La tique qui rend végétarien

Sous ce titre un peu amusant se cache un véritable problème qui touche des milliers de personnes aux Etats Unis (côte Est principalement). En effet, il a été découvert que la morsure d’une certaine tique était capable de rendre les gens… allergiques à la viande !

C’est face à une recrudescence des allergies et intolérances à la viande que des chercheurs américains ont commencé à se pencher sur les origines de ce problème. Les études ont donc porté sur des milliers de patients ayant subitement déclaré ce genre d’allergie. Et le résultat fut sans appel : près de 80% des personnes interrogées ont rapporté qu’elles avaient été piquées peu de temps avant par une tique. La coupable serait la tique étoilée, ou Lone Star, endémique de l’Amérique du nord.

La piqûre de cet arachnide entraîne chez la personne une production d’un anticorps dirigé contre un sucre que l’on trouve spécifiquement dans la viande rouge, l’alpha-gal. La viande devient de fait un corps étranger pour votre organisme, et déclenche de violentes réactions allergiques. Cela peut aller d’une violente urticaire à l’œdème de Quincke ou au choc anaphylactique, beaucoup plus graves. Autant dire que vous n’êtes plus prêts de manger du steak.

Cette allergie serait en fait assez spécifique. Elle ne rendrait sensible qu’aux viandes de mammifères non primates, c’est-à-dire les « viandes rouges ». Donc les volailles et poissons devraient rester consommables.

Cela fait beaucoup s’interroger les chercheurs. Pourquoi cette explosion de cas lors de ces dernières années alors que cette tique pique l’homme depuis des siècles ? Combien de fois doit-on être piqué pour développer cette sensibilité ? Est-ce que d’autres tiques sont capables de provoquer cette altération ?

Même si l’on ne sait pas encore tout sur cet étrange syndrome, il est à rajouter aux différentes maladies que la tique est capable de transmettre. Parmi elle la tristement célèbre maladie de Lyme. Il convient donc de faire attention quand vous allez vous promener dans une zone où la présence de tiques est avérée. Evitez donc, si possible, les sous-bois aux branches très basses et les hautes herbes, lieux d’embuscade préférés de l’animal. Couvrez-vous bien la peau, en enveloppant si besoin votre pantalon dans vos chaussettes pour bien le fermer. Enfin, inspectez-vous bien la peau une fois de retour chez vous, surtout les zones de plis et le cuir chevelu. Si vous trouvez une tique, enlevez-la avec un tire-tique (ne surtout pas l’arracher à la pince à épiler!), et bien désinfecter la zone après.

L’obésité, une épidémie mondiale

Plus de 2 milliards de personnes (adultes et enfants confondus) souffrent de surpoids ou d’obésité à travers le monde. C’est donc une personne sur trois qui est concernée selon une nouvelle étude publiée en juin 2017.

Parmi cette population, 710 millions sont obèses (indice de masse corporelle supérieure à 30), le reste  étant en surpoids (indice de masse corporelle entre 25 et 30). L’indice de masse corporelle étant le rapport du poids sur la taille au carré.

Une étude de masse

Cette étude menée sur 195 pays a analysé les données de 70 millions de personnes entre 1980 et 2015

Des résultats inquiétants

  • Les conséquences directes de cette situation sont des problèmes de santé tels que des maladies cardio-vasculaires, du diabète, des cancers et d’autres affections. Fait notable dans cette étude, quasiment la moitié des personnes décédées n’étaient pas encore en situation d’obésité (IMC>30). Soulignant que le risque de décès est presque aussi important en cas de surpoids que d’obésité.
  • Le nombre de personnes obèses a été multiplié par deux dans 73 des 195 pays observés et continue d’augmenter pour la plupart des pays.
  • Les femmes sont davantage touchées que les hommes
  • Les Etats-Unis arrivent en tête avec 35% de sa population souffrant d’obésité soit près de 80 millions. Le Bangladesh et le Vietnam, quant à eux, ont moins de 1% de leur population obèse.
  • Les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de décès des personnes obèses avec 2,7 millions en 2015, suivi par le diabète.

