Les autotests du Sida bientôt disponibles en France

Ils sont déjà vendus dans certains pays à l’étranger : les autotests permettant de dépister le virus du Sida seront très bientôt disponibles en France. A partir d’une simple goutte de sang ou de salive, les individus pourront désormais réaliser le test tout seul, à la maison, pour connaître leur statut sérologique. Il sera disponible sans ordonnance, en pharmacie. Attention à la confusion : s’il existe un autotest salivaire, ce n’est pas pour autant que le VIH se transmet par la salive ! Seul le contact avec le sang ou les relations sexuelles non protégées sont des comportements à risque. Le test de la salive permet simplement de connaître le taux d’anticorps.

Les avantages de l’autotest VIH

Les avantages de l’autotest VIH ? En 30 minutes seulement,  nous pouvons obtenir une réponse sur notre potentielle séropositivité ou séronégativité. L’autotest est donc très facilement réalisable. Il en existe de deux sortes actuellement à l’étranger : l’un qui fonctionne à partir d’une goutte de sang et l’autre à partir d’une goutte de salive.

A l’heure actuelle, aucun n’a encore été commercialisé en France. Marisol Touraine du ministère en charge de la Santé a autorisé sa commercialisation en novembre mais les laboratoires n’ont pas encore eu le temps de le mettre en vente. Alors attention ! Certains sites internet frauduleux proposent des autotests VIH, soit disant « certifiés Communauté Européenne CE ». Ce sont des arnaques : l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) lutte au quotidien pour prévenir contre ces fraudes.

Le test sanguin pour valider le résultat

Lorsqu’il seront disponibles à la vente, vous pourrez les retrouver sur LaSante.net ! En cas de test positif, il sera indispensable de faire une prise de sang pour valider le résultat. Et tout comme la prise de sang, pour qu’il soit efficace le test devra être réalisé entre 2 et 3 mois après la conduite à risque.

Une prise de sang pour détecter la maladie d’Alzheimer

Les Américains viennent de mettre au point un nouveau test qui permettrait de diagnostiquer la maladie d’Alzheimer avec une simple prise de sang, jusqu’à 3 ans avant que celle-ci ne se déclare. Aussi, ce nouveau test est la promesse d’une prise en charge améliorée de cette maladie neuro-dégénérative, notamment pour les personnes à risque.

90 % de fiabilité

Les études cliniques n’ont pas encore commencé mais les chercheurs espèrent pouvoir commencer les essais d’ici 2016. Cela fait plusieurs années que les recherches se tournent vers la détection de marqueurs biologiques spécifiques aux victimes d’Alzheimer qui permettraient de déceler la maladie lorsqu’elle est encore asymptomatique (ou « invisible »). Tous les espoirs sont permis depuis la détection de plusieurs lipides spécifiques qui seraient propres à la maladie et présents dans le sang des malades plusieurs mois voire années avant qu’ils ne présentent les symptômes d’Alzheimer. Le niveau de ces lipides est moins important chez les malades que les sujets sains, d’après une étude réalisée aux Etats-Unis, dirigée par le Dr Federoff de l’Université de Georgetown. Le taux de précision du test qui pourrait être développé grâce aux résultats obtenus avoisinerait les 90 %.

Un espoir pour les malades

La maladie d’Alzheimer touche plus de 850 000 personnes en France et plus de 35 millions dans le monde. Aucun traitement ne permet aujourd’hui de la guérir totalement. Seuls les symptômes peuvent être traités avec plus ou moins de succès.

Aussi, détecter la maladie d’Alzheimer avant que celle-ci ne se déclare cliniquement représente un espoir sans précedent pour les malades, leur entourage et les médecins. Cela permettrait de prendre en charge le patient rapidement et de reculer ainsi l’apparition des troubles cognitifs et les problèmes de mémoire notamment.

Cancer colorectal : un test de dépistage plus efficace

Marisol Touraine, ministre de la Santé, vient d’annoncer que de nouveaux tests de dépistage du cancer colorectal seraient disponibles d’ici la fin de l’année 2014. Cela faisait 6 ans que les gastro-entérologues et professionnels du milieu médical se mobilisaient pour la mise en place d’un nouveau test de dépistage. Alors qu’il avait reçu son autorisation de mise sur le marché en 2008, le remplaçant du test actuel Hemoccult faisait l’objet de toutes les tensions entre les spécialistes et les autorités administratives.

Il s’agit là d’une excellente nouvelle qui devrait sauver nombres de vies. En effet, à l’heure actuelle, le test de dépistage gratuit Hémocult n’est pas le plus performant ni le plus fiable. Contraignant de par son utilisation (2 prélèvements de 3 selles différentes à domicile), il n’est utilisé que par 30 % des personnes concernées et sa sensibilité permet de détecter seulement 50 % des cancers du côlon. Un cancer sur deux n’est donc pas détecter avec le test Hemoccult.

Le nouveau test sera bientôt disponible et ne nécessitera qu’un prélèvement sur une seule selle. Il permet de détecter huit cancers sur 10 et beaucoup plus de lésions précancéreuses. Il sera sans doute « mieux accepté et mieux réalisé par les personnes ciblées », selon la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie.

Le cancer colorectal est l’un des plus fréquents. En France, on compte plus de 40 000 nouveaux cas tous les ans. 55% d’entre eux s’en sortent. Les chances de guérison avoisinent les 90 % lorsque le cancer est détecté en stade précoce.

N’oubliez pas de faire le test. Passé l’âge de 50 ans, réalisez un dépistage tous les 2 ans.