Ça bouge sur les vaccins !

Ces derniers temps, l’actualité santé sur les vaccins se bouscule. Et les deux informations qui suivent sur ce sujet sensible ne risquent pas de faire retomber l’agitation.

Il faut savoir qu’à l’heure actuelle, il existe 11 vaccins destinés aux enfants d’usage courant. Trois d’entre eux sont obligatoires : la Diphtérie, le Tétanos, et la Poliomyélite. Il s’agit du fameux DTP. Les huit autres dits « recommandés » sont : la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l’hépatite B, l’hémophilus influenza, le pneumocoque ainsi que le méningocoque C.

Aujourd’hui, les choses changent et la ministre de la santé actuelle songe à rendre obligatoire les huit vaccins recommandés. L’idée serait de rendre la vaccination obligatoire pour une période à définir de 5 voire 10 ans.

En effet,  les vaccins dits « recommandés » couvrent des maladies tout aussi graves que les vaccins obligatoires, et pourtant, ils sont moins pris au sérieux. Il serait donc logique que toutes ces maladies aient le même niveau de protection. Et non content de protéger la personne, le vaccin est le meilleur moyen d’éradiquer une maladie d’un territoire. Pour cela il faudrait une couverture vaccinale de près de 95%, un taux que seul le caractère obligatoire permet d’obtenir. Même le taux de couverture des vaccins recommandés atteignant les 75% de la population (soit les trois quarts), n’empêche pas la rougeole de continuer à tuer.

Concernant le côté pro-vaccination.

Les vaccins connaissent beaucoup de détracteurs, et on ne compte plus les affaires dans lesquelles certains vaccins auraient causé des séquelles aux personnes qui les ont reçus. Cela peut aller de maladies chroniques invalidantes ou dans le pire des cas à des décès. Il y a un nombre certain de personnes qui sont anti-vaccination, mais quand il s’agit de porter l’affaire au niveau des tribunaux, ils se heurtent à un écueil de taille.

En effet, ne peuvent être recevables comme preuves que le vaccin est à l’origine de l’atteinte, uniquement des preuves validées scientifiquement (expériences, études et essais cliniques). Malheureusement ces preuves scientifiquement approuvées sont pour ainsi dire, inexistantes. Beaucoup de procès se sont ainsi soldés par des échecs.

Jusqu’à maintenant.

La Cour de Justice de l’Union Européenne a rendu le mercredi 21 juin une décision qui pourrait bien changer la donne dans ce genre de confrontation.  En effet, désormais, en l’absence de preuves scientifiquement établies, les juges peuvent s’appuyer et recevoir comme preuves des faits rapportés par le plaignant si ces derniers constituent « des indices graves, précis et concordants » qui peuvent permettre de faire le lien entre la prise du vaccin et l’apparition des troubles.

Elle précise que « la proximité temporelle entre l’administration d’un vaccin et la survenance d’une maladie, l’absence d’antécédents médicaux personnels et familiaux de la personne vaccinée ainsi que l’existence d’un nombre significatif de cas répertoriés de survenance de cette maladie à la suite de telles administrations peuvent constituer des indices suffisants pour établir une telle preuve ». Voilà qui devrait rendre la tâche beaucoup plus simple pour les plaignants dans ce genre d’affaire.

 

Avec ces deux actualités toutes fraîches, la situation sur les vaccins est vouée à évoluer très prochainement, tout autant que les polémiques.

La codéine, toujours au cœur du scandale

Cela fait bientôt deux semaines que l’affaire de l’abus de codéine a été rendue publique. La pétition mise en place par la personne qui est à l’origine de cette médiatisation est sur le point d’atteindre les cinquante mille signatures.

Si l’agence du médicament, l’ANSM, n’a toujours pas clairement statué, le cas de la codéine est lui de plus en plus connu au sein de la population générale.

En effet, lors d’un sondage effectué le 14 et 15 juin, les résultats ont été assez nets. Près de 63% des sondés disent avoir entendu parler du phénomène de mésusage de la codéine et des deux morts associées de ce début d’année. Le taux de connaissance serait plus proche des 68% pour les 18-24 ans, principaux utilisateurs de médicaments détournés, qui auraient appris la nouvelle principalement via les réseaux sociaux.

