Une adolescente décède de la rougeole

Alors que le débat sur l’obligation de 8 nouveaux vaccins fait rage en France, une adolescente est décédée fin juin après avoir contractée la rougeole.

Cette adolescente de 16 ans, appartenant à la communauté des gens du voyage, n’avait pas été vaccinée contre le virus.

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, rappelle que « le taux de couverture vaccinale concernant les vaccins non obligatoires est en train de se réduire. Il est inférieur au taux de couverture obligatoire demandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 95% ».

35 décès en Europe ces douze derniers mois

C’est ce que rapporte l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), notamment en Roumanie et en Italie.

La rougeole

La rougeole est une infection virale provoquant des éruptions cutanées aiguës touchant essentiellement les enfants à partir de l’âge de 5-6 mois. Elle est apparue dès le XIème siècle suite à l’évolution du virus de la peste bovine. Il s’agit d’un morbilivirus de la même famille que le virus des oreillons.

  • La transmission s’effectue par la voie aérienne (gouttelettes de salive en suspension dans l’air).
  • Les symptômes : La rougeole se caractérise par l’apparition de plaques rouges au niveau de la peau, ainsi que de la fièvre.
  • Les complications possibles : Notamment l’encéphalite, pouvant entraîner la mort de l’enfant infecté.

Le ROR

C’est le vaccin de référence contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Il est la meilleure protection pour vos enfants contre ces maladies.

Pour rappel, celui doit être fait à l’âge de 12 mois, puis entre 16 et 18 mois.

Dr. Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Un ancien vaccin contre la méningite pourrait aussi protéger contre la blennorragie

Embed from Getty Images

C’est une étude Néozélandaise qui a mis en évidence l’effet protecteur d’un ancien vaccin méningitique B contre la blennorragie.

Qu’est-ce que la blennorragie ?

La blennorragie, aussi appelée gonorrhée ou chaude-pisse, est une infection sexuellement transmissible (IST) induite par la bactérie Neisseria gonorrhoeae. La transmission est provoquée par le contact avec les fluides échangés durant l’acte sexuel non protégé (vaginal, oral ou encore anal).

Les principaux symptômes sont la présence d’écoulement épais jaunâtre du pénis ou du vagin, ainsi que des douleurs lors de la miction (action d’aller uriner). Cependant dans 10% des cas, l’infection est asymptomatique.

À long terme, cette pathologie peut entrainer la stérilité et des douleurs chroniques.

La principale prévention de la blennorragie est l’utilisation de préservatif.

Qu’est-ce que la méningite ?

Il s’agit d’une inflammation des méninges d’origine bactérienne ou virale. Les méninges sont les enveloppes du cerveau et de la moelle épinière contenant le liquide céphalo-rachidien.

La méningite virale est une affection relativement courante et en règle générale, bénigne. Elle représente la grande majorité des cas de méningite. Les enfants et les jeunes adultes sont les populations les plus touchées.

La méningite bactérienne, elle, au contraire est grave et nécessite une hospitalisation en urgence. Plusieurs types de bactéries peuvent être responsables de ce type de méningite.

Les symptômes de la méningite sont des maux de tête non soulagés par des antalgiques, des nausées et des vomissements, de la fièvre et des raideurs dans la nuque.

La contagion se fait par contact étroit et prolongé avec la personne contaminée.

Que dit cette étude ?

Les chercheurs ont découvert que les personnes ayant reçu ce vaccin étaient moins susceptibles d’être diagnostiqué positif à la blennorragie.

L’équipe de chercheur affirme qu’il s’agit du premier vaccin présentant un effet protecteur contre cette pathologie.

Une étude qui tombe à pic

En effet, cette étude a été publiée juste après l’alerte de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) concernant l’augmentation des souches résistante de Neisseria gonorrhoeae.

Le meilleur moyen de protection

La meilleure protection reste, pour la blennorragie et une grande majorité des IST, l’utilisation de préservatif pendant l’acte sexuel.

Dr. Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Référence

https://www.theguardian.com/science/2017/jul/10/meningitis-vaccine-may-also-cut-risk-of-untreatable-gonorrhoea-study-says

http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2817%2931449-6/fulltext?elsca1=tlpr

 

