Les moustiques

Avec la prolifération du virus Zika et ces derniers temps très pluvieux, le moustique est devenu un sujet d’actualité. Il est donc temps d’en savoir un peu plus sur cet insecte aussi commun que détesté.

 

C’est quoi un moustique ?

Le moustique est un insecte extrêmement répandu sur toute la surface du globe, et qui doit sa notoriété à une particularité de son mode de reproduction. En effet, une fois fécondée la femelle a besoin de prélever de sang  pour constituer les réserves  des œufs qu’elle va pondre. Et toutes les créatures sanguines peuvent faire l’affaire… dont évidemment, l’Homme !

 

Pourquoi un tel danger et une telle inquiétude ?

Le souci avec cette particularité, c’est que si un moustique pique un organisme malade, il peut absorber l’agent responsable de cette maladie, et donc le réinjecter chez les personnes qu’il piquera ensuite. C’est le cas de beaucoup de maladies tristement célèbres comme le paludisme, la dengue, la fièvre jaune, le chikungunya, ou plus d’actualité : le virus Zika. On comprend assez vite le danger que représente le moustique dans la dissémination d’une maladie, et surtout dans l’exportation de celle-ci  hors du pays d’origine.
Cela peut se faire de deux façons :

  • un moustique infecté est ramené par mégarde
  • lorsqu’une personne infectée par une maladie revient de voyage, et que le virus est propagé par les moustiques locaux, (c’est ainsi qu’est apparu le Zika Etats-Unis).

Cette particularité de propagation fait hélas du moustique, l’animal responsable du plus grand nombre de morts humaines.

Il est à noter tout de même, que le virus du SIDA n’est pas transmissible par le moustique, en effet ce dernier est détruit lors de la digestion du sang.

 

Comment lutter ?

Comme ses larves sont aquatiques, le moustique a besoin d’une étendue d’eau (si petite et temporaire qu’elle soit) pour se reproduire, c’est pour cela qu’il prolifère près des endroits humides. Cela explique pourquoi on note une augmentation du nombre de moustiques après un fort épisode pluvieux.

Le premier geste pour lutter contre les moustiques est donc de limiter le plus possible les nids potentiels (objets abandonnés, récipients laissés dehors, ils peuvent même pondre dans un trou dans une surface en béton ou bitume, autrement dit : tous les endroits où pourrait stagner de l’eau).

Se protéger des piqûres est ensuite l’autre moyen de lutter. Pour cela, nous vous conseillons de porter des vêtements couvrants, d’utiliser des produits répulsifs, et, si vous le pouvez, de rester à l’abri sous une moustiquaire. Pour avoir d’amples informations sur ces différentes méthodes, et notamment sur les produits répulsifs, cliquez ICI.

 

Bonnes vacances à vous, et n’oubliez pas que quelques gestes simples peuvent vous éviter que les moustiques ne deviennent un cauchemar pour vous.

25 avril : Journée mondiale de lutte contre le paludisme

Aujourd’hui, 25 avril 2014, a lieu la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme. Cette maladie parasitaire est la plus répandue dans le monde. Egalement appelée « malaria », elle tue un enfant toutes les minutes en Afrique.

Un parasite est responsable du paludisme : c’est le Plasmodium. Il existe plusieurs espèces de Plasmodium et le plus dangereux mais également le plus fréquent est le Plasmodium falciparum, qui entraîne parfois des complications mortelles lorsque la maladie notamment lorsque la maladie est mal prise en charge.

La femelle de l’anophèle, responsable du paludisme

Le responsable de la transmission du paludisme est un insecte bien connu : le moustique. Et pas n’importe lequel : la femelle de l’anophèle, famille particulière de moustiques vivant dans les zones tropicales et subtropicales ainsi qu’en Afrique, Asie et Amérique.

