NASH : Il était un foie…

NASH : Non Alcoolic Steato Hepatitis ou Stéatose hépatique non alcoolique se profile pour devenir le fléau du XXIème siècle. Nous sommes bien loin d’une menace infectieuse mais il s’agit bel et bien d’une maladie de la malbouffe, du foie gras ou maladie du soda. Comme son nom le confirme, il ne s’agit en aucun cas d’une maladie liée à l’alcoolisme.

Des projections estiment que 12% des français et 50% de la population mondiale seront concernés en 2030.

La NASH est une inflammation du foie qui se caractérise par une modification du bilan sanguin hépatique, confirmée par une biopsie. Au niveau des dosages dans le sang, on retrouve une augmentation des marqueurs du foie : transaminases et gamma-GT. La biopsie hépatique confirme par la suite le diagnostic en mettant en évidence les modifications des cellules qui apparaissent gonflées avec des lésions inflammatoires et la présence des corps de Mallory.

Les différents facteurs de risque pour le développement de la stéatose hépatique non-alcoolique sont :

– Un surpoids (IMC>25) avec un tour de taille élevé (périmètre abdominale > 88cm chez les femmes et >102cm chez les hommes)
– Hyperglycémie à jeun
– Hypertriglycéridémie
– Taux de HDL-cholestérol bas (le « bon » cholestérol)

La NASH est une maladie invisible et qui reflète une imprégnation de l’organisme en insuline. Rappelez-vous, l’insuline est l’hormone sécrétée par le pancréas pour faire diminuer le taux de sucre circulant (la glycémie). Mais à force d’être sollicité en permanence, par des taux perpétuellement élevés, le pancréas s’épuise et fait de la résistance. Les taux d’insuline diminuent et la glycémie ne revient plus à la normale. L’organisme devient alors insulino-résistant, c’est le diabète de type II. Mais la situation peut durer plusieurs années et le foie, à son tour, pâtis des conséquences. Le métabolisme des acides gras, qui a lieu à ce niveau, est alors perturbé et la stéatose apparait. L’excédent énergétique est ainsi stocké dans les cellules du foie et l’inflammation, la fibrose et la nécrose des tissus apparaissent.

La stéatose est le stade qui précède la NASH. L’évolution vers ces états est réversible et on estime qu’une perte de poids de 5 à 10% permet déjà de faire régresser la NASH et permet ainsi de réduire la fibrose hépatique. Malheureusement, 30% des patients atteints d’une NASH évoluent vers une cirrhose du foie, stade cette fois irréversible qui peut se solder par une greffe et qui favorise le développement d’un cancer du foie.

Au-delà des conséquences graves qui peuvent survenir dans le cadre de cette maladie, c’est sa caractéristique insidieuse et silencieuse qui fait redouter le pire. La NASH est asymptomatique, elle ne se sent pas et ne se voit pas. Ainsi, la fibrose hépatique est guettée chez les patients dit « à risque » avec un bilan hépatique exécuté tous les 6 mois.

Des traitements seront bientôt disponibles mais la prise en charge de la NASH repose avant tout sur la correction des facteurs de risque comme la perte de poids, un régime alimentaire équilibrée, la correction du diabète, la pratique d’une activité physique régulière et l’abaissement des taux de cholestérol et de triglycérides.

Journée nationale du sommeil : le ronflement

10 millions. C’est environ le nombre de français sujets au ronflement. Les ronfleurs dorment généralement bien mais leur conjoint bien plus difficilement. Imaginez, un ronflement peut parfois atteindre parfois les 100 décibels !

Le ronflement est dû au passage de l’air au travers des tissus mous ou trop lâches de la gorge. Il est parfois positionnel et survient quand le ronfleur dort sur le dos.

Dans certains cas, le ronflement est une conséquence de l’apnée du sommeil. Il convient alors de faire un point avec un ORL devant des ronflements intempestifs, une fatigue notable au réveil et la sensation d’un sommeil qui n’est pas réparateur. On observe une apnée du sommeil chez 1 ronfleur sur 10.

D’autres causes peuvent être à l’origine des ronflements : la langue qui obstrue le passage de l’air, un voile au niveau du palais, des amygdales trop volumineuses ou encore une luette allongée. Cette dernière est retrouvée chez 80% des ronfleurs.

