Retrait de lot Optimizette.

Le laboratoire Majorelle, en accord avec l’ANSM, procède au retrait et rappel d’un lot de la pilule Optimizette®. En effet, une plaquette non conforme a été décelée dans une boîte. Aucun danger n’est lié à leur prise mais les comprimés contiennent uniquement les excipients (nécessaires à la formulation du comprimé) et sont dépourvus de principe actif, rendant alors inefficace l’action contraceptive.

Le lot concerné est le lot 1958550 (péremption 07/2019). Si vous possédez une boîte d’Optimizette®, vérifiez le numéro de lot présent sur la boîte et les blisters contenus.

Les pilules non conformes sont facilement reconnaissables. Elles sont conditionnées dans des blisters de 21 comprimés, alors que les comprimés Optimizette Gé 75 microgrammes sont conditionnés dans des plaquettes de 28 comprimés.

Si vous disposez du lot concerné mais que les blisters sont normaux, continuez de prendre le traitement sans interruption et rapportez la boîte à votre pharmacie qui vous en fournira une autre d’un autre lot en échange. Dans le cas où un blister anormal est trouvé dans une boîte du lot concernée, n’utilisez pas les pilules contenues et rapportez la boîte à votre pharmacien.

Si vous avez pris les pilules d’un blister anormal, la pilule n’est pas efficace. Prenez contact avec votre médecin pour évaluer le risque de grossesse. Dans l’attente de cet échange, une contraception barrière (préservatif) doit être entreprise.

optimizette

Le Viagra : 20 ans au sommet

« Le hasard ne favorise que les esprits préparés ». C’est ainsi que Pasteur justifiait la découverte parfois fortuite de choses qu’ils ne cherchait pas et c’est toute l’histoire de la découverte du Viagra®.

La mise sur le marché de ce médicament est une illustration parfaite de la sérendipité. Il s’agit d’un hasard heureux, une anomalie, parfois le résultat d’une erreur qui conduit à une découverte majeure.

Au début des années 1990, des chercheurs des laboratoires Pfizer débutent une étude de Phase I sur leur dernière molécule mise au point pour le traitement des angines de poitrine, médicament à visée cardiovasculaire donc. Les effets bénéfiques sont très modestes et l’étude est rapidement avortée. Le retour des patients issus du groupe traité par la molécule, le sildénafil, réserve pourtant quelques surprises. Les hommes qui ont reçu la substance active rapportent en effet avoir constaté des érections après la prise du comprimé.

La suite et alors devenue une évidence, changer son fusil d’épaule et l’indication de la molécule. Après 4 ans de procédure, le sildénafil obtient une autorisation de mise sur le marché dans le traitement des dysfonctions érectiles en 1998 (exit le terme d’impuissance sexuelle).

De nombreux paramètres vont faire de ce médicament un branduit : son nom, né de la contraction de « Vigor » et « Niagara » (le ton est donné !), le logo et la couleur du comprimé. Pfizer réalise alors des ventes et bénéfices records, un véritable Jackpot !

Les laboratoires concurrents ne tardent pas à lui emboîter le pas avec la commercialisation du Cialis® (tadalfail, Lilly), du Levitra® (vardenafil, Bayer) ou du Spedra® (avanafil, Menarini). Mais un manque à gagner considérable vient des contrefaçons vendues par d’innombrables sites illégaux partout dans le monde. Pfizer a estimé que la contrefaçon lui coûte des centaines de millions de dollars par an.

L’utilisation de la poudre de corne de rhinocéros, les décoctions de testicule de tigre, le ginseng, le bien nommé bois bandé ou la transplantation de glandes de singe semblent bien loin désormais, et heureusement. Le quête du profit de ces grandes firmes pharmaceutiques aura au moins eu l’avantage de rendre des couples heureux et d’ériger les PDE-5 (classes thérapeutiques des Phosphodiéstérases) à la place d’aphrodisiaques peu efficaces.

Le marché des troubles érectiles et florissant. Le viagra a contribué à offrir une réponse pharmaceutique à un problème masculin répandu. Les hommes qui en souffraient n’avaient que quelques plantes aphrodisiaques comme unique recours à leur désordre ou encore des injections intra-caverneuses de papavérine…

Mais n’oublions pas que le sport de chambre sollicite le cœur et que les petites pilules bleues ont une action cardiovasculaire. Ce qui justifie encore et malgré tout une délivrance uniquement sous prescription médicale de ces médicaments.