Quant à savoir si les sondés sont pour ou contre le fait de placer sur ordonnance les médicaments qui peuvent être détournés, la réponse est oui à 65%. Ce taux monte à près de 77% pour la catégorie des 65 ans et plus. Et de manière « peu étonnante » pourrait-on dire, ce taux est le plus faible chez les 18-24 ans avec une opposition des près de 48% à la mise sous ordonnance. Mais le principal argument avancé est très sensé. En effet, mettre tous les produits abusés sur ordonnance (donc pas que la codéine) rendrait pour beaucoup de gens le traitement bien plus complexe puisqu’il faudrait alors passer obligatoirement chez son médecin pour s’en voir délivrer.

C’est justement ce que l’ANSM essaie de résoudre comme équation, à savoir, éviter de verrouiller l’accès à ces médicaments, mais faire en sorte que ces derniers ne soient plus aussi faciles d’accès. Et apparemment, ça n’est pas une réponse simple à trouver.

Donc pour l’instant nous pharmaciens, premiers concernés par cette situation, sommes en train d’attendre la décision de l’ANSM. Et plus le débat avance, plus une évolution du règlement semble probable.

Si vous souhaitez connaitre notre positionnement et notre fonctionnement sur LaSante.net vis-à-vis de la délivrance de la codéine, je vous invite à aller lire notre communiqué sur ce sujet.

Quelle est la drogue la plus dangereuse ?

C’est un fait, le marché de la drogue est encore aujourd’hui en expansion. Cette triste nouvelle, c’est l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) qui nous l’apporte en publiant son rapport annuel.

Le marché des drogues illicites se porte hélas incroyablement bien. D’un côté on a une apparition constante de nouvelles drogues de synthèses (les NSP ou « Nouvelles Substances Psychoactives ») ce qui inquiète beaucoup, du fait qu’elles sont souvent plus fortes, mal maîtrisées et donc plus dangereuses. Heureusement, ce marché reste relativement petit si on le compare au marché des drogues plus « traditionnelles ».

En effet, toute la famille des drogues dites « opiacées » se porte très bien. L’augmentation des récoltes de pavots à opium entre 2015 et 2016 a permis une plus grande création de tout ce qui en dérive, comme par exemple l’opium ou l’héroïne. Et la culture de coca n’est pas non plus en reste, ce qui a eu comme effet d’augmenter la production mais aussi la consommation de cocaïne.

Et donc, si on compare toutes les drogues existantes, quelle est la plus dangereuse ?

Si on considère que la mort par overdose est la définition la plus forte de la dangerosité pour quelqu’un, alors la réponse est simple. Il y a eu en 2015 dans l’Union Européenne 7585 personnes qui sont mortes d’une overdose. Et dans 80% des cas la coupable est la même : l’héroïne.

En revanche, si on veut être tout à fait exact, la réponse apportée est bien moins tranchée. Et oui, lorsqu’on évalue une drogue il faut prendre en compte la dangerosité pour le consommateur, mais aussi pour son environnement. L’héroïne peut induire des comportements à risques, voire violents, et donc des coûts pour la société (réparations et dédommagements, prévention et répression). Il faut prendre en compte également les coûts indirects : les personnes qui se droguent régulièrement sont généralement moins efficaces, moins productives, comme leurs facultés mentales ou physiques peuvent être endommagées. Il y a une dernière chose à ne pas sous-estimer : les souffrances psychologiques et le mal-être, généralement déclenchés dans la famille et l’entourage proche de la personne qui se drogue.

Pour autant, si on tient compte du tableau dans son ensemble, la drogue la plus dangereuse n’est pas l’héroïne. C’est un autre produit extrêmement répandu, et tout à fait légal qui plus est. C’est l’alcool.

La tique qui rend végétarien

Sous ce titre un peu amusant se cache un véritable problème qui touche des milliers de personnes aux Etats Unis (côte Est principalement). En effet, il a été découvert que la morsure d’une certaine tique était capable de rendre les gens… allergiques à la viande !

