Nouvelles règles pour les donneurs

Souhaitez-vous donner vos organes ?

 

Que vous soyez pour ou contre, le premier janvier va paraître un texte de loi précisant les dispositions à prendre.

C’était déjà le cas avant, mais c’est maintenant précisé explicitement que tout le monde est présumé donneur. A votre mort tout organe que vous avez en bon état peut être prélevé pour servir ainsi à une greffe.

 

Si vous ne souhaitez pas être donneur il y a plusieurs démarches possibles pour enregistrer votre refus :

– vous inscrire sur le Registre National du Refus ( https://www.registrenationaldesrefus.fr/ ), ce dernier étant consulté par les médecins pour prendre leur décision

– faire une déclaration écrite, datée et signée bien identifiable exprimant ce refus. Ce document est à conserver pour pouvoir être présenté le cas échéant

– faire un témoignage oral de votre choix, il pourra apporter la preuve ou la certitude de votre refus, charge à la famille d’attester la véracité de cette déclaration

Il faut savoir que la famille et l’entourage seront toujours consultés, d’où la nécessité de les mettre au courant. Mais contrairement à avant le doute ne suffit pas, une preuve du refus doit être apportée sous une forme ou une autre. Auparavant un certain nombre de prélèvements étaient refusés par les proches parce qu’ils ne savaient pas, où se basaient sur leurs propres opinions et croyances et non pas celles du défunt.

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Autre nouveauté, on peut décider d’un refus partiel, et choisir que l’on accepte de donner que tel ou tel organe.

 

Ce sujet est quelque chose d’assez important en termes de santé. A l’heure actuelle plus de 21.000 personnes sont en attente de greffe, et plus de 500 personnes en 2015 sont décédées faute de greffe. Cette même année plus de 5700 greffes ont été effectuées, surtout de reins, mais ce n’est pas encore assez. Entre 1000 et 1500 greffes de plus par an sont espérées avec cette nouvelle loi de clarification.

 

Alors ? Que décidez-vous ?

« Le Moi(s) sans tabac »

« Fumer c’est mauvais pour la santé. »

On le dit souvent mais une partie importante de la population continue d’avoir cette mauvaise habitude. On vous l’a trop reproché ? C’est le moment pour vous de montrer à vos proches que vous êtes capables de relever un défi : celui d’arrêter de fumer !

L’opération « Moi(s) sans tabac » vise à se passer de tabac pendant tout le mois de novembre. Seul, il est difficile d’arrêter de fumer. C’est pourquoi nous devons nous soutenir les uns des autres pour y arriver !

 

Elle s’est inspirée d’une campagne anglaise similaire qui a connu un grand succès, et a été motivée pour plusieurs raisons :

  • 73 000 décès liés au tabac en 2013
  • 8 millions de fumeurs souhaitent arrêter mais n’y arrivent pas
  • saviez-vous qu’arrêter 1 mois, c’est 5 fois plus de chance d’arrêter de fumer ?

 

Le « Moi(s) sans tabac » commencera le 1er novembre 2016. Il est bien loin des campagnes habituelles, choquantes et moralisatrices. Il s’agit d’une opération ludique et surtout collaborative. C’est un défi national que peuvent se lancer tous les fumeurs.

 

Pour cette opération, les organisateurs ont mis un maximum de moyens en place :

  • un site spécial pour toutes les personnes qui souhaitent y participer, l’opération compte déjà plus de 80 000 personnes inscrites. Ensemble, soyons plus forts !
  • des opérations sur l’ensemble du territoire pour aider et supporter ceux qui se seront lancés dans l’aventure.
  • un kit d’aide à l’arrêt, disponible en ligne ou à retirer gratuitement à votre pharmacie, avec un calendrier pour noter votre progression et des conseils pour chaque jour du mois.
  • une application pour vous aider dans votre tentative d’arrêt.
  • une refonte de Tabac Info Service, service d’aide et d’accompagnement à l’arrêt du tabac.

 

Si vous êtes intéressés par ce challenge ou souhaitez soutenir un de vos proches, vous n’avez plus qu’à vous rendre sur http://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/ pour vous enregistrer et obtenir le kit !