Médicaments et alimentation

Prendre ses médicaments à la posologie indiquée c’est bien. Manger, c’est indispensable. Mais dans certaines situations, l’alimentation peut modifier l’efficacité d’un médicament.

Certains médicaments sont à prendre à jeun, soit à distance d’un repas d’une heure et demie à deux heures. Le passage dans le sang serait ralenti par la prise conjointe d’aliments. Certains antibiotiques et les médicaments pour la thyroïde sont concernés.

D’autres au contraire doivent être pris pendant un repas. La prise alimentaire favorisant pour ceux-là le passage de la substance active dans le sang. La prise des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens : ibuprofène, aspirine ou les autres) pendant un repas se justifie comme étant le moyen de diminuer l’irritation au niveau de la muqueuse de l’estomac.

Quant aux pansements pour l’estomac, ils sont à prendre après le repas, pour se placer au-dessus du bol alimentaire. Ainsi, en cas de reflux, c’est le médicament qui remonte via l’œsophage et n’occasionnera donc pas l’irritation et la sensation de brûlure du liquide acide de l’estomac.

Un aliment est particulièrement redouté par les médecins et pharmaciens : le pamplemousse. Cet agrume peut considérablement entraver l’élimination d’un médicament.

Quand un médicament est ingéré, il suit un circuit bien spécifique qui inclue son métabolisme soit sa dégradation. Ainsi, avant même que le principe actif ait eu le temps de se rendre sur son site d’action, il est susceptible d’être dégradé. C’est grâce à la connaissance de ses composantes cinétiques qu’un médicament est dosé et formulé. Le pamplemousse et l’orange sanguine ont la capacité de ralentir le métabolisme de certains médicaments. La dose étant moins dégradée, la substance s’accumule, les quantités de principes actifs augmentent dans l’organisme avec le risque de surdosage (alors que la dose ingérée est adéquate !).

Les médicaments concernés par cette interaction avec le pamplemousse sont principalement les immunosuppresseurs, certains médicaments cardiovasculaires (aliskiren, dronédarone, ivabradine), certains médicaments de la dysfonction érectiles (avanafil, vardénafil), la simvastatine (médicament anti cholestérol), la carbamazépine (médicament contre l’épilepsie), la sertraline (antidepresseur), le ticagrélor (antiagrégant plaquettaire).

En France, plus d’un million de personnes prennent quotidiennement des anti vitamines K (anticoagulants oraux). Ils sont la première cause d’accident d’origine iatrogène, à l’origine de 17 000 hospitalisations par an et 4 000 décès. De nombreux aliments, riches en vitamine K, peuvent perturber l’action de ces anticoagulants, même consommés occasionnellement. Il s’agit principalement : des choux (choux de Bruxelles, choucroute, choux verts, brocoli, choux fleurs, choux rouges), la laitue, le cresson, le persil, les épinards, le fenouil, les asperges, poireaux, haricots verts, les foies et abats et certaines huiles (colza, soja, olive).

Au-delà de ces précautions alimentaires, veillez à prendre les médicaments qui s’avalent avec un grand verre d’eau tiède mais non chaude et de privilégiez l’eau plutôt que d’autres boissons à base de jus de fruits ou sodas. De plus, n’ouvrez pas les gélules et n’écrasez pas les comprimés sans avoir vérifier auprès de votre pharmacien la possibilité de le faire. Certains médicaments ne sont pas sécables et certaines substances actives sont libérées des gélules dans une zone précise du tractus digestif.

Si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant

Réjouissons-nous : 86% des pharmacies prodiguent de bons conseils/ Horreur : 14% ne le font pas !

Ces derniers jours, la presse couvre les pharmacies d’opprobre. Les pharmaciens ont tout faux : Les prix sont toujours aussi disparates, les conseils sont médiocres à dangereux, bref, rien ne va plus dans le monde des croix vertes.

Revenons aux bases et à la posologie du médicament le plus consommé en France, le paracétamol : Sa posologie est de 1 gramme toutes les 6 heures et maximum 4 grammes par jour chez un sujet normo-hépatique. La prise de 4 grammes/24h laisse ainsi supposer une prise nocturne qui sera évaluée et nécessaire dans des cas d’algies persistantes.

