Pour une rentrée en pleine forme !

Ça y est, vos chères têtes blondes ont repris le chemin de l’école ! Mais avez-vous pensé à faire leur rentrée santé ? Pour faire en sorte que vous n’oubliez aucun contrôle, voici une liste des points à vérifier chaque année :

 

Bilan de santé
Il est important de faire une visite de contrôle chaque année chez le médecin afin de faire le point sur l’état de santé général de votre enfant. L’occasion, en plus, de vérifier que ses vaccins sont à jour. L’école reste un lieu propice où attraper une maladie, autant y aller bien protégé.

La rentrée, c’est aussi le moment pour votre enfant de choisir une activité extra-scolaire. Et pour l’y inscrire, vous aurez besoin d’un certificat médical délivré par votre médecin, pensez donc à le demander lors de votre visite.

 

Dentiste

Il est conseillé de rendre visite à votre dentiste une fois par an. Profitez de la rentrée pour prendre ce rendez-vous, et ne tardez pas trop, il devient de plus en plus difficile d’en programmer un. Pensez également à l’orthodontiste, les troubles de la mâchoire se corrigeant plus facilement chez l’enfant.

 

Ophtalmo

La vue est très importante dans les études… Et dès le CP les yeux sont mis à rude épreuve avec l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. Une mauvaise vision peut entraîner de l’inattention, de fortes fatigues et parfois même, des maux de tête. Prévoyez donc un bilan de la vue chaque année afin de corriger au plus tôt les petits défauts de vue que pourrait avoir votre enfant.

 

Orthopédiste/podologue

Une mauvaise position des pieds peut entrainer des conséquences sur le corps de l’enfant. Si vous vous rendez compte d’une mauvaise posture, il est important que vous consultiez, les défauts de posture se réparant mieux chez l’enfant.

 

Les poux

Qui dit rentrée, dit hélas très souvent poux ! Une bonne hygiène des cheveux n’étant pas suffisante, utilisez dès les premiers jours de classe un répulsif, en prévention d’une éventuelle infestation. Dès les premiers signes, ne trainez pas et courez acheter un peigne spécial ainsi qu’un traitement complet, vous éviterez ainsi de vous retrouver face à des rayonnages vides.

 

Rythme de vie

Au revoir grasses matinées et veillées tard dans la nuit, bonjour réveils difficiles !

Même si les cours ont déjà commencé ne soyez pas trop brusques, et veillez à ce que votre enfant se réveille bien. L’éveil est une part importante dans la qualité du sommeil et permet de commencer la journée du bon pied.

Afin de faciliter le début de l’année scolaire, pensez l’année prochaine à mettre progressivement en place le « rythme école » avant même la reprise.

 

Alimentation

Fini les écarts, c’est l’heure de retrouver une bonne alimentation ! Le développement de votre enfant passe aussi par son assiette, donc voici quelques conseils :

  • Afin que le corps retrouve un rythme, faites en sorte que les repas soient donnés à heure fixe.
  • Le petit-déjeuner est in-dis-pen-sable, dans l’idéal il doit comporter un produit céréalier (carburant), un produit laitier (croissance), un fruit (bonne santé)et de l’eau (hydratation)
  • Le déjeuner ainsi que le dîner, quant à eux doivent se compenser, c’est-à-dire que si le déjeuner a été important le dîner sera léger, et inversement (privilégier tout de même les déjeuners riches). Ils doivent comporter une portion de légumes, de viande (ou poisson), de féculent ainsi qu’un produit laitier.
  • Le goûter, quant à lui, doit être un petit-déjeuner miniature, donc produit céréalier, produit laitier et fruit mais en quantité moindre. Si votre enfant n’a pas faim, ne le forcez surtout pas.

 

Petits plus

Coup de moins bien ? Un petit pépin de santé, ou encore une fatigue qui ne passe pas ? Sachez qu’il existe des compléments vitaminés, spécialement formulés pour les enfants, qui peuvent aider à récupérer. Et pensez aussi à préparer l’arrivée des maladies hivernales avec, notamment, la gelée royale !

 

J’espère que ces différents conseils sauront aider toute la famille à bien démarrer cette année.

La consultation médicale à 25 euros en mai 2017

Vous avez sans doute entendu parler de l’augmentation des prix de la consultation chez le généraliste. Ce passage de la consultation de 23 à 25 euros est la conséquence de la signature le dimanche 21 août d’un texte qui encadre et redéfini les tarifs qui sont pratiqués chez les généraliste par la FMF (Fédération des Médecins de France), et qui sera mis en œuvre le 1er mai 2017. Petit tour rapide de ce que ce texte contient.

