Les bienfaits psychiques du yoga

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Dépression, stress, anxiété… et si le yoga pouvait aider à guérir de ces pathologies. 52 femmes, présentant des signes de dépression associés à un haut niveau de stress, ont été suivies durant des cours de yoga par des chercheurs de l’Université de San Francisco pendant 8 semaines.

2 séances de yoga par semaine, durant 8 semaines

Durant cette expérience, 27 femmes ont pratiqué 2 séances de yoga durant 8 semaines. Le reste du groupe n’a pas pratiqué de yoga.

Les résultats

Au bout des 8 semaines, celles ayant fait du yoga ont constaté une réduction significative (environ 3 fois) de leur symptômes de stress et de dépression comparé à celles n’ayant pas pratiqué de yoga ! Les chercheurs ont observé que les patientes pratiquant le yoga se focalisaient moins sur leurs pensées négatives.

Basé sur des exercices physique, de respiration et de méditation, cette pratique permet de focaliser son attention sur ses sens. Selon les chercheurs, il permettrait de rétablir un équilibre entre nos deux systèmes nerveux.

En simplifiant, le système nerveux parasympathique, responsable de la relaxation et le système nerveux sympathique, responsable de l’état d’éveil et de stress. Les bénéfices supposés de ces séances serraient donc de réduire l’activité du système sympathique et d’augmenter celle du système parasympathique.

Dr. Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Référence

Effects of a Hatha Yoga Intervention on Depressive Symptoms: Mediating Roles of Mindfulness and Self.

Hyperthermic Yoga for the Treatment of Depressive Symptoms.

Heated Yoga for the Treatment of Anxious Depression.

https://www.sciencedaily.com/terms/parasympathetic_nervous_system.htm

9 changements dans votre mode de vie pour réduire les risques de démence

Qu’est-ce que la démence ?

La démence est un ensemble de symptômes, tels que la perte de mémoire, un ralentissement de la réflexion et des difficultés d’élocution. Elle est associée globalement à un déclin graduel des capacités cognitives.

La cause la plus commune de démence est la maladie d’Alzheimer, suivi par la démence vasculaire puis par la démence à corps de Lewy.

Vous noterez que les changements, qui vont suivre, comptent pour 35% du risque global de démence. Les 65% restants étant liés à l’âge et aux antécédents familiaux.

Ce rapport a été rédigé par la Commission Lancet sur la prévention, l’intervention et les soins de la démence (LCDPIC : Lancet Commission on Dementia Prevention, Intervention and Care)

Voici les 9 changements à mettre en place pour réduire les risques de démence :

1. Continuez d’apprendre

L’éducation joue un rôle primordial dans la prévention du risque de démence. Fixez-vous des objectifs sur le court et long terme. Apprendre une nouvelle langue, aller au musée une fois par mois, approfondir vos domaines de compétence, faire des mots croisés tous les jours…

Les personnes n’ayant pas suivi d’enseignement secondaire ont 7,5% de risque supplémentaire de développer des démences.

2. Soignez votre audition

La perte auditive entraine deux conséquences néfastes :

  • Elle entraine un stress pour le cerveau, déjà vulnérable.
  • Elle provoque un isolement social en réduisant les interactions avec les autres.

La LCDPIC estime que la perte auditive est responsable d’environ 9,1% du risque de démence.

3. Faites de l’exercice quotidiennement

Le manque d’exercice est responsable de 2,1% de risque de démence, par la diminution de l’activité cognitive nécessaire à l’engagement induit par une activité physique quotidienne.

4.5.6. Le diabète de type 2, l’hypertension et l’obésité

  • 2% de risque pour l’hypertension
  • 1,2% pour le diabète de type 2
  • 0,8% pour l’obésité

7. Arrêtez le tabac

Le tabagisme contribue à 5,5% du risque d’apparition de la démence.

8. Faites prendre en charge votre dépression

La dépression est responsable de 4% des risques de démence. Sans doute lié à la libération de certaines hormones de stress dans le cerveau lors d’épisodes de dépression.

9. Préservez votre vie sociale

L’isolation sociale augmente le risque de 2,3% de développer une démence. Pourquoi ? Car cette isolation augmente les risques d’hypertension, de maladie cardiaque et de dépression.

Référence

www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2817%2931363-6/fulltext

Dr. Clément Bacle

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Une adolescente décède de la rougeole

Alors que le débat sur l’obligation de 8 nouveaux vaccins fait rage en France, une adolescente est décédée fin juin après avoir contractée la rougeole.

Cette adolescente de 16 ans, appartenant à la communauté des gens du voyage, n’avait pas été vaccinée contre le virus.

