Octobre Rose

Tous les ans en France depuis 24 ans, Octobre est un mois consacré à la lutte contre le cancer du sein. Cette manifestation est nommée Octobre Rose.

 

Le cancer du sein en France en quelques chiffres :

Il s’agit du cancer le plus fréquent chez la femme. En effet, on estime que près d’une femme sur huit risque de développer un cancer mammaire. Cela représente un bon tiers des cancers diagnostiqués chez la femme. Il s’agit plutôt d’une maladie pour la femme d’un certain âge, comme 80% des cas se déclarent après 50 ans, avec un âge moyen de diagnostic de 61 ans. Il existerait une part génétique dans ce cancer, mais elle est assez faible : seulement entre 5 et 10% des cas. Il y aurait près de 54 000 nouveaux cas par an et près de 11.000 décès.

Mais ce cancer n’est pas qu’une affaire de femme. En effet, 1% des cas de cancer mammaire concerne les hommes avec un impact psychologique souvent plus important.

 

L’importance du dépistage

Toute la lutte contre le cancer mammaire se joue au niveau du dépistage. Et c’est sur ce point que l’opération Octobre Rose cherche à mobiliser. En effet, plus il est diagnostiqué tôt, meilleures sont les chances de guérison. Dépisté à temps, c’est un cancer qui se traite bien. Entre l’apprentissage de l’auto-dépistage, les dépistages organisés dès 50 ans (voire même plus tôt s’il y a des suspicions), et les prises en charge précoces qui en découlent, le taux de survie est très élevé, 87% à 5 ans et 77% à 10 ans. Ce dernier a beaucoup augmenté dernièrement et sembler continuer de progresser.

 

Octobre Rose

Octobre Rose est un évènement qui dure tout le mois. Il s’agit d’une période pendant laquelle de nombreuses manifestations au niveau local comme national sont mises en place. Des courses, des animations, des ventes caritatives et autres évènements sont prévus. La tour Eiffel s’est même mise en rose comme de nombreux bâtiments partout dans le monde.

Pour plus d’informations sur Octobre Rose, l’association Ruban Rose, ou le cancer du sein, vous pouvez aller consulter le site suivant :

http://www.cancerdusein.org/index.php

La polémique du levothyrox

Depuis quelques temps le levothyrox, utilisé dans l’hypothyroïdie, est au cœur d’une polémique.
Fin mars, la formulation de ce médicament a été remaniée par le laboratoire pharmaceutique Merck. Depuis, de nombreux patients ont signalé des effets indésirables (crampes, maux de tête, vertiges…).

Quels ont été les changements opérés dans la formule ? 

Le laboratoire a notamment remplacé l’excipient lactose par du mannitol et stabilisé la concentration du principe actif, la levothyroxine. D’après le fabriquant ces modifications n’apportent pas de différence dans le traitement. Celui-ci base cette affirmation sur deux études pharmacologiques.

Pourquoi cette modification ? 

Améliorer la stabilité de teneur en principe actif 

À la demande de l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), le laboratoire Merck, a modifié la composition de ce traitement afin d’améliorer la stabilité de teneur en principe actif. Cette hormone thyroïdienne étant une molécule à marge thérapeutique faible, son équilibre est sensible même à une variation mineure de concentration dans l’organisme avec le même dosage.
L’intérêt ici est bien d’améliorer la stabilité afin que le traitement soit adapté au mieux pour chaque patient.
Le lactose, un excipient à effet notoire.
L’ANSM a saisi le laboratoire Merck afin de retirer l’excipient à effet notoire, le lactose. En effet, certains patients intolérants au lactose ne pouvaient pas se soigner correctement.

Comment se sont déroulées les études ? 

200 volontaires on été recrutés, 100 ont pris l’ancienne formulation, 100 la nouvelle, puis les chercheurs ont observé les résultats.
Puis on inverse, les sujets prenant l’ancienne formule prennent la nouvelle et vice versa.
Voici les résultat mis en avant dans l’étude : « la moyenne de l’absorption du nouveau Levothyrox chez les 200 sujets ne diffère que de 0,7% d’avec l’ancien médicament ».

Certains professionnels de santé remettent en cause l’interprétation de ces études

La principale critique de ces études est qu’elle ne met pas en avant les différences intra-individuelles. C’est-à-dire chez un seul individu. Or selon 1/3 des sujets présentent une variation intra-individuelle pouvant fluctuer de plus ou moins 20%.

