L’hépatite

L’hépatite est selon le Larousse « l’inflammation chronique ou aiguë du foie ».

Le foie est un organe qui joue un rôle clé pour le corps, car il assure des fonctions vitales :

  • il a une fonction antitoxique qui permet de détruire les toxines et les médicaments
  • il permet de stocker les vitamines et minéraux
  • il participe à un grand nombre de processus (notamment ceux des sucres et des graisses)
  • il produit des substances qui entrent en jeu dans la digestion

On comprend facilement pourquoi il est important de prendre soin de cet organe.

 

Les différentes hépatites

Il existe plusieurs types d’hépatites, on peut les classer en fonction de leur origine, les deux grands types étant les hépatites virales et les hépatites toxiques.

Les hépatites virales, comme leur nom l’indique, sont liées à l’action d’un virus. Les plus connus sont les virus de l’hépatite A, B et C, ou dans l’ordre d’importance B, C et A. L’hépatite A est transmise par contact de mains sales ou de l’eau souillée, l’hépatite B par contact sanguin et sexuel, tandis que l’hépatite C l’est principalement par contact sanguin.

Les hépatites toxiques, elles, sont liées à la présence d’un produit dans le corps, qui s’avère être toxique pour le foie : les plus souvent impliqués sont des médicaments (paracétamol, antibiotiques), des toxines végétales (en chef de file les amanites), et l’alcool.

 

Formes et évolution

Il faut dissocier deux sortes d’hépatites : la aiguë ou la chronique. Ces deux dernières étant en fait liées au temps que le virus passe dans l’organisme ou au niveau de gravité des atteintes.

  • L’hépatite aiguë concerne la période qui va jusqu’au sixième mois après la contamination, elle est très souvent asymptomatique. En effet, le foie n’ayant pas de terminaisons nerveuses et pouvant fonctionner correctement avec seulement une petite partie saine, la personne atteinte ne ressent aucune douleur. Lorsqu’il y a des symptômes, ces derniers ne sont pas nécessairement spécifiques, ce qui vient compliquer le diagnostic. Heureusement, l’hépatite peut tout à fait s’arrêter à ce stade. Dans ce cas, comme le foie est un organe qui présente la capacité de se régénérer en cas de lésion, il peut tout à fait retrouver son fonctionnement normal.
  • On parle d’hépatite chronique quand le virus reste plus de six mois dans le corps, et que la réponse de l’organisme, ou l’action des toxiques a commencé à détruire ou altérer durablement les tissus du foie. Ces derniers deviennent durs et fibreux et empêchent le foie de se régénérer, pouvant donner au stade le plus avancé : une cirrhose, un foie entièrement touché et déformé, ne pouvant presque plus assurer sa fonction, avec un risque réel de perte de fonction qui peut arriver n’importe quand.

Il existe aussi un  risque que les virus, mais aussi et surtout les toxiques (amanites et paracétamol) déclenchent une hépatite dite « fulminante », qui est une destruction rapide du foie (moins de deux mois) avec un pronostic très mauvais (presque un mort sur deux) et dont la seule issue est là transplantation hépatique.

On comprend alors facilement l’importance de cette maladie, qui en plus d’être potentiellement grave est très répandue.

Plus de deux milliards de personnes ont été en contact avec l’hépatite B (VHB), on estime aujourd’hui que près de 350 millions vivent avec une hépatite B chronique, dont 600 000 en meurent chaque année. Quant à l’hépatite C chronique, ils seraient au moins 150 millions à vivre avec.

 

Profitez donc de cette journée pour vous renseigner sur l’hépatite, et pourquoi-pas, vous faire dépister.
Pour plus d’informations à propos de l’hépatite C, c’est ICI.

Culture de mini-cœurs et maladies cardiaques

En Ecosse, des milliers de cœurs humains miniatures ont été créés et cultivés pour la recherche médicale. Concrètement, ce sont des petites boules constituées de cellules cardiaques identiques au muscle cardiaque humain, qui battent en rythme, toutes les deux secondes.

Les chercheurs de l’université Abertay en Ecosse les utilisent pour tester de nouveaux médicaments pour des maladies actuellement incurables. Si leur création n’est pas récente, c’est la première fois que des chercheurs les utilisent pour étudier des maladies cardiaques et leur traitement.

Les sphères de cellules cardiaques ont été réalisées avec des cellules souches et mesurent seulement un millimètre de diamètre ! Interviewé par la BBC, Nikolai Jelev, en charge de l’étude, a expliqué que la taille de ces « mini-coeurs » n’avaient aucune importance : « Ce sont effectivement des cellules humaines qui se comportent physiologiquement de la même manière que le cœur humain. Dans notre cas, la taille n’a aucune importante. »

Les chercheurs ont ensuite inculqué des maladies aux sphères cardiaques pour les étudier, chose qui n’avait encore jamais pu être réalisé. Ils se sont notamment penchés sur l’hypertrophie cardiaque…

L’hypertrophie cardiaque

La cardiomyopathie hypertrophique est une maladie incurable. Le muscle cardiaque devient plus épais et plus rigide. Sa fonction de pompe fonctionne moins bien, rendant plus difficile la circulation du sang dans le corps. Dans les cas extrêmes, l’hypertrophie cardiaque peut même conduire à l’arrêt cardiaque soudain.