 

Consultation de base à 25€

C’est la mesure qui fait le plus parler, la consultation de base du généraliste arrive au même prix que les consultations de spécialistes, la médecine généraliste étant maintenant reconnue comme une spécialité médicale à part entière. Cette mesure est une demande de longue date des généralistes dont la consultation n’avait pas augmenté depuis près de 7 ans.

 

Nouvelle échelle tarifaire

Les tarifs des autres types de consultation du généraliste ont été eux aussi réévalués et classés en différentes catégories 25, 30, 46 et 60€. La tranche 25€  ayant déjà été évoquée ci-dessus,  nous allons nous intéresser aux trois autres :

– 30€ : cette tranche regroupe généralement les consultations qui, sans être plus compliquées, sont généralement plus longues : typiquement les consultations des enfants de moins de 6 ans, ou alors qui rentrent dans le parcours de soins coordonnés (c’est-à-dire lorsque le généraliste doit adresser le patient à un spécialiste).

– 46€ : pour les consultations dites « complexes », notamment lors d’auscultations poussées, comme le dépistage d’un mélanome (atteinte grave de la peau), ou lorsqu’il s’agit de sensibiliser et informer le client sur un point de santé particulier, comme la mise en place d’une contraception, ou la prise en charge d’une obésité.

– 60€ : pour les consultations « très complexes » : généralement tout ce qui concerne les maladies très graves comme les cancers, le SIDA, ou les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson), c’est-à-dire l’annonce du diagnostic, les consultations pour la mise en place et le suivi du traitement de ces maladies.

 

Qu’est-ce que cela change pour le patient ?

Potentiellement pas grand-chose, en effet les tarifs ci-dessus sont conventionnés et sont soumis aux mêmes règles de remboursement que les anciens. Ces tarifs sont remboursés à 70% par la sécurité sociale et à 30% par les mutuelles. Donc pour une très grande majorité des patients cela ne devrait pas peser sur leur budget, comme ces derniers seront toujours remboursés.

 

Une aide aux généralistes

Un autre volet de ce texte comprend des aides qui sont là pour faciliter le travail des généralistes et les rendre plus efficaces et disponibles. Ceci, dans l’optique de lutter contre le surmenage et le burnout (hélas, très fréquents dans cette profession), et contre le phénomène des déserts médicaux qui touche de plus en plus la France. On note donc, par exemple, des aides pour faciliter la mise en place d’un secrétariat, déchargeant ainsi le praticien des tâches administratives, ainsi, il pourrait mieux gérer son emploi du temps. De plus, afin de lutter contre les déserts médicaux, les médecins qui accepteraient de s’y installer et qui s’engagent à y rester au moins trois ans, recevraient une aide financière.

Accidents de la circulation : les pictogrammes sur les médicaments respectés ?

Entre 3 et 4 % des accidents routiers sont liés à la prise de médicaments. La liste des produits porteurs de ces pictogrammes va prochainement être revue et une campagne de sensibilisation va être mise en place. Mais y avez-vous déjà réellement porté attention ?

 

Qui sont-ils ?

Apparus en 2005 sur les boites de médicaments, ces pictogrammes ont pour but de vous avertir d’un éventuel danger en cas de conduite. Facilement reconnaissables, ils représentent une voiture dans un triangle jaune, orange ou rouge en fonction du niveau de risque.

Et des médicaments qui en portent, vous avez toutes les chances d’en avoir dans votre armoire à pharmacie ! Les plus évidents étant ceux ayant pour but d’endormir, mais d’autres peuvent également gêner de par leurs effets secondaires. Les plus connus étant les sirops pour la toux et l’ibuprofène, mais il est à noter également que certains médicaments considérés comme excitants peuvent faire baisser votre vigilance et donc vous faire encourir un risque d’accident.

 

Les trois niveaux

L’Afssaps a établi une classification des médicaments selon le niveau de risque sur la conduite :
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  • Niveau 1, jaune : « Soyez prudent, ne pas conduire sans avoir lu la notice »: Le risque est faible et dépend de la sensibilité du patient. La notice lui indiquera les cas où il devra s’abstenir de conduire.

La prise du médicament ne remet généralement pas en cause la conduite de véhicules, mais nécessite que le patient soit informé avant de prendre le volant afin qu’il reste vigilant quant à une manifestation éventuelle des effets signalés dans la notice.

  • Niveau 2, orange : « Soyez très prudent, ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé »: il y a là des risques avérés que vous puissiez être impactés par le médicament, que ce soit par un effet secondaire considéré comme fréquent et/ou assez impactant, ou bien par l’action normale du produit.