Les alternatives 

A partir du 2 octobre, Merck va commercialiser temporairement et avec un stock limité l’ancienne formulation sous le nom d’Euthyrox. Ce traitement sera réservé aux patients ne supportant pas la nouvelle formulation.
A partir de mi-octobre, Sanofi va commercialiser en France le L-Thyroxyn Henning cassant ainsi le monopole de Merck en France.
Pour en savoir plus, cliquez ici.

Pas besoin de changer 

Rappelons tout de même qu’une très grande majorité de la population traitée par ce médicament ne présente aucun effet indésirable. Si vous prenez actuellement la nouvelle formulation de chez Merck et que vous êtes stabilisé, il n’y aucune raison de changer pour les autres alternatives.
« Par ailleurs, une enquête de pharmacovigilance a été initiée par l’ANSM dès la mise sur le marché de la nouvelle formule au mois de mars 2017. Cette enquête, qui vise à analyser les signalements d’effets indésirables rapportés, se poursuit. Ses résultats sont attendus courant octobre.
Un numéro vert d’information (0.800.97.16.53 ), accessible depuis le 23 août 2017 du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures, a été mis en place par l’ANSM pour répondre aux questions soulevées par les patients ».
Si vous présentez des symptômes tels que des bouffés de chaleur, de l’irritabilité… Il s’agit surement d’une hyperthyroïdie due à un déséquilibre de votre traitement, et non pas à l’effet du mannitol. Dans ce cas, il convient de réaliser le dosage de la TSH en laboratoire.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients

Évitez de manger juste avant de vous coucher !

Une étude américaine menée sur 110 étudiants âgés de 18 à 22 ans. Les chercheurs ont mesuré la structure de leur sommeil mais aussi ce qu’ils mangeaient et à quelle heure.

Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à la DMLO (dim-light melatonin onset), c’est-à-dire le moment auquel la concentration de mélatonine (hormone du sommeil) commence à augmenter, pour indiquer au corps qu’il est bientôt l’heure d’aller se coucher.

Celle-ci survient en général vers 20h, cependant elle peut fluctuer selon les personnes et sous certaines conditions.

Que dit l’étude ?

Les chercheurs ont trouvé que les étudiants ayant un IMC (indice de masse corporelle) élevé étaient ceux ayant tendance à manger le plus tard dans la journée, proche de leur DMLO.

Il semble logique en effet de manger la majorité des calories journalières assez tôt pour permettre à l’organisme de les brûler durant les activités diurnes.

Manger juste avant de se coucher favoriserait le stockage des graisses dans l’organisme durant la nuit.

De plus, il faut rappeler que la digestion entraîne une augmentation de la température corporelle, diminuer notre propension à nous endormir. Plus le repas sera gras et difficile à digérer, plus l’élévation sera importante.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients. 

Référence

https://www.nhs.uk/news/food-and-diet/avoid-eating-just-your-bedtime-study-recommends/

Plante médicinale : L’aigremoine

Cette petite plante vivace de la famille des Rosacées (Agrimonia eupatoria) pousse dans toute l’Europe. On la reconnait grâce à ses belles petites fleurs jaunes assemblées en grappe. Elle est aussi appelée “herbe de la saint guillaume“.

1. Indications

On utilise traditionnellement les parties aériennes (sommités fleuries). Celles-ci renferment des tanins lui conférant des propriétés anti-diarrhéiques (en poudre ou tisane). Attention, les tanins peuvent ainsi entraîner des constipations.

Elle peut aussi être indiquée en cas de légère inflammation de la gorge en gargarisme sous forme de tisane.

2. Localisation

L’aigremoine est une plante herbacée qui pousse dans les prés, près des bois et sur le bord des routes. Elle aime les lieux inondés de soleil.

La récolte de l’aigremoine se fait entre juillet et août. Ce sont ces têtes fleuries ou sommités qui sont récoltées. Elle pousse partout en Europe, en Asie mineure et en Afrique du nord.

3. Mode d’administration et posologie

En tisane, mettre une cuillère à thé d’aigremoine dans 150 millilitres d’eau bouillante, laisser infuser pendant une quinzaine de minutes. Prendre 3 à 4 tasses par jour.

5. Contre-indications & précautions d’emploi

  • En cas d’utilisation pour une diarrhée si les symptômes persistent plus de 3 jours, il faudra consulter un médecin.
  • En cas d’irritation de la gorge ou de la bouche, on pourra utiliser 1 semaine cette thérapeutique avant de consulter un médecin.
  • Contre indiqué aux enfants de moins de 12 ans ainsi que chez la femme enceinte ou allaitante ainsi quand cas d’hypersensibilité au produit.
  • Consulter un médecin en cas de signe de gravité.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

 

Mes routines bien-être pour la rentrée : Semaine 1

Être en forme pour la reprise n’est pas toujours chose aisée.