De nombreux produits existent en pharmacie pour aider à soulager ces nuisances nocturnes. Avant d’en arriver au divorce car l’entourage n’en peut plus, différentes pistes peuvent s’ouvrir à eux. Pratiquer une activité sportive et perdre du poids font partie des priorités pour les ronfleurs en surpoids. Limiter les diners trop copieux et la consommation d’alcool qui participe au relâchement des muscles.

Si les ronflements sont positionnels, il existe des solutions pour empêcher la position sur le dos : des ceintures spéciales sont disponibles ou plus simplement (voire système D) la balle de tennis accrochée dans le dos ou un sac à dos…

Certaines orthèses, notamment mandibulaires, permettent une propulsion de la mâchoire inférieure. Elles méritent quelques temps d’adaptation mais sont réputées redoutables pour les ronfleurs dont le problème provient de la langue. Elles sont faites sur mesure par un ORL.

Vous l’aurez compris, les ronflements ne sont pas une fatalité et de nombreuses solutions existent pour les enrayer, bien meilleures pour le sommeil que de dormir sur le canapé !

La rougeole progresse : êtes-vous protégé?

La rougeole est une maladie virale extrêmement contagieuse. Une personne infectée peut contaminer jusqu’à 20 personnes non immunisées avec lesquelles elle sera en contact. La rougeole est une maladie grave pouvant entrainer des handicaps définitifs voire le décès. Elle peut en effet se compliquer par une otite, des diarrhées ou une pneumonie mais aussi par une encéphalite ou panencéphalite sclérosante subaiguë (PESS) particulièrement redoutée car mortelle.

Une épidémie de rougeole sévit actuellement en Europe. Depuis le mois de novembre 2017, le virus circule également en France dans un nombre croissant de départements. Depuis ce moment, 201 cas graves ont nécessité une hospitalisation dans 59 départements. L’évolution rapide de l’épidémie fait craindre une épidémie importante comme celle connue en France entre 2008 et 2012. En 2011, presque 15 000 cas avaient été répertoriés.

L’OMS tente d’éliminer totalement la rougeole et les instances de santé de l’ensemble du monde et des pays d’Europe tendent à atteindre cet objectif. Il faut rappeler que seule la vaccination permet d’immuniser l’organisme contre la rougeole et de le prémunir d’une infection grave causée par ce virus. C’est donc par la couverture vaccinale que le virus pourra cesser de se propager. Cette dernière doit atteindre le taux de 95% de taux de vaccination chez les personnes à risque pour interrompre sa transmission. Nous sommes encore bien loin de ce seuil…

La prévalence vaccinale atteint le taux des 95% dans aucun département. Chez les enfants de moins de 2 ans, 90,5% des enfants ont reçu 1 dose et ils sont 95% à 6 ans. Les deux doses nécessaires à protéger l’organisme du virus sont injectées chez 79% des enfants à 2 ans et 93% à 11 ans. Une large étude a permis de mettre en évidence que 9,2% de la population âgée entre 18 et 32 ont un statut séronégatif, ne sont donc pas protégés et ainsi susceptibles de contracter la rougeole.

La vaccination contre la rougeole est programmée chez les nourrissons de 12 mois avec une seconde injection 6 mois plus tard, à 18 mois. Les personnes les plus vulnérables comme les femmes enceintes, les nourrissons de moins d’un an et les immunodéprimés ne peuvent pas recevoir le vaccin (contre-indication du vaccin vivant atténué).

L’épidémie progresse vite et les régions Nouvelle Aquitaine, PACA, Bretagne et Pays de la Loire sont à ce jour les plus touchées. Il est donc particulièrement important de consulter votre carnet de santé pour vérifier votre statut vaccinal surtout si vous avez dans votre entourage des personnes sensibles ou atteintes par la rougeole.

La vaccination vous protège vous mais aussi votre entourage en empêchant la transmission du virus.

Presbyacousie ou quand la feuille devient dure

La presbyacousie est une déficience auditive qui apparait généralement chez les hommes et les femmes à partir de 55 ans. Le système auditif se détériore de manière physiologique avec l’âge. Les Hommes naissent en effet avec un pool de cellules ciliaires (environ 30 000) qui ont la particularité de ne pas se régénérer. Ainsi avec le temps et au gré des lésions éventuelles, elles meurent et les signaux auditifs se transmettent moins bien.

On estime aujourd’hui à 4 à 5 millions le nombre de personnes qui en souffrent. Ce chiffre ira en s’accroissant dans les 10 prochaines années et la presbyacousie est déjà la première cause de surdité.