Il s’agit généralement de médicaments disponibles uniquement sur ordonnance. Seul le médecin prescripteur peut apprécier, selon l’état du patient et sa réponse au médicament, si la prise de celui-ci est compatible avec la conduite.

  • Niveau 3, rouge : « Attention, danger : ne pas conduire, pour la reprise de la conduite demandez l’avis d’un médecin »: là au moins c’est clair, les effets du médicament rendent la conduite automobile dangereuse.

L’action du médicament ne vous place pas en état de conduire de manière sécuritaire, ce sont des produits qui vous endorment ou vous affaiblissent notablement, ou encore des collyres qui brouillent votre vision de manière significative. Cet avertissement vaut également si votre profession implique la conduite d’appareils ou l’utilisation de machines.

 

Ces trois pictogrammes ne sont pas à prendre à la légère, à vous donc d’être vigilants pour éviter de vous mettre dans une situation à risque. Cependant, les effets de ces médicaments ne sont pas égaux chez tous les consommateurs. Le type de précautions à prendre dépend donc de chaque cas individuel.

Attention, canicule !

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Cela a pris de court tout le monde, mais depuis ce mardi 23 août sont tombées sur la quasi-totalité du territoire, de très fortes chaleurs. Comment réagir face à ça ? Et qu’est-ce qu’une canicule précisément ?

 

 

Forte chaleur et canicule

Assez basiquement la canicule est définie par trois facteurs qui doivent se retrouver en même temps sur un territoire :

  • une température de jour supérieure à 30°/35°C
  • une température nocturne qui reste très élevée et qui ne permet pas d’évacuer la chaleur de la journée (18°/20°C)
  • une température élevée qui perdure au-delà de trois jours

La notion de canicule est variable d’une zone à une autre, puisqu’elle est subjective et dépend de la sensibilité des populations. Pour donner un exemple, à Paris on parle de chaleur caniculaire si pendant 3 jours la température ne descend pas en dessous de 31°C en journée, et en dessous de 20°C la nuit.

Depuis ce matin, tout le territoire est soumis à des très fortes chaleurs, et 14 départements sont actuellement en « alerte orange canicule ». C’est la première fois depuis 1964 que la température dépasse 35°C à Paris si tard dans l’été !

 

Dangers de la canicule

La canicule n’est pas sans danger pour nous, en effet, avec ces très fortes chaleurs, le corps est mis à rude épreuve. Chaque sortie en plein air vous exposant à un fort ensoleillement, sachez que vous courez un risque de coups de soleil, et plus grave encore de déshydratation et d’insolation.

Notre organisme n’aime pas voir sa température corporelle augmenter trop fortement, et si tel est le cas, il fait en sorte de le refroidir : ce mécanisme vous le connaissez, c’est la transpiration. Cela peut aller jusqu’à vous faire perdre plusieurs litre d’eau par jours ! C’est pour cela qu’il faut penser à vous hydrater régulièrement, vous risquez sinon le coup de chaleur. Mais qu’est-ce que c’est ? Nos réponses ICI.

 

Rester hydraté

Pas de secret, pour rester hydraté, il faut boire, au moins 1.5 à 2 litres d’eau par jour. Si vous le pouvez, buvez de l’eau fraîche, elle alimentera la régulation corporelle mais aura aussi pour effet de faire baisser la température de votre corps. Évitez les boissons sucrées ou salées, le café, le thé (même frappés) ainsi que les boissons alcoolisées, car si elles désaltèrent sur le moment, elles entraînent finalement une perte en eau via les urines et ne rechargent pas aussi bien que l’eau les réserves. Il est important de souligner également qu’il faut boire régulièrement, et avant même d’avoir soif. Si vous avez la peau rouge et sèche, la langue raide, ou les urines foncées c’est que vous souffrez déjà de déshydratation !

Lors de vos repas, si vous avez du mal à boire, valorisez des aliments riches en eau comme la pastèque et le concombre par exemple.

 

Se protéger de la chaleur et du soleil

Lorsque vous pouvez l’éviter, ne sortez pas aux heures les plus chaudes. Voici donc, pour vous aider, quelques astuces pour garder votre logement au frais :

Fermez fenêtres et volets au matin pour conserver le plus possible la fraîcheur de la nuit, et n’aérez que quand le soleil est couché. Si c’est possible, créez des courants d’air dans vos pièces.