Le travail reprend de plus belle et le temps, cette saison, n’est décidément pas de votre côté !

Le pouvoir de l’habitude

« L’excellence est un art que l’on n’atteint que par l’exercice constant. Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. L’excellence n’est donc pas une action mais une habitude ». Aristote 

La rentrée est le moment idéal pour commencer une bonne routine bien-être.

On considère qu’il faut environ 2 à 3 semaines pour que notre cerveau assimile une nouvelle habitude, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Ce phénomène se produit au niveau de la glande basale.
La glande basale est une glande présente dans le cerveau et impliquée dans le processus de mémorisation d’action répétée (exemple sortir votre voiture du garage).

Quelques règles pour assimiler une nouvelle routine bien-être.

  • Commencer par des petits changements pour garder la motivation sans se sentir dépasser par l’ampleur de la tâche.
  • Célébrer chaque petite réussite. Savoir célébrer une petite victoire au quotidien va libérer au niveau du cerveau une hormone, l’ocytocine. Celle-ci est impliquée dans la sensation de satisfaction et de bien-être. Satisfaction permettant de passer à la routine suivante, et ainsi de suite !

Semaine 1

  • Commencer par boire un verre d’eau citronné tous les matins au réveil. Après une nuit complète sans boire, notre corps a besoin de se réhydrater. Détoxifiant, réducteur d’appétit et riche en vitamine, le citron est excellent pour votre santé. Astuce : placer un citron en évidence sur la table de la cuisine pour penser à boire votre verre d’eau citronné.
L’objectif ici est d’enrichir votre routine du matin semaine après semaine pour bien commencer vos journées.
  • Apprendre une nouvelle discipline  : Continuer d’apprendre tout au long de sa vie permet de créer des nouvelles terminaisons neuronales et préserve contre la dégénérescence liée à l’âge de notre cerveau (démarrer une nouvelle langue, un nouveau sport ou un instrument de musique par exemple).
  • Avoir un sommeil régulier tout au long de semaine : Se coucher et surtout se lever à horaire régulier permet d’éviter de se décaler entre les jours de travail et ceux du week-end. Cette pratique favorise un sommeil réparateur, permettant d’améliorer votre concentration et votre humeur, mais aussi de réduire votre appétit durant la journée !
  • Fixez-vous des objectifs sportifs : S’inscrire à une compétition. Garder dans le viseur un objectif permet de conserver la motivation même durant la période hivernale qui arrive. Inscrivez-vous à une course ou une compétition pour vous obliger à tenir vos entraînements.
  • Les petits coups de pouce naturels : Vous pouvez également faire des cures d’acérola ou de guarana pour être en forme dès le matin. Pour en savoir plus, nous vous invitons à jeter un œil à notre conseil sur la fatigue.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Comment l’industrie de l’alcool trompe le public concernant les liens entre l’alcool et le risque de cancer

Plusieurs universités européennes (London School of Hygiene and Tropical Medicine en Angleterre, the Karolinska Intitutet en Suède et the University of Tromsø en Norvège) ont étudié la véracité des informations fournies par les fabricants d’alcool sur les risques de la consommation d’alcool sur la santé.

Les résultats de l’étude accusent les fabricants d’alcool de déformer les faits, notamment sur les liens entre la consommation d’alcool et le risque de cancer dans leurs propres intérêts.

3 approches pour déformer la vérité

Les chercheurs ont mis en évidence 3 méthodes pour mésinformer les consommateurs.

  • Remettre en cause le lien réel entre la consommation d’alcool et le risque de cancer.
  • Minimisation des risques liés à la consommation d’alcool.
  • Éluder le lien entre consommation d’alcool et le risque de cancer en focalisant l’attention du lecteur sur d’autres facteurs de risque.

Comment s’est déroulée l’étude ?

Les chercheurs ont analysé 27 sites web et documentations publiés par des organismes en lien avec l’industrie de l’alcool durant quatre mois de septembre à décembre 2016. Ils ont notamment surveillé la fiabilité et la validité des contenus présentés dans ces différents médias.

Les résultats

Parmi les 27 sites analysés, 24 présentaient au moment de l’étude des fausses ou partielles informations.

  • Remettre en cause le lien réel entre la consommation d’alcool et le risque de cancer.