 

« Le tabac, c’est tabou, on en viendra tous à bout ! »

L’urticaire

L’urticaire constitue l’une des dermatoses les plus fréquentes puisque 15 à 20% de la population a eu ou aura au moins une fois dans sa vie de l’urticaire, malgré cela, cette pathologie reste méconnue aujourd’hui.

 

Qu’est-ce que l’urticaire ?

L’urticaire se caractérise par l’apparition de plaques rouges qui démangent énormément, et qui disparaissent généralement sous 48 heures. Il peut aussi y avoir des gonflements des mains, pieds, lèvres et paupières.

Il y a deux formes d’urticaire : l’aiguë et la chronique. L’aiguë est une crise isolée qui se résout rapidement avec un déclencheur identifié (très souvent allergique), tandis que la forme chronique entraîne des crises régulières qui reviennent par poussées pendant plus de 6 semaines.

 

Causes de l’urticaire

L’urticaire est un symptôme aux causes très variables. Il peut être d’origine allergique (le plus souvent alimentaire, mais aussi médicamenteuse, ou par allergie aux venins d’insectes) mais il peut aussi survenir lors d’un grand moment de stress.

Isoler le facteur déclenchant lors d’une urticaire aiguë est généralement simple. La grande complexité est plutôt de trouver la cause pour une forme chronique : les deux tiers sont sans cause identifiable, et très rarement d’origine allergique.

 

Prise en charge de l’urticaire

Il faut en premier lieu trouver et identifier les facteurs déclenchants s’il y en a, et les écarter. Pour cela, pensez à effectuer des tests cutanés chez un allergologue, ils permettront de déterminer s’il existe ou non une allergie aux produits suspectés.

Si le stress est une cause majeure, des exercices de relaxation ou des anxiolytiques peuvent être utilisés. De plus, l’accompagnement est très important, que ce soit par un médecin, une association, ou un suivi psychologique. Cela permet de mieux connaître sa pathologie et d’adapter son rythme de vie.

 

Traitement

Le seul traitement totalement efficace contre l’apparition des crises d’urticaire est l’antihistaminique. Il bloque une molécule, l’histamine, qui est responsable des démangeaisons. C’est un traitement pour l’urticaire chronique à prendre tous les jours.

 

https://lasante.net/nos-medicaments/nez-et-oreilles/rhinite-allergique/actifed-allergie-cetirizine-10-mg-x-7.html

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https://lasante.net/nos-medicaments/nez-et-oreilles/rhinite-allergique/drill-allergie-cetirizine-10-mg-x-7.html

https://lasante.net/nos-medicaments/nez-et-oreilles/rhinite-allergique/humex-allergie-cetirizine-10-mg-x-7.html

 

Vous pouvez cependant vous tourner vers l’homéopathie afin de réduire le temps des crises et leur intensité. Nous vous conseillons de prendre deux granules d’Urtica urens 5CH , d’Apis melifica 5CH et d’Histaminum 5CH toutes les 10 minutes dès le début de la crise, puis d’espacer les prises en fonction de l’amélioration. L’homéopathie a le gros avantage de pouvoir être utilisée chez l’enfant sans problème.

https://lasante.net/nos-medicaments/boiron-tube-granules-urtica-urens-5ch.html

https://lasante.net/nos-medicaments/boiron-tube-granules-apis-mellifica-5ch.html

https://lasante.net/nos-medicaments/boiron-tube-granules-histaminum-5ch.html

 

Gratter est la pire des choses à faire, malheureusement il est souvent difficile de s’en empêcher. Des crèmes anti-démangeaisons peuvent aider à limiter ce phénomène. Mais attention les crèmes ne sont pas traitantes, elles n’empêchent pas la survenue des crises.

 

https://lasante.net/nos-medicaments/medicaments-premiers-soins/piqures-d-insectes/eurax-10-creme-40-g.html

https://lasante.net/espace-para/parapharmacie-hygiene/parapharmacie-premiers-soins/dapis-gel.html

 

Notez qu’il est préférable d’éviter les crèmes contenant un corticoïde, efficaces mais pas pour tout le monde et avec un assez fort risque d’effets secondaires.