Entendons-nous bien, la surdité n’a aucune conséquences physiques mais engendre une lente détérioration des liens sociaux et mène à un isolement. La personne atteinte ne comprenant plus les conversations, et n’osant pas faire répéter son interlocuteur à tout bout de champs, va lentement ne plus faire d’effort de compréhension et ne plus risquer une mauvaise interprétation. Les ambiances sonores trop fortes et environnements bruyants provoquent même une douleur et une intolérance franche aux sons. L’exemple typique est un grand-parent en bout de table qui ne s’exprime plus autant qu’avant et regarde dans le vide ou tente de lire sur les lèvres lors de repas de famille.

Une bonne audition permet un lien social, la communication avec autrui, maintient les stimulations externes et sa perte occasionne une baisse de moral et un retranchement sur soi.

Le temps qui passe n’est malheureusement pas la seule cause à la survenue d’une surdité : d’autres facteurs rentrent en jeu comme l’hérédité, l’exposition à des ambiances sonores élevées dans le cadre du travail ou par l’écoute de musique à des niveaux trop élevés.

Dans un premier temps, il convient de faire un bilan grâce à un audiogramme tonal et vocal qui vont déceler une surdité de perception. A la suite des examens, l’ORL pourra confirmer l’absence de contre-indication au port d’une audioprothèse et l’audioprothésiste prend le relais pour le choix et la pose de la prothèse.

Plus le dépistage et la suppléance par un appareillage sont entrepris précocement, meilleure sera l’adaptation à l’audioprothèse et les capacités de discrimination auditive seront d’autant mieux préservées.

A bon entendeur …

Endométriose: parlons-en

On estime à 1 femme sur 10 la prévalence de l’endométriose. Il s’agit d’une maladie chronique très généralement récidivante qui atteint les femmes réglées.

L’utérus est constitué de deux parois distinctes : la plus externe est le myomètre, un muscle lisse qui permet les contractions utérines ; sur sa face interne, l’utérus est constitué de l’endomètre. C’est ce tissus qui va être sensible aux hormones sexuelles féminines et évoluer au cours du cycle menstruel. Au fur et à mesure de la libération d’hormones, il va se gorger de sang et gonfler (en vue d’accueillir un éventuel œuf fécondé) et si aucune implantation ne s’est faite, l’endomètre se désagrège et saigne : ce sont les règles.

L’endométriose est due à la présence de ces tissus dans des localisations ectopiques soit, en dehors de l’utérus : dans les trompes, sur les ovaires (pouvant induire des kystes), le péritoine, les lésions peuvent atteindre les organes urinaires, digestifs et plus rarement pulmonaires.

Les signes de la maladie sont très généralement des douleurs menstruelles intenses (dysménorrhées), qui apparaissent parfois dès la puberté avec l’arrivée des premières règles. Mais l’intensité des douleurs n’est pas forcément corrélée avec la gravité des atteintes. Les douleurs peuvent être périodiques ou chroniques et dépendent aussi de la localisation des lésions.

La douleur gynécologique est le premier signe à alerter. Elle peut s’avérer parfois invalidante, s’accompagner de nausées et de vomissements par son intensité et rendre la patiente en incapacité de travailler. D’autres manifestations peuvent survenir comme des douleurs lors de rapports sexuels, des difficultés à uriner ou déféquer, des douleurs lombaires ou abdominales en dehors des périodes de règles.

D’autres symptômes peuvent interpeller comme la présence de spoting (petits saignements en dehors des règles), la présence de sang dans les urines, des troubles digestifs (diarrhées ou constipation) ou encore des lombalgies.

Malheureusement le diagnostic est souvent posé au moment d’un bilan clinique chez une femme en désir d’une grossesse. En effet l’endométriose est la première cause d’infertilité chez les femmes ; 30 à 40% des femmes atteintes rencontrent des problèmes de conception.

Une meilleure connaissance et communication sur cette maladie pourrait raccourcir le délai entre l’apparition des symptômes et la pose d’un diagnostic qui reste encore aujourd’hui de 7 ans. Pendant toutes ces années, les femmes ne trouvent généralement pas de réponses ni ne sont soulagées de leurs douleurs.

Les principaux traitements proposés sont des antidouleurs et des anti-estrogènes pour priver progressivement le corps des manifestations induites par l’hormone. Dans des cas plus sévères, une ménopause artificielle peut être induite.