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, rappelle que « le taux de couverture vaccinale concernant les vaccins non obligatoires est en train de se réduire. Il est inférieur au taux de couverture obligatoire demandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 95% ».

35 décès en Europe ces douze derniers mois

C’est ce que rapporte l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), notamment en Roumanie et en Italie.

La rougeole

La rougeole est une infection virale provoquant des éruptions cutanées aiguës touchant essentiellement les enfants à partir de l’âge de 5-6 mois. Elle est apparue dès le XIème siècle suite à l’évolution du virus de la peste bovine. Il s’agit d’un morbilivirus de la même famille que le virus des oreillons.

  • La transmission s’effectue par la voie aérienne (gouttelettes de salive en suspension dans l’air).
  • Les symptômes : La rougeole se caractérise par l’apparition de plaques rouges au niveau de la peau, ainsi que de la fièvre.
  • Les complications possibles : Notamment l’encéphalite, pouvant entraîner la mort de l’enfant infecté.

Le ROR

C’est le vaccin de référence contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Il est la meilleure protection pour vos enfants contre ces maladies.

Pour rappel, celui doit être fait à l’âge de 12 mois, puis entre 16 et 18 mois.

Dr. Clément Bacle

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Sida : Augmentation de la résistance aux médicaments

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Selon un rapport publié le 20 juillet par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la résistance aux médicaments de certaines souches du virus du Sida augmentent dans certains pays à revenu faible ou intermédiaire. Les principaux risques sont l’augmentation du nombre de contamination et du nombre de décès dans un avenir proche.

Onze pays étudiés dans ce rapport

6 des 11 pays observés, notamment en Asie, en Amérique du sud et en Afrique, ont plus de 10% des patients atteints du Sida qui présentent des résistances aux anti-rétroviraux les plus courants.

«La résistance aux médicaments antiviraux pose un problème croissant pour la santé mondiale et le développement durable», reconnaît le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. «Nous devons préventivement nous occuper des niveaux croissants de résistance aux médicaments anti-VIH si nous voulons atteindre la cible mondiale de mettre fin au sida d’ici 2030.»

Pourquoi une recrudescence des résistances ?

Elle est principalement du au manque d’accès à des soins réguliers et de qualités pour ces populations. Il faut changer de schéma thérapeutique en prenant un autre traitement. Cependant ces autres traitements sont bien souvent plus onéreux, et par conséquent encore plus difficile à se procurer.

135 000 morts supplémentaires d’ici 5 ans

C’est ce qu’affirme les projections épidémiologiques basées sur des modèles mathématiques statistiques si rien n’est fait d’ici 5 ans. 135 000 morts, 105 000 nouvelles infections et 560 millions d’euros supplémentaires à cause des nouvelles résistances du sida.

Dr. Clément Bacle

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Référence

http://www.who.int/hiv/pub/drugresistance/hivdr-report-2017/en/

Un jeu sur mobile pour stimuler votre cerveau.

Une application mobile d’entrainement cérébral pourrait améliorer la mémoire et réduire les risques de démences.
47,5 millions, c’est le nombre de personnes qui souffrent de démence sur terre, avec 7,7 millions de nouveaux cas chaque année.
Les chercheurs de Cambridge ont étudié l’effet de ce jeu sur les symptômes d’altération légère de la mémoire liés à l’âge. Ces symptômes se traduisent par des pertes de mémoire à court terme chez les personnes âgées.
Game Show, c’est le nom de l’application utilisée par les chercheurs. Celle-ci consiste à associer des formes géométriques à des emplacements.
Comment s’est déroulé l’étude ? 
L’étude a impliqué 42 participants d’une moyenne d’âge de 75 ans, séparés en deux groupes de 21. L’un utilisant l’application (groupe test), l’autre ne l’utilisant pas (groupe de contrôle).
Le groupe test a joué durant 8 heures sur une période de 4 semaines. Durant cette période, les participants ont passé des tests de mémoire afin d’observer l’impact du jeu sur leurs performances cognitives.
Les résultats
Les participants appartenant au groupe test ont montré une amélioration des performances aux tests cognitifs. Tests se portant sur l’évaluation de la mémoire épisodique ou la capacité à se souvenir des lieux et des événements.
Cette étude est un préambule encourageant pour l’avenir. Les résultats sont à confirmer par d’autres études se portant sur des échantillons de patient plus important et davantage de tests cognitifs.

La tique qui rend végétarien

Sous ce titre un peu amusant se cache un véritable problème qui touche des milliers de personnes aux Etats Unis (côte Est principalement). En effet, il a été découvert que la morsure d’une certaine tique était capable de rendre les gens… allergiques à la viande !