Journée mondiale de l’avortement

Les grossesses non désirées ne sont pas quelque chose d’anodin. En effet, au niveau mondial, on les estime à près de 80 millions par an, et 25% d’entre elles donneraient lieu à des avortements clandestins, hors de tout environnement médical. Plus de 70.000 femmes décèderaient de ces pratiques chaque année.

Le droit à l’avortement va de pair avec le droit à la contraception : malheureusement, il reste encore aujourd’hui controversé malgré le droit des femmes à disposer d’elles même, de leur corps et de leur sexualité.

 

On distingue plusieurs types d’avortements, en fonction de la motivation :

  • On parle d’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) quand l’avortement est effectué sans raison médicale dans un cadre légal défini. Il s’agit des cas de grossesses non désirées que les femmes ne souhaitent pas poursuivre.
  • On parle d’ITG (Interruption Thérapeutique de Grossesse) ou IMG (Interruption Médicale de Grossesse) quand l’avortement est motivé par une raison médicale. Il peut s’agir d’une grossesse dangereuse ou à risque pour la mère, ou lorsque le fœtus ou embryon est atteint d’une malformation ou d’une atteinte incurable au moment du diagnostic.

 

Pour la méthode il y a deux approches principales :

  • La méthode médicamenteuse est réservée aux grossesses précoces, maximum 5 semaines. Elle consiste en l’utilisation de plusieurs médicaments en succession. Ils sont là pour interrompre la grossesse et évacuer l’œuf.
  • La méthode chirurgicale est réservée aux grossesses plus avancées, jusque 12 semaines de grossesse. Elle s’effectue sous anesthésie locale ou générale.

 

Les interruptions de grossesses sont entièrement prises en charge par la sécurité sociale, ainsi que tous les actes qui tournent autour.

Pour plus de renseignements, un numéro vert gratuit et anonyme est à disposition : 0 800 08 11 11. Vous pouvez aussi aller sur le site Service-Public.fr qui présente les différentes étapes de cette procédure ainsi que des informations sur le sujet. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre centre de Planning Familial le plus proche.

Journée mondiale de la contraception

Aujourd’hui est célébrée partout dans le monde, la journée de la contraception.

La contraception est là pour éviter les grossesses non désirées, et réguler l’augmentation de la population. Elle permet aux femmes un meilleur contrôle sur leur vie amoureuse et sexuelle.

Le droit d’accès à la contraception a été durement acquis par les femmes dans beaucoup de pays, mais reste encore interdite ou méconnue à certains endroits du globe. Le constat est tragique : chaque année se dérouleraient 80 millions de grossesses non désirées, dont un quart donneraient lieu à des avortements clandestins dans des conditions d’hygiène et de sécurité précaires. On estime à 70.000 le nombre de femmes par an, mourant à la suite de ce genre de pratique !

L’information des femmes sur la contraception est un véritable enjeu de santé. Le préservatif ainsi que la pilule sont les deux méthodes les plus connues, mais sachez qu’il en existe bien d’autres, ainsi, il est possible pour chaque femme de trouver celle qui lui convient le mieux.

Voici donc différents articles et conseils qui peuvent vous aider à y voir plus clair :

 

Le site d’information du ministère de la santé qui regroupe les différentes méthodes de contraception à disposition : http://www.choisirsacontraception.fr/

L’effet des fibres alimentaires sur notre corps

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Le nom « fibre » désigne toutes les substances d’origines végétales que notre estomac n’arrive pas à dégrader. Mais ce n’est pas parce qu’elles n’apportent rien en terme de nutriments ou qu’elles ne sont pas assimilées, qu’elles sont inutiles pour notre organisme, au contraire !

 

Les bienfaits

La principale propriété des fibres est de retenir l’eau, créant ainsi un effet de masse qui tout au long de la digestion a plusieurs effets bénéfiques : elles aident à ne plus avoir faim rapidement, et elles régulent la vitesse du transit intestinal, ce qui permet une bonne digestion de tous les aliments se trouvant dans les intestins.