Causes

Notre mode de vie et de consommation. L’augmentation de la disponibilité et l’accessibilité des produits à fortes valeurs énergétiques ont radicalement changé notre mode de consommation. Le niveau d’obésité a augmenté dans des pays avec des niveaux socio-économiques très différents, ce qui prouve qu’il ne s’agit pas uniquement d’un problème de richesse. La mise en avant toujours plus dominante de produits transformés et préparés favorise cet état de fait.

S’ajoute à cela une diminution globale de l’activité physique par l’assistance mécanique et électronique dans nos tâches et activités quotidiennes.

Nos recommandations

  • Éviter l’embonpoint qui peut s’avérer aussi mortelle que l’obésité.
  • Faire au moins 30 minutes d’exercice par jour.
  • Manger des légumes et des fruits tous les jours.
  • Éviter le plus possible les plats préparés.
  • Pour en savoir plus, aller voir notre article minceur.

En conclusion il est indispensable de prévenir, dès le plus jeune âge et dès les premiers kilos en trop, le risque d’obésité.

Dr. Clément Bacle
Références

http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1614362
http://edition.cnn.com/2017/06/12/health/global-obesity-study/index.html

Réflexion sur le don d’organe

Le 22 juin a eu lieu la journée de réflexion sur le don d’organe. Et cette année, cette journée a été un peu particulière.

En effet, il faut savoir qu’au premier janvier 2017 est paru un texte de loi précisant une nouvelle législation autour du don d’organe. Voici un petit rappel de ce qu’il en est :

Toute personne est aujourd’hui présumée donneuse. Donc si l’état de vos organes le permet, ces derniers pourront être prélevés et servir dans une greffe.

Il est quand même possible de s’opposer à cela. Il suffit de le signifier dans un registre légal, appelé le Registre National du Refus .

Pour qui ne l’aurait pas fait, il est toujours possible de s’y opposer. Pour cela, il faut qu’une preuve du refus d’être donneur puisse être avancée, que ce soit un écrit signé et daté, ou alors que vous l’ayez déclaré à une ou plusieurs personnes qui doivent être en mesure de le prouver.

Même si la famille est toujours consultée, le doute sur les volontés du donneur, ou sur les souhaits de la famille (parfois contraires aux volontés du donneur) ne sont plus retenus. D’où l’importance de rendre les choses claires.

Vous êtes donc bel et bien donneur d’organes, jusqu’à preuve du contraire.

Il est à noter que l’on peut décider un refus uniquement partiel. En effet, on peut décider de ne pas donner tel ou tel organe. Le registre permet en effet de préciser le cas échéant.

Il faut savoir que la pénurie d’organes est un véritable problème. Il y a trop peu d’organes pour le nombre de personnes en attente d’une greffe. D’autant plus que la conservation d’un organe est pour ainsi dire nulle. Contrairement au sang, un organe ne peut vivre plus de quelques heures entre le prélèvement et la greffe. C’est donc presque toujours une urgence.

Pour vous donner un ordre d’idée, il y a environ 57 000 personnes qui vivent en France avec un organe qui n’est pas le leur et 22 000 personnes qui sont en attente. A l’heure actuelle, seulement 3 700 personnes sont greffées par an, et 300 décèderaient faute d’un don. L’organe le plus attendu étant le rein… 13 000 personnes sur la liste d’attente.

Quelques derniers détails.

On peut maintenant donner énormément d’organes différents. On pense souvent aux reins ou au cœur, mais il y en a bien d’autres. Pour n’en citer que quelques-uns : la peau, les poumons, l’intestin, la cornée, ou encore des tendons. Chaque organe est étudié au cas par cas pour voir s’il est donnable. Il n’y a de fait pas de limite en termes d’âge ou de situation médicale.

Le don est altruiste et solidaire, il est interdit de choisir à quelle personne ou à quel type de personne iront vos organes. De la même manière, il n’y a pas de rétribution financière dans le cadre d’un don.

 

Bonne réflexion à vous.

Epidémie de choléra au Yémen


C’est pas moins de 100 000 cas de choléra présumés au Yémen et déjà 789 morts depuis le début de l’épidémie.