Vous n’avez pas de volets extérieurs ? Mettez des serviettes mouillées devant vos fenêtres, cela permettra de faire baisser la chaleur de votre maison. Si malgré vos efforts la chaleur est insupportable dans votre logement, alors privilégiez des endroits climatisés tels que les cinémas et grandes surfaces.

Petite astuce si vous avez un ventilateur et que vous souhaitez créer de l’air frais : placez une bouteille de glace devant le flux d’air.

Lorsque vous vous décidez enfin à mettre un pied en dehors de chez vous, n’oubliez surtout pas de sortir couverts : chapeau ou casquette, vêtements clairs et amples (humides si possible !) ainsi que la crème solaire qui est essentielle si vous vous exposez au soleil !

Eviter les activités qui nécessitent des dépenses d’énergie importantes comme les courses, le jardinage, le bricolage, le sport, etc…

Petit plus : pensez aux brumisateurs à emporter partout, qui participent à vous rafraîchir en un clin d’œil !

 

Personnes fragiles

Il y a deux grandes catégories de personnes particulièrement sensibles aux fortes chaleurs : les personnes âgées et les très jeunes enfants.

Les personnes âgées souffrent de plusieurs particularités qui rendent assez difficile leur prise en charge, aussi bien par eux même que par les autres :

  • ils mobilisent moins bien leurs réserves en eau et transpirent moins, ainsi la température de leur corps est moins bien régulée
  • ils ressentent moins bien la soif, même quand ils ont besoin d’eau

Ce qui fait qu’ils sont plus sujets à la déshydratation ou coup de chaleur. Il est donc important de les inciter à boire régulièrement et de les inviter à rester dans des environnements frais.

Pour ce qui est des très jeunes et tout petits, eux n’ont pas de problème pour mobiliser leurs réserves en eau, seulement, comme elles sont très faibles, elles s’épuisent très vite, il est donc essentiel de leur donner à boire régulièrement dans la journée. L’idéal étant de laisser à portée de bébé un biberon avec de l’eau qu’il sera utiliser au besoin.

Si bébé est rapidement grognon, qu’il n’a pas uriné après ses repas et qu’il est chaud et rouge, c’est qu’il a chaud et manque d’eau. Il faut alors le réhydrater rapidement, et si possible lui faire prendre un bain, pas trop froid mais juste plus frais que la température de son corps.

 

En cas de problème, contactez Canicule Info Service au 0 800 06 66 66.

La pilule du lendemain

Vous avez sans doute entendu parler sur le net de cette Sabine (nom d’emprunt) qui s’est faite recevoir par son pharmacien avec des phrases comme « elle a passé une bonne soirée » et qui lui explique qu’il « faudrait qu’elle arrête de se foutre à poil pour rien » en pleine officine et devant une clientèle où remarques et regards n’ont pas tardé à fuser, la jeune femme finissant par partir de la pharmacie en pleurs.

La contraception d’urgence ou pilule du lendemain est un sujet qui divise beaucoup de spécialistes de santé. Mais savez-vous réellement ce que c’est ? Seules 35% des femmes se disent bien informées à son sujet.

 

Comment ça marche ?

Accessible sans ordonnance en pharmacie, la pilule du lendemain agit sur les hormones qui entrent en jeu dans la reproduction. Elle a pour effet de bloquer la libération de l’ovule qui ne peut donc pas être normalement fécondé. Son efficacité est de l’ordre de 95% dans les premières 24h après l’acte non protégé, et tombe à 85% au bout de 72h, trois jours étant la limite maximale. Au-delà il existe des pilules dites du surlendemain, mais idéalement la contraception d’urgence est à prendre dans les 12h.

 

Effets indésirables ?

Principalement nausée, vomissements, douleurs abdominales, vertiges, fatigue, et maux de tête. Si un vomissement à lieu dans les 3h après la prise, il faut se procurer une nouvelle pilule. Ce produit jouant sur les hormones, des manifestations liées au cycle peuvent survenir : décalage des règles, des saignements en dehors des règles ou des tensions au niveau des seins.

 

Les idées reçues, le vrai du faux

Le pharmacien peut refuser de délivrer la pilule du lendemain.
FAUX. Un pharmacien ne peut refuser de délivrer la contraception d’urgence. Cette délivrance doit en plus être anonyme et doit s’accompagner de conseils sur la contraception en général. Le pharmacien peut refuser si, et seulement s’il sait que l’état de santé de la patiente ne le permet pas. De plus, sachez que la pilule du lendemain est gratuite pour les mineures.