C’est face à une recrudescence des allergies et intolérances à la viande que des chercheurs américains ont commencé à se pencher sur les origines de ce problème. Les études ont donc porté sur des milliers de patients ayant subitement déclaré ce genre d’allergie. Et le résultat fut sans appel : près de 80% des personnes interrogées ont rapporté qu’elles avaient été piquées peu de temps avant par une tique. La coupable serait la tique étoilée, ou Lone Star, endémique de l’Amérique du nord.

La piqûre de cet arachnide entraîne chez la personne une production d’un anticorps dirigé contre un sucre que l’on trouve spécifiquement dans la viande rouge, l’alpha-gal. La viande devient de fait un corps étranger pour votre organisme, et déclenche de violentes réactions allergiques. Cela peut aller d’une violente urticaire à l’œdème de Quincke ou au choc anaphylactique, beaucoup plus graves. Autant dire que vous n’êtes plus prêts de manger du steak.

Cette allergie serait en fait assez spécifique. Elle ne rendrait sensible qu’aux viandes de mammifères non primates, c’est-à-dire les « viandes rouges ». Donc les volailles et poissons devraient rester consommables.

Cela fait beaucoup s’interroger les chercheurs. Pourquoi cette explosion de cas lors de ces dernières années alors que cette tique pique l’homme depuis des siècles ? Combien de fois doit-on être piqué pour développer cette sensibilité ? Est-ce que d’autres tiques sont capables de provoquer cette altération ?

Même si l’on ne sait pas encore tout sur cet étrange syndrome, il est à rajouter aux différentes maladies que la tique est capable de transmettre. Parmi elle la tristement célèbre maladie de Lyme. Il convient donc de faire attention quand vous allez vous promener dans une zone où la présence de tiques est avérée. Evitez donc, si possible, les sous-bois aux branches très basses et les hautes herbes, lieux d’embuscade préférés de l’animal. Couvrez-vous bien la peau, en enveloppant si besoin votre pantalon dans vos chaussettes pour bien le fermer. Enfin, inspectez-vous bien la peau une fois de retour chez vous, surtout les zones de plis et le cuir chevelu. Si vous trouvez une tique, enlevez-la avec un tire-tique (ne surtout pas l’arracher à la pince à épiler!), et bien désinfecter la zone après.

Un œuf par jour pour bien grandir

Quatre universités américaines ont collaboré pour publier dans le journal de pédiatrie peer-reviewed une étude sur l’influence qu’a la consommation d’un œuf par jour sur la croissance des enfants équatoriens.

Résultats

L’étude suggère qu’un œuf par jour, source importante de protéine, aiderait l’enfant à grandir correctement mais surtout réduirait les cas de retard de croissance. Un enfant souffre de retard de croissance lorsqu’il ne parvient pas à atteindre une taille et un poids minimum en fonction de son âge.

Les conséquences du retard de croissance, rare dans les pays industrialisés, sont observables sur le long terme. Difficultés affectant le développement physique et mental.  La malnutrition, fréquente dans certains pays sous-développés ou en voie de développement, est la cause principale du retard de croissance.

La consommation d’œuf est une alternative bon marché et saine pour les pays présentant de nombreux cas de retard de croissance infantile.

Comment s’est déroulé l’étude ?

L’étude a été menée sur 163 enfants en bonne santé entre 6 et 9 mois. Ces enfants ont ensuite été séparés au hasard en deux groupes, un recevant un œuf tous les jours, l’autre non.

Mesurés durant 6 mois toutes les semaines, les bébés qui ont reçu un œuf par jour étaient en moyenne plus grand et de poids supérieure aux enfants n’ayant pas reçu d’œuf.

En conclusion

Cette étude est une bonne nouvelle pour les pays ayant un taux important de malnutrition. Les œufs semblent être une bonne aide abordable pour améliorer la croissance chez les enfants.

Il semble difficile de dire si cette étude menée sur des enfants équatoriens peut être transposable à une population très différente, telle que la France.