Cette maladie se transmet par la contamination bactérienne (bactérie Vibrio Cholerae) de l’eau et des aliments. Une fois la bactérie dans l’intestin, celle-ci va sécréter une toxine cholérique provoquant une très grande perte d’eau et d’électrolyte pouvant atteindre jusqu’à 15 litres par jour ! La conséquence majeure de cette infection est donc la survenue de très violentes diarrhées entrainant une déshydratation rapide et sévère. Les selles diarrhéiques libérées dans l’environnement sont responsables de la transmission oro-fécale

La réhydratation par voie orale ou intraveineuse est le traitement de référence pour compenser la perte d’eau et d’électrolyte.

La principale zone d’épidémie est l’Afrique, avec plus de 95% de cas signal dans le monde.

Pourquoi au Yémen ?

Les conditions d’hygiènes, et notamment l’accès à l’eau potable des populations déplacées, sont extrêmement difficiles depuis le début de l’offensive de la coalition déclenchée en 2015. Cette situation précaire qui dure depuis maintenant 2 ans favorise le développement du choléra.

Le taux de mortalité de cette maladie est relativement faible : moins de 2%. Cependant celui-ci peut dépasser les 30% parmi les groupes les plus vulnérables. L’épidémie qui a atteint Haïti en 2010 illustre le réel danger de cette bactérie pour les populations vivant dans des conditions d’hygiènes précaires, associées à une forte concentration démographique.

Les experts de l’organisation mondiale de la santé tirent la sonnette d’alarme. Ils prévoient la contamination de plus de 300 000 personnes d’ici les 6 prochains mois.

Dr Clément Bacle


L’hépatite

L’hépatite est selon le Larousse « l’inflammation chronique ou aiguë du foie ».

Le foie est un organe qui joue un rôle clé pour le corps, car il assure des fonctions vitales :

  • il a une fonction antitoxique qui permet de détruire les toxines et les médicaments
  • il permet de stocker les vitamines et minéraux
  • il participe à un grand nombre de processus (notamment ceux des sucres et des graisses)
  • il produit des substances qui entrent en jeu dans la digestion

On comprend facilement pourquoi il est important de prendre soin de cet organe.

 

Les différentes hépatites

Il existe plusieurs types d’hépatites, on peut les classer en fonction de leur origine, les deux grands types étant les hépatites virales et les hépatites toxiques.

Les hépatites virales, comme leur nom l’indique, sont liées à l’action d’un virus. Les plus connus sont les virus de l’hépatite A, B et C, ou dans l’ordre d’importance B, C et A. L’hépatite A est transmise par contact de mains sales ou de l’eau souillée, l’hépatite B par contact sanguin et sexuel, tandis que l’hépatite C l’est principalement par contact sanguin.

Les hépatites toxiques, elles, sont liées à la présence d’un produit dans le corps, qui s’avère être toxique pour le foie : les plus souvent impliqués sont des médicaments (paracétamol, antibiotiques), des toxines végétales (en chef de file les amanites), et l’alcool.

 

Formes et évolution

Il faut dissocier deux sortes d’hépatites : la aiguë ou la chronique. Ces deux dernières étant en fait liées au temps que le virus passe dans l’organisme ou au niveau de gravité des atteintes.

  • L’hépatite aiguë concerne la période qui va jusqu’au sixième mois après la contamination, elle est très souvent asymptomatique. En effet, le foie n’ayant pas de terminaisons nerveuses et pouvant fonctionner correctement avec seulement une petite partie saine, la personne atteinte ne ressent aucune douleur. Lorsqu’il y a des symptômes, ces derniers ne sont pas nécessairement spécifiques, ce qui vient compliquer le diagnostic. Heureusement, l’hépatite peut tout à fait s’arrêter à ce stade. Dans ce cas, comme le foie est un organe qui présente la capacité de se régénérer en cas de lésion, il peut tout à fait retrouver son fonctionnement normal.
  • On parle d’hépatite chronique quand le virus reste plus de six mois dans le corps, et que la réponse de l’organisme, ou l’action des toxiques a commencé à détruire ou altérer durablement les tissus du foie. Ces derniers deviennent durs et fibreux et empêchent le foie de se régénérer, pouvant donner au stade le plus avancé : une cirrhose, un foie entièrement touché et déformé, ne pouvant presque plus assurer sa fonction, avec un risque réel de perte de fonction qui peut arriver n’importe quand.

