Quelle est la drogue la plus dangereuse ?

C’est un fait, le marché de la drogue est encore aujourd’hui en expansion. Cette triste nouvelle, c’est l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) qui nous l’apporte en publiant son rapport annuel.

Le marché des drogues illicites se porte hélas incroyablement bien. D’un côté on a une apparition constante de nouvelles drogues de synthèses (les NSP ou « Nouvelles Substances Psychoactives ») ce qui inquiète beaucoup, du fait qu’elles sont souvent plus fortes, mal maîtrisées et donc plus dangereuses. Heureusement, ce marché reste relativement petit si on le compare au marché des drogues plus « traditionnelles ».

En effet, toute la famille des drogues dites « opiacées » se porte très bien. L’augmentation des récoltes de pavots à opium entre 2015 et 2016 a permis une plus grande création de tout ce qui en dérive, comme par exemple l’opium ou l’héroïne. Et la culture de coca n’est pas non plus en reste, ce qui a eu comme effet d’augmenter la production mais aussi la consommation de cocaïne.

Et donc, si on compare toutes les drogues existantes, quelle est la plus dangereuse ?

Si on considère que la mort par overdose est la définition la plus forte de la dangerosité pour quelqu’un, alors la réponse est simple. Il y a eu en 2015 dans l’Union Européenne 7585 personnes qui sont mortes d’une overdose. Et dans 80% des cas la coupable est la même : l’héroïne.

En revanche, si on veut être tout à fait exact, la réponse apportée est bien moins tranchée. Et oui, lorsqu’on évalue une drogue il faut prendre en compte la dangerosité pour le consommateur, mais aussi pour son environnement. L’héroïne peut induire des comportements à risques, voire violents, et donc des coûts pour la société (réparations et dédommagements, prévention et répression). Il faut prendre en compte également les coûts indirects : les personnes qui se droguent régulièrement sont généralement moins efficaces, moins productives, comme leurs facultés mentales ou physiques peuvent être endommagées. Il y a une dernière chose à ne pas sous-estimer : les souffrances psychologiques et le mal-être, généralement déclenchés dans la famille et l’entourage proche de la personne qui se drogue.

Pour autant, si on tient compte du tableau dans son ensemble, la drogue la plus dangereuse n’est pas l’héroïne. C’est un autre produit extrêmement répandu, et tout à fait légal qui plus est. C’est l’alcool.

Alerte canicule

Depuis mardi 20 juin, la canicule s’est franchement installée et plus des deux tiers des départements sont placés maintenant en niveau orange pour la canicule, selon le site de vigilance de Météo France.

Un plan canicule a donc été mis en place.

Une des actions de ce plan est l’ouverture d’une plateforme téléphonique spéciale que vous pouvez joindre au 0 800 066 666.

Ouverte de 9h à 19h, cette plateforme permet de répondre aux interrogations que vous pourriez avoir, et de conseiller sur les démarches à suivre pour vous protéger de la chaleur et protéger les personnes autour de vous. Plusieurs catégories de personnes sont susceptibles de mal supporter les épisodes de forte chaleur. Il s’agit principalement des personnes âgées, des personnes à mobilité réduite ou hospitalisées à domicile, des personnes dépendantes, des femmes enceintes, et des enfants. Il convient de veiller sur ces personnes et les aider si besoin durant les fortes chaleurs.

N’oubliez pas les conseils de base du Ministère de la Solidarité et de la Santé pour vivre au mieux la canicule.

La télévision dans la chambre de vos enfants, une idée nocive pour leur santé !

 

Une étude anglaise menée sur plus de 19 000 enfants a montré que les enfants ayant une télévision dans leur chambre risquent davantage d’être obèses que les enfants qui n’en ont pas.

En effet, cette étude de l’University College de Londres a suivi durant une année la vie d’enfant né Outre-Manche. Les chercheurs ont observé que les filles ayant une télévision dans leur chambre avaient 30% de risques supplémentaires d’être en surpoids et 20% pour les garçons.

Une autre étude publiée en 2005 a mis en évidence l’impact négatif de la télévision sur l’éducation des enfants. Notamment une corrélation entre le temps passé à regarder la télévision et les risques d’échecs scolaires (sortie du circuit sans qualification, abandon des études supérieures).

Pour rappel, chaque français passe environ 3h et 32 minutes devant la télévision chaque jour

En conclusion, on ne serait que conseiller d’éviter d’installer une télévision dans la chambre de vos enfants. Une tentation pouvant être forte pour votre tranquillité mais dangereuse pour leur santé et leur éducation. Favoriser les activités éducatives, telles que la lecture, les jeux créatifs, le sport et les devoirs.