On ne le dira jamais assez, le paracétamol est toxique pour le foie. En prendre trop ou trop souvent peut entraîner des atteintes hépatiques. C’est en effet ce qui est susceptible d’arriver quand des médicaments contre le rhume (qui contiennent du paracétamol) et des spécialités comme les marques Dafalgan®, Doliprane® ou Efferalgan® sont consommés de manière concomitantes. La dose maximale est alors dépassée et le risque d’hépatite devient réel.

C’est dans le conseil fait au comptoir de sa pharmacie que le pharmacien peut et doit informer son client des bons usages d’un médicament, des précautions à prendre et des modalités de prises. On le sait 10 000 personnes meurent chaque année du fait du mésusage des médicaments. C’est presque deux fois le nombre de personnes tuées sur les route de France !

Alors que vous achetiez des médicaments en libre accès (sans nécessité d’une prescription médicale) ou que vous retrouviez une boîte salvatrice dans un placard, demandez conseil à votre pharmacien qui doit jouer son rôle de garant de la sécurité d’utilisation des médicaments.

L’ibuprofène: perturbateur endocrinien ?

Différentes études mettent à jour une diminution de la fertilité des hommes. Lors de précédentes recherches faites par le Professeur Bernard JEGOU et son équipe de l’Institut de recherche en santé environnement de Rennes, un lien avait été établi entre l’exposition pendant la grossesse de paracétamol et aspirine de fœtus mâles et l’apparition majorée de cas de malformations génitales (cryptorchidies).

Dans l’étude parue ce 8 janvier 2018 dans le prestigieux journal scientifique Proceedings of the national academy of sicences (PNAS), le Pr JEGOU et Christèle Desdoits cosignent une étude portant sur les effets d’une exposition à l’ibuprofène chez des hommes adultes.

Cet anti-inflammatoire est disponible sans ordonnance dans toutes les pharmacies en France et largement consommé par des millions de personnes. Il est utilisé pour soulager les douleurs en général notamment les douleurs articulaires et musculaires en particulier chez les sportifs qui le consomment régulièrement en préparation ou lors de récupérations physiques.

Les résultats de l’étude sont stupéfiants : les hommes adultes soumis à une exposition massive d’ibuprofène (1200mg par jour pendant 14 puis 44 jours), développent un hypogonadisme compensé. Il s’agit d’une perturbation de la régulation de sécrétion hormonale. Physiologiquement, l’hormone lutéinisante (LH) produite par la glande pituitaire (au niveau de l’hypophyse dans le cerveau), induit la production et sécrétion de la testostérone par les cellules de Leydig logées dans les testicules. D’ailleurs le ratio testostérone/LH est un marqueur de bon fonctionnement de ces cellules. Si les cellules de Leydig ne remplissent plus leur rôle dans la production et la sécrétion de la testostérone, les taux de LH augmentent, pour compenser ce manque (menant vers l’hypogonadisme compensé). Ce ratio était diminué de 18% après 14 jours d’exposition et de 23% après 44 jours.

Des résultats allant dans le même sens d’une dégradation de la capacité de production hormonale ont été relevés sur les cellules de Sertoli, cellules produisant les spermatozoïdes dans les testicules mais dans une moindre mesure.

En poursuivant ses investigations, l’équipe de recherche a pu mettre en évidence une diminution de l’expression de gènes impliqués dans la production des précurseurs de la testostérone. Moins de testostérone produite menant ainsi à une augmentation induite de la sécrétion de LH etc…

La conclusion de cette étude est sans appel, l’ibuprofène possède une action antiandrogénique le plaçant de facto dans les produits perturbateurs endocriniens. Toutefois, cette étude en appelle d’autres pour répondre à d’autres interrogations notamment sur l’effet de l’aspirine et d’autres composés sur les cellules de Leydig.

Enfin, il convient d’apprécier encore l’ibuprofène pour ce qu’il est et pour ce qu’il apporte dans des problématiques de douleurs rhumatismales par exemple. Mais il est aussi important maintenant bien prendre en compte les risques encourus sur la fertilité masculine lors d’une prise importante et chronique de cette molécule.

Sources :

Kristensen, David Møbjerg et al (2018) Ibuprofen alters human testicular physiology to produce a state of compensated hypogonadism PNAS 2018 : 1715035115v1-201715035.

Kristensen, David Møbjerg et al (2011) Intrauterine exposure to mild analgesics is a risk for development of male reproductive disorders in human and rat. Human Reproduction, Vol.26, No.1 pp. 235 –244, 2011

La loi Neuwirth fête ses 50 ans

Après des débats houleux et une profonde division de l’Assemblée Nationale, le texte de loi Neuwirth autorisant l’accès à la pilule contraceptive sur prescription médicale est voté à main levée le 19 décembre 1967.