C’est face à une recrudescence des allergies et intolérances à la viande que des chercheurs américains ont commencé à se pencher sur les origines de ce problème. Les études ont donc porté sur des milliers de patients ayant subitement déclaré ce genre d’allergie. Et le résultat fut sans appel : près de 80% des personnes interrogées ont rapporté qu’elles avaient été piquées peu de temps avant par une tique. La coupable serait la tique étoilée, ou Lone Star, endémique de l’Amérique du nord.

La piqûre de cet arachnide entraîne chez la personne une production d’un anticorps dirigé contre un sucre que l’on trouve spécifiquement dans la viande rouge, l’alpha-gal. La viande devient de fait un corps étranger pour votre organisme, et déclenche de violentes réactions allergiques. Cela peut aller d’une violente urticaire à l’œdème de Quincke ou au choc anaphylactique, beaucoup plus graves. Autant dire que vous n’êtes plus prêts de manger du steak.

Cette allergie serait en fait assez spécifique. Elle ne rendrait sensible qu’aux viandes de mammifères non primates, c’est-à-dire les « viandes rouges ». Donc les volailles et poissons devraient rester consommables.

Cela fait beaucoup s’interroger les chercheurs. Pourquoi cette explosion de cas lors de ces dernières années alors que cette tique pique l’homme depuis des siècles ? Combien de fois doit-on être piqué pour développer cette sensibilité ? Est-ce que d’autres tiques sont capables de provoquer cette altération ?

Même si l’on ne sait pas encore tout sur cet étrange syndrome, il est à rajouter aux différentes maladies que la tique est capable de transmettre. Parmi elle la tristement célèbre maladie de Lyme. Il convient donc de faire attention quand vous allez vous promener dans une zone où la présence de tiques est avérée. Evitez donc, si possible, les sous-bois aux branches très basses et les hautes herbes, lieux d’embuscade préférés de l’animal. Couvrez-vous bien la peau, en enveloppant si besoin votre pantalon dans vos chaussettes pour bien le fermer. Enfin, inspectez-vous bien la peau une fois de retour chez vous, surtout les zones de plis et le cuir chevelu. Si vous trouvez une tique, enlevez-la avec un tire-tique (ne surtout pas l’arracher à la pince à épiler!), et bien désinfecter la zone après.

L’obésité, une épidémie mondiale

Plus de 2 milliards de personnes (adultes et enfants confondus) souffrent de surpoids ou d’obésité à travers le monde. C’est donc une personne sur trois qui est concernée selon une nouvelle étude publiée en juin 2017.

Parmi cette population, 710 millions sont obèses (indice de masse corporelle supérieure à 30), le reste  étant en surpoids (indice de masse corporelle entre 25 et 30). L’indice de masse corporelle étant le rapport du poids sur la taille au carré.

Une étude de masse

Cette étude menée sur 195 pays a analysé les données de 70 millions de personnes entre 1980 et 2015

Des résultats inquiétants

  • Les conséquences directes de cette situation sont des problèmes de santé tels que des maladies cardio-vasculaires, du diabète, des cancers et d’autres affections. Fait notable dans cette étude, quasiment la moitié des personnes décédées n’étaient pas encore en situation d’obésité (IMC>30). Soulignant que le risque de décès est presque aussi important en cas de surpoids que d’obésité.
  • Le nombre de personnes obèses a été multiplié par deux dans 73 des 195 pays observés et continue d’augmenter pour la plupart des pays.
  • Les femmes sont davantage touchées que les hommes
  • Les Etats-Unis arrivent en tête avec 35% de sa population souffrant d’obésité soit près de 80 millions. Le Bangladesh et le Vietnam, quant à eux, ont moins de 1% de leur population obèse.
  • Les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de décès des personnes obèses avec 2,7 millions en 2015, suivi par le diabète.

Causes

Notre mode de vie et de consommation. L’augmentation de la disponibilité et l’accessibilité des produits à fortes valeurs énergétiques ont radicalement changé notre mode de consommation. Le niveau d’obésité a augmenté dans des pays avec des niveaux socio-économiques très différents, ce qui prouve qu’il ne s’agit pas uniquement d’un problème de richesse. La mise en avant toujours plus dominante de produits transformés et préparés favorise cet état de fait.

S’ajoute à cela une diminution globale de l’activité physique par l’assistance mécanique et électronique dans nos tâches et activités quotidiennes.

Nos recommandations

  • Éviter l’embonpoint qui peut s’avérer aussi mortelle que l’obésité.
  • Faire au moins 30 minutes d’exercice par jour.
  • Manger des légumes et des fruits tous les jours.
  • Éviter le plus possible les plats préparés.
  • Pour en savoir plus, aller voir notre article minceur.

En conclusion il est indispensable de prévenir, dès le plus jeune âge et dès les premiers kilos en trop, le risque d’obésité.