Les bénéfices vont au-delà de la digestion : en assurant un transit régulier, les fibres aident à lutter aussi bien contre la constipation que contre la diarrhée. En plus de retenir l’eau, elles aident aussi à retenir d’autres nutriments qui pourraient s’avérer nocifs en trop grande quantité, comme les sucres et les graisses. Un apport régulier en fibre permettrait donc de lutter contre le diabète et le cholestérol.

 

Comment en consommer ?

On comprend facilement que les fibres ont une place de choix dans une alimentation saine et équilibrée. On estime qu’il faudrait entre 25 et 30 grammes de fibres par jour… Malheureusement, on estime qu’un français ne consommerait en moyenne que la moitié de ce qu’il devrait ! Mais où se trouvent-elles ?

 

Aliments riches en fibres

Il existe deux types de fibres :

  • Les fibres solubles, qui se dissolvent dans l’eau, créant une sorte de gel.

Ce sont elles qui surtout absorbent les graisses. On trouve surtout ces dernières dans les céréales complètes ou non raffinées (orge, riz, avoine, sarrasin), mais aussi dans les légumineuses (lentilles, haricots blancs ou rouges), les fruits secs, et quelques fruits et légumes frais.

  • Les fibres insolubles, qui ne sont pas dissoutes et qui retiennent l’eau.

Ce sont elles qui assurent la bonne régularité du transit. Le blé est une très grande source de ces fibres, mais préférez comme pour les céréales, le blé complet (comme les pâtes complètes ou le pain complet : plus il est sombre et dense, mieux c’est). Ces fibres sont également présentes dans les fruits et légumes frais et particulièrement dans leur peau (pensez tout de même à les laver).

 

Attention quand même !

Coupant l’appétit et apportant peu, le risque de dénutrition est assez élevé lorsqu’un régime ne comprend que des fibres. De plus certaines peuvent en trop grande quantité, dérégler le transit intestinal et fermenter, créant des gaz et des crampes d’estomac. Vérifiez donc que vous les tolérez bien et mangez-en dans des quantités raisonnables.

Notez également qu’il est déconseillé de manger trop de fibres chez les personnes souffrant de maladies inflammatoires du tube digestif.

Pour une rentrée en pleine forme !

Ça y est, vos chères têtes blondes ont repris le chemin de l’école ! Mais avez-vous pensé à faire leur rentrée santé ? Pour faire en sorte que vous n’oubliez aucun contrôle, voici une liste des points à vérifier chaque année :

 

Bilan de santé
Il est important de faire une visite de contrôle chaque année chez le médecin afin de faire le point sur l’état de santé général de votre enfant. L’occasion, en plus, de vérifier que ses vaccins sont à jour. L’école reste un lieu propice où attraper une maladie, autant y aller bien protégé.

La rentrée, c’est aussi le moment pour votre enfant de choisir une activité extra-scolaire. Et pour l’y inscrire, vous aurez besoin d’un certificat médical délivré par votre médecin, pensez donc à le demander lors de votre visite.

 

Dentiste

Il est conseillé de rendre visite à votre dentiste une fois par an. Profitez de la rentrée pour prendre ce rendez-vous, et ne tardez pas trop, il devient de plus en plus difficile d’en programmer un. Pensez également à l’orthodontiste, les troubles de la mâchoire se corrigeant plus facilement chez l’enfant.

 

Ophtalmo

La vue est très importante dans les études… Et dès le CP les yeux sont mis à rude épreuve avec l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. Une mauvaise vision peut entraîner de l’inattention, de fortes fatigues et parfois même, des maux de tête. Prévoyez donc un bilan de la vue chaque année afin de corriger au plus tôt les petits défauts de vue que pourrait avoir votre enfant.

 

Orthopédiste/podologue

Une mauvaise position des pieds peut entrainer des conséquences sur le corps de l’enfant. Si vous vous rendez compte d’une mauvaise posture, il est important que vous consultiez, les défauts de posture se réparant mieux chez l’enfant.

 

Les poux

Qui dit rentrée, dit hélas très souvent poux ! Une bonne hygiène des cheveux n’étant pas suffisante, utilisez dès les premiers jours de classe un répulsif, en prévention d’une éventuelle infestation. Dès les premiers signes, ne trainez pas et courez acheter un peigne spécial ainsi qu’un traitement complet, vous éviterez ainsi de vous retrouver face à des rayonnages vides.