La pilule du lendemain est dangereuse pour le cycle.
FAUX. La pilule du lendemain quoi qu’on en dise n’est pas toxique, n’entraîne pas de fausses couches et ne rend pas stérile ni ne met en péril de futures grossesses. Ces arguments sont souvent avancés par des pharmaciens qui ne souhaitent pas délivrer une contraception d’urgence. Le seul vrai risque est d’être confronté aux effets indésirables pouvant être assez impactant bien que transitoires.

– La pilule du lendemain est une méthode de contraception fiable.
FAUX, elle n’est pas une méthode de contraception. C’est le rôle des stérilets, dispositifs implantables, pilules contraceptives classiques, ou les préservatifs quand ils sont bien employés. La fonction de la pilule du lendemain est de parer à un oubli ou une situation à risque, mais elle ne doit en aucun cas se substituer à une contraception classique.

La Dépakine, nouveau scandale ?

La Dépakine vous en avez entendu parler ? Ce produit serait responsable de multiples décès et malformations chez des fœtus. S’agit-il d’un nouveau scandale semblable à celui du Médiator il y a quelques années ? Nos réponses.

 

Qu’est-ce que la Dépakine ?

La Dépakine est un nom de médicament dont le principe actif est le valproate de sodium (de la même manière, que Doliprane est un médicament et le paracétamol son principe actif). Comme son nom l’indique, c’est le principe actif qui, dans le médicament, est responsable de son action. Le cœur du scandale de la Dépakine serait donc le valproate de sodium.

Le valproate de sodium connu pour soigner les troubles bipolaires est avant tout utilisé dans le traitement de l’épilepsie. C’est un produit qui est ancien, connu et reconnu pour cette indication, avec un  taux d’efficacité proche de 100%. La Dépakine, son dérivé la Micropakine, ainsi que leurs génériques, sont presque tous produits par le laboratoire français Sanofi et sa filiale Zentiva.

Ce sont les médicaments leaders sur le marché de l’épilepsie : cette gamme couvre à elle seule 80% du marché, et la vente de Dépakine représente 1.2%  du chiffre d’affaire de Sanofi.

 

Le scandale

Entre 2007 et 2014, plus de 10 000 femmes enceintes se sont vues prescrire de la Dépakine pour traiter leur épilepsie, alors même que ses effets néfastes étaient connus à l’époque. On estime pour l’enfant :

– à 10% le risque de malformation

– à 40% le risque de retard de développement physique ou mental

A l’époque, les femmes s’étant fait prescrire ce médicament n’avaient pas été informées des risques qu’elles encourraient, bien que dès les années 1980 les risques de malformation étaient connus, et que dès 2000 on avait la certitude du fort risque de retard de développement chez l’enfant.

Il aura fallu attendre 2014 pour que la délivrance de ce produit soit encadrée, avec des règles bien précises pour les femmes enceintes ou en âge de procréer. En effet, aujourd’hui la prescription de ce médicament se fait par un spécialiste qui, après avoir expliqué tous les effets néfastes de ce médicament, fait signer un consentement aux femmes.

Pourquoi cette lenteur ? Ce retard entre la découverte des effets potentiels et de la mise en œuvre de mesure de délivrances sécurisées ? Savoir qui est en cause, laboratoires, médecins, agence du médicament, politiques, sera du ressort des enquêtes qui ne manqueront pas de s’ouvrir.

Si on dénombre à l’heure actuelle près de 450 cas de malformations visibles à la naissance pour les femmes traitées au Dépakine, le nombre de « victimes du Dépakine » risque de fortement augmenter quand seront diagnostiqués les troubles du développement et les malformations non visibles à la naissance.

Mais une question se pose aussi. Pourquoi ne pas avoir arrêté de donner de la Dépakine à une femme enceinte ?

Parce que l’épilepsie est une atteinte grave dont les crises peuvent être mortelles pour la personne, mais également pour le fœtus. En effet, ce dernier peut être endommagé par les fortes contractions de l’abdomen lors des spasmes ou encore le manque temporaire d’oxygène que provoque une crise. Les crises à répétitions peuvent provoquer des morts intra-utérines, des malformations, ou bien encore des fausses couches.

Si la femme peut se passer d’antiépileptiques tant mieux, mais dans le cas contraire, il est nécessaire de mettre en place un traitement qui est efficace pour empêcher les crises, à la plus petite dose efficace possible. Et ce traitement, c’est la Dépakine.

 

Ce qui nous fait nous poser une question qui est souvent courante en médecine et en santé : entre deux risques différents, lequel choisir ?

L’hépatite

L’hépatite est selon le Larousse « l’inflammation chronique ou aiguë du foie ».