Il existe aussi un  risque que les virus, mais aussi et surtout les toxiques (amanites et paracétamol) déclenchent une hépatite dite « fulminante », qui est une destruction rapide du foie (moins de deux mois) avec un pronostic très mauvais (presque un mort sur deux) et dont la seule issue est là transplantation hépatique.

On comprend alors facilement l’importance de cette maladie, qui en plus d’être potentiellement grave est très répandue.

Plus de deux milliards de personnes ont été en contact avec l’hépatite B (VHB), on estime aujourd’hui que près de 350 millions vivent avec une hépatite B chronique, dont 600 000 en meurent chaque année. Quant à l’hépatite C chronique, ils seraient au moins 150 millions à vivre avec.

 

Profitez donc de cette journée pour vous renseigner sur l’hépatite, et pourquoi-pas, vous faire dépister.
Pour plus d’informations à propos de l’hépatite C, c’est ICI.

Culture de mini-cœurs et maladies cardiaques

En Ecosse, des milliers de cœurs humains miniatures ont été créés et cultivés pour la recherche médicale. Concrètement, ce sont des petites boules constituées de cellules cardiaques identiques au muscle cardiaque humain, qui battent en rythme, toutes les deux secondes.

Les chercheurs de l’université Abertay en Ecosse les utilisent pour tester de nouveaux médicaments pour des maladies actuellement incurables. Si leur création n’est pas récente, c’est la première fois que des chercheurs les utilisent pour étudier des maladies cardiaques et leur traitement.

Les sphères de cellules cardiaques ont été réalisées avec des cellules souches et mesurent seulement un millimètre de diamètre ! Interviewé par la BBC, Nikolai Jelev, en charge de l’étude, a expliqué que la taille de ces « mini-coeurs » n’avaient aucune importance : « Ce sont effectivement des cellules humaines qui se comportent physiologiquement de la même manière que le cœur humain. Dans notre cas, la taille n’a aucune importante. »

Les chercheurs ont ensuite inculqué des maladies aux sphères cardiaques pour les étudier, chose qui n’avait encore jamais pu être réalisé. Ils se sont notamment penchés sur l’hypertrophie cardiaque…

L’hypertrophie cardiaque

La cardiomyopathie hypertrophique est une maladie incurable. Le muscle cardiaque devient plus épais et plus rigide. Sa fonction de pompe fonctionne moins bien, rendant plus difficile la circulation du sang dans le corps. Dans les cas extrêmes, l’hypertrophie cardiaque peut même conduire à l’arrêt cardiaque soudain.

Les coeurs permettraient donc aux chercheurs de tester rapidement, en laboratoire, une large gamme de médicaments afin de trouver d’éventuels traitements : « Nous pouvons travailler avec 1000 cœurs humains et tester de grandes quantités de médicaments, ce que vous ne pouvez pas faire avec les animaux. »

A l’heure actuelle, les chercheurs auraient ont déjà trouvé un médicament, actuellement utilisé dans el traitement de certains cancers, qui pourrait aider à prévenir l’hypertrophie cardiaque…

Journée Mondiale de la Santé 2014

Les maladies à transmission vectorielle sont à l’honneur aujourd’hui pour la Journée Mondiale de la Santé 2014. Organisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette journée a pour but de sensibiliser le grand public aux problématiques des maladies transmises par les insectes, telles que le paludisme, la dengue, la maladie de Lyme ou la fièvre jaune.

Ces maladies infectent les hommes mais sont transmises par un vecteur particulier : les insectes. Ils ne sont pas tous concernés mais les moustiques ou encore les tiques sont les principaux vecteurs de ces maladies qui touchent plus d’un milliard de personnes chaque année et en tuent un million. Les pays à faible revenu sont les principaux concernés, les maladies à transmission vectorielle y sévissent très fortement en emportant de nombreuses vies. Pourtant, nous savons comment protéger et soigner la population. C’est pourquoi il est intolérable que des enfants et des adultes meurent encore à cause d’une piqure de moustique.

LaSante.net s’engage donc aux côtés de l’OMS pour sensibiliser la population et les gouvernements à propos de l’importante de la lutte antivectorielle.

Les maladies à transmission vectorielle en bref

Les maladies à transmission vectorielle sont les maladies véhiculées d’une personne à l’autre par des moustiques et autres insectes.