Dr Clément Bacle

Référence

Longitudinal associations between television in the bedroom and body fatness in a UK cohort study
A Heilmann1, P Rouxel1,2, E Fitzsimons3, Y Kelly1 and R Watt1
1Department of Epidemiology and Public Health, University College London, London, UK
2Eastman Dental Institute, University College London, London, UK
3Institute of Education, University College London, London, UK
URL : http://www.nature.com/ijo/journal/vaop/naam/abs/ijo2017129a.html

Association of Television Viewing During Childhood With Poor Educational Achievement
Robert J. Hancox, MD; Barry J. Milne, MSc; Richie Poulton, PhD
URL : http://jamanetwork.com/journals/jamapediatrics/fullarticle/486063

 

50 ans de la légalisation de la contraception

Le sénat rend hommage en ce début d’année à Lucien Neuwirth, ce député à qui on doit la loi légalisant la contraception en 1967. Après un demi-siècle de vie mouvementée, voici où nous en sommes en termes de différentes contraceptions :

 

La pilule : à prendre tous les jours ou trois semaines par mois, c’est de loin la méthode la plus connue et la plus utilisée. Son action repose sur une ou plusieurs hormones qui agissent sur le cycle de la femme.

Les DIU (Dispositifs Intra Utérin),  ou anciennement stérilet : Placé dans l’utérus, il agit en altérant le milieu utérin (DIU hormonal), ou en inactivant les spermatozoïdes (DIU au cuivre).

Le patch : une fois collé sur la peau il protège en libérant des hormones comme celles de la pilule. Il est à porter 3 semaines puis à enlever pendant une semaine avant d’en remettre un autre.

L’implant : implanté dans le bras, il délivre en continue des hormones qui assurent la contraception. On peut le garder jusqu’à 3 ans.

L’anneau vaginal : petit dispositif à placer au fond du vagin, il diffuse des hormones qui assurent la contraception. Comme le patch il est à renouveler au bout de 3 semaines après une semaine sans.

Le contraceptif injectable : une hormone est injectée dans un muscle et se diffuse dans l’organisme assurant ainsi la contraception. L’injection est à renouveler tous les 3 mois.

Le préservatif : masculin ou féminin, il s’oppose au passage des spermatozoïdes. Le préservatif est à usage unique, et est la seule méthode qui protège contre les maladies sexuellement transmissibles.

Le diaphragme et la cape cervicale : ce sont des dispositifs en latex ou silicone qui se placent au fond du vagin contre l’entrée de l’utérus pour empêcher les spermatozoïdes de passer. Ils sont à mettre à chaque rapport et peuvent être réutilisés.

Les spermicides : ce sont des produits qui inactivent ou détruisent les spermatozoïdes. Ils sont souvent utilisés en complément d’autres méthodes.

La stérilisation contraceptive : il s’agit d’une méthode définitive, pour les hommes comme pour les femmes. Il s’agit d’une opération chirurgicale sans retour possible qui doit être murement réfléchie.

 

Comme on peut le voir, il existe aujourd’hui de nombreuses méthodes, il y en aura donc forcément une qui vous correspondra !

On voit quand même que la contraception est une affaire avant tout féminine. Seuls le préservatif et la chirurgie concernent les hommes. Ceci dit, il y a des études en cours sur un gel qui pourrait être injecté pour bloquer les spermatozoïdes, et qui pourrait ensuite être dissout pour restaurer la fertilité. Des essais cliniques ne devraient pas tarder à être mis en place.

Afin d’en savoir un peu plus sur chacun de ces méthodes, je vous invite à lire cet article.

Clément.

« Le Moi(s) sans tabac »

« Fumer c’est mauvais pour la santé. »

On le dit souvent mais une partie importante de la population continue d’avoir cette mauvaise habitude. On vous l’a trop reproché ? C’est le moment pour vous de montrer à vos proches que vous êtes capables de relever un défi : celui d’arrêter de fumer !

L’opération « Moi(s) sans tabac » vise à se passer de tabac pendant tout le mois de novembre. Seul, il est difficile d’arrêter de fumer. C’est pourquoi nous devons nous soutenir les uns des autres pour y arriver !

 

Elle s’est inspirée d’une campagne anglaise similaire qui a connu un grand succès, et a été motivée pour plusieurs raisons :

  • 73 000 décès liés au tabac en 2013
  • 8 millions de fumeurs souhaitent arrêter mais n’y arrivent pas
  • saviez-vous qu’arrêter 1 mois, c’est 5 fois plus de chance d’arrêter de fumer ?

 

Le « Moi(s) sans tabac » commencera le 1er novembre 2016. Il est bien loin des campagnes habituelles, choquantes et moralisatrices. Il s’agit d’une opération ludique et surtout collaborative. C’est un défi national que peuvent se lancer tous les fumeurs.

 

Pour cette opération, les organisateurs ont mis un maximum de moyens en place :

  • un site spécial pour toutes les personnes qui souhaitent y participer, l’opération compte déjà plus de 80 000 personnes inscrites. Ensemble, soyons plus forts !
  • des opérations sur l’ensemble du territoire pour aider et supporter ceux qui se seront lancés dans l’aventure.
  • un kit d’aide à l’arrêt, disponible en ligne ou à retirer gratuitement à votre pharmacie, avec un calendrier pour noter votre progression et des conseils pour chaque jour du mois.
  • une application pour vous aider dans votre tentative d’arrêt.
  • une refonte de Tabac Info Service, service d’aide et d’accompagnement à l’arrêt du tabac.