Le foie est un organe qui joue un rôle clé pour le corps, car il assure des fonctions vitales :

  • il a une fonction antitoxique qui permet de détruire les toxines et les médicaments
  • il permet de stocker les vitamines et minéraux
  • il participe à un grand nombre de processus (notamment ceux des sucres et des graisses)
  • il produit des substances qui entrent en jeu dans la digestion

On comprend facilement pourquoi il est important de prendre soin de cet organe.

 

Les différentes hépatites

Il existe plusieurs types d’hépatites, on peut les classer en fonction de leur origine, les deux grands types étant les hépatites virales et les hépatites toxiques.

Les hépatites virales, comme leur nom l’indique, sont liées à l’action d’un virus. Les plus connus sont les virus de l’hépatite A, B et C, ou dans l’ordre d’importance B, C et A. L’hépatite A est transmise par contact de mains sales ou de l’eau souillée, l’hépatite B par contact sanguin et sexuel, tandis que l’hépatite C l’est principalement par contact sanguin.

Les hépatites toxiques, elles, sont liées à la présence d’un produit dans le corps, qui s’avère être toxique pour le foie : les plus souvent impliqués sont des médicaments (paracétamol, antibiotiques), des toxines végétales (en chef de file les amanites), et l’alcool.

 

Formes et évolution

Il faut dissocier deux sortes d’hépatites : la aiguë ou la chronique. Ces deux dernières étant en fait liées au temps que le virus passe dans l’organisme ou au niveau de gravité des atteintes.

  • L’hépatite aiguë concerne la période qui va jusqu’au sixième mois après la contamination, elle est très souvent asymptomatique. En effet, le foie n’ayant pas de terminaisons nerveuses et pouvant fonctionner correctement avec seulement une petite partie saine, la personne atteinte ne ressent aucune douleur. Lorsqu’il y a des symptômes, ces derniers ne sont pas nécessairement spécifiques, ce qui vient compliquer le diagnostic. Heureusement, l’hépatite peut tout à fait s’arrêter à ce stade. Dans ce cas, comme le foie est un organe qui présente la capacité de se régénérer en cas de lésion, il peut tout à fait retrouver son fonctionnement normal.
  • On parle d’hépatite chronique quand le virus reste plus de six mois dans le corps, et que la réponse de l’organisme, ou l’action des toxiques a commencé à détruire ou altérer durablement les tissus du foie. Ces derniers deviennent durs et fibreux et empêchent le foie de se régénérer, pouvant donner au stade le plus avancé : une cirrhose, un foie entièrement touché et déformé, ne pouvant presque plus assurer sa fonction, avec un risque réel de perte de fonction qui peut arriver n’importe quand.

Il existe aussi un  risque que les virus, mais aussi et surtout les toxiques (amanites et paracétamol) déclenchent une hépatite dite « fulminante », qui est une destruction rapide du foie (moins de deux mois) avec un pronostic très mauvais (presque un mort sur deux) et dont la seule issue est là transplantation hépatique.

On comprend alors facilement l’importance de cette maladie, qui en plus d’être potentiellement grave est très répandue.

Plus de deux milliards de personnes ont été en contact avec l’hépatite B (VHB), on estime aujourd’hui que près de 350 millions vivent avec une hépatite B chronique, dont 600 000 en meurent chaque année. Quant à l’hépatite C chronique, ils seraient au moins 150 millions à vivre avec.

 

Profitez donc de cette journée pour vous renseigner sur l’hépatite, et pourquoi-pas, vous faire dépister.
Pour plus d’informations à propos de l’hépatite C, c’est ICI.

La loi Claeys Leonetti sur la fin de vie définitivement adoptée

Le vendredi  5 août dernier est paru au Journal Officiel, le texte législatif Claeys-Leonetti, qui succède à la loi Leonetti de 2005, et qui encadre la fin de vie. C’est un sujet très difficile qui a toujours fait débat en France, et qui le fera sans doute encore longtemps.

Avant toute chose, petit rappel sur l’euthanasie : cette dernière est définie par le Larousse comme « acte d’un médecin qui provoque la mort d’un malade incurable pour abréger ses souffrances ou son agonie ». L’euthanasie est donc l’acte volontaire de donner la mort. Elle se fait de manière directe (euthanasie active) en injectant un produit qui tue, ou indirecte (euthanasie passive) en arrêtant les soins et en endormant profondément le patient afin de laisser la mort arriver.

 

De quoi parle ce texte dans les grandes lignes ?