8 nouveaux vaccins obligatoires pour 2018

Aujourd’hui seuls 3 vaccins sont obligatoires chez l’enfant en France : La diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. 8 sont recommandés, notamment la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole ou encore les oreillons.
À partir de l’année prochaine, tous les vaccins recommandés aujourd’hui vont devenir obligatoires.  Diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, pneumocoque, méningocoque C, Haemophilus influenzae.
C’est l’annonce qu’a fait le premier ministre, Édouard Philippe lors de son discours de politique générale.
Pourquoi une telle mesure ? 
L’objectif affiché du gouvernement est de remédier à la faible couverture vaccinale dans notre pays, liée à la méfiance par rapport à certaines rumeurs d’effets secondaires non prouvés des vaccins.
Méfiance ayant provoquée la mort de 10 enfants depuis 2008, par la réapparition de maladies comme la rougeole.
Depuis quelques années, les français se détournent de la vaccination. En 2005, 90% des français en avaient une opinion favorable. En 2010, cette proportion est descendue à 61% selon l’Inpes (Institut national de la prévention et d’éducation pour la santé).
On pourra donc rappeler brièvement les succès incontestables de ces thérapeutiques : éradication de la variole, de la poliomyélite, réduction jusqu’à un niveau quasiment nul de pathologies autrefois mortelles telles que la diphtérie ou encore le tétanos.
Les vaccins restent le moyen le plus efficace pour la prévention des maladies infectieuses. La défiance des français via-à-vis des vaccins est sans doute liée à la disparition des maladies pour lesquelles ils ont été mis au point et à une mauvaise communication du gouvernement.
2 à 3 millions, c’est le nombre de décès évités chaque année selon l’OMS grâce aux vaccins.
Dr Clément Bacle

Ça bouge sur les vaccins !

Ces derniers temps, l’actualité santé sur les vaccins se bouscule. Et les deux informations qui suivent sur ce sujet sensible ne risquent pas de faire retomber l’agitation.

Il faut savoir qu’à l’heure actuelle, il existe 11 vaccins destinés aux enfants d’usage courant. Trois d’entre eux sont obligatoires : la Diphtérie, le Tétanos, et la Poliomyélite. Il s’agit du fameux DTP. Les huit autres dits « recommandés » sont : la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l’hépatite B, l’hémophilus influenza, le pneumocoque ainsi que le méningocoque C.

Aujourd’hui, les choses changent et la ministre de la santé actuelle songe à rendre obligatoire les huit vaccins recommandés. L’idée serait de rendre la vaccination obligatoire pour une période à définir de 5 voire 10 ans.

En effet,  les vaccins dits « recommandés » couvrent des maladies tout aussi graves que les vaccins obligatoires, et pourtant, ils sont moins pris au sérieux. Il serait donc logique que toutes ces maladies aient le même niveau de protection. Et non content de protéger la personne, le vaccin est le meilleur moyen d’éradiquer une maladie d’un territoire. Pour cela il faudrait une couverture vaccinale de près de 95%, un taux que seul le caractère obligatoire permet d’obtenir. Même le taux de couverture des vaccins recommandés atteignant les 75% de la population (soit les trois quarts), n’empêche pas la rougeole de continuer à tuer.

Concernant le côté pro-vaccination.

Les vaccins connaissent beaucoup de détracteurs, et on ne compte plus les affaires dans lesquelles certains vaccins auraient causé des séquelles aux personnes qui les ont reçus. Cela peut aller de maladies chroniques invalidantes ou dans le pire des cas à des décès. Il y a un nombre certain de personnes qui sont anti-vaccination, mais quand il s’agit de porter l’affaire au niveau des tribunaux, ils se heurtent à un écueil de taille.

En effet, ne peuvent être recevables comme preuves que le vaccin est à l’origine de l’atteinte, uniquement des preuves validées scientifiquement (expériences, études et essais cliniques). Malheureusement ces preuves scientifiquement approuvées sont pour ainsi dire, inexistantes. Beaucoup de procès se sont ainsi soldés par des échecs.

Jusqu’à maintenant.

La Cour de Justice de l’Union Européenne a rendu le mercredi 21 juin une décision qui pourrait bien changer la donne dans ce genre de confrontation.  En effet, désormais, en l’absence de preuves scientifiquement établies, les juges peuvent s’appuyer et recevoir comme preuves des faits rapportés par le plaignant si ces derniers constituent « des indices graves, précis et concordants » qui peuvent permettre de faire le lien entre la prise du vaccin et l’apparition des troubles.

Elle précise que « la proximité temporelle entre l’administration d’un vaccin et la survenance d’une maladie, l’absence d’antécédents médicaux personnels et familiaux de la personne vaccinée ainsi que l’existence d’un nombre significatif de cas répertoriés de survenance de cette maladie à la suite de telles administrations peuvent constituer des indices suffisants pour établir une telle preuve ». Voilà qui devrait rendre la tâche beaucoup plus simple pour les plaignants dans ce genre d’affaire.

 

Avec ces deux actualités toutes fraîches, la situation sur les vaccins est vouée à évoluer très prochainement, tout autant que les polémiques.

Pour une rentrée en pleine forme !

Ça y est, vos chères têtes blondes ont repris le chemin de l’école ! Mais avez-vous pensé à faire leur rentrée santé ? Pour faire en sorte que vous n’oubliez aucun contrôle, voici une liste des points à vérifier chaque année :

 

Bilan de santé
Il est important de faire une visite de contrôle chaque année chez le médecin afin de faire le point sur l’état de santé général de votre enfant. L’occasion, en plus, de vérifier que ses vaccins sont à jour. L’école reste un lieu propice où attraper une maladie, autant y aller bien protégé.