La maladie ne se manifeste pas immédiatement après la piqûre d’insecte infecté mais généralement une, deux ou trois semaines après. Le malade est alors brutalement pris d’une fièvre forte et intense souvent associée à une fatigue importante, des maux de tête, des vomissements et des courbatures.

Paludisme et voyage à l’étranger

Si vous revenez d’un voyage à l’étranger dans une zone où le paludisme est présent et que vous avez subitement de la fièvre, cette dernière doit être prise très au sérieux car elle peut tout à fait être liée au paludisme. Il est donc impératif de consulter un médecin immédiatement pour poser le diagnostic et envisager la suite du traitement. Pour ce faire, le médecin prescrit une prise de sang. Il peut néanmoins commencer le traitement avant d’avoir reçu les résultats sanguins, si les symptômes ressemblent fortement à ceux du paludisme.

La prévention

Le vaccin contre le paludisme n’existe pas. Cependant, si vous suivez  ces quelques règles scrupuleusement, vous pourrez éviter de nombreuses piqûres…

  1. Portez des vêtements couvrants (pantalon et chemise longue) en fin de journée et soir, périodes durant lesquelles les moustiques sont les plus agressifs.
  2. Appliquez un produit répulsif adapté aux zones tropicales sur toutes les parties découvertes de votre corps. Répétez l’application régulièrement.
  3. Pulvérisez de l’insecticide à l’intérieur de votre habitation également, sur le bord des fenêtres ou les rideaux par exemple. Pensez également à prévoir un adaptateur de prise si vous voyagez avec un insecticide électrique. Dormez sous une moustiquaire bien bordée, elle-même imprégnée d’insecticide.

Journée Mondiale de la Santé 2014

Les maladies à transmission vectorielle sont à l’honneur aujourd’hui pour la Journée Mondiale de la Santé 2014. Organisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette journée a pour but de sensibiliser le grand public aux problématiques des maladies transmises par les insectes, telles que le paludisme, la dengue, la maladie de Lyme ou la fièvre jaune.

Ces maladies infectent les hommes mais sont transmises par un vecteur particulier : les insectes. Ils ne sont pas tous concernés mais les moustiques ou encore les tiques sont les principaux vecteurs de ces maladies qui touchent plus d’un milliard de personnes chaque année et en tuent un million. Les pays à faible revenu sont les principaux concernés, les maladies à transmission vectorielle y sévissent très fortement en emportant de nombreuses vies. Pourtant, nous savons comment protéger et soigner la population. C’est pourquoi il est intolérable que des enfants et des adultes meurent encore à cause d’une piqure de moustique.

LaSante.net s’engage donc aux côtés de l’OMS pour sensibiliser la population et les gouvernements à propos de l’importante de la lutte antivectorielle.

Les maladies à transmission vectorielle en bref

Les maladies à transmission vectorielle sont les maladies véhiculées d’une personne à l’autre par des moustiques et autres insectes.

  • Chaque année, ces maladies infectent plus d’un milliard de personnes dans le monde.
  • La maladie à transmission vectorielle la plus meurtrière est le paludisme.
  • Le paludisme tue un enfant toutes les minutes en Afrique.
  • La maladie de Lyme, transmise par les tiques, touche principalement l’hémisphère Nord. En France, 30 % des tiques sont contaminées.
  • Le moustique « tigre » est responsable du Chikungunya et de la dengue. Aux Antilles, une personne non protégée par de longs vêtements et de l’insecticide peut se faire piquer 247 fois par soirée.
  • Les moustiques sont particulièrement agressifs entre le coucher du soleil et l’aube.
  • Il existe des vaccins qui protègent de deux maladies à transmission vectorielle : la fièvre jaune et l’encéphalite japonaise.
  • Avant de partir en Guyane française, en Afrique et en Amérique du Sud, il est fortement recommandé (voire parfois indispensable) de se faire vacciner contre la fièvre jaune. Le vaccin doit être fait 10 jours avant le départ.

Apprenez à vous protéger correctement

Prévention Journée Mondiale de la Santé