Les coeurs permettraient donc aux chercheurs de tester rapidement, en laboratoire, une large gamme de médicaments afin de trouver d’éventuels traitements : « Nous pouvons travailler avec 1000 cœurs humains et tester de grandes quantités de médicaments, ce que vous ne pouvez pas faire avec les animaux. »

A l’heure actuelle, les chercheurs auraient ont déjà trouvé un médicament, actuellement utilisé dans el traitement de certains cancers, qui pourrait aider à prévenir l’hypertrophie cardiaque…

Journée Mondiale de la Santé 2014

Les maladies à transmission vectorielle sont à l’honneur aujourd’hui pour la Journée Mondiale de la Santé 2014. Organisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette journée a pour but de sensibiliser le grand public aux problématiques des maladies transmises par les insectes, telles que le paludisme, la dengue, la maladie de Lyme ou la fièvre jaune.

Ces maladies infectent les hommes mais sont transmises par un vecteur particulier : les insectes. Ils ne sont pas tous concernés mais les moustiques ou encore les tiques sont les principaux vecteurs de ces maladies qui touchent plus d’un milliard de personnes chaque année et en tuent un million. Les pays à faible revenu sont les principaux concernés, les maladies à transmission vectorielle y sévissent très fortement en emportant de nombreuses vies. Pourtant, nous savons comment protéger et soigner la population. C’est pourquoi il est intolérable que des enfants et des adultes meurent encore à cause d’une piqure de moustique.

LaSante.net s’engage donc aux côtés de l’OMS pour sensibiliser la population et les gouvernements à propos de l’importante de la lutte antivectorielle.

Les maladies à transmission vectorielle en bref

Les maladies à transmission vectorielle sont les maladies véhiculées d’une personne à l’autre par des moustiques et autres insectes.

  • Chaque année, ces maladies infectent plus d’un milliard de personnes dans le monde.
  • La maladie à transmission vectorielle la plus meurtrière est le paludisme.
  • Le paludisme tue un enfant toutes les minutes en Afrique.
  • La maladie de Lyme, transmise par les tiques, touche principalement l’hémisphère Nord. En France, 30 % des tiques sont contaminées.
  • Le moustique « tigre » est responsable du Chikungunya et de la dengue. Aux Antilles, une personne non protégée par de longs vêtements et de l’insecticide peut se faire piquer 247 fois par soirée.
  • Les moustiques sont particulièrement agressifs entre le coucher du soleil et l’aube.
  • Il existe des vaccins qui protègent de deux maladies à transmission vectorielle : la fièvre jaune et l’encéphalite japonaise.
  • Avant de partir en Guyane française, en Afrique et en Amérique du Sud, il est fortement recommandé (voire parfois indispensable) de se faire vacciner contre la fièvre jaune. Le vaccin doit être fait 10 jours avant le départ.

Apprenez à vous protéger correctement

Prévention Journée Mondiale de la Santé

Journée Mondiale de Lutte contre la Tuberculose

La tuberculose est une maladie qui tue encore aujourd’hui près d’un million et demi de vies chaque année dans le monde, bien qu’elle soit en recrudescence. En cette journée mondiale de lutte contre la tuberculose, les professionnels de la santé se mobilisent en faveur de l’amélioration de la prévention et du traitement de cette maladie meurtrière qui pourrait bien, à terme, être éradiquée de la planète.

La tuberculose : présentation

  • La tuberculose est une maladie infectieuse meurtrière qui touche encore de nombreuses personnes : plus de 8,5 millions de nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2012.
  • C’est la cause majeure de décès des personnes séropositives (atteintes par le virus du sida)
  • Le taux de mortalité est en net recul depuis plusieurs années, il a chuté de 45 % en 12 ans.
  • La tuberculose peut infecter les poumons, mais aussi plus rarement les os, les reins, les intestins, les méninges…

L’espoir de nouveaux traitements

Chaque année, ce sont près de 500 000 malades qui développent une résistance aux traitements contre la tuberculose. Ces patients, devenus incurables, ont repris espoir avec l’arrivée de nouveaux traitements : deux nouveaux antibiotiques (la Bédaquiline et le Delamanid) qui permettraient d’atteindre la guérison complète des malades dans 60 % des cas.

A l’heure actuelle, ces nouveaux traitements sont encore à l’état de test et malgré les résultats très prometteurs, les experts espèrent qu’on parviendra à simplifier et raccourcir la durée de ces derniers. Ils nécessitent actuellement 2 ans de prise en charge et sont assez mals tolérés.

Parkinson : un espoir pour les malades

La maladie de Parkinson touche près de 130 000 personnes en France et 5 millions dans le monde entier. Il n’existe pourtant aucun traitement pour soigner cette maladie dégénérative. Une première mondiale vient de redonner espoir aux nombreux patients atteints ainsi qu’à leur famille : le succès d’une thérapie génique expérimentale !

L’équipe médicale dirigée par le neurochirurgien Stéphane Palfi a testé la traitement sur une quinzaine de patients. Les résultats ont permis d’améliorer le quotidien de ces patients en leur permettant d’améliorer leur motricité : diminution des tremblements et de la rigidité des membres, accélération des mouvements, etc.

Cette technique repose sur une opération durant laquelle de la dopamine est injectée dans le cerveau du patient. En effet, la dopamine est un neurotransmetteur qui permet de contrôler la motricité. Dans le cas de la maladie de Parkinson, les patients n’en produisent plus convenablement. Les personnes opérées dans le cadre de l’étude clinique ont pu retrouver une qualité de vie plus importante. Les effets sont durables mais s’atténuent avec le temps, comme l’explique Stéphane Palfi : «Les symptômes moteurs de la maladie ont été améliorés jusqu’à 12 mois après l’administration du traitement chez tous les patients, voire jusqu’à 4 ans chez les premiers à avoir été opérés».

Pour le moment, seuls les symptômes moteurs sont traités par cette thérapie génique. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’une avancée remarquable qui fait figure de révolution pour les malades ainsi que pour la profession médicale.