 

Si vous êtes intéressés par ce challenge ou souhaitez soutenir un de vos proches, vous n’avez plus qu’à vous rendre sur http://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/ pour vous enregistrer et obtenir le kit !

 

« Le tabac, c’est tabou, on en viendra tous à bout ! »

L’urticaire

L’urticaire constitue l’une des dermatoses les plus fréquentes puisque 15 à 20% de la population a eu ou aura au moins une fois dans sa vie de l’urticaire, malgré cela, cette pathologie reste méconnue aujourd’hui.

 

Qu’est-ce que l’urticaire ?

L’urticaire se caractérise par l’apparition de plaques rouges qui démangent énormément, et qui disparaissent généralement sous 48 heures. Il peut aussi y avoir des gonflements des mains, pieds, lèvres et paupières.

Il y a deux formes d’urticaire : l’aiguë et la chronique. L’aiguë est une crise isolée qui se résout rapidement avec un déclencheur identifié (très souvent allergique), tandis que la forme chronique entraîne des crises régulières qui reviennent par poussées pendant plus de 6 semaines.

 

Causes de l’urticaire

L’urticaire est un symptôme aux causes très variables. Il peut être d’origine allergique (le plus souvent alimentaire, mais aussi médicamenteuse, ou par allergie aux venins d’insectes) mais il peut aussi survenir lors d’un grand moment de stress.

Isoler le facteur déclenchant lors d’une urticaire aiguë est généralement simple. La grande complexité est plutôt de trouver la cause pour une forme chronique : les deux tiers sont sans cause identifiable, et très rarement d’origine allergique.

 

Prise en charge de l’urticaire

Il faut en premier lieu trouver et identifier les facteurs déclenchants s’il y en a, et les écarter. Pour cela, pensez à effectuer des tests cutanés chez un allergologue, ils permettront de déterminer s’il existe ou non une allergie aux produits suspectés.

Si le stress est une cause majeure, des exercices de relaxation ou des anxiolytiques peuvent être utilisés. De plus, l’accompagnement est très important, que ce soit par un médecin, une association, ou un suivi psychologique. Cela permet de mieux connaître sa pathologie et d’adapter son rythme de vie.

 

Traitement

Le seul traitement totalement efficace contre l’apparition des crises d’urticaire est l’antihistaminique. Il bloque une molécule, l’histamine, qui est responsable des démangeaisons. C’est un traitement pour l’urticaire chronique à prendre tous les jours.

 

https://lasante.net/nos-medicaments/nez-et-oreilles/rhinite-allergique/actifed-allergie-cetirizine-10-mg-x-7.html

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https://lasante.net/nos-medicaments/nez-et-oreilles/rhinite-allergique/humex-allergie-cetirizine-10-mg-x-7.html

 

Vous pouvez cependant vous tourner vers l’homéopathie afin de réduire le temps des crises et leur intensité. Nous vous conseillons de prendre deux granules d’Urtica urens 5CH , d’Apis melifica 5CH et d’Histaminum 5CH toutes les 10 minutes dès le début de la crise, puis d’espacer les prises en fonction de l’amélioration. L’homéopathie a le gros avantage de pouvoir être utilisée chez l’enfant sans problème.

https://lasante.net/nos-medicaments/boiron-tube-granules-urtica-urens-5ch.html

https://lasante.net/nos-medicaments/boiron-tube-granules-apis-mellifica-5ch.html

https://lasante.net/nos-medicaments/boiron-tube-granules-histaminum-5ch.html

 

Gratter est la pire des choses à faire, malheureusement il est souvent difficile de s’en empêcher. Des crèmes anti-démangeaisons peuvent aider à limiter ce phénomène. Mais attention les crèmes ne sont pas traitantes, elles n’empêchent pas la survenue des crises.

 

https://lasante.net/nos-medicaments/medicaments-premiers-soins/piqures-d-insectes/eurax-10-creme-40-g.html

https://lasante.net/espace-para/parapharmacie-hygiene/parapharmacie-premiers-soins/dapis-gel.html

 

Notez qu’il est préférable d’éviter les crèmes contenant un corticoïde, efficaces mais pas pour tout le monde et avec un assez fort risque d’effets secondaires.

Journée Mondiale sans Tabac 2014

Au 20ème siècle, le tabac a fait plus de morts que les deux guerres mondiales réunies. 100 millions de vie parties en fumée en 100 ans ! Voilà pourquoi l’Organisation mondiale de la Santé se bat chaque jour pour sensibiliser les fumeurs mais également les professionnels contre ce fléau.

Infographie tabac

Arriverez-vous à vous retenir de fumer aujourd’hui ? Envoyez-nous vos témoignages et retrouvez nos substituts nicotiniques pour arrêter plus facilement !