La rentrée, c’est aussi le moment pour votre enfant de choisir une activité extra-scolaire. Et pour l’y inscrire, vous aurez besoin d’un certificat médical délivré par votre médecin, pensez donc à le demander lors de votre visite.

 

Dentiste

Il est conseillé de rendre visite à votre dentiste une fois par an. Profitez de la rentrée pour prendre ce rendez-vous, et ne tardez pas trop, il devient de plus en plus difficile d’en programmer un. Pensez également à l’orthodontiste, les troubles de la mâchoire se corrigeant plus facilement chez l’enfant.

 

Ophtalmo

La vue est très importante dans les études… Et dès le CP les yeux sont mis à rude épreuve avec l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. Une mauvaise vision peut entraîner de l’inattention, de fortes fatigues et parfois même, des maux de tête. Prévoyez donc un bilan de la vue chaque année afin de corriger au plus tôt les petits défauts de vue que pourrait avoir votre enfant.

 

Orthopédiste/podologue

Une mauvaise position des pieds peut entrainer des conséquences sur le corps de l’enfant. Si vous vous rendez compte d’une mauvaise posture, il est important que vous consultiez, les défauts de posture se réparant mieux chez l’enfant.

 

Les poux

Qui dit rentrée, dit hélas très souvent poux ! Une bonne hygiène des cheveux n’étant pas suffisante, utilisez dès les premiers jours de classe un répulsif, en prévention d’une éventuelle infestation. Dès les premiers signes, ne trainez pas et courez acheter un peigne spécial ainsi qu’un traitement complet, vous éviterez ainsi de vous retrouver face à des rayonnages vides.

 

Rythme de vie

Au revoir grasses matinées et veillées tard dans la nuit, bonjour réveils difficiles !

Même si les cours ont déjà commencé ne soyez pas trop brusques, et veillez à ce que votre enfant se réveille bien. L’éveil est une part importante dans la qualité du sommeil et permet de commencer la journée du bon pied.

Afin de faciliter le début de l’année scolaire, pensez l’année prochaine à mettre progressivement en place le « rythme école » avant même la reprise.

 

Alimentation

Fini les écarts, c’est l’heure de retrouver une bonne alimentation ! Le développement de votre enfant passe aussi par son assiette, donc voici quelques conseils :

  • Afin que le corps retrouve un rythme, faites en sorte que les repas soient donnés à heure fixe.
  • Le petit-déjeuner est in-dis-pen-sable, dans l’idéal il doit comporter un produit céréalier (carburant), un produit laitier (croissance), un fruit (bonne santé)et de l’eau (hydratation)
  • Le déjeuner ainsi que le dîner, quant à eux doivent se compenser, c’est-à-dire que si le déjeuner a été important le dîner sera léger, et inversement (privilégier tout de même les déjeuners riches). Ils doivent comporter une portion de légumes, de viande (ou poisson), de féculent ainsi qu’un produit laitier.
  • Le goûter, quant à lui, doit être un petit-déjeuner miniature, donc produit céréalier, produit laitier et fruit mais en quantité moindre. Si votre enfant n’a pas faim, ne le forcez surtout pas.

 

Petits plus

Coup de moins bien ? Un petit pépin de santé, ou encore une fatigue qui ne passe pas ? Sachez qu’il existe des compléments vitaminés, spécialement formulés pour les enfants, qui peuvent aider à récupérer. Et pensez aussi à préparer l’arrivée des maladies hivernales avec, notamment, la gelée royale !

 

J’espère que ces différents conseils sauront aider toute la famille à bien démarrer cette année.

Bexsero, le vaccin contre la méningite B

Il existait des vaccins contre les méningites bactériennes à méningocoques de types A, C, W135 et Y mais aucun contre la méningite B. Depuis le mois de décembre 2013, un nouveau vaccin est disponible en pharmacie : le Bexsero. Il permet de prévenir 85 % des formes de méningites de type B, soit la forme la plus répandue et la plus meurtrière chez les nourrissons.

Cependant, le Haut Conseil de la Santé Publique ne recommande pas l’utilisation du Bexsero pour tous et ce dernier n’entre donc pas dans le cadre des stratégies de vaccinations classiques. Il n’est pour le moment pas remboursé par la Sécurité Sociale et son prix est de l’ordre de 93 €.

Seules les populations à risque sont pour l’heure concernées par la vaccination contre la méningite B. Elle vise donc plus particulièrement les personnes fragiles immunodéprimées ainsi que les régions fortement touchées par les cas de méningite B (Picardie, Normandie, Seine et Marne…).

N’oubliez pas que la méningite est une maladie rare mais très dangereuse. Si vous présentez les symptômes suivants :

  • maux de tête
  • fièvre, vomissements
  • raideur de la nuque
  • douleurs articulaires
  • envie de fuir la lumière (photophobie)
  • éruption cutanée (apparition de taches rouges ou violacées) dans les cas de méningites à purpura

Consultez un médecin en urgence ou composez le 15.