5 sites remettent en cause le lien réel entre consommation d’alcool et risque de cancer, en déclarant que la consommation légère à modérée d’alcool ne conduit pas à un risque accru de développer un cancer. D’autres énumèrent des effets tels que le risque de maladies cardio-vasculaires, de diabète ou de dépendance sans mentionner le risque de cancer.

  • Minimiser le risque de cancer 

Certains mentionnent bien le risque de cancer mais omettent de parler du type de cancer développé et le pourcentage de risque.

3 d’entres eux déclarent qu’il existe bien un risque mais seulement pour les gros consommateurs.

– De plus, ils déclarent qu’il n’existe pas de consensus entre les experts concernant les risques réels de cancer liés à la consommation d’alcool.

– Enfin, ils déclarent que l’alcool aurait des effets protecteurs pour certains types de cancer, jetant le trouble sur le message des autorités de santé.

  • Distraction

Enfin, huit d’entres eux mettent en avant le fait que l’alcool n’est pas le seul facteur de risque dans le risque de développer un cancer. Notamment en se focalisant sur les risques familiaux. Ils minimisent ainsi la responsabilité de l’alcool dans le développement de cancer.

En conclusion

L’industrie du tabac a utilisé les mêmes procédés dans les années 70 – 80 lorsque les liens entre la consommation de tabac et le risque de développer un cancer du poumon étaient moins documentés.

Rappelons que les autorités conseillent de limiter la consommation d’alcool à 14 unités d’alcool par semaine. Rappelons également que le consommation d’alcool augmente le risque de cancer du foie, de la bouche ou encore du sein de façon significative.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre article: les conséquences de la consommation d’alcool sur notre cerveau.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients. 

Références 

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/dar.12596/epdf

https://www.nhs.uk/news/cancer/drinks-industry-accused-downplaying-alcohol-cancer-risk/

Une application mobile pour lutter contre la sédentarité

L’agence de santé publique anglaise (Public Health England) vient de lancer une application mobile pour aider les gens à marcher au moins dix minutes par jour. Cette initiative a pour origine un constat : « 45% des personnes de plus de 16 ans marcheraient moins de 10 minutes par jour« ..

Active 10, c’est le nom de cette application qui veut lutter contre la forte sédentarité de la population anglaise. Les données compilées par cette agence a montré que le manque d’activité physique serait impliqué dans un décès sur six en Angleterre.

10 minutes, est-ce suffisant ?

Même si 10 minutes par jour reste insuffisant pour atteindre les recommandations de 150 minutes d’activité physique modérée par semaine, il s’agit ici d’une première étape pour les personnes étant totalement sédentaire. De plus, les données ont montré que, même 10 minutes d’activité par jour permettait d’améliorer la santé mentale et physique notamment en réduisant le risque de survenu de certaines pathologies telles que le diabète de type 2.

Comment ça marche ?

L’application encourage l’utilisateur à faire 10 minutes de marche rapide par jour. L’application s’articule en 3 parties. Choisir votre objectif, observer votre activité quotidienne ainsi que vos progrès.

Active10

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Référence

https://www.nhs.uk/news/lifestyle-and-exercise/10-minute-walk-day-app-tackle-inactivity-epidemic/

Alerte aux poux pour la rentrée

Chaque l’année, en septembre, l’histoire se répète inlassablement. Vos enfants commencent une nouvelle année scolaire, leur cartable et leur trousse sont fin prêtes mais avez-vous pensé aux poux ?

Durant les vacances ont à trop souvent tendance à les oublier pourtant les poux sont toujours là !

Voici quelques conseils pour limiter le risque de contamination et lutter efficacement contre les poux :

  • Avoir chacun son propre matériel pour se coiffer (brosse, peigne…)
  • Ne pas échanger son bonnet, son écharpe, son manteau, son sweat à capuche…
  • Si quelqu’un de votre entourage a des poux, il doit les traiter immédiatement. En attendant que les poux aient disparus, attachez-vous les cheveux si vous les avez longs et faites examiner régulièrement votre cuir chevelu à la recherche d’éventuels poux ou lentes !
  • Pour savoir si quelqu’un a des poux, il faut examiner son cuir chevelu comme on l’a expliqué ci-dessus. On cherchera surtout au niveau de la nuque et derrière les oreilles des poux et des lentes.
  • Pour éviter que les poux ne reviennent, il faut traiter tout ce qui a pu être en contact avec eux. En même temps que les cheveux, il faut donc traiter le linge (draps, serviettes, écharpes, bonnets…) et les doudous. Pour cela, il faut tout laver en machine à 60°C minimum. L’autre alternative pour éviter d’abîmer les doudous ou le linge qui ne peut pas passer en machine à une telle température ? Enfermez le tout dans un sac poubelle pendant deux jours. Sans possibilité de se nourrir, les poux ne survivront pas.