Dr Clément Bacle

Références

http://www.nhs.uk/news/Pages/Newsglossary.aspx#Peerreview

http://www.nhs.uk/news/2017/06June/Pages/An-egg-a-day-may-prevent-stunted-growth-in-infants.aspx

 

L’obésité, une épidémie mondiale

Plus de 2 milliards de personnes (adultes et enfants confondus) souffrent de surpoids ou d’obésité à travers le monde. C’est donc une personne sur trois qui est concernée selon une nouvelle étude publiée en juin 2017.

Parmi cette population, 710 millions sont obèses (indice de masse corporelle supérieure à 30), le reste  étant en surpoids (indice de masse corporelle entre 25 et 30). L’indice de masse corporelle étant le rapport du poids sur la taille au carré.

Une étude de masse

Cette étude menée sur 195 pays a analysé les données de 70 millions de personnes entre 1980 et 2015

Des résultats inquiétants

  • Les conséquences directes de cette situation sont des problèmes de santé tels que des maladies cardio-vasculaires, du diabète, des cancers et d’autres affections. Fait notable dans cette étude, quasiment la moitié des personnes décédées n’étaient pas encore en situation d’obésité (IMC>30). Soulignant que le risque de décès est presque aussi important en cas de surpoids que d’obésité.
  • Le nombre de personnes obèses a été multiplié par deux dans 73 des 195 pays observés et continue d’augmenter pour la plupart des pays.
  • Les femmes sont davantage touchées que les hommes
  • Les Etats-Unis arrivent en tête avec 35% de sa population souffrant d’obésité soit près de 80 millions. Le Bangladesh et le Vietnam, quant à eux, ont moins de 1% de leur population obèse.
  • Les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de décès des personnes obèses avec 2,7 millions en 2015, suivi par le diabète.

Causes

Notre mode de vie et de consommation. L’augmentation de la disponibilité et l’accessibilité des produits à fortes valeurs énergétiques ont radicalement changé notre mode de consommation. Le niveau d’obésité a augmenté dans des pays avec des niveaux socio-économiques très différents, ce qui prouve qu’il ne s’agit pas uniquement d’un problème de richesse. La mise en avant toujours plus dominante de produits transformés et préparés favorise cet état de fait.

S’ajoute à cela une diminution globale de l’activité physique par l’assistance mécanique et électronique dans nos tâches et activités quotidiennes.

Nos recommandations

  • Éviter l’embonpoint qui peut s’avérer aussi mortelle que l’obésité.
  • Faire au moins 30 minutes d’exercice par jour.
  • Manger des légumes et des fruits tous les jours.
  • Éviter le plus possible les plats préparés.
  • Pour en savoir plus, aller voir notre article minceur.

En conclusion il est indispensable de prévenir, dès le plus jeune âge et dès les premiers kilos en trop, le risque d’obésité.

Dr. Clément Bacle
Références

http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1614362
http://edition.cnn.com/2017/06/12/health/global-obesity-study/index.html

Réflexion sur le don d’organe

Le 22 juin a eu lieu la journée de réflexion sur le don d’organe. Et cette année, cette journée a été un peu particulière.

En effet, il faut savoir qu’au premier janvier 2017 est paru un texte de loi précisant une nouvelle législation autour du don d’organe. Voici un petit rappel de ce qu’il en est :

Toute personne est aujourd’hui présumée donneuse. Donc si l’état de vos organes le permet, ces derniers pourront être prélevés et servir dans une greffe.

Il est quand même possible de s’opposer à cela. Il suffit de le signifier dans un registre légal, appelé le Registre National du Refus .

Pour qui ne l’aurait pas fait, il est toujours possible de s’y opposer. Pour cela, il faut qu’une preuve du refus d’être donneur puisse être avancée, que ce soit un écrit signé et daté, ou alors que vous l’ayez déclaré à une ou plusieurs personnes qui doivent être en mesure de le prouver.

Même si la famille est toujours consultée, le doute sur les volontés du donneur, ou sur les souhaits de la famille (parfois contraires aux volontés du donneur) ne sont plus retenus. D’où l’importance de rendre les choses claires.

Vous êtes donc bel et bien donneur d’organes, jusqu’à preuve du contraire.

Il est à noter que l’on peut décider un refus uniquement partiel. En effet, on peut décider de ne pas donner tel ou tel organe. Le registre permet en effet de préciser le cas échéant.