 

Rythme de vie

Au revoir grasses matinées et veillées tard dans la nuit, bonjour réveils difficiles !

Même si les cours ont déjà commencé ne soyez pas trop brusques, et veillez à ce que votre enfant se réveille bien. L’éveil est une part importante dans la qualité du sommeil et permet de commencer la journée du bon pied.

Afin de faciliter le début de l’année scolaire, pensez l’année prochaine à mettre progressivement en place le « rythme école » avant même la reprise.

 

Alimentation

Fini les écarts, c’est l’heure de retrouver une bonne alimentation ! Le développement de votre enfant passe aussi par son assiette, donc voici quelques conseils :

  • Afin que le corps retrouve un rythme, faites en sorte que les repas soient donnés à heure fixe.
  • Le petit-déjeuner est in-dis-pen-sable, dans l’idéal il doit comporter un produit céréalier (carburant), un produit laitier (croissance), un fruit (bonne santé)et de l’eau (hydratation)
  • Le déjeuner ainsi que le dîner, quant à eux doivent se compenser, c’est-à-dire que si le déjeuner a été important le dîner sera léger, et inversement (privilégier tout de même les déjeuners riches). Ils doivent comporter une portion de légumes, de viande (ou poisson), de féculent ainsi qu’un produit laitier.
  • Le goûter, quant à lui, doit être un petit-déjeuner miniature, donc produit céréalier, produit laitier et fruit mais en quantité moindre. Si votre enfant n’a pas faim, ne le forcez surtout pas.

 

Petits plus

Coup de moins bien ? Un petit pépin de santé, ou encore une fatigue qui ne passe pas ? Sachez qu’il existe des compléments vitaminés, spécialement formulés pour les enfants, qui peuvent aider à récupérer. Et pensez aussi à préparer l’arrivée des maladies hivernales avec, notamment, la gelée royale !

 

J’espère que ces différents conseils sauront aider toute la famille à bien démarrer cette année.

La consultation médicale à 25 euros en mai 2017

Vous avez sans doute entendu parler de l’augmentation des prix de la consultation chez le généraliste. Ce passage de la consultation de 23 à 25 euros est la conséquence de la signature le dimanche 21 août d’un texte qui encadre et redéfini les tarifs qui sont pratiqués chez les généraliste par la FMF (Fédération des Médecins de France), et qui sera mis en œuvre le 1er mai 2017. Petit tour rapide de ce que ce texte contient.

 

Consultation de base à 25€

C’est la mesure qui fait le plus parler, la consultation de base du généraliste arrive au même prix que les consultations de spécialistes, la médecine généraliste étant maintenant reconnue comme une spécialité médicale à part entière. Cette mesure est une demande de longue date des généralistes dont la consultation n’avait pas augmenté depuis près de 7 ans.

 

Nouvelle échelle tarifaire

Les tarifs des autres types de consultation du généraliste ont été eux aussi réévalués et classés en différentes catégories 25, 30, 46 et 60€. La tranche 25€  ayant déjà été évoquée ci-dessus,  nous allons nous intéresser aux trois autres :

– 30€ : cette tranche regroupe généralement les consultations qui, sans être plus compliquées, sont généralement plus longues : typiquement les consultations des enfants de moins de 6 ans, ou alors qui rentrent dans le parcours de soins coordonnés (c’est-à-dire lorsque le généraliste doit adresser le patient à un spécialiste).

– 46€ : pour les consultations dites « complexes », notamment lors d’auscultations poussées, comme le dépistage d’un mélanome (atteinte grave de la peau), ou lorsqu’il s’agit de sensibiliser et informer le client sur un point de santé particulier, comme la mise en place d’une contraception, ou la prise en charge d’une obésité.

– 60€ : pour les consultations « très complexes » : généralement tout ce qui concerne les maladies très graves comme les cancers, le SIDA, ou les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson), c’est-à-dire l’annonce du diagnostic, les consultations pour la mise en place et le suivi du traitement de ces maladies.

