.

En vous formant, ce sont des milliers de vies par an qui peuvent être sauvées. Il n’est pas nécessaire que tout le monde devienne secouriste professionnel pour cela ! En effet, sans même avoir à toucher la victime d’un accident, savoir donner l’alerte correctement peut augmenter de manière significative l’espérance de survie de la personne touchée. Les secours arrivent alors avec un maximum d’informations et peuvent être directement efficaces.

Aider son prochain doit devenir une volonté de tous. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette manifestation qui aura lieu ce samedi 9 septembre et voir si une animation est organisée près de chez vous, rendez-vous sur le site de la Croix Rouge dédié à cette journée :

http://www.croix-rouge.fr/Actualite/JMPS-2017

Et pour ceux et celles qui souhaiteraient se former dans les gestes de premier secours, vous trouverez les informations à l’adresse ci-dessous :

http://www.croix-rouge.fr/Je-me-forme