  • Chaque année, ces maladies infectent plus d’un milliard de personnes dans le monde.
  • La maladie à transmission vectorielle la plus meurtrière est le paludisme.
  • Le paludisme tue un enfant toutes les minutes en Afrique.
  • La maladie de Lyme, transmise par les tiques, touche principalement l’hémisphère Nord. En France, 30 % des tiques sont contaminées.
  • Le moustique « tigre » est responsable du Chikungunya et de la dengue. Aux Antilles, une personne non protégée par de longs vêtements et de l’insecticide peut se faire piquer 247 fois par soirée.
  • Les moustiques sont particulièrement agressifs entre le coucher du soleil et l’aube.
  • Il existe des vaccins qui protègent de deux maladies à transmission vectorielle : la fièvre jaune et l’encéphalite japonaise.
  • Avant de partir en Guyane française, en Afrique et en Amérique du Sud, il est fortement recommandé (voire parfois indispensable) de se faire vacciner contre la fièvre jaune. Le vaccin doit être fait 10 jours avant le départ.

Apprenez à vous protéger correctement

Prévention Journée Mondiale de la Santé

Journée Mondiale de Lutte contre la Tuberculose

La tuberculose est une maladie qui tue encore aujourd’hui près d’un million et demi de vies chaque année dans le monde, bien qu’elle soit en recrudescence. En cette journée mondiale de lutte contre la tuberculose, les professionnels de la santé se mobilisent en faveur de l’amélioration de la prévention et du traitement de cette maladie meurtrière qui pourrait bien, à terme, être éradiquée de la planète.

La tuberculose : présentation

  • La tuberculose est une maladie infectieuse meurtrière qui touche encore de nombreuses personnes : plus de 8,5 millions de nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2012.
  • C’est la cause majeure de décès des personnes séropositives (atteintes par le virus du sida)
  • Le taux de mortalité est en net recul depuis plusieurs années, il a chuté de 45 % en 12 ans.
  • La tuberculose peut infecter les poumons, mais aussi plus rarement les os, les reins, les intestins, les méninges…

L’espoir de nouveaux traitements

Chaque année, ce sont près de 500 000 malades qui développent une résistance aux traitements contre la tuberculose. Ces patients, devenus incurables, ont repris espoir avec l’arrivée de nouveaux traitements : deux nouveaux antibiotiques (la Bédaquiline et le Delamanid) qui permettraient d’atteindre la guérison complète des malades dans 60 % des cas.

A l’heure actuelle, ces nouveaux traitements sont encore à l’état de test et malgré les résultats très prometteurs, les experts espèrent qu’on parviendra à simplifier et raccourcir la durée de ces derniers. Ils nécessitent actuellement 2 ans de prise en charge et sont assez mals tolérés.

Parkinson : un espoir pour les malades

La maladie de Parkinson touche près de 130 000 personnes en France et 5 millions dans le monde entier. Il n’existe pourtant aucun traitement pour soigner cette maladie dégénérative. Une première mondiale vient de redonner espoir aux nombreux patients atteints ainsi qu’à leur famille : le succès d’une thérapie génique expérimentale !

L’équipe médicale dirigée par le neurochirurgien Stéphane Palfi a testé la traitement sur une quinzaine de patients. Les résultats ont permis d’améliorer le quotidien de ces patients en leur permettant d’améliorer leur motricité : diminution des tremblements et de la rigidité des membres, accélération des mouvements, etc.

Cette technique repose sur une opération durant laquelle de la dopamine est injectée dans le cerveau du patient. En effet, la dopamine est un neurotransmetteur qui permet de contrôler la motricité. Dans le cas de la maladie de Parkinson, les patients n’en produisent plus convenablement. Les personnes opérées dans le cadre de l’étude clinique ont pu retrouver une qualité de vie plus importante. Les effets sont durables mais s’atténuent avec le temps, comme l’explique Stéphane Palfi : «Les symptômes moteurs de la maladie ont été améliorés jusqu’à 12 mois après l’administration du traitement chez tous les patients, voire jusqu’à 4 ans chez les premiers à avoir été opérés».

Pour le moment, seuls les symptômes moteurs sont traités par cette thérapie génique. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’une avancée remarquable qui fait figure de révolution pour les malades ainsi que pour la profession médicale.