Dr. Clément Bacle
Références

http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1614362
http://edition.cnn.com/2017/06/12/health/global-obesity-study/index.html

Réflexion sur le don d’organe

Le 22 juin a eu lieu la journée de réflexion sur le don d’organe. Et cette année, cette journée a été un peu particulière.

En effet, il faut savoir qu’au premier janvier 2017 est paru un texte de loi précisant une nouvelle législation autour du don d’organe. Voici un petit rappel de ce qu’il en est :

Toute personne est aujourd’hui présumée donneuse. Donc si l’état de vos organes le permet, ces derniers pourront être prélevés et servir dans une greffe.

Il est quand même possible de s’opposer à cela. Il suffit de le signifier dans un registre légal, appelé le Registre National du Refus .

Pour qui ne l’aurait pas fait, il est toujours possible de s’y opposer. Pour cela, il faut qu’une preuve du refus d’être donneur puisse être avancée, que ce soit un écrit signé et daté, ou alors que vous l’ayez déclaré à une ou plusieurs personnes qui doivent être en mesure de le prouver.

Même si la famille est toujours consultée, le doute sur les volontés du donneur, ou sur les souhaits de la famille (parfois contraires aux volontés du donneur) ne sont plus retenus. D’où l’importance de rendre les choses claires.

Vous êtes donc bel et bien donneur d’organes, jusqu’à preuve du contraire.

Il est à noter que l’on peut décider un refus uniquement partiel. En effet, on peut décider de ne pas donner tel ou tel organe. Le registre permet en effet de préciser le cas échéant.

Il faut savoir que la pénurie d’organes est un véritable problème. Il y a trop peu d’organes pour le nombre de personnes en attente d’une greffe. D’autant plus que la conservation d’un organe est pour ainsi dire nulle. Contrairement au sang, un organe ne peut vivre plus de quelques heures entre le prélèvement et la greffe. C’est donc presque toujours une urgence.

Pour vous donner un ordre d’idée, il y a environ 57 000 personnes qui vivent en France avec un organe qui n’est pas le leur et 22 000 personnes qui sont en attente. A l’heure actuelle, seulement 3 700 personnes sont greffées par an, et 300 décèderaient faute d’un don. L’organe le plus attendu étant le rein… 13 000 personnes sur la liste d’attente.

Quelques derniers détails.

On peut maintenant donner énormément d’organes différents. On pense souvent aux reins ou au cœur, mais il y en a bien d’autres. Pour n’en citer que quelques-uns : la peau, les poumons, l’intestin, la cornée, ou encore des tendons. Chaque organe est étudié au cas par cas pour voir s’il est donnable. Il n’y a de fait pas de limite en termes d’âge ou de situation médicale.

Le don est altruiste et solidaire, il est interdit de choisir à quelle personne ou à quel type de personne iront vos organes. De la même manière, il n’y a pas de rétribution financière dans le cadre d’un don.

 

Bonne réflexion à vous.

Epidémie de choléra au Yémen


C’est pas moins de 100 000 cas de choléra présumés au Yémen et déjà 789 morts depuis le début de l’épidémie.

Cette maladie se transmet par la contamination bactérienne (bactérie Vibrio Cholerae) de l’eau et des aliments. Une fois la bactérie dans l’intestin, celle-ci va sécréter une toxine cholérique provoquant une très grande perte d’eau et d’électrolyte pouvant atteindre jusqu’à 15 litres par jour ! La conséquence majeure de cette infection est donc la survenue de très violentes diarrhées entrainant une déshydratation rapide et sévère. Les selles diarrhéiques libérées dans l’environnement sont responsables de la transmission oro-fécale

La réhydratation par voie orale ou intraveineuse est le traitement de référence pour compenser la perte d’eau et d’électrolyte.

La principale zone d’épidémie est l’Afrique, avec plus de 95% de cas signal dans le monde.

Pourquoi au Yémen ?

Les conditions d’hygiènes, et notamment l’accès à l’eau potable des populations déplacées, sont extrêmement difficiles depuis le début de l’offensive de la coalition déclenchée en 2015. Cette situation précaire qui dure depuis maintenant 2 ans favorise le développement du choléra.

Le taux de mortalité de cette maladie est relativement faible : moins de 2%. Cependant celui-ci peut dépasser les 30% parmi les groupes les plus vulnérables. L’épidémie qui a atteint Haïti en 2010 illustre le réel danger de cette bactérie pour les populations vivant dans des conditions d’hygiènes précaires, associées à une forte concentration démographique.

Les experts de l’organisation mondiale de la santé tirent la sonnette d’alarme. Ils prévoient la contamination de plus de 300 000 personnes d’ici les 6 prochains mois.

Dr Clément Bacle