Ce texte renforce les soins palliatifs, c’est-à-dire les soins qui sont prodigués dans le but de maintenir ou améliorer la qualité de vie d’un patient atteint d’une maladie évolutive grave, d’une maladie mettant en jeu le pronostic vital, ou en phase avancée et terminale. Ce sont des soins très lourds qui traitent les souffrances et non leur cause. La formation et la sensibilisation aux soins palliatifs des différents acteurs de santé est un volet de ce texte.

(1*) Il précise les conditions d’application du fameux « droit à mourir dans la dignité ». Ainsi tous les traitements qui ont pour unique finalité de maintenir artificiellement en vie et qui semblent inutiles ou disproportionnés (l’acharnement thérapeutique) peuvent être arrêtés. On passe aux soins palliatifs, afin que le patient conserve la meilleure qualité de vie et sa dignité lors de ses derniers moments.

(2*) Dans les cas où un patient en fin de vie souffre trop durant son traitement ou que l’arrêt du traitement provoquerait des douleurs insupportables, et que sa maladie est incurable, il est possible de procéder à une euthanasie passive en rendant le patient inconscient et en arrêtant tous les traitements.

Ces deux possibilités ne peuvent être mises en place qu’à la demande du patient. L’équipe médicale doit alors informer le patient de tout ce que sa demande implique, et après cette information (et la demande de l’avis d’un autre médecin si le patient le souhaite), ce dernier doit confirmer sa demande.

La seconde partie du texte définie les conditions d’exercice de ce droit. En plus de pouvoir le demander sur le moment, le patient peut aussi remplir des « directives anticipées » où il indique ce qu’il souhaite être fait, ou pas, au cas où il se retrouverait en situation de fin de vie. Une personne autre peut remplir un document analogue sous la supervision de deux témoins, si le concerné n’est pas à même d’écrire ces directives. Un patient peut de son vivant désigner une autre personne de confiance dont l’avis prévaudra s’il n’est plus en état de s’exprimer. Ces décisions sont maintenant formalisées dans des documents précis, et contrairement à l’ancienne loi, sont valables sans limite de temps, et peuvent être changées à tout moment par la personne qui a émis la décision.

Le caractère contraignant ne s’applique pas que dans quelques cas bien précis, notamment en cas d’urgence vitale où bien que condamné si rien n’est fait, le patient pourrait être remis sur pied par une intervention ou un traitement décisif (typiquement un accident corporel grave). Le corps médical peut alors maintenir le patient en vie le temps de voir si ce dernier est sauvable ou pas.

Des drones pour sauver des vies ?

Tout le monde devrait avoir accès à la santé, aux médicaments, aux vaccins et autres soins, et ce, rapidement. Mais comment donner ces ailes à la santé pour permettre d’accomplir cette mission ? Un peu partout des chercheurs y ont réfléchi, et ont fini par résoudre ce problème en lui donnant… des hélices !

 

Drones les nouveaux anges gardiens de la santé

Apporter le matériel ou l’aide médicale où il faut et quand il le faut est primordial en terme de santé. Et dans des zones géographiquement très éloignées ou dures d’accès cela peut vraiment être un très gros problème. C’est donc avec des drones que la réponse semble avoir été trouvée. Autonomes ou pilotables à distance, permettant de s’affranchir du terrain et pouvant aller facilement à une centaine de kilomètres/heure, ils se révèlent être une alternative avantageuse. Encore de faible capacité (2 kg de charge en moyenne, pour le moment), ils permettent d’ores et déjà d’apporter tous types de produits et petits matériels à peu près n’importe où.

 

Voici trois projets rendus possibles par des drones :

  • Zipline

Sans doute un des projets les plus avancé, Zipline est un drone qui vise à rendre facile et rapide d’accès les régions les plus reculées et difficiles à atteindre. Le Zipline ressemble à un petit avion, il sert à délivrer médicaments, vaccins, et poches de sang à toutes les cliniques et dispensaires isolés, rapidement. Le mode de livraison est assez unique puisqu’il consiste à larguer le colis du drone avec un petit parachute, à l’endroit souhaité.

Le Rwanda a déjà testé cette méthode avec succès et prévoit de couvrir tout son territoire courant août. Les Etats-Unis sont également intéressés par cette technologie afin de pouvoir atteindre facilement des points isolés de leur territoire.

  • Flirtey

Projet américain soutenu par la NASA, Flirtey est un autre de ces drones livreurs de médicaments. En test sur le sol américain, ce drone à six hélices est conçu comme son frère, à la différence, qu’il délivre le colis à l’aide d’un petit treuil. Celui-ci se déroule, dépose le colis au sol, puis rembobine le câble pour rentrer à sa base. Ce projet a reçu son autorisation en 2015 et s’en est suivi un test grandeur nature en juillet 2015 en Virginie.