Le rein et la santé de la femme

Telle est la thématique donnée à cette nouvelle journée mondiale du rein ce 8 mars 2018. Bien que moins touchées que les hommes, les femmes présentent des problèmes spécifiques notamment pour la fertilité (souvent perturbée), les complications pendant la grossesse ou encore les infections urinaires.

Les infections urinaires sont très fréquentes chez les femmes pour des raisons d’abord anatomiques. La survenue de complications rénales et rare mais les conséquences peuvent être graves. Notamment l’apparition de calculs liés à l’infection en elle-même.

Les causes qui mènent à une Insuffisance Rénale Chronique (IRC) sont nombreuses mais il est à déplorer que les personnes qui en souffrent ne soient dépister que trop tardivement. Alors, les seuls recours sont la dialyse et la greffe rénale.

Les dépistages organisés lors de la semaine du rein permettent ainsi d’orienter de nombreuses personnes vers leur médecin afin que des examens complémentaires puissent être engagés et un début d’IRC dépisté suffisamment tôt.

Les personnes souffrant d’hypertension artérielle, de diabète ou étant en surpoids sont particulièrement à risque.

Les différentes animations et colloques organisés ont pour but et objectif de mettre en lumière la maladie rénale, ses conséquences et la nécessité d’un dépistage précoce. Chaque année, 11 000 personnes apprennent qu’elles souffrent d’une insuffisance rénale chronique terminale.

En plus du thème féminin donné comme thématique à cette semaine et journée de sensibilisation, un slogan a été choisi pour attirer l’attention sur les moyens de prévention : « Bougez-vous pour vos reins ». Il s’agit là de promouvoir l’exercice physique pour  encourager la société civile, les autorités et les patients à pratiquer une activité physique régulière pour maintenir une fonction rénale optimale. Par la pratique d’un sport, c’est l’ensemble des facteurs de risques qui diminuent comme l’hypertension artérielle, le risque de diabète ou son incidence, le surpoids… les causes majeures liées à l’apparition d’une insuffisance rénale chronique.

http://www.semainedurein.fr/
http://www.fondation-du-rein.org/

Prothèses dentaires : Souriez, vous allez être mieux remboursés !

Une des promesses de campagne était de rembourser les prothèses dentaires, auditives et les lunettes. La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a assuré ce lundi qu’elle sera tenue d’ici 2022.

Le premier chantier de réforme s’appliquera sur les prothèses dentaires avec un principe de « reste à charge zéro ». En effet, 75% des français ne sont pas satisfaits par les remboursements qui interviennent sur leurs soins dentaires. De trop nombreux patients repoussent ou retardent leurs soins dentaires (parfois même basiques) à cause de considérations financières. Le prix d’une couronne est en moyenne de 540€ au niveau national avec un remboursement d’environ 120€ par la sécurité Sociale et du même montant par la mutuelle (si le patient en possède une…).

Avec le principe de « reste à charge zéro », l’objectif est clair : permettre à tous des soins dentaires et la mise en bouche d’une prothèse si besoin en prenant en compte une qualité esthétique adaptée en fonction de la localisation de la dent à soigner. Les retentissements et conséquences de défauts de soins dentaires peuvent être importants : mauvaise hygiène, troubles de l’alimentation ou de la parole.

Pour cela, un remboursement hiérarchisé va intervenir. Le remboursement se fera selon la localisation de la dent (en distinguant les incisives et canines (visibles), les dents intermédiaires (1ère  et 2 prémolaires) et les dents antérieures (molaires) ainsi que le matériau utilisé. Ainsi on retrouverait du métal sur les dents qui se voient les moins : prémolaires et molaires ; possiblement de la céramique pour les dents plus exposées à la vue : incisives et canines. Suivant la nature du matériau, plusieurs niveaux de qualité esthétique existent : couronnes métalliques, couronnes polycristallines monolithiques (« full-zircon »), couronnes céramométalliques, couronnes céramiques monolithiques, couronnes céramo-céramiques.

Les propositions mettent en évidence trois types de prises en charge ou paniers : « coût égal à zéro », « reste à charge modéré » ou tarif libre sans remboursement.

Pour que ces mesures soient appliquées, la CNAM demande un effort aux dentistes avec une baisse de leurs tarifs facturés.

De plus, le plan d’action prévoit également un élargissement des mesures de prévention avec un examen de contrôle pour les enfants âgés de 3 ans par exemple : une demande forte des chirurgiens-dentistes.