Il faut savoir que la pénurie d’organes est un véritable problème. Il y a trop peu d’organes pour le nombre de personnes en attente d’une greffe. D’autant plus que la conservation d’un organe est pour ainsi dire nulle. Contrairement au sang, un organe ne peut vivre plus de quelques heures entre le prélèvement et la greffe. C’est donc presque toujours une urgence.

Pour vous donner un ordre d’idée, il y a environ 57 000 personnes qui vivent en France avec un organe qui n’est pas le leur et 22 000 personnes qui sont en attente. A l’heure actuelle, seulement 3 700 personnes sont greffées par an, et 300 décèderaient faute d’un don. L’organe le plus attendu étant le rein… 13 000 personnes sur la liste d’attente.

Quelques derniers détails.

On peut maintenant donner énormément d’organes différents. On pense souvent aux reins ou au cœur, mais il y en a bien d’autres. Pour n’en citer que quelques-uns : la peau, les poumons, l’intestin, la cornée, ou encore des tendons. Chaque organe est étudié au cas par cas pour voir s’il est donnable. Il n’y a de fait pas de limite en termes d’âge ou de situation médicale.

Le don est altruiste et solidaire, il est interdit de choisir à quelle personne ou à quel type de personne iront vos organes. De la même manière, il n’y a pas de rétribution financière dans le cadre d’un don.

 

Bonne réflexion à vous.

La climatisation, ou comment attraper un rhume en été

Lorsque comme cette semaine la température extérieure dépasse les 30 degrés, on n’a qu’une envie, c’est de se rafraîchir. La climatisation en est le meilleur moyen. Mais si cette dernière reste efficace pour rafraîchir, l’excès de climatisation peut malheureusement causer pas mal de soucis de santé.

 

Le choc thermique

Et oui, le choc thermique existe bel et bien. Il arrive lorsqu’on passe violemment d’un milieu froid à un milieu chaud et ce trop gros changement de température ne tarde pas à se faire ressentir par le corps.

Quand il fait chaud, notre corps dilate les vaisseaux sanguins, cela permet d’augmenter leur surface et donc d’éliminer plus de chaleur et le phénomène inverse se produit quand il fait froid. C’est particulièrement vrai dans le nez et la gorge, des lieux d’échange et de passage de l’air. Mais à changer de température trop souvent, le choc thermique arrive ! Ainsi, les muqueuses s’irritent et deviennent sensibles à tout ce qui passe, dont des virus. Résultat, les maladies ORL comme les sinusites, les angines ou les rhumes deviennent assez courantes en été. Et ce d’autant plus que les virus adorent quand il fait chaud, et se développent plus rapidement.

 

Autres soucis

Une climatisation peut causer d’autres soucis, particulièrement si elle est mal entretenue. En effet des filtres à air encombrés peuvent être responsables de l’entrée de micro-organismes (moisissures, bactéries) dans l’appareil. L’humidité qui s’y trouve favorise leur développement, et ils sont ensuite relâchés dans l’habitation.

Les climatisations sont généralement assez polluantes puisqu’elles consomment énormément d’énergie. Chaque degré gagné grâce à elle représente une augmentation de consommation de quelques pourcents (3-4% selon une étude américaine). De plus, elles utilisent des fluides réfrigérants, et parmi eux, des composés qui donnent de l’hydrofluorocarbure, un des premier gaz à effet de serre.

Tout ceci concerne surtout les climatisations « classiques », c’est-à-dire celles qui pompent l’air extérieur et le refroidissent via des fluides ou gaz. Mais il n’est pas nécessaire de jeter vos machines, raisonnez simplement vos utilisations !

Idéalement, la différence entre dedans et dehors ne devrait pas dépasser les 8 degrés. Inutile de transformer l’habitation en frigo ! La climatisation n’a ni besoin de tourner à pleine puissance, ni toute la journée. Par exemple en voiture, lorsque c’est possible, privilégiez l’ouverture des fenêtres plutôt que la climatisation.