Pour en savoir plus, visiter notre conseil complet sur les poux.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

La journée mondiale des premiers secours ce samedi

La journée mondiale des premiers secours a lieu ce samedi 9 septembre. C’est une journée qui a été mise en place par la Croix Rouge pour promouvoir les gestes de premier secours, les fameux « geste qui sauvent ».

Tous les jours, des milliers de personnes se retrouvent dans une situation de détresse suite à un incident ou un souci de santé. Et cela peut arriver au lieu de travail, au domicile, en pleine rue ou en pleine nature. Ces différents malaises peuvent avoir des répercussions très graves, voire même être des situations vitales. On peut citer comme situations : l’étouffement, les saignements, les pertes de conscience, les malaises ou arrêts cardiaques, ou encore les AVC. La Croix Rouge estime à plus de 20000 le nombre de morts par an pour ces types d’accidents en France.

Et pourtant, beaucoup de ces décès et séquelles peuvent être évités très simplement quand on connaît les gestes de premier secours adaptés. La Croix Rouge, d’autres organismes et associations sont là pour expliquer l’importance des gestes et comportements qui sauvent. De nombreuses formations sont à disposition du grand public pour acquérir les savoirs indispensables pour aider une personne en détresse vitale.

En vous formant, ce sont des milliers de vies par an qui peuvent être sauvées. Il n’est pas nécessaire que tout le monde devienne secouriste professionnel pour cela ! En effet, sans même avoir à toucher la victime d’un accident, savoir donner l’alerte correctement peut augmenter de manière significative l’espérance de survie de la personne touchée. Les secours arrivent alors avec un maximum d’informations et peuvent être directement efficaces.

Aider son prochain doit devenir une volonté de tous. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette manifestation qui aura lieu ce samedi 9 septembre et voir si une animation est organisée près de chez vous, rendez-vous sur le site de la Croix Rouge dédié à cette journée :

http://www.croix-rouge.fr/Actualite/JMPS-2017

Et pour ceux et celles qui souhaiteraient se former dans les gestes de premier secours, vous trouverez les informations à l’adresse ci-dessous :

http://www.croix-rouge.fr/Je-me-forme

Les risques des édulcorants artificiels

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Les édulcorants artificiels présents dans de nombreux aliments et boissons allégées, pourraient ironiquement avoir un lien avec la prise de poids, le diabète de type 2, l’hypertension artérielle ou encore le risque d’accident vasculaire cérébrale.

Aspartame, saccharine, cyclamate sont des noms qui reviennent régulièrement dans les médias. Souvent décriés, les chercheurs se contredisent sur leur réel impact sur notre santé.

Comment s’est déroulée l’étude ?

Cette méta-analyse canadienne a été menée sur 7 études randomisées et 30 études de cohorte.

Une étude randomisée étudie les effets d’une substance ou d’un facteur sur deux groupes de sujet choisi de façon aléatoire auxquels ils sont exposés.

Une étude de cohorte, quant a elle, suit un groupe important de personnes et évalue les effets sur leur santé des facteurs de risque auxquels elles sont exposées.

Il existe néanmoins dans ces études une certaine hétérogénéité dans la rigueur des procédures et des méthodes.

Les résultats

L’analyse des études de cohorte a montré que les sujets consommant des édulcorants, comparativement à ceux n’en consommant pas, avaient une augmentation de :

  • 14% du risque de diabète de type 2
  • 12% du risque d’hypertension artérielle
  • 13% du risque d’AVC (accident vasculaire cérébrale)
  • 31% du risque d’obésité (notamment au niveau abdominal).

Selon les études randomisées, les résultats sont moins tranchés. Celles-ci ne montrent aucune différences significatives d’IMC (indice de masse corporelle).

Conclusion

Les auteurs ont montré que les édulcorants artificielles ne favorisent pas la perte de poids, contrairement à ce que les campagnes publicitaires voudraient nous faire croire. Dans une moindre mesure, ils pourraient même entraîner une augmentation des risques de diabète de type 2.

Dr Clément Bacle

Pharmacien passionné par la e-santé. Je suis convaincu que la santé doit désormais compter sur internet pour mieux servir les patients.

Référence 

http://www.nhs.uk/news/2017/07July/Pages/Benefits-of-artificial-sweeteners-unclear.aspx