Des annonces plus précises vont suivre d’ici le mois de juin. En attendant quelques réunions syndicales vont avoir lieu…

Retour en force des méthodes de contraception « naturelles » : prudence !

Est-ce un effet de mode ou un réel désintérêt pour les méthodes non naturelle et médicamenteuses mais les pilules contraceptives n’ont plus la côte. Alors qu’il aura fallu de nombreux combats pour les femmes puissent avoir accès à la pilule qui leur donne le droit de disposer de leur corps et de leur sexualité, la quête de « naturalité » semble bel et bien intéresser davantage les jeunes femmes.

Les hormones font désormais peur. Est-ce après les scandales des pilules dites de 3ème génération ? Est-ce juste un effet de mode des vegan, Bio, … ? Les conséquences de cet attrait ne sont pourtant pas anodines. De nouvelles applications fleurissent sur les smart phones permettant aux femmes de calculer et identifier les jours de moindre fécondité pour avoir des rapports. Les méthodes de l’analyse de la glaire cervicale, des courbes de température, retrait et calculs en tout genre pullulent sur les blogs, forums… Ce que l’on oublie de dire à ces jeunes femmes est que seules 10% des femmes ovulent le 14ème jour de leur cycle. Que nul ne peut caler un rythme de cycle sur le suivant ou le précédent et que les sécrétions hormonales et l’ovulation mensuelle ne sont pas régler comme une pendule.

Les chiffres d’IVG restent pour le moment stables avec environ 200 000 interruption volontaires de grossesse par an. Leur analyse laisse pourtant entrevoir quelques interrogations : 20% des femmes qui y ont recours n’en sont pas à leur première intervention. Ce constat laisse planer le doute que l’IVG constitue un rempart et une alternative à une contraception pérenne et surtout efficace. Ainsi, les « risques » pris en optant pour une contraception « naturelle » sont mis en regard de la possibilité d’IVG en cas d’échec.

Les femmes ont et auront toujours le choix en France de leur mode de contraception, de leur sexualité et le droit à disposer de leur corps comme elles l’entendent mais ce choix se doit maintenant d’être éclairé. La pilule est encore pour beaucoup la seule méthode contraceptive alors que d’autres sont disponibles : stérilet (avec ou sans hormone), implants, dispositifs transdermiques (patchs)…Donc si la pilule constitue pour certaines une contrainte et si le préservatif n’est pas toujours accepter des conjoints (pourtant la seule méthode permettant de protéger des infections sexuellement transmissibles), une simple consultation avec un gynécologue pourrait suffire à envisager d’autres alternatives.

Compte tenu de ce constat, la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale (FNCGM) a publié un communiqué le 22 février dernier mettant en garde les jeunes femmes dans l’utilisation de ces méthodes naturelles.

Température affichée :-5°C ; ressentie -8000 !

Cela ne vous aura pas échappé, nous sommes dans des flux d’airs sibériens avec les températures qui vont avec. Ces derniers jours sont certes ensoleillés mais glacials.

Nous scrutons donc la météo, lançons frénétiquement l’application des smartphones pour identifier lequel nous ment ! Car vous non plus n’en êtes pas à votre premier hiver et ce que vous sentez sur le bout de votre nez (que vous ne sentez plus d’ailleurs) n’a rien à voir avec ce qu’indique le thermomètre.

Vous l’aurez donc compris, il y a -5°C et -5°C. La mesure de la température est une chose mais les autorités sanitaires ont eu besoin d’un indice et d’une valeur pour mesurer la façon dont les organismes ressentaient le froid. La température ressentie va donc fortement évoluer en fonction de la présence ou non et de l’intensité du vent. Ce facteur météorologique est capable de refroidir bien plus facilement nos organismes qui dégagent de la chaleur. La température ressentie est donc un indice de déperdition de chaleur. La valeur n’a d’ailleurs pas d’unité à la différence d’une température exprimée en °C (Celsius) ou °F (Fahrenheit).

Ainsi une formule a été rédigée : RC = 13,12 + 0,6125TC + (0,3965TC – 11,37) x Vkm/h0,16 ; par exemple une température de -5°C avec un vent de 30km/h va donner un ressenti de -12.