Concernant votre habitation, la première chose à faire est de fermer fenêtres et volets en journée et de n’aérer qu’au soir une fois l’arrivée de l’air plus frais. Si cela ne suffit pour garder votre maison au frais, ou que vous n’avez pas de volets, étendez du linge mouillé à vos fenêtres. Cela peut déjà permettre la perte de plusieurs degrés. Pensez aussi à utiliser des ventilateurs.

Si et seulement si malgré toutes ces précautions prises il fait encore trop chaud, faites marcher votre climatisation. Votre santé, votre portefeuille, et votre planète vous en remerciera.

Et si vous songez à en installer une, renseignez-vous bien. De plus en plus de machines plus économiques et plus écologiques commencent à voir le jour.

L’autoconservation des ovocytes.

L’autoconservation des ovocytes, il s’agit là d’un sujet sur lequel s’est prononcé l’Académie Française de Médecine, organe chargé de conseiller le gouvernement.

Concrètement, il s’agit là de la procédure qui permettrait à une femme de conserver ses propres ovocytes (les cellules qui donnent les ovules), pour pouvoir les réutiliser elle-même plus tard.

En effet, pour plusieurs raisons, de plus en plus de femmes ont des enfants, ou choisissent d’avoir des enfants tard. Or plus l’âge avance, plus le risque d’infertilité augmente, ainsi que le risques d’avoir des complications pour la mère comme pour l’enfant (avortements spontanés ou fausses couches). La fertilité normale commencerait à décroître après 35 ans, et les chances d’avoir une grossesse normale après 40 ans diminuent fortement.

Si l’autoconservation des ovocytes était autorisée en France, elle permettrait à une femme de procéder à la conservation de ses propres ovocytes tant qu’elle est âgée de moins de 35 ans. Elle pourrait ensuite les utiliser en cas de désir de grossesse plus tard dans sa vie. Cela a pour avantage de conserver les bonnes capacités des ovocytes, et en cas de PMA, d’utiliser ses propres cellules, ce qui rend les choses beaucoup plus simples.

Pour autant, la conservation des ovocytes n’est toujours pas autorisée en France. Seules certaines situations extrêmement encadrées donnent le droit à une femme de conserver ses ovocytes : lorsqu’elle en fait don pour autrui. Cela peut paraître contradictoire, et pourtant…

Dans le cadre d’un don, la donneuse peut se voir restituer une partie de ses ovocytes à partir du moment où la receveuse en a reçu suffisamment. Cependant, cette dernière étant toujours prioritaire, la donneuse ne s’en voit remettre maximum que deux ou trois en général, or, quand on sait qu’il faut au moins une dizaine d’ovocytes pour mener à bien une PMA, ça n’est pas la solution.

Aujourd’hui, pour pouvoir disposer de leurs ovocytes, certaines femmes n’hésitent plus à aller dans d’autres pays européens où cette pratique est légale et médicalement encadrée. L’Espagne et la Belgique sont des exemples, mais cela reste coûteux, fastidieux et assez épuisant.

D’autres instances doivent encore se prononcer sur ce sujet, qui ne manquera pas de faire débat. Droit des femmes à disposer d’elles-mêmes ? Grave dérive éthique ? Le débat est loin d’être tranché.

Alerte canicule

Depuis mardi 20 juin, la canicule s’est franchement installée et plus des deux tiers des départements sont placés maintenant en niveau orange pour la canicule, selon le site de vigilance de Météo France.

Un plan canicule a donc été mis en place.

Une des actions de ce plan est l’ouverture d’une plateforme téléphonique spéciale que vous pouvez joindre au 0 800 066 666.

Ouverte de 9h à 19h, cette plateforme permet de répondre aux interrogations que vous pourriez avoir, et de conseiller sur les démarches à suivre pour vous protéger de la chaleur et protéger les personnes autour de vous. Plusieurs catégories de personnes sont susceptibles de mal supporter les épisodes de forte chaleur. Il s’agit principalement des personnes âgées, des personnes à mobilité réduite ou hospitalisées à domicile, des personnes dépendantes, des femmes enceintes, et des enfants. Il convient de veiller sur ces personnes et les aider si besoin durant les fortes chaleurs.

N’oubliez pas les conseils de base du Ministère de la Solidarité et de la Santé pour vivre au mieux la canicule.