Des études ont montré que les produits frais et donc fragiles (comme les échantillons de sang) se conservaient très bien par transport par drone, ouvrant la possibilité de transporter ces substances d’un site de prélèvement reculé à un centre d’analyse, sans dégradation. Cela permettrait, là aussi, de rendre accessible la santé et ainsi, de gagner des vies.

  • Ambulance Drone

Conçu pour le milieu urbain, ce drone est fait pour apporter en moins de deux minutes ce qu’il transporte, à savoir, un défibrillateur. Et oui, on le sait, lors d’un arrêt cardiaque, les complications ou la mort surviennent au bout de 5 à 6 minutes, c’est pour cela qu’agir vite est indispensable.

Cet appareil en cours de développement, grâce à sa rapidité d’intervention, pourrait multiplier par 10 les chances de survie à un arrêt cardiaque ! On peut imaginer également, que par la suite, il puisse transporter n’importe quel autre appareil médical nécessaire en grande urgence dans une ville.

 

Les drones pourraient donc être une vraie révolution pour la médecine, spécialement d’urgence, malheureusement il y a encore deux principaux écueils :

  • Le prix : ce sont des technologies qui coûtent très cher.
  • La législation : à l’heure actuelle, la législation sur les droits de survol des drones est très restrictive et n’est pas uniformisée. Savoir où, comment et quel drone peut être employé est donc des fois très compliqué.

La technologie évoluant très vite, il y a tout de même fort à parier que cette méthode se démocratisera très vite.

Les moustiques

Avec la prolifération du virus Zika et ces derniers temps très pluvieux, le moustique est devenu un sujet d’actualité. Il est donc temps d’en savoir un peu plus sur cet insecte aussi commun que détesté.

 

C’est quoi un moustique ?

Le moustique est un insecte extrêmement répandu sur toute la surface du globe, et qui doit sa notoriété à une particularité de son mode de reproduction. En effet, une fois fécondée la femelle a besoin de prélever de sang  pour constituer les réserves  des œufs qu’elle va pondre. Et toutes les créatures sanguines peuvent faire l’affaire… dont évidemment, l’Homme !

 

Pourquoi un tel danger et une telle inquiétude ?

Le souci avec cette particularité, c’est que si un moustique pique un organisme malade, il peut absorber l’agent responsable de cette maladie, et donc le réinjecter chez les personnes qu’il piquera ensuite. C’est le cas de beaucoup de maladies tristement célèbres comme le paludisme, la dengue, la fièvre jaune, le chikungunya, ou plus d’actualité : le virus Zika. On comprend assez vite le danger que représente le moustique dans la dissémination d’une maladie, et surtout dans l’exportation de celle-ci  hors du pays d’origine.
Cela peut se faire de deux façons :

  • un moustique infecté est ramené par mégarde
  • lorsqu’une personne infectée par une maladie revient de voyage, et que le virus est propagé par les moustiques locaux, (c’est ainsi qu’est apparu le Zika Etats-Unis).

Cette particularité de propagation fait hélas du moustique, l’animal responsable du plus grand nombre de morts humaines.

Il est à noter tout de même, que le virus du SIDA n’est pas transmissible par le moustique, en effet ce dernier est détruit lors de la digestion du sang.

 

Comment lutter ?

Comme ses larves sont aquatiques, le moustique a besoin d’une étendue d’eau (si petite et temporaire qu’elle soit) pour se reproduire, c’est pour cela qu’il prolifère près des endroits humides. Cela explique pourquoi on note une augmentation du nombre de moustiques après un fort épisode pluvieux.

Le premier geste pour lutter contre les moustiques est donc de limiter le plus possible les nids potentiels (objets abandonnés, récipients laissés dehors, ils peuvent même pondre dans un trou dans une surface en béton ou bitume, autrement dit : tous les endroits où pourrait stagner de l’eau).

Se protéger des piqûres est ensuite l’autre moyen de lutter. Pour cela, nous vous conseillons de porter des vêtements couvrants, d’utiliser des produits répulsifs, et, si vous le pouvez, de rester à l’abri sous une moustiquaire. Pour avoir d’amples informations sur ces différentes méthodes, et notamment sur les produits répulsifs, cliquez ICI.

 

Bonnes vacances à vous, et n’oubliez pas que quelques gestes simples peuvent vous éviter que les moustiques ne deviennent un cauchemar pour vous.