 

Qu’est-ce que cela change pour le patient ?

Potentiellement pas grand-chose, en effet les tarifs ci-dessus sont conventionnés et sont soumis aux mêmes règles de remboursement que les anciens. Ces tarifs sont remboursés à 70% par la sécurité sociale et à 30% par les mutuelles. Donc pour une très grande majorité des patients cela ne devrait pas peser sur leur budget, comme ces derniers seront toujours remboursés.

 

Une aide aux généralistes

Un autre volet de ce texte comprend des aides qui sont là pour faciliter le travail des généralistes et les rendre plus efficaces et disponibles. Ceci, dans l’optique de lutter contre le surmenage et le burnout (hélas, très fréquents dans cette profession), et contre le phénomène des déserts médicaux qui touche de plus en plus la France. On note donc, par exemple, des aides pour faciliter la mise en place d’un secrétariat, déchargeant ainsi le praticien des tâches administratives, ainsi, il pourrait mieux gérer son emploi du temps. De plus, afin de lutter contre les déserts médicaux, les médecins qui accepteraient de s’y installer et qui s’engagent à y rester au moins trois ans, recevraient une aide financière.

Accidents de la circulation : les pictogrammes sur les médicaments respectés ?

Entre 3 et 4 % des accidents routiers sont liés à la prise de médicaments. La liste des produits porteurs de ces pictogrammes va prochainement être revue et une campagne de sensibilisation va être mise en place. Mais y avez-vous déjà réellement porté attention ?

 

Qui sont-ils ?

Apparus en 2005 sur les boites de médicaments, ces pictogrammes ont pour but de vous avertir d’un éventuel danger en cas de conduite. Facilement reconnaissables, ils représentent une voiture dans un triangle jaune, orange ou rouge en fonction du niveau de risque.

Et des médicaments qui en portent, vous avez toutes les chances d’en avoir dans votre armoire à pharmacie ! Les plus évidents étant ceux ayant pour but d’endormir, mais d’autres peuvent également gêner de par leurs effets secondaires. Les plus connus étant les sirops pour la toux et l’ibuprofène, mais il est à noter également que certains médicaments considérés comme excitants peuvent faire baisser votre vigilance et donc vous faire encourir un risque d’accident.

 

Les trois niveaux

L’Afssaps a établi une classification des médicaments selon le niveau de risque sur la conduite :
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  • Niveau 1, jaune : « Soyez prudent, ne pas conduire sans avoir lu la notice »: Le risque est faible et dépend de la sensibilité du patient. La notice lui indiquera les cas où il devra s’abstenir de conduire.

La prise du médicament ne remet généralement pas en cause la conduite de véhicules, mais nécessite que le patient soit informé avant de prendre le volant afin qu’il reste vigilant quant à une manifestation éventuelle des effets signalés dans la notice.

  • Niveau 2, orange : « Soyez très prudent, ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé »: il y a là des risques avérés que vous puissiez être impactés par le médicament, que ce soit par un effet secondaire considéré comme fréquent et/ou assez impactant, ou bien par l’action normale du produit.

Il s’agit généralement de médicaments disponibles uniquement sur ordonnance. Seul le médecin prescripteur peut apprécier, selon l’état du patient et sa réponse au médicament, si la prise de celui-ci est compatible avec la conduite.

  • Niveau 3, rouge : « Attention, danger : ne pas conduire, pour la reprise de la conduite demandez l’avis d’un médecin »: là au moins c’est clair, les effets du médicament rendent la conduite automobile dangereuse.

L’action du médicament ne vous place pas en état de conduire de manière sécuritaire, ce sont des produits qui vous endorment ou vous affaiblissent notablement, ou encore des collyres qui brouillent votre vision de manière significative. Cet avertissement vaut également si votre profession implique la conduite d’appareils ou l’utilisation de machines.

 

Ces trois pictogrammes ne sont pas à prendre à la légère, à vous donc d’être vigilants pour éviter de vous mettre dans une situation à risque. Cependant, les effets de ces médicaments ne sont pas égaux chez tous les consommateurs. Le type de précautions à prendre dépend donc de chaque cas individuel.