Il faut attendre 1974 pour qu’elle soit remboursée par la sécurité sociale mais soulignons le progrès immense que cela a constitué pour l’émancipation des femmes et leur droit à disposer de leur corps.

Cette loi intervient dans un contexte particulier où des centaines de milliers d’avortements ont lieu chaque année en France, où les femmes averties vont en Angleterre et en Suisse en cas de grossesse non désirées et où des millions de couples pratiquent la technique de retrait ou de l’abstinence en milieu de cycle pour maitriser un tant soit peu leur fécondité.

La loi Neuwirth abroge de fait la loi de 1920 qui interdisait la contraception. L’avortement reste, lui, interdit jusqu’à l’adoption de la loi Veil en 1975.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

La pilule contraceptive est devenue un droit commun. Des millions de femmes la prennent quotidiennement mais depuis quelques temps et à cause de scandales récents, une certaine méfiance s’installe. Aujourd’hui, 36% des Françaises concernées par la contraception prennent la pilule, contre 45% en 2010.

Cette baisse peut s’expliquer de différentes manières : De nombreuses femmes considèrent la prise de la pilule comme quelque chose de contraignant (horaires fixes, prise quotidienne …). L’imprégnation hormonale inquiète et les moyens contraceptifs plus naturels ou moins contraignants font leur retour (patch, stérilets).

Les médecins prescrivent plus facilement une pilule à leurs patientes et celles-ci sont pour la plupart assez mal informées des autres méthodes auxquelles elles pourraient avoir accès. Le stérilet par exemple, longtemps proscrit injustement aux femmes nullipares (n’ayant jamais eu d’enfant) fait son retour. Le dispositif intra utérin hormonal ou au cuivre séduit de plus en plus par son aspect peu contraignant et plus naturel.

L’usage du préservatif, quant à lui, a doublé entre 2010 et 2016, principalement en remplacement de la pilule. Souvent plébiscité à l’entrée dans la vie sexuelle il demeure le seul rempart aux infections sexuellement transmissibles même si il reste moins efficace en termes de contraception que la pilule.

Il existe aujourd’hui près d’une dizaine de méthodes contraceptives pouvant s’adapter à chaque femme selon son mode de vie et sa situation médicale.
Avec ou non une méthode contraceptive, il est conseillé à toutes les femmes de consulter tous les ans un gynécologue.

THYROFIX : NOUVEAU MEDICAMENT DANS LE TRAITEMENT DE L’HYPOTHYROÏDIE

Depuis début décembre, un nouveau médicament a fait son apparition dans l’arsenal thérapeutique pour le traitement des patients atteints de troubles de la thyroïde.

Le Thyrofix est un générique du Levothyrox. Il vient compléter les produits récemment mis sur le marché et enrichir l’offre thérapeutique en marge des problèmes liés au changement de formule du Levothyrox.
A ce jour, cinq spécialités sont disponibles :
• Levothyrox (Merck) nouvelle formule
• L-Thyroxin Henning (Sanofi) en provenance d’Allemagne et disponible depuis mi-octobre 2017
• Thyrofix (Unipharma) : Générique du Levothyrox avec une bioéquivalence établie vis-à-vis d’Euthyrox.
• L-Thyroxine (Serb ; solution buvable) : destiné en priorité aux enfants de moins de 8 ans et adultes ayant des problèmes de déglutition.
• Euthyrox (Merck) : en provenance d’Allemagne. Équivalent de l’ancienne formule du Levothyrox et mis à disposition pour une durée limitée.
L’Euthyrox va être réapprovisionné dans les pharmacies mi-décembre 2017 pour les patients ayant bénéficié d’une première prescription depuis mi-octobre et qui n’ont pas encore été réorientés vers les autres spécialités désormais disponibles et de façon plus pérenne. Le but étant de maintenir une continuité dans le traitement.
Pour les patients traités par une autre spécialité, bien équilibrés et ne présentant pas d’effets indésirables, aucun argument n’est en faveur d’un changement de traitement.
Si un changement de traitement doit intervenir, le maintien de l’équilibre thérapeutique doit être confirmé par le dosage biologique de la TSH dans les 6 à 8 semaines qui suivent en plus du suivi clinique.