Avec l’aide de cet indice, des plans sanitaires d’alertes émises par Météo France ou Plans Grand Froid peuvent être mis en place pour répondre à l’urgence et aux risques encourus. Mais cet indice laisse encore une grande variabilité entre les personnes. Individuellement, nous ne ressentons pas tous les mêmes gènes exposés aux mêmes températures. Vous verrez toujours un farfelu en T-Shirt alors que vous grelottez n’est-ce pas ? D’autres facteurs rentrent encore en considération :
– la tenue vestimentaire : faites l’oignon et multipliez les couches de vêtements qui emprisonnent de l’air et maintiennent la chaleur corporelle. Attention au coton qui maintient l’humidité; par grand froid des matières techniques seront plus adaptées.
– la glycémie : vous ressentirez moins le froid après avoir mangé plutôt qu’à jeun
– le niveau d’hydratation : Pensez à bien boire tout au long de la journée et à fortiori par temps venteux
– la corpulence, le métabolisme individuel, la couleur de peau, frilosité…
– la consommation d’alcool est une vraie mauvaise idée. L’alcool engendre en effet une vasodilatation et expose l’organisme à davantage perdre de la chaleur.

Veillez donc à bien vous protéger du froid et limitez vos déplacements si vous êtes fragiles. Couvrez bien les extrémités (mains, pieds et la tête) et optez pour des vêtements plus amples que près du corps.

Journée internationale du cancer de l’enfant

Aujourd’hui, 15 février, une large et inédite étude est lancée par l’Institut Curie à l’occasion de la Journée Internationale du Cancer de L’Enfant.  L’étude baptisée MICCHADO est pilotée par le Dr Gudrun Schleiermacher et vise à mieux comprendre et traiter les cancers pédiatriques. Pendant 6 ans, 600 enfants vont être inclus dans cette étude partout en France. Les équipes de recherches vont joindre leurs efforts pour tenter de corréler les taux de biomarqueurs (comme la présence d’ADN tumoral qui circule dans le sang) avec le niveau d’agressivité de la tumeur.

Par ces recherches, l’objectif est de mieux comprendre et caractériser la résistance aux traitements de certains cancers chez les enfants. Chaque année en France 2 500 enfants, adolescents et jeunes adultes se voient diagnostiquer un cancer. Parmi eux, 1 700 ont moins de 15 ans. En 1950, 5% seulement des enfants guérissaient. Ils sont aujourd’hui 80% mais ce taux stagne depuis quelques années et le cancer reste la première cause de mortalité par maladie chez cette population.

Les phénomènes de résistance aux traitements définissent les cancers à haut risque. Ils mènent vers de fréquentes rechutes.

Notre système immunitaire est conçu pour repérer et tuer les cellules dégénérées. Mais ce principe de contrôle connait parfois des défaillances et des cellules tumorales ont le champ libre pour se développer. Le principe de l’immunothérapie est de trouver au sein de la tumeur des marqueurs spécifiques à ces cellules anormales pour apprendre au système immunitaire à attaquer ces cellules.

Les objectifs de cette étude vont donc bien au-delà d’une meilleure compréhension des cancers à haut risque. Les résultats obtenus pourraient peut-être permettre d’élaborer des thérapies ciblées en établissant le profil moléculaires de ces tumeurs particulières. L’étude de l’ADN de ces tumeurs pourrait révéler des dénominateurs communs et induire une réponse adéquate à ces cancers.

Mais les cellules cancéreuses peuvent muter quand elles subissent de nouvelles altérations génétiques. Elles sont alors non seulement résistantes aux traitements mais peuvent en plus disséminer dans l’organisme. Une nouvelle cartographie moléculaire est alors indispensable. A la place de biopsies tumorales (parfois impossible en fonction de la localisation de la tumeur), l’étude MICCHADO propose le prélèvement d’ADN tumoral circulant. Cette étude presque en temps réel et non invasive va suivre l’évolution de la tumeur, comprendre ses mécanismes d’évolution et trouver des solutions pour les contrer.

Les enfants et jeunes adultes présentent plusieurs types de tumeurs : leucémies, tumeurs du système nerveux central, lymphomes, neuroblastomes, rétinoblastomes, rhabdoïde et des dizaines d’autres tumeurs. Même si ils sont majoritairement curables, de nombreux cancers des adolescents ont ont un moins bon pronostic que ceux des enfants. Ils apparaissent lors de la période de transformations physiques et psychologiques importantes et demandent une prise en charge globale primordiale.

Pour en savoir plus : https://curie.fr/actualite/cancers-de-lenfant/lessai-micchado-en-images