En début d’année prochaine l’ANSM se prononcera sur la mise sur le marché d’un autre médicament des Laboratoires Genevrier, celui-ci sous forme de capsule molle.
Il est indispensable de rappeler qu’en aucun cas un traitement par hormones thyroïdiennes ne doit être arrêté ou modifié sans un avis médical.
Si des effets indésirables surviennent, en avertir le médecin qui adaptera, si besoin, le traitement avec les alternatives thérapeutiques disponibles aujourd’hui.
Un numéro vert est à disposition des patients : 0800 97 16 53 (accessible du lundi au vendredi de 9h à 19h)
http://ansm.sante.fr/content/download/110673/1402143/version/4/file/Levothyroxine-Ansm-document-patient20171206.pdf

Conservation des formes buvables et pédiatriques

Les premières gelées s’accompagnent des premières pathologies hivernales. Les armoires à pharmacie contiennent souvent quelques reliquats de la saison précédente ou du dernier rhume en date. Comme tout produit de consommation, les médicaments ont une date de péremption, une température optimale de conservation mais aussi une date au-delà de laquelle, après ouverture, l’intégrité de la substance active est altérée.

Voici donc un bref tableau récapitulatif du temps de conservation après ouverture et température des présentations pédiatriques des médicaments et des sirops les plus couramment utilisés.

 

Désignation

Température de conservation Modalité de conservation après ouverture (reconstitution)
Doliprane Suspension buvable Ne dépassant pas 30° 6 mois
Advil Suspension buvable Ne dépassant pas 25° 6 mois
Celestene Ne dépassant pas 25°C 3 mois
Hélicidine Ne dépassant pas 25°C 6 mois
Topléxil=Oxomémazine Ne dépassant pas 25°C 6 mois
Antibiotiques
Augmentin=Amoxicilline/Acide Clavulanique Ne dépassant pas 25° 7 jours entre 2°C et 8°C
Zinnat=Céfuroxime Ne dépassant pas 25°C 10 jours entre 2°C et 8°C
Orelox=Cefpodoxime Ne dépassant pas 25°C 10 jours entre 2°C et 8°C
Clamoxyl: Amoxicilline Ne dépassant pas 25°C 14 jours entre 2°C et 8°C
Oroken=Céfixime Ne dépassant pas 25°C 10 jours
Zithromax Ne dépassant pas 25°C 5 jours
Zeclar=Clarithromycine Ne dépassant pas 25°C 14 jours
Josacine Ne dépassant pas 25°C 7 jours

 

Quelques conseils pratiques :
– Notez la date d’ouverture sur le flacon
– Renseignez le nom de l’enfant à qui le médicament est destiné (surtout dans une fratrie ou plusieurs enfants suivent des traitements ou dosages différents)
– Nettoyez et séchez les pipettes ou cuillères après chaque usage
– Conservez les médicaments à l’abri de la lumière dans un endroit propre et sec
– Les médicaments ne doivent jamais être laissés à disposition des enfants
Après avoir procédé au tri qui s’imposait (peut-être) dans le stock de médicaments, rapportez vos médicaments périmés ou usagés dans votre pharmacie habituelle. L’association Cyclamed, agréée par les pouvoirs publics, a pour mission de collecter et de valoriser les Médicaments Non Utilisés (MNU) à usage humain, périmés ou non, rapportés par les patients dans les pharmacies. Elle a pour objectif de sécuriser l’élimination des Médicaments Non Utilisés, afin de préserver l’environnement et la santé publique.

https://www.cyclamed.org/pourquoi/quoi-rapporter

C. Coquerel, Pharmacien

« Les antibiotiques, c’est pas automatique ! »

Qui n’a pas entendu cette rengaine ressassée par l’Assurance Maladie depuis 16 ans maintenant ? Ce célèbre slogan scandé par les autorités de Santé depuis 2001 a-t-il porté ses fruits ? Quel enjeu se cache derrière la consommation toujours importante d’antibiotiques dans notre pays ?

Tout adulte qui s’est rendu dans un cabinet médical avec un passif de quelques très mauvaises journées et nuits, puis ressorti avec une ordonnance pour du paracétamol, des solutions pour lavage de nez et quelques spray ou pastilles, a dû se dire que son mal n’allait pas s’améliorer avec si peu. Malgré ses quelques efforts de persuasion, la panacée antibiotique ne lui a pas été prescrite.

Or, les antibiotiques (et il faut le rappeler dès à présent) n’agissent que sur les bactéries et non sur les virus. Quid de cette remarque, les antibiotiques seront donc complétement inefficaces sur une affection virale responsable dans la grande majorité des cas de rhumes, d’otites, de pharyngites, de gastro-entérites…

Au-delà même de justifier de ne pas prescrire d’antibiotique par un fameux « c’est viral. », se trouve un réel enjeu de santé publique ; le mésusage et la surconsommation d’antibiotiques au début des années 2000 a fait réagir les autorités publiques avec le spectre de l’émergence de bactéries résistantes.
Une petite explication s’impose : l’antibiotique s’attaque aux bactéries sans forcément faire de distinguo entre les pathogènes responsables de l’infection et les bactéries colonisant notre flore et vivant en symbiose avec notre organisme. En arrosant toute cette population diverse et par le jeu d’une loterie de génétique, quelques bactéries vont résister à l’antibiotique auquel elles sont soumis et continuer de se multiplier bien à l’abri du destin tragique auquel les destinait le précieux médicament. Ainsi, si cette même super-bactérie et ses filles se propagent, ce même antibiotique sera alors inefficace.

Ce phénomène dit d’antibiorésistance pourrait devenir l’une des principales causes de mortalité dans le monde en mettant en péril la capacité à pouvoir soigner des infections y compris les plus courantes. Ainsi chaque année en France, près de 12500 décès sont associés à une infection à bactérie résistante aux antibiotiques. (source ANSM).

La France était en 2015 le 4ème pays le plus consommateur d’antibiotiques en Europe. Malgré une diminution de sa consommation certainement liée à la campagne menée en 2001, celle-ci repart à la hausse depuis 10 ans même si elle reste à un niveau inférieur à celui observé au début des années 2000. Les recommandations appuyées auprès des médecins de prescrire moins d’antibiotiques à spectre large en privilégiant des moyens plus ciblés tendent à donner des résultats en médecine de ville.

A titre plus individuel, la prescription de votre médecin doit vous intimer confiance en son diagnostic. Il va de soi également qu’une prescription d’antibiotique pour vous-même ou votre enfant doit entrainer une parfaite observance de la durée totale et de la dose prescrite.

Toutefois, rappelons-nous qu’un bon rhume dure 7 jours et 7 nuits et qu’un traitement symptomatique, beaucoup de patience et quelques vitamines peuvent suffire.

Plante médicinale : La busserole

La busserole (Arctophylos uva-ursi), aussi nommée raisin d’ours, est un petit arbrisseau feuillu avec des rameaux tortueux de la famille des Éricacées. Ses fruits, en forme de grosses billes rouges comestibles, sont appréciées des ours. On la retrouve pour la première fois dans la littérature Galloise au moyen-âge (13e siècle) dans un ouvrage d’herboristerie.

1. Indications

On utilise traditionnellement le busserole comme diurétique et comme antiseptique dans les infections non compliquées des voies urinaires inférieures telles que les cystites, lors d’une inflammation modérées et lorsque qu’un traitement par antibiotique n’est pas nécessaire. Son action est due à la présence d’arbutoside qui se transforme d’hydroquinone possédant une action bactériostatique. Le busserole est également un excellent astringent avec la présence de tanins.

Elle est aussi employé dans la médecine populaire : comme diurétique, lors de calculs rénaux ou urinaires, stimuler les contractions utérines, lors de diabète ou encore de mauvaise vue.

2. Localisation

Le busserole rampe dans les sous bois de pins montagneux du Jura aux Pyrénées ainsi que dans tout l’hémisphère nord.

3. Mode d’administration et posologie

En infusion, on prendra 3g de plante dans 150ml d’eau chaude 3 ou 4 fois par jour au moment des repas.

En gélule, 2 gélules le matin et 2 gélules le midi au moment des repas avec un grand verre d’eau. La posologie peut être augmentée jusqu’à 5 gélules par jour. Chaque gélule est dosée à 350mg de feuille de busserole broyé.

Retrouver ici nos produits à base de busserole

 

5. Contre-indications & précautions d’emploi

  • Il est recommandé de boire beaucoup d’eau minérale bicarbonatée durant le traitement.
  • Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien
  • Ce médicament est généralement déconseillé durant la grossesse et l’allaitement
    Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

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Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Références

European Medicines Agency (EMA) : http://www.ema.europa.eu/ema/index.jsp?curl=pages/medicines/